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Demande de RQTH - Y a-t-il des inconvénients


Isadore
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Bonjour,

Je pose cette question pour un problème personnel. Je suis actuellement au début d'un processus de reconnaissance de mon handicap avec en ligne de mire une adaptation de mes conditions de travail (parce qu'on va avoir bientôt de nouveaux locaux et que je voudrais en profiter pour améliorer mon petit confort personnel).

J'ai consulté un premier spécialiste qui a conseillé d'éviter la RQTH s'il y avait moyen de convaincre la médecine du travail de s'en passer. Selon lui pas mal de ses patients avaient eu des problèmes lors de la souscription d'emprunts, et que le jeu n'en valait pas la chandelle. Il est sérieux et reconnu comme le plus fin connaisseur de mon handicap dans ma région.

Pour des raisons matérielles (notamment financières, le premier n'étant pas conventionné), j'ai consulté un second spécialiste qui lui est très enthousiaste vis-à-vis de la RQTH.

La RQTH est-elle en soi source de "difficultés" ?

Mes troubles ne sont pas de nature à réduire mon espérance de vie, ne sont pas évolutifs, ne me rendent pas invalide et ne m'ont pas empêchée de trouver un travail. Ils n'étaient pas dans la liste des trucs à déclarer à l'assurance quand j'ai souscrit un emprunt.

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il y a 24 minutes, Isadore a dit :

Mes troubles ne sont pas de nature à réduire mon espérance de vie, ne sont pas évolutifs, ne me rendent pas invalide et ne m'ont pas empêchée de trouver un travail.

Bonjour 

alors comment pouvez vous être certaine d'obtenir cette reconnaissance ?

ceci dit, c'est une reconnaissance, pas un étiquette qui vous colle à la peau partout où vous allez, autrement dit, vous serez libre, le cas échéant, de porter cette reconnaissance à la connaissance de vos interlocuteurs, ou pas.

il y a 26 minutes, Isadore a dit :

améliorer mon petit confort personnel).

ce n'est pas tout à fait l'objectif de la RQTH 

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il y a 57 minutes, awen a dit :

alors comment pouvez vous être certaine d'obtenir cette reconnaissance ?

Parce que je suis atteinte d'un trouble neurologique dont certaines conséquences compliquent ma recherche d'emploi et me rendent inaptes à certains postes (en tout cas, pas sans danger pour ma santé). Je suis en plein dans les examens, mais aucun membre du corps médical impliqué ne doute que j'obtienne la RQTH. Il y a même un projet d'ALD dans les cartons, mais ce n'est pas urgent voire nécessaire à mes yeux.

il y a une heure, awen a dit :

e n'est pas tout à fait l'objectif de la RQTH 

J'ai dit cela en plaisant, bien sûr. 😋

Mes conditions de travail sont devenues éprouvantes, notamment à cause de l'aménagement des locaux actuels. Le retour du télétravail m'offre un peu de répit. J'ai trop mal pris sur moi et ça ne me réussit pas. J'ai été élevée dans l'idée qu'il faut serrer les dents et encaisser, mais finalement je me dis qu'il n'y pas de mal à faire valoir ses droits. Mon employeur pourrait à peu de frais adapter les futurs locaux à mon cas (et satisfaire ainsi les revendications de la totalité des membres de mon équipe).

Merci de votre réponse en tout cas. Je pense que j'ai intérêt à la demander, surtout que l'on n'est pas obligé de la faire valoir. Mais l'avis du premier spécialiste m'a fait douter, il avait l'air sûr de son fait.

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Bonjour

 

Le RQTH est la reconnaissance d'un handicap et le droit à des compensations notamment en terme ergonomique, aménagement du temps de travail, matériel adapté, voire changement de poste et formation suivant la source du problème qui amènent ce handicap  : ce n'est pas un sésame en soi, cela dépendra de l'évaluation par le médecin du travail du problème/travail .

Pour les emprunts , on ne déclare pas un handicap, on déclare un état de santé, qui peut faire augmenter les risques , et qui n'amènent pas forcément un handicap donc je ne vois pas d’où votre conseiller tient ses sources et sur quoi un assureur pourrait se baser .

Il est plus problématique d'avoir un traitement au long cours ou d'avoir été en arrêt de travail, dans l'année avant l'octroi du crédit .

Citation

l'avis du premier spécialiste m'a fait douter

Un spécialiste de quoi ?

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Merci de votre réponse Kang.

Le spécialiste qui centralise mon dossier m'a dit qu'on pouvait en avoir pour un an, j'ai conscience que la RQTH n'est qu'une étape.

De ce que j'en ai compris, il va y avoir des gens hautement compétents qui faire des préconisations adaptées pour la médecine du travail, avec des kilos de papier à l'appui. Ma chance c'est quand dans ma région mon handicap est connu, avec des médecins qui font autorité. Mon autre chance est que mon poste actuel est très adapté à mon cas, et que les aménagements seront simples (et c'est un poste sur lequel mon entreprise est en sous-effectif chronique).

En soi la RQTH m'importe peu, ce sont justement les aménagements que je vise. Ma hiérarchie n'y est pas opposée sur le principe, fait déjà preuve de compréhension, mais veut un cadre officiel pour aller plus loin (c'est légitime).

il y a 3 minutes, kang74 a dit :

on déclare un état de santé, qui peut faire augmenter les risques

On doit déclarer qu'on est RQTH. Je vous avouerais que je n'ai pas compris non plus, mais je ne suis pas experte en assurances, et c'est difficile de contester l'expérience personnelle. Mon handicap peut se combiner à d'autres problèmes, peut-être que les patients concernés prenaient des traitements ou avaient des troubles "déclarables" ?

Je me suis dit que j'allais ouvrir un sujet sur NI, il y a parfois des choses que l'on ne connaît pas, et cette histoire de RQTH est une découverte pour moi. J'ai lu trois bricoles sur le sujet, mais guère plus.

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Bonjour

Personnellement quand j'étais médecin du travail et pour les personnes dont les capacités impliquaient des aménagements de poste importants et onéreux, j'avais toujours tendance à leur proposer de faire une demande de RQTH car :

- Toutes les sociétés n'ont pas les moyens financiers de financer des adaptations de poste que ce soit au niveau du poste individuel du salarié mais parfois aussi d'autres implications plus générale ( Accè, véhicules ou autres ..)

- Le médecin du travail n'a pas toutes les compétences en ergonomie des spécialistes de cette activité. Certains ergonomes trouvent parfois des solutions que je n'aurai jamais imaginer.

- Et très accessoirement ( pour le salarié) pour cela permet à l'employeur d'augmenter son taux de personnel en situation de handicap qui pour rappel doit être de 6 % dans les entreprises de plus de 20 salariés.

Concernant les assurances, certaines posent effectivement la question du handicap, que ce soit sous la forme d'une RQTH , d'une AAH , ou autre. Mais elles ne peuvent pas refuser un prêt sur ce motif là. Ce serait discriminatoire. Par contre elles peuvent à partir de cette information chercher en savoir plus et diligenter une expertise auprès d'un médecin conseil d'assurance, pour connaître si derrière cette notion de handicap, il y a, ou pas , une pathologie qui peut générer une exclusion ou un sur-risque en matière d'arrêt de travail, d'invalidité, etc. Mais à handicap équivalent un médecin conseil peut aussi considérer qu'un salarié qui a une RQTH aura peut-être moins d'arrêt ou d'invalidité qu'un salarié qui, sans RQTH, n'a pas la même facilité d'aménagement de ses conditions de travail.

Personnellement je pense que les avantages l'emportent largement.

 

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Merci pour votre avis Patjer ! Votre analyse est très intéressante (c'était une bonne idée d'ouvrir ce sujet).

Je me dis à vous lire qu'un avantage pour mon employeur serait de l'aider à remplir son quota, que mon entreprise peine à atteindre faute de main-d’œuvre formée.

Les aménagements ne devraient pas être hors de prix. Au bureau le principal problème est le bruit, faute de porte aux bureaux des non-chefs (c'est plus convivial). J'ai des collègues dans les bureaux voisins qui jouent au ballon ou aux fléchettes. Ayant des problèmes d'audition, la moindre conversation quand ils s'amusent me demande une grande concentration, et donc me fatigue.

Bref, je voudrais une porte à mon futur nouveau bureau. Mon entreprise fait chaque année un bénéfice de plusieurs millions d'euros, ils devraient pouvoir la payer. Idéalement, on pourrait envisager d'interdire les jeux bruyants dans les bureaux jouxtant le mien (on a des salles de pause, après tout).

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Il y a 10 heures, Isadore a dit :

J'ai des collègues dans les bureaux voisins qui jouent au ballon ou aux fléchettes.

Je ne connais pas quelle est votre activité, mais c'est original.....

Les autres salariés sont au courant de votre handicap  ? Je pose la question car l'interdiction des jeux qui existaient jusqu'à présent va impliquer une explication.  ET peut être ne souhaitez vous pas être impliqué. Si cela ne vous dérange pas, l'intervention d'une psychologue du travail faire une intervention de groupe.

Le médecin du travail doit pouvoir intervenir pour que votre futur bureau ait une porte.

L'agefiph peut intervenir pour que la solution soit efficace : emplacement du bureau, des ouvertures, porte insolorisée, etc

Si votre souci d'oreille est appareillable elle peut payer le complément non pris en charge pour avoir des appareils de bonne qualité, etc.

Elle peut aussi financer l'intervention de la psychologue du travail, si votre SST n'en posséde pas ou si celle-ci ne fait que des interventions individuelles.

Ce ne sont que des exemples. Mais il faut lire le catalogue de l'agefiph car selon les années il est plus ou moins bien fourni en matière d'aide, budget oblige.

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il y a 17 minutes, Patjer a dit :

Je ne connais pas quelle est votre activité, mais c'est original.....

L'informatique...

il y a 17 minutes, Patjer a dit :

Les autres salariés sont au courant de votre handicap  ?

Certains sont au courant, mais pas les joueurs. Mais dans le pire des cas on pourrait imaginer qu'une personne plus haut placée dans la hiérarchie leur explique c'est trop bruyant ou dangereux pour les ordinateurs...

Ils arrêtent quand on leur demande, mais ils semblent incapables de comprendre que ce n'est pas une activité de bureau et récidivent une heure plus tard. Le problème est que ce sont des gens avec des postes stratégiques et avec qui il ne faut pas se brouiller, même s'ils se comportent parfois comme des enfants.

Cette situation déplaît aussi à mes autres collègues, qui en souffrent moins mais seront contents si ça s'arrête.

il y a 17 minutes, Patjer a dit :

Si votre souci d'oreille est appareillable

Ce n'est pas appareillable hélas, sinon ce serait fait. J'ai une excellente (et onéreuse) mutuelle qui rembourse bien tout un tas de choses, et je peux y aller de ma poche ayant la chance de gagner décemment ma vie.

Merci beaucoup de vos précisions. Je ne connaissais pas l'Agefip, ça a l'air très intéressant.

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Cela dit, il faut se poser la question de savoir si vous répondez en effet à la définition du travailleur handicapé au sens de l'article L5213-1 du code du travail :

"Est considérée comme travailleur handicapé toute personne dont les possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l'altération d'une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique."

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006189802/

Je ne suis pas sur en ce qui vous concerne que vous répondiez à cette définition, car je n'ai pas l'impression, mais je me trompe peut-être, que votre handicap porte atteinte à votre possibilité de conserver votre emploi.

 

 

 
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S'il s'agit d'un emploi en général, il n'y a pas de souci, il y a en a pas mal que je ne peux obtenir. Mon emploi actuel, en revanche, je ne risque pas de le perdre.

Depuis deux ans je refuse une promotion sur un poste où je deviendrais une vraie calamité. Mon chef d'équipe partage mon avis, les essais ayant tourné au désastre (par exemple : les conversations téléphoniques avec le client). Enfin pas au désastre parce que le client était adorable et que mes collègues ont fait le boulot à ma place mais... bref. J'ai malgré tout une pression de la part des RH et de la hiérarchie plus haut placée pour accepter ce nouveau poste.

En somme mon handicap m'empêche d'"évoluer". S'il faut justifier de difficultés, je peux céder aux pressions, on n'aura pas de souci pour remplir le critère "dont les possibilités d'obtenir ou de conserver son emploi sont effectivement réduites par suite de l'altération d'une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle". 😋

Après, la RQTH c'est une idée du médecin qui centralise actuellement mon dossier. J'avais lu que ce n'était pas indispensable pour avoir des préconisations de la médecine du travail. C'est ce qui m'intéresse au final.

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Bonjour,

sous réserve d'avoir compris votre handicap car il me semble que nous avons le même vu les raisons qui font que vous ne pouvez pas assumer la promotion qu'on vous propose, je vous fait part de mon expérience. L'handicap peut évoluer au fil du temps avec l'âge , je ne sais quel âge vous avez. J'avais un handicap d'environ 40 % lorsque j'avais 20 ans, j'en suis à 70 % à 60 ans !

J'ai toujours été reconnu RQTH, quel avantage pendant ma vie active, aucun que des galères ! j'ai juste pu prendre ma retraite plus tot car la loi autorise un départ en retraite anticipée pour handicap au taux plein suivant un nombre de trimestre validés et cotisés. Petite info qui peut vous projeter dans l'avenir

Cordialement

 

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Pour la RQTH, le médecin du travail n'est pas obligatoirement le demandeur.

Mais en principe il reçoit un document à remplir, ou la principale question est de savoir si l'handicap met en péril ( ce n'est pas le terme exact) la conservation par l'employé de son travail et d'indiquer quels aménagements, formations, ou autres

Après j'avoue humblement que les réponses, devant une même situation, peuvent varier selon le médecin du travail.

Il est vrai aussi qu'un employeur conciliant n'aura obligatoirement besoin des aides de l'agefiph pour mettre en place les préconisations du médecin du W

Toute situation est un cas particulier à traiter en tant que tel.

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il y a 34 minutes, Profil a dit :

L'handicap peut évoluer au fil du temps avec l'âge , je ne sais quel âge vous avez. J'avais un handicap d'environ 40 % lorsque j'avais 20 ans, j'en suis à 70 % à 60 ans !

Merci beaucoup pour votre retour d'expérience.

Moi, à part l'ouïe il n'y a pas de risque de dégradation. C'est de naissance et non évolutif (pour voir le bon côté des choses). J'aurais même tendance à dire que par rapport à mon enfance où il n'y avait eu aucun diagnostic ça s'est amélioré. En effet mon entourage a globalement arrêté de demander des choses que je ne peux pas faire et de me reprocher les échecs qui en découlent. Et de mon côté j'arrête de me mettre dans des situations pénibles ou dangereuses.

il y a 23 minutes, Patjer a dit :

Toute situation est un cas particulier à traiter en tant que tel.

C'est vrai... Je me dis que puisque j'ai fait appel à des professionnels, autant suivre leur avis. Si mon médecin pense qu'il faut demander la RQTH, on la demandera (après tout c'est quand même lui le spécialiste).

il y a 41 minutes, yapasdequoi a dit :

C'était une grosse entreprise.

C'est aussi le cas de la mienne, elle a des moyens (quelques millions d'euros de bénéfice annuel).

il y a 29 minutes, Patjer a dit :

Il est vrai aussi qu'un employeur conciliant n'aura obligatoirement besoin des aides de l'agefiph pour mettre en place les préconisations du médecin du W

Je ne me fais aucun souci à ce sujet, mon entreprise aménagera sans faire de difficultés si c'est pour ma santé. C'est une des raisons pour lesquelles je veux absolument garder ce poste, même si payé très en-dessous des prix du marché : la hiérarchie est bienveillante et attentive. C'est ce qui permet à certains de faire joujou dans leur bureau pendant leurs pauses libres.

On va dire que les conditions matérielles sont inadaptées à mon cas mais que l'ambiance est excellente. J'ai déjà obtenu de mon chef d'équipe quelques aménagements, mais la hiérarchie refuse d'aller plus loin sans le cadre officiel. C'est normal car il y a des choses qui risquent de passer pour des privilèges, et il faut donc une explication pour éviter les histoires. L'aménagement des bureaux est une question hautement politique chez nous.

Par exemple si on met des portes partout, cela va mécontenter les partisans de "convivialité" et générer des craintes concernant la cohésion des services. Si on en met juste à mon bureau sans justification, d'autres vont en réclamer une à leur tout, et retour au point précédent.

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