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Discussion : Adultère au travail- responsabilité de l’employeur

  1. #1
    Membre Benjamin

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    Mon mari m’a trompé avec sa collègue durant leur trajet en voiture pour aller en rendez vous clientèle , chez elle entre midi et cela a duré de longs mois. Il s’agissait par conséquent d’une relation adultérine sur le temps de travail. J’aimerai savoir si l’employeur a une responsabilité et si il peut faire quelque chose pour réparer les torts (licenciement pour faute grave)?
    merci de votre intérêt.
    cordialement,

  2. #2
    Membre Junior

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    bonjour,
    vous plaisantez sans doute?

  3. #3
    Pilier Sénior

    Infos >

    Bonjour

    Ce serait dommage pour vous que votre mari perde son emploi juste avant un divorce .
    Allez voir un avocat pour l'initier.

  4. #4
    Pilier Sénior

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    Bonjour,

    Je ne vois pas en quoi l'employeur serait concerné, serait responsable.

  5. #5
    Pilier Sénior

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    Dans le même ordre d'idée, vous pourriez aussi demander si vous pouvez vous retourner contre le constructeur automobile pour complicité passive dans la fourniture du véhicule, voire contre la DDE pour avoir construit les routes sur lesquelles les faits ont été commis....

    Restons sérieux...

    Tout comme celui qui récemment, sur ce même forum, demandait si son patron pouvait être tenu responsable du fait qu'il ne l'empêchait pas de venir en voiture alors qu'il était sans permis..... Une nouvelle mode de mettre les employeurs à toutes les sauces ?
    La meilleure chose entre la France et l'Angleterre, c'est la Manche !!!!

  6. #6
    Membre Junior

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    Citation Envoyé par kang74 Voir le message
    Allez voir un avocat pour l'initier.
    Bonjour kang74,
    Votre réponse est curieuse! le terme 'initier' un peu anglo-saxon, non?

    A quoi souhaitez-vous former l'avocat? aux joies de l'adultère?


  7. #7
    Pilier Sénior

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    Initier le divorce....
    La meilleure chose entre la France et l'Angleterre, c'est la Manche !!!!

  8. #8
    Membre Junior

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    Eh oui, on utilise des mots anglo-saxons pour faire 'in', 'dans le vent'...
    Que les anglo-saxons n'utilisent pas ou plus, ou ne comprennent pas... Il faut communiquer 'globish' n'est-ce pas?
    Mon entreprise est friande de l'utilisation d'expressions à double sens et de mots "valise" qui permettent à chacun de comprendre ce qu'il veut comprendre et aux responsables de la communication de se défausser en cas de litige...

    'initier' pour 'lancer', 'démarrer', évidemment dans ce contexte.
    C'est plutôt amusant dans ce fil.

    Je reçois sans arrêt des mails dont le sabir est hilarant.

    Encore un mail d'un informaticien:
    "J'ai initié le ticket et escaladé le case au n+1 " !

    Le jargon de l'Education nationale n'est pas mal non plus...

    Bon j'arrête le HS. Bonne journée à tous!
    Dernière modification par Ampez ; 10/10/2019 à 08h21.

  9. #9
    Pilier Sénior

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    Définition du verbe initier, transitif :

    "Faire démarrer un processus, une réaction, avoir l'initiative d'un projet."
    La meilleure chose entre la France et l'Angleterre, c'est la Manche !!!!

  10. #10
    Pilier Sénior

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    Bonjour,

    Pour en revenir au sujet, non, l'employeur n'est pas responsable.

    La sexualité relève de la vie privée des individus, même sur le lieu de travail - durant ma vie antérieure a mon activité d'avocat, j'ai eu vent de l'existence de plusieurs relations similaires dans mon entreprise...

    La seule exception c'est si la relation n'est pas consentie - donc s'il y a agression sexuelle, et en fait viol. En ce cas la responsabilité de l'employeur peut être recherchée car il n'a pas respecte son obligation consistant à assurer la sécurité de son salarié.

    Mais ici votre recours ne sera pas le juge mais le rouleau à pâtisserie, je le crains - sauf si vous lancez une procédure de divorce bien sûr.
    Boooooooooorn to be wiiiiiiiiiildeuuuuuuuuuu. ..

  11. #11
    Pilier Junior

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    Bien que cela relève plutôt du droit de la famille, ces précisions ne sont pas inutiles en matière d'adultère :
    Depuis la Loi du 11 juillet 1975, l'adultère a d'une part été dépénalisé (abrogation des articles 336 à 339 de l'ancien code pénal) et d'autre part ne constitue plus une cause péremptoire de divorce (cause de prononcé du divorce dans tous les cas) .

    Il est désormais appréhendé comme une faute conjugale et le juge peut ainsi l'écarter voire l'excuser au regard des fautes de l'autre conjoint.
    Aucun juge ne contraindra celui qui contrevient à son devoir de fidélité de s'exécuter.

    A titre subsidiaire, on relèvera que la pause déjeuner, qu'elle soit prise dans l'entreprise ou au domicile du salarié, ne constitue pas du temps de travail.

    A moins que les ébats aient eu lieu dans la voiture, pendant le temps de trajet professionnel ?

    Enfin, je note que vous envisagez une possible licenciement pour faute grave de votre conjoint, mais ne prononcez pas le mot de divorce...
    Dernière modification par Dura ; 10/10/2019 à 09h02.
    "Il n'y a pas de passagers sur le vaisseau spatial Terre. Nous sommes tous l'équipage. Mac Luhan

  12. #12
    Pilier Sénior

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    Rhôôô Vincent...

    L'image de la "femme - ménagère" sortant de sa cuisine le rouleau à pâtisserie à la main ouvre la porte à une condamnation immédiate pour sexisme avéré et stigmatisation outrageante de la gent féminine.....

    La parole est à la défonce !!!!
    Dernière modification par Tobias ; 10/10/2019 à 09h02.
    La meilleure chose entre la France et l'Angleterre, c'est la Manche !!!!

  13. #13
    Membre Benjamin

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    Où est la plaisanterie?

    - - - Mise à jour - - -


    « A moins que les ébats aient eu lieu dans la voiture, pendant le temps de trajet professionnel ? «

    c’est exactement cela. Il s’arrêtait sur une aire de repos ou autre chemin à l’écart ... Donc on est d’accord que le fait d’avoir des relations sexuelles sur le temps de travail est préjudiciable ? Et pour ce qui est du divorce bien sûr qu’il va être « initier ». Actuellement j’en suis juste à l’étape vengeance... Le patron n’étant pas encore au courant de l’histoire , mon futur ex-mari et cette « p***asse » travaillent encore dans le même bureau et se programment encore des rdv clients ensemble à plus de 50km du bureau...
    Je voulais juste que l’on me réponde sur le fait que si des employés sont reconnus coupables de coucher ensemble sur leurs temps de travail ils risquent le licenciement pour faute grave.

  14. #14
    Pilier Junior

    Infos >

    Citation Envoyé par Nunchuk Voir le message
    Où est la plaisanterie?
    Votre question...
    Le fait d'envisager une responsabilité de l'employeur dans cet adultère. C'est complètement délirant. Et si votre mari se fait des caries en suçant des caramels, l'employeur est responsable aussi ?

    ’est exactement cela. Il s’arrêtait sur une aire de repos ou autre chemin à l’écart ... Donc on est d’accord que le fait d’avoir des relations sexuelles sur le temps de travail est préjudiciable ? Et pour ce qui est du divorce bien sûr qu’il va être « initier ». Actuellement j’en suis juste à l’étape vengeance... Le patron n’étant pas encore au courant de l’histoire , mon futur ex-mari et cette « p***asse » travaillent encore dans le même bureau et se programment encore des rdv clients ensemble à plus de 50km du bureau...
    Je voulais juste que l’on me réponde sur le fait que si des employés sont reconnus coupables de coucher ensemble sur leurs temps de travail ils risquent le licenciement pour faute grave.
    Si ces relations pendant le temps de travail ne nuisent pas au travail et n'ont pas été constatées par l'employeur, il n'a absolument aucun motif. Si c'est pris sur le temps de déjeuner etc. Bref... Il est relativement inutile de mettre l'employeur au courant (de toute manière les collègues le sont sûrement à moitié déjà !) et ça risque de se retourner contre vous : pas de preuve = diffamation !
    Trouvez un autre moyen pour vous venger.

  15. #15
    Pilier Junior

    Infos >

    Bonjour

    La vengeance est un plat qui se mange froid. Vous souhaitez vous venger de monsieur, soit mais faites les intelligemment. Ce n'est pas avec un licenciement que vous pourrez gagner quelque chose, mais plutôt avec un divorce ou monsieur devra payer des espèces sonnantes et trébuchantes grâce à son travail..
    Maintenant, sur le plan du droit pur, allez lire: Peut-on avoir des relations sexuelles au travail ? dont je cite
    La Société Y… reprochait à Madame X… « d’avoir eu des relations sexuelles dans [ses] locaux avec un de [ses] employés et un employé de la société Z… »
    La Cour d’Appel de Reims a considéré qu’un tel comportement est constitutif d’une violation grave des obligations contractuelles.

    Ce seul grief justifie un licenciement pour faute grave ainsi qu’une mise à pied à titre conservatoire.

    Cour d’Appel de Reims, 28 mars 2007 n° 06/00264
    ***
    M… X a outrepassé ses fonctions de directeur d’hôtel en s’adonnant à des « débordements sexuels » (sic) avec l’une de ses subordonnées sur son lieu de travail puis raconté ses ébats sexuels à ses collègues.

    La Cour d’Appel de Paris a considéré que, compte tenu de ses fonctions de directeur de l’hôtel, les agissements M… X dans les locaux de l’établissement qu’il dirigeait, impliquant la participation d’une employée pendant ses heures de service, sont constitutifs de faute grave dès lors que ces agissements étaient connus des employés ainsi que cela ressort des attestations versées aux débats et qu’ils créaient un trouble caractérisé au sein de l’entreprise par les observations et les rumeurs qu’ils suscitaient.

    Cour d’Appel de Paris, 10 septembre 2009 n° 06/07659

    ***
    Un salarié ne doit pas, quelle qu’en soit la raison, s’enfermer dans un local professionnel avec une personne, ni, en sortant, puis à d’autres reprises, affirmer avoir eu des relations sexuelles avec cette dernière.

    Ce manquement justifie, eu égard notamment aux fonctions de responsabilité que le salarié exerçait (agent de contrôle), un licenciement immédiat.

    Cour d’Appel d’Aix-en-Provence, 20 février 2007 n° 2007/0131
    ***
    Après avoir relevé que Monsieur X… ne contestait pas avoir eu des relations sexuelles avec une cliente, pendant son temps de travail et dans l’établissement, la Cour d’Appel de Paris a estimé qu’un tel comportement, ayant été suivi de surcroît par une plainte pour viol déposée par la cliente et par une enquête de police au cours de laquelle plusieurs membres du personnel de l’établissement ont été entendus à titre de témoin, rendait impossible le maintien en fonction du salarié même pendant la période limitée du préavis et constituait une faute lourde justifiant son renvoi immédiat, sans indemnité de rupture ni paiement de l’indemnité de congés payés, le fait que l’affaire pénale ait abouti à un non-lieu ne permettant pas d’excuser son comportement ni même de qualifier la faute commise autrement que de faute lourde.

    Cour d’Appel de Paris, 8 octobre 1985 Numéro JurisData : 1985-027754
    ***
    Monsieur X… a été licencié pour faute grave pour abus de position hiérarchique et sollicitations répétées pour obtenir des faveurs sexuelles.
    Par le prétexte de suivi de dossiers clients, Monsieur X… se serait rendu au domicile de Madame Y… et aurait eu une relation sexuelle durant ce temps de travail.

    La Cour d’appel de Rennes a considéré que le motif n’était pas sérieux du fait d’une part que les intéressés n’étaient pas tenus de respecter un horaire de travail fixe, d’autre part du lieu de la relation au domicile de Madame Y…, il ne peut être valablement reproché l’existence d’une relation sexuelle durant le temps de travail ; qu’au demeurant il existe un usage dans l’entreprise selon lequel les rendez-vous des chefs des ventes peuvent se tenir au domicile de l’attaché commercial, lequel peut fixer les rendez-vous dans un autre lieu; que le grief n’est pas sérieux, d’autant que le jour suivant, Madame Y…. a offert à son domicile un café à ses collègues de travail Messieurs A… et B… et Monsieur X… avant d’aller déjeuner tous ensemble.

    Cour d’Appel de Rennes, 12 mars 2009 n° 181,08/01720
    ***
    e comportement du salarié qui en sa qualité de chef de service d’un foyer d’hébergement a imposé des relations sexuelles à une résidente en utilisant ses fonctions d’encadrement pour parvenir à ses fins caractérise une faute grave empêchant son maintien dans l’entreprise. Il se prévaut à tort du droit au respect de sa vie privée alors que ce ne sont pas des faits tirés de sa vie privée qui sont à l’origine de son licenciement mais des manquements à ses obligations professionnelles en ayant eu des relations sexuelles dans le cadre de son activité et usant de sa qualité de chef de service, sur le lieu de travail avec une résidente, cette personne ayant craint son exclusion du centre d’hébergement en cas de refus.

    Cour d’Appel de Besançon, 8 mars 2011 n° 10/00438
    ***
    Monsieur X…, engagé en qualité de pompier au sein du service incendie d’une société, a été licencié pour faute grave pour avoir eu pendant son temps de travail des relations sexuelles avec une salariée de l’entreprise au sein d’un local réservé au service des pompiers, s’empêchant de répondre immédiatement à toute demande d’intervention urgente.
    Ces faits justifient le prononcé du licenciement pour faute grave, le maintien des relations contractuelles s’avérant impossible même pendant la durée du préavis.

    Cour d’Appel de Paris, 10 juin 2003 n° S02/30245
    ***
    Est dépourvu de cause réelle et sérieuse le licenciement d’une responsable de magasin à qui l’employeur reproche notamment un comportement indécent sur le lieu de travail dès lors qu’il s’agit de faits anciens, largement prescrits, n’ayant eu aucune incidence sur la marche du magasin et antérieurs de plus de neuf mois aux accusations d’une collègue qui n’en avait sans doute pas eu connaissance puisqu’elle s’était abstenue de les relater à son employeur.

    En l’espèce, dans une missive haineuse antérieure de deux mois au licenciement, cette collègue de la salariée l’accuse d’absentéisme massif, d’incompétence, de malhonnêteté, de dénigrement et de recevoir des hommes dans l’arrière-boutique.

    Cette lettre était complétée un mois plus tard par celle d’une vendeuse stagiaire qui précise le comportement indécent de la salariée et invoque notamment les relations sexuelles dans la réserve du magasin avec un ami.

    Une attestation d’une commerçante mentionne la liaison de son mari avec la salariée et détaille sa surveillance pour les surprendre. La liaison est donc établie.

    Cour d’Appel de Nancy, 13 juin 2011, n° 99/03131
    ***
    Si le fait pour un salarié engagé en qualité de chauffeur ambulancier d’avoir des relations sexuelles dans l’ambulance avec une collègue, légitime son licenciement, cette faute qui ne met pas obstacle à l’exécution du préavis, ne constitue pas une faute grave privative des indemnités de rupture.

    En l’espèce, d’une part, les relations sexuelles sont établies par une lettre adressée au salarié par sa collègue et il ne saurait être reproché à l’employeur de s’être emparé de cette lettre, qui ne lui était pas destinée, dans des conditions frauduleuses, car elle lui a été adressée par l’ancien ami de la collègue.

    D’autre part, le salarié et sa collègue se trouvaient au moment des faits dans l’ambulance pour effectuer une mission et il n’est pas démontré qu’ils se soient livrés à ces effusions pendant une période de coupure; à supposer même que tel ait été le cas, cette période de temps libre ne les autorisait nullement à utiliser leur véhicule professionnel pour avoir des relations sexuelles.

    Cour d’Appel d’Orléans, 7 janvier 1999 n° 97/03240
    - - - Mise à jour - - -

    En principe, l’employeur ne peut pas licencier un salarié pour un fait tiré de sa vie privée. La révélation d’une relation amoureuse n’est donc pas en elle-même un motif de licenciement (cass. soc. 21 décembre 2006, n° 05-41140). C’est ainsi qu’il a été jugé qu’une salariée ne peut être licenciée en raison de sa liaison avec l’un de ses supérieurs hiérarchiques sous le seul prétexte d’éviter un éventuel scandale (cass. soc. 30 mars 1982, n° 79-42107).

    Le licenciement serait également dépourvu de cause réelle et sérieuse s’il était fondé sur la liaison d’un salarié avec une de ses collègues, concubine notoire d’un autre salarié, mais à la condition que les incidents relatifs à la vie privée du salarié n’aient pas eu de retentissement sur le travail ou sur la marche de l’entreprise (cass. soc. novembre 1992, n° 91-45579).
    Car l’employeur ne peut utiliser ce motif uniquement si la liaison cause un préjudice à l’entreprise ou un trouble objectif caractérisé.
    Change ton regard et le monde changera

  16. #16
    Pilier Junior

    Infos >

    Evidemment, on pourra trouver pas mal de littérature sur le sujet, ce n'est pas désagréable à lire...

    Mais en jurisprudence, il est constant qu'un tel comportement n'est éventuellement susceptible de fonder un licenciement que s'il perturbe le bon fonctionnement d'un service ou suscite une perte de confiance auprès de l'employeur.

    Pardon de vous le dire comme ça, mais si votre mari et sa collègue continuent à travailler normalement ensemble, et qu'elle ne vient pas se plaindre à son employeur de ce qu'elle subit sur son temps de travail, je ne vois pas bien sur quel fondement ce dernier devrait prendre position...
    "Il n'y a pas de passagers sur le vaisseau spatial Terre. Nous sommes tous l'équipage. Mac Luhan

  17. #17
    Membre Benjamin

    Infos >

    Je suis étonnée de vos réponses car mon cas s’apparente au cas suivant:
    La Société Y… reprochait à Madame X… « d’avoir eu des relations sexuelles dans [ses] locaux avec un de [ses] employés et un employé de la société Z… »
    La Cour d’Appel de Reims a considéré qu’un tel comportement est constitutif d’une violation grave des obligations contractuelles.

    Ce seul grief justifie un licenciement pour faute grave ainsi qu’une mise à pied à titre conservatoire.

    Cour d’Appel de Reims, 28 mars 2007

    Il semble donc tout à fait légitime d’imaginer le licenciement pour faute grave lorsque ces « ébats » sont intervenus dans le cadre de déplacements professionnels dans leur voiture de fonction aux heures de bureau.
    D’autant qu’il ne s’agit pas de diffamation. Puisque j’ai la preuve audio de leur relation dans laquelle mon futur ex-mari m’a avoué qu’ils couchaient ensemble parfois lors de ces déplacements.

  18. #18
    Pilier Sénior

    Infos >

    La réponse a été donnée et n'est pas contradictoire avec l’arrêt cité.

    L'employeur ne peut invoquer que les troubles caractérisés liés à cette relation, qui n'existent pas jusqu'à preuve du contraire .
    Par contre , la femme qui ne digère pas l'adultère et que met le souk dans l'entreprise pour cette raison peut devenir un trouble caractérisé nuisant au bon fonctionnement de l'entreprise très facilement.

    M'enfin c'est encore l'employeur qui décide de sanctionner, ou pas .

    Et comme dit précédemment , à l'heure ou on sait qu'il va y avoir des comptes à faire dans le cadre d'un divorce , peut être une pension alimentaire ou une prestation compensatoire à devoir, il vaut mieux que votre mari ait le plus de revenus possible à ce moment là .
    De plus , si l'adultère est une faute,on peut en faire valoir d'autres, comme la volonté de nuire à la carrière professionnelle de son conjoint; donc franchement, à tout les niveaux c'est à vous que vous nuirez le plus .
    Soyez maline, voyez avec un avocat pour penser plus à protéger vos intérêts qu'à nuire aux siens ( donc aux vôtres)
    Dernière modification par kang74 ; 10/10/2019 à 12h47.

  19. #19
    Pilier Sénior

    Infos >

    Bonjour.
    Perso, je ne vois pas très bien ou vous voulez en venir. Il y a une corrélation entre le travail et l'adultère puisque cela se passe dans le cadre du travail, mais pourquoi vous recherchez une faute professionnelle de votre époux ou de l'employeur ?
    Quel est votre préjudice ? Privé ? Entamez une procédure de divorce. . .
    "Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait."
    Marcel Pagnol

  20. #20
    Pilier Junior

    Infos >

    Citation Envoyé par Nunchuk Voir le message
    [...]
    D’autant qu’il ne s’agit pas de diffamation. Puisque j’ai la preuve audio de leur relation dans laquelle mon futur ex-mari m’a avoué qu’ils couchaient ensemble parfois lors de ces déplacements.
    Vous n'avez donc aucune preuve... Aucune preuve que c'est votre mari qui parle, aucune preuve qu'il n'a pas dit ça précisément pour attiser le feu (quand on s'engueule, parfois, on en rajoute par méchanceté aussi).
    Donc divorcez et oubliez ce type (facile à dire, et je comprends votre colère).

    Et ensuite à supposer que vous ayez une attestation écrite de témoins, vous allez contacter l'employeur ? sous quel prétexte ? Pour quel motif accepterait-il vous recevoir pour discuter de cela (ou d'autre chose) ? Vous n'êtes rien pour sa boîte : ni client, ni fournisseur, ni employé, ni postulant, ...

  21. #21
    Pilier Sénior

    Infos >

    Je reprends votre question initiale :

    "J’aimerai savoir si l’employeur a une responsabilité et si il peut faire quelque chose pour réparer les torts (licenciement pour faute grave)"

    1 - Quelle responsabilité pourrait avoir l'employeur dans l'infidélité de votre mari ???? Aucune..... mais il vous faut peut-être chercher dans une autre direction...

    2 - Vous parlez de "réparer des torts"... mais des torts envers qui ? Vous ? Je vous vois mal dire à un juge que vous espérez que l'employeur de votre mari vous indemnise pour une infidélité commise dans l'entreprise....
    La meilleure chose entre la France et l'Angleterre, c'est la Manche !!!!

  22. #22
    Pilier Junior

    Infos >

    Ne perdez pas de vue que dans la perspective d'un assez probable jugement de divorce pour faute, le juge prendra en considération les torts respectifs des époux.
    Il se prononcera notamment sur la base d'éléments de preuve sérieux et, autant que possible, concordants.
    L'enregistrement, à son insu, d'une conversation téléphonique avec votre mari sera-t-il considéré comme loyal, et suffisamment probant ? A voir.
    D'autre part, si vous cherchez activement (sans forcément y parvenir) à le faire licencier, cela pourrait être considéré, à juste titre, comme une vengeance visant à nuire aux intérêts de votre mari. A (re)voir.

    Et n'oubliez pas enfin, puisque vous parlez de réparations, qu'en cas de prononcé d'un divorce aux tort exclusif d'un des conjoints (votre mari, cela va sans dire) la prestation compensatoire et la pension alimentaire seront établies en fonction de ses capacités contributives.

    Qui seront immanquablement réduites en cas de licenciement.
    "Il n'y a pas de passagers sur le vaisseau spatial Terre. Nous sommes tous l'équipage. Mac Luhan

  23. #23
    Pilier Cadet

    Infos >

    Votre mari pourra très bien dire que ces acrobaties ont lieu sur le temps de pause.

  24. #24
    Pilier Junior

    Infos >

    Il y a quand même un autre paramètre à prendre à compte, c'est l'éloignement du lieu où ces faits se sont (ou se seraient) produits.

    Si dans certains cas, la responsabilité de l'employeur peut être engagée s'ils se déroulent pendant une pause dans l'entreprise (pour rester dans le même registre, une agression sexuelle dans des vestiaires où la séparations entre les hommes et les femmes ne serait pas respectée) il n'en est rien ici.

    On reproche parfois, à juste titre, une surveillance excessive des salariés lors de leurs trajets professionnels (géolocalisation, appels téléphoniques...)
    Vous ne voudriez pas, en plus, que l'employeur place une caméra dans les véhicules pour surveiller ce qui s'y passe ?
    "Il n'y a pas de passagers sur le vaisseau spatial Terre. Nous sommes tous l'équipage. Mac Luhan

  25. #25
    Pilier Sénior

    Infos >

    Bonjour,

    Comme cela a déjà été dit à plusieurs reprises, votre désir de faire licencier votre mari pour vous venger de ses infidélités va à l'encontre de vos propres intérêts. S'il doit verser une pension alimentaire pour les enfants ou une prestation compensatoire pour vous, ce sont ses revenus au moment du jugement qui seront pris en compte, et s'il se retrouve au chômage…

    De plus, s'il se retrouve au chômage, cela va minorer ses futurs droits à la retraite,... et votre futur droit à une pension de réversion s'il venait à décéder avant vous.

    Heureusement que tous les employeurs ne sont pas obligés de licencier les salariés qui ont une aventure extra-conjugale sur le lieu du travail : si c'était le cas, il faut vite augmenter les effectifs de pole emploi .

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