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pression licenciement loyauté aide!

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Bonjour à tous, et pardonnez moi... je n'avais rien demandé.

 

Je travaille pour un média radio, une PME d'une douzaine de personnes.

 

J'ai un contrat de travail intitulé "opérateur de saisie", dans le but originel du remplacement d'un collègue. Le collègue n'est finalement pas partis, mais je suis resté. Le contrat n'a jamais été retouché, il est juste passé de CCD à CDI sans requalification de l'intitulé et de l'objet du poste. Bref, je suis toujours là pour remplacer quelqu'un qui n'est pas partis. Je l'aide pourtant et suis donc, une partie non négligeable du temps, opérateur de saisie. Cependant j'exerce une autre tâche qui n'est en rien celle d'opérateur de saisie, je suis animateur. Et même le deuxième animateur le plus présent sur l'antenne, en programme direct ou enregistré. Depuis mon arrivé en Juin 2008, j'ai accumulé mille heures d'antennes, direct ou différés. Cela ne corresponds pas a mille heures de travail effectif (car le programme enregistré l'est dans des conditions différentes du direct). Cela représente une quinzaine d'heures de travail sur mes 35, en plus d'opérateur de saisie. Sans compter le stress qui va avec, celui de réussir ou d'echouer, d'être bon ou mauvais, le vrai stress... Aucune intervention n'est jamais prévue dans mon contrat. Je suis opérateur de saisie à l'antenne sur une station dites "professionnelle" et très rentable.

 

Il y a un mois, au retour des vacances de Noel, l'on m'apprends que j'ai échoué. Je vous passe les détails de la déception... En gros, j'ai été vraiment trop nul à l'antenne ( il ne sera jamais question de "l'opérateur de saisie" qui sommeille en moi, sauf pour dire que cela n'est pas le problème.). Selon eux, (deux supérieurs hiérarchiques, toutes façons, je suis en dessous de tout le monde), j'ai quatre semaines pour m'organiser, le renvoi est ferme et définitif. Genre, déjà en route. Au passage, en plus d'être un animateur de troisième zone, j'apprends que ma personnalité ça va pas le faire niveau "esprit d'équipe". Merci, ça fait toujours plaisir. L'on m'explique par ailleurs que c'est une décision qui n'étonnera que peu de monde à la station, tant certains en ont même été les demandeurs! Inutile de préciser qu'il sagit d'une épreuve morale très traumatisante. J'accepte mon triste sort... et de toutes façons après ce qu'il vient de se dire je n'ai plus la moindre envie ne serait ce que de remettre les pieds à cet endroit.

 

Je quitte, fébrile, la station. La nouvelle est annoncée à l'assemblée encore présente par le numéro 2 de la boite qui en gros fait le tours des bureaux pour annoncer que je suis "démis de mes fonctions", ou que je "vais devoir les quitter", que je suis "licencier". Les appels de soutiens ou d'interrogations, pavées de bonnes intentions ou non, se multiplient le soir même. Une soirée plutot horrible, très triste...

 

J'ai promis d'aller jusqu'au bout de ma mission jusqu'à l'arrivée de mon remplacant. Ce que je fais! dès le lendemain je suis au travail, avec toute la difficulté, même humaine que cela implique. Je vois le regard des "collègues", ceux qui ne me disent déjà plus bonjour, ceux aussi, qui font semblant de n'y être pour rien. Horrible. Et puis je pense à tout ceux à qui cela faisait plaisir que je fasse ce job... ma soeur, ma mère, mes amis... la être renvoyés... pour quelque chose contre quoi tu ne peux pas lutter: ta qualité d'animateur et ta personnalité... Mais j'assume... Je retourne voire le numéro 2 des le lendemain, pour lui demander de disposer au plus vite d'info écrites, qui je puisse m'organiser pour rendre mon appartement, régler mes affaires, et repartir sans trainer dans ma région. Un mois, c'est vite passé. Lui me dit que c'est en route, ca va se faire vite.

 

Depuis plus rien, si ce n'est une grosse déprime. Chaque jour, j'ai scruté la boite aux lettres pour y trouver mes papiers légaux, ceux qui me donneraient au moins des certitudes de dates et de circonstances... rien. Je relance le N°2, et le N°3, les deux à m'avoir annoncée la chose. Rien au bout d'une semaine. Ils me baladent. Oui, oui, on le fait. Je ne fais déjà presque plus rien dans l'entreprise. Le rôle d'opérateur de saisie n'existe plus, le collègue fait tout le boulot genre je suis dejà dehors. J'enregistre encore quelques émissions. Un autre supérieur hiérarchique, compatissant, demande des nouvelles régulièrement au N°1. Le ton commence à changer... j'entends dire de ci, de là qu'ils ne trouvent pas de motifs valables pour me licencier. Comment me virer pour mes animations alors que je suis censé être opérateur de saisie? Et moi qui sent le vent tourner, encore plus, les N°2 qui ne me dit plus bonjour, me ballade... le collègue qui me parle affreusement mal... mon "affaire" alimente toutes les conversations... je le sens mal, ils me font quoi?

 

Je demande à nouveaux des nouvelles, qu'on est incapable de me donner, si ce n'est les paroles toujours rassurantes, oui, oui on va s'en occuper! Entre temps mes conditions de travail se dégradent de plus en plus...

 

Au bout de deux semaines pleines, quinze jours, je n'ai plus confiance en personne. J'ai peur d'un piège qui se refermerait sur moi, genre faute lourde sortie du chapeau au niveau de mon taf de soit disant "opérateur de saisie". Je décide d'envoyer une lettre manuscrite avec accusé de réception, dans laquelle je pose sur feuille les faits. Je me couvre d'une faute sortis du chapeau... je l'envoie aux n°1, le patron, aux n°2 et 3 qui m'ont annoncées la nouvelle. Je précise les dates, circonstances, teneurs de la discussion, objet du renvoie, sans jamais être agressif, sans jamais menacer d'une quelconque procédure, juste pour dire que ma situation devenait difficilement tenable dans l'entreprise pour autant et plus de raisons que celles déjà exposés...

 

Et c'est repartis... aux n°2 et 3, chaque jours demander des nouvelles. Je précise bien: l'on m'a toujours baladé, jamais je n'ai eu le moindre démenti officiel de mon licenciement! Ni à moi, ni à l'équipe. Un mois plus tard, n'y tenant plus, au bord de la crise de nerf et de dépression, je demande à voire le patron, qui depuis le début de l'affaire, n'a jamais daigné me donner la moindre information, laissant son équipe de direction me "gérer". Et là...

 

en substance "mais arrêtes tes gamineries, je t'ai jamais dit que t'étais viré, nimporte quoi!"... Moi fébrile, abasourdis par tant de mauvaises fois: mais Monsieur, c'est le monde à l'envers... alors pourquoi des réception de la lettre, n'être pas venus me voire ou ne pas m'avoir répondu pour me "rassurer", me dire que "non"... mais c'est des gamineries me dit il... une folie... horrible... un mois pleins de mensonges, de manque de loyauté, de destruction... alors maintenant, je devrais rester la bouche en coeur! Du style, le grand patron s'est exprimé, il n'y a plus rien à dire... mais non! il n'ignorait pas ma situation! et quand bien même, il ne pouvait pas l'ignorer une fois ma lettre recue! C'est de la mauvaise foie, c'est incroyable... en gros je reste, et si je suis pas content, je me casse! Mais non, c'est vous qui vouliez que je parte... qu'est ce que c'est que cette sortie de secours?????

 

le soir même, croyant devenir fou, j'appelle le docteur, lui constate ma profonde détresse et me demande de me reposer une semaine, en arrêt maladie... ce que je fais. Comme il me l'avait d'ailleurs promis, le patron réponds à ma lettre, avec une mauvaise foie exemplaire. Me faisant passée pour un élucubrateur: "je ne comprends pas vos propos"... genre je suis fou. "vous etes opérateur de saisie et vous le restez poin"... et le comble "et ressaisissez vous dans votre travail".... je me sens tellement bafoué et salis. Entre la lettre et l'arrêt maladie, le n°2 ne me parlait plus, et mon collègue opérateur de saisie me parlait comme l'on parle à un animal, et ce, meme devant témoins....

 

grosse grosse déprime... l'horreur... l'impression d'etre pieds et points liées à une entreprise sinon c la rue. et si je demissionne ils auront gagné car c'est ce qu'ils souhaitent... ils veulent que je parte à bon compte pour eux...

 

les failles, je pense les connaitre: réunir les temoignages qui prouveront que mon licenciement a été signifiés à l'équipe.

 

prouver peut être que le numéro un ne pouvait ignorer ma situation, (en gros prouver sa mauvaise foie)

 

n'est ce pas là de la demission forcée?

 

n'est ce pas là de la torture psychologique?

 

n'est ce pas là une manoeuvre malsaine pour me faire quitter l'entrerpise a bon compte?

 

en droit du travail, comment faire prévaloir le fait que j'ai été animateur et que j'ai accumulé un milliers d'heures d'antennes chez eux? que je n'ai pas été un simple opérateur de saisie? J'ai un peu l'impression de m'etre fait avoir par le contrat et ce que j'ai vraiment fait dans cette station.

 

 

Aujourd'hui je n'ai jamais eu d'horaires de travail officiel, est ce normal? Maintenant que je suis là bas suis je en droit de les demander?

 

 

Merci a vous tous... et au secours!

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Je ne sais pas trop ce que vous cherchez finalement. On a voulu vous virer et ces imbéciles, après vous l'avoir dit, se sont aperçus qu'ils risquaient un bon prud'hommes au bout ( remarquez, vu votre ancienneté, cela ne leurs aurait pas coûté cher ( je sais, je suis cynique)

Bref, on ne vous vire plus. Alors vous voulez quoi finalement ? Partir la tête haute ? A ce moment là, proposez une rupture conventionnelle . Rester ? Si oui, demandez de manière claire et nette puisqu'on ne vous vire plus, ce que vous allez faire concrètement chaque jour ( rejouer à l'animateur ou ne faire que l'opérateur de saisie )

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merci pour ta réponse.

 

biensur que je souhaite partir, plus question de tète haute, je ne suis pas le bienvenue dans l'entreprise, l'atmosphere y est étouffante pour moi. Une fois qu'on m'a dit que j'étais virer et que l'on ne comptait pas sur moi pour l'avenir, je n'avais plus envie de rester.

 

 

je n'apprécie pas la méthode déloyale de l'entreprise.

 

avec une rupture conventionnelle, n'auraient ils pas gagné la partie?

 

je souhaite partir, vraiment mais pas leur donne raison en démissionnant, c'est ce qu'il cherche à me faire faire.

 

aide moi s'il te plait.

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Avec votre ancienneté, c'est cuit pour partir avec des indemnités de départ

La rupture conventionnelle = chomage à la clé, donc ce n'est pas une démission . Bien sûr qu'il ne faut pas démissionner . Il ne manquerait plus que ça que vous n'ayez pas le chomage ! donc, la rupture conventionnelle, c'est la meilleure solution pour vous et l'employeur.

Allez lire cela

La rupture conventionnelle du CDI - pme.service-public.fr

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