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Obligation parentale majeur


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Bonjour,

Après quelques recherches sur le sujet des obligations parentales vis à vis d'un majeur je suis un peu perdu.

Je suis marié depuis 9 ans avec une femme qui a déjà un enfant, nous avons un enfant ensemble également.

Son enfant a commencé à causer des problèmes lorsqu'elle est entrée au Lycée en Bac Pro :
- Violences physiques et verbales à l'école et à l'extérieur avec une condamnation au tribunal,
- Plusieurs harcèlements avec une condamnation,
- Vols d'argent dans nos affaires et dans la tirelire de ma fille (obligé de cacher l'argent et si on oublie elle prend tout),
- Violences verbales envers ma femme (j'arrive à désamorcer ce genre de situation),
- Régulièrement des amendes des transports publics qui nous plombent les comptes tous les mois, j'ai dû résilier tout ce que j'ai pu pour y pallier, même priver ma fille d'activités dont, elle, elle a bénéficié,
- Hygiène inexistante si elle ne sort pas, elle empeste la totalité de la maison d'odeurs fortes de sueur mêlées de mélanges de parfums si bien que je dois laisser mes vêtements de travail dehors pour ne pas être imprégné,
etc...

Depuis 2 ans et sa troisième exclusion définitive du dernier Lycée qui avait accepter de la prendre, elle ne fait rien à part trainer avec ses amis qu'elle ramène parfois en douce chez nous et passe ses nuits sur son téléphone.

On a essayé de comprendre si quelque chose n'allait pas mais rien de cohérent n'en est jamais sorti. 
Elle voulait soit disant faire une formation mais n'a jamais entrepris de démarches de recherche dans ce sens (avec le recul je pense qu'elle voulait temporiser), elle refuse de travailler et le pire est qu'une structure d'aide pour les jeunes (la MLI je crois) lui débloque de l'argent de poche lorsqu'elle demande. Elle refuse de voir un psy.

Il y a quelques mois elle nous a avoué rester chez nous juste pour "squatter" et que de toute façon elle se fout que ca nous plaise ou pas, qu'on a pas le choix et que ca durera le temps qu'elle veut.

Avec ma femme qui est à bout, on essaye de trouver une solution qui pourrait nous sortir de cette situation. Ma femme est vraiment très gentille et pourtant je l'ai senti prête à peut être commettre l'irréparable hier.
On pense la mettre à la porte mais de ce que j'ai lu ca n'est pas possible.

Est-ce que quelqu'un aurait une idée sur une action possible pour qu'on récupère une vie ? 

 

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il y a 18 minutes, Hervé1234 a dit :

Bonjour,

Après quelques recherches sur le sujet des obligations parentales vis à vis d'un majeur je suis un peu perdu.

Je suis marié depuis 9 ans avec une femme qui a déjà un enfant, nous avons un enfant ensemble également.

Son enfant a commencé à causer des problèmes lorsqu'elle est entrée au Lycée en Bac Pro :
- Violences physiques et verbales à l'école et à l'extérieur avec une condamnation au tribunal,
- Plusieurs harcèlements avec une condamnation,
- Vols d'argent dans nos affaires et dans la tirelire de ma fille (obligé de cacher l'argent et si on oublie elle prend tout),
- Violences verbales envers ma femme (j'arrive à désamorcer ce genre de situation),
- Régulièrement des amendes des transports publics qui nous plombent les comptes tous les mois, j'ai dû résilier tout ce que j'ai pu pour y pallier, même priver ma fille d'activités dont, elle, elle a bénéficié,
- Hygiène inexistante si elle ne sort pas, elle empeste la totalité de la maison d'odeurs fortes de sueur mêlées de mélanges de parfums si bien que je dois laisser mes vêtements de travail dehors pour ne pas être imprégné,
etc...

Depuis 2 ans et sa troisième exclusion définitive du dernier Lycée qui avait accepter de la prendre, elle ne fait rien à part trainer avec ses amis qu'elle ramène parfois en douce chez nous et passe ses nuits sur son téléphone.

On a essayé de comprendre si quelque chose n'allait pas mais rien de cohérent n'en est jamais sorti. 
Elle voulait soit disant faire une formation mais n'a jamais entrepris de démarches de recherche dans ce sens (avec le recul je pense qu'elle voulait temporiser), elle refuse de travailler et le pire est qu'une structure d'aide pour les jeunes (la MLI je crois) lui débloque de l'argent de poche lorsqu'elle demande. Elle refuse de voir un psy.

Il y a quelques mois elle nous a avoué rester chez nous juste pour "squatter" et que de toute façon elle se fout que ca nous plaise ou pas, qu'on a pas le choix et que ca durera le temps qu'elle veut.

Avec ma femme qui est à bout, on essaye de trouver une solution qui pourrait nous sortir de cette situation. Ma femme est vraiment très gentille et pourtant je l'ai senti prête à peut être commettre l'irréparable hier.
On pense la mettre à la porte mais de ce que j'ai lu ca n'est pas possible.

Est-ce que quelqu'un aurait une idée sur une action possible pour qu'on récupère une vie ? 

 

Vous faites ses valises, vous les mettez dehors et vous changez les serrures.

Au pire, elle demandera une pension alimentaire à sa mère mais ça sera déjà mieux que de la voir squatter et vous pourrez déduire cette pension de vos impôts.

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il y a une heure, Hervé1234 a dit :

On pense la mettre à la porte mais de ce que j'ai lu ca n'est pas possible.

Si elle est majeure, c'est tout à fait permis. Les parents ont une obligation alimentaire à l'égard de leurs enfants, mais ceci ne s'étend pas à l'hébergement : il n'est pas possible d'obliger quelqu'un à héberger son enfant majeur à son domicile.

En justice, elle pourrait obtenir une pension alimentaire proportionnelle aux revenus de sa mère, sachant que les besoins de votre enfant mineur priment (de même que les besoins personnels de votre épouse). Vos revenus seraient indirectement pris en compte pour le calcul des charges de la mère. Cependant, la jurisprudence est très claire, elle n'y a droit que si elle ne parvient pas à subvenir à ses besoins : elle doit donc être étudiante (et assidue), en recherche d'emploi active ou incapable de se livrer à ces deux activités en raison de son état de santé. C'est par ailleurs à elle de démontrer qu'elle a droit à cette pension.

il y a une heure, Hervé1234 a dit :

Régulièrement des amendes des transports publics qui nous plombent les comptes tous les mois, j'ai dû résilier tout ce que j'ai pu pour y pallier, même priver ma fille d'activités dont, elle, elle a bénéficié,

Que sa mère (et surtout vous), cessiez de payer les amendes. Elle est majeure, elle assume. Si elle se retrouve au tribunal, ça lui fera peut-être un choc salutaire (on ne va pas en prison pour des impayés de transports en commun, par contre on écope de travaux d'intérêts généraux). Si ses actes n'ont aucune conséquence pour elle, elle aurait tort de se priver. Votre fille ne doit pas être privée d'activités. Si un huissier débarque, indiquez lui sans rechigner tous les biens d'une quelconque valeur appartenant à cette jeune femme. Depuis ses 18 ans, sa mère n'est plus civilement responsable de rien, et vous, vous ne l'avez jamais été. En tant que parâtre (terme plus correct que beau-père), vous pouvez la laisser mourir de faim sur le pas de votre porte, vous ne lui devez rien.

il y a une heure, Hervé1234 a dit :

Vols d'argent dans nos affaires et dans la tirelire de ma fille (obligé de cacher l'argent et si on oublie elle prend tout)

Plainte (même si douloureux et classé sans suite, ça servira si procédure judiciaire).

il y a une heure, Hervé1234 a dit :

Violences verbales envers ma femme (j'arrive à désamorcer ce genre de situation),

Plainte, rebelote. Ce sera toujours mieux que de voir votre épouse essayer d'étrangler sa fille.

il y a une heure, Hervé1234 a dit :

passe ses nuits sur son téléphone

Je parie que c'est sa mère qui paye l'abonnement. Qu'elle résilie le contrat, Mademoiselle sera libre d'en souscrire un à ses frais.

il y a une heure, Hervé1234 a dit :

Il y a quelques mois elle nous a avoué rester chez nous juste pour "squatter" et que de toute façon elle se fout que ca nous plaise ou pas, qu'on a pas le choix et que ca durera le temps qu'elle veut.

Si elle croit qu'il y a une loi qui l'autorise à vivre comme un petit parasite, elle se trompe lourdement.

il y a une heure, m0002 a dit :

Vous faites ses valises, vous les mettez dehors et vous changez les serrures.

Si vous trouvez la mesure trop dure, vous avez le droit de prendre des mesures intermédiaires, comme ne plus lui assurer ses repas et la réveiller tôt le matin et autant de fois que nécessaire dans la journée. Mais bon, la méthode forte est parfois efficace.

Si elle devient sujette à des crises de violence ou de délire, appelez le SAMU, c'est une urgence psychiatrique. Sans être médecin, impossible de savoir si elle relève de la maladie ou du déficit de coups de pied au derrière.

Elle n'aurait pas un père, par hasard ?

EDIT : vous avez le droit de changer les serrures de votre domicile, mais par contre vous ne pouvez utiliser la violence pour la mettre physiquement à la porte. Si c'est nécessaire, il y a des procédures (ongues) et c'est la police qui s'en chargera.

Modifié par Isadore
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Merci pour vos réponses. J'avais cru comprendre que nous étions obligé de subvenir à ses besoins sans limite de durée et que nous étions redevables de ses amendes, j'avais tort.

Elle a un père qui avait accepté de la prendre lorsqu'elle a été exclu du premier Lycée, il l'a réinscrite au Lycée là bas, on avait espéré que ce changement lui ferait du bien mais ca n'a rien changé, ni en bien ni en mal.
Au bout de 5 mois il lui a tapé dessus et pourtant c'est un brave gars. Elle s'est montré tellement mauvaise au quotidien avec son demi frère de 3 ans qu'il a craqué. Il faut dire qu'elle lui en a fait voir avant, 1ère condamnation au tribunal, convocations régulières au Lycée puis exclusion, violences morales envers son demi frère et pleins d'autres choses j'imagine, je ne m'en étais pas trop mêlé.

Du coup il l'a renvoyé chez nous et ne veut plus en entendre parler. C'est lui qui lui paye le téléphone, c'est vrai que maintenant qu'on en parle c'est étonnant, ou il ne tient pas ses comptes et ne s'en rappelle plus.

J'ai eu espéré un choc salutaire justement, mais après 3 exclusions, 2 condamnations au tribunal, ses amis sans histoires qui lui ont tourné le dos, son père qui ne veut plus jamais rien savoir sur elle et sa mère qui la déteste, je crois que si elle avait dû ouvrir les yeux ça serait déjà fait.

il y a 58 minutes, Isadore a dit :

EDIT : vous avez le droit de changer les serrures de votre domicile, mais par contre vous ne pouvez utiliser la violence pour la mettre physiquement à la porte. Si c'est nécessaire, il y a des procédures (ongues) et c'est la police qui s'en chargera.

Donc si nous faisons ça et qu'elle rentre un jour où on a pas fermé à clef, on ne peut pas la forcer à sortir ? 

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Bonjour

J'ai compris qu'elle est majeure, votre fille a peut être un trouble de la personnalité, pour cela elle doit être vue par un médecin au moins, un psychologue ou un psychiatre au mieux, et le cas échéant, elle pourrait avoir une reconnaissance de handicap et percevoir une allocation adulte handicapée (aah) ce qui lui permettrait d'être autonome sur le plan financier mais étant majeur c'est a elle de faire ces démarches, vous pouvez l'aider à les faire.

Une fois hors de votre domicile, elle peut se rendre au centre action sociale de votre commune qui l'accompagnera également pour une demande de logement en urgence et une demande d'allocation logement

au regard de ce que vous décrivez, sa mère doit lui poser un ultimatum (deux à trois semaines) pour quitter votre domicile tout en lui remettant ces informations en main afin qu'elle puisse entreprendre (ou pas) des démarches avant la date que vous lui aurez fixée. Après la date, elle découvrira la vie d'adulte majeur et responsable. Soit elle aura fait des démarches et elle aura un logement , soit elle devra se débrouiller pas elle même mais elle aura connaissance des personnes ressources vers qui se tourner

en attendant un jugement ou la décision de la mdph pour son aah, sa mère peut très bien décider elle même d'un montant qu'elle met à sa disposition chaque semaine avec laquelle elle doit se débrouiller à compter de son départ (par exemple 50 euros par semaine) ainsi elle rempli son devoir d'obligation alimentaire et votre fille devra faire des choix de vie en fonction de ses capacités physiques, mentales et intellectuelles et de sa personnalité

elle peut aussi se rendre à la mission locale qui peut l'aider pour son orientation scolaire ou professionnelle

si les troubles persistes et sont avérés médicalement par un certificat médical circonstancié, vous pouvez demander une mesure de protection judiciaire telle qu'une habilitation familiale

Modifié par awen
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Il y a 9 heures, Hervé1234 a dit :

Donc si nous faisons ça et qu'elle rentre un jour où on a pas fermé à clef, on ne peut pas la forcer à sortir ? 

Pas en utilisant la force physique, ni même en la menaçant de la frapper (vous avez le droit de menacer d'appeler la police). En revanche, à partir du moment où elle n'habite plus chez vous, vous pouvez porter plainte pour violation de domicile (personne d'extérieur au foyer n'a le droit d'entrer chez vous sans permission, pas même vos propres parents ou enfants). Si elle casse ou vole quelque chose, vous avez également le droit de porter plainte.

Si déjà vous _ votre épouse et vous _ arrêtez de payer tout ce que vous pouvez (ses amendes, par exemple), vous aurez déjà un bol d'air sur le plan financier et moral (car vous pourrez recommencer à dépenser un peu pour votre famille).

Il y a 9 heures, Hervé1234 a dit :

je ne m'en étais pas trop mêlé

Vous avez bien fait, cela n'est pas votre affaire. En tant qu'époux de la mère, vous avez fait plus que votre part en participant financièrement à son entretien.

Je vous mets un peu de jurisprudence :

https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000026819065

Citation

'il est justifié que Jean-Christophe a présenté un taux d'absence non justifiées de 72% dans le cadre de son cursus à l'EDC (école des dirigeants et créateurs d'entreprise) à Paris et n'a pas été admis à poursuivre ses études ; qu'il a notamment été gérant d'une société dénommée DB Group Europe, qui aurait cessé son activité, selon Madame Claude Y... ; que la poursuite d'études sérieuses, d'une recherche d'emploi ou d'une création d'activité susceptible de permettre à Jean-Christophe d'être autonome n'est nullement démontrée par Madame Claude Y..., créancière de la pension, en l'état des pièces versées au dossier ; qu'il n'a pas été contesté que Jean-Christophe avait perçu, de même que sa soeur, des libéralités de ses deux grands-mères ; qu'il y a donc bien lieu, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, de supprimer la pension versée pour Jean-Christophe et cela à compter de la présente décision

Cour d'appel de Douai, 8 février 2001, N° de décision : 2000-923:

Citation

Attendu que l'obligation d'entretien des parents vis à vis d'un enfant majeur ne poursuivant aucune étude ne peut subsister au-delà d'une certaine période nécessaire pour trouver un emploi ou effectuer un stage de formation professionnelle ; qu'au-delà de cette période d'adaptation suivant la majorité ou la fin des études, l'obligation d'entretien doit cesser à l'égard de l'enfant majeur physiquement capable d'assurer ses moyens d'existence, même si celui-ci se trouve temporairement sans travail, dès lors qu'il n'est pas rapporté la preuve de recherches sérieuses afin de trouver un emploi

Si elle refuse de partir à l'amiable, le mieux est de consulter un avocat pour définir un plan d'action.

Il y a 9 heures, Hervé1234 a dit :

C'est lui qui lui paye le téléphone, c'est vrai que maintenant qu'on en parle c'est étonnant, ou il ne tient pas ses comptes et ne s'en rappelle plus.

Que votre épouse le lui signale.

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Ma femme a lu le fil ce matin avec moi et elle a décidé de lui mettre un ultimatum, soit elle fait une formation ou un stage pour Septembre, soit elle travaille au plus tôt et quitte notre domicile. Et si elle continue à nous causer des problèmes elle devra quitter la maison pour la fin du mois.

Personnellement je vais lui soumettre à nouveau l'idée de prendre un rendez-vous dans un centre d'aide psychologique, ca marcherait peut être. C'est difficile pour moi de jeter l'éponge, j'ai l'impression de jeter des années d'éducation aux ordures et d'avoir créé un parasite pour la société. Mais à presque 20 ans je doute être capable de la retourner vers de meilleurs sentiments alors que ca n'a pas marché lorsqu'elle était plus jeune.

Merci d'avoir pris tout ce temps pour nous conseiller, l'aspect légal de ce que nous avons cru être nos obligations nous avait trompé.

Modifié par Hervé1234
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Ici on parle d'une gamine de vingt ans environ, paumée et certainement malheureuse et si je peux comprendre l'idée de fond qui consiste à la planter sur le trottoir avec ses valises, dans la pratique il y a une marge.

Je ne sais pas si vous avez déjà passé des nuits dehors sur un carton,  mais si ça aidait les jeunes à revenir comme par magie dans le "droit" chemin, ça se saurait.

De ceux que j'ai vu dans ma pratique, à part les entrainer dans la drogue, la prostitution, le viol et le vol je n'ai rien vu de bon.

Je pars du principe que lorsqu'un individu prend "trop" de place, c'est qu'on lui a laissé cette place et quand il sort du cadre c'est qu'il ne sait pas où est le cadre. Donc il faut recadrer, et un recadrage cela ne passe pas par la violence ou l'exclusion, cadrer c'est être présent, ça prends du temps, c'est long et ça fait aussi partie du "boulot" de parent (qui pour moi ne s'arrête à 18 ans). 

Cadrer c'est avoir une heure de levé, une heure de repas, être propre pour passe à table etc etc, c'est ce qu'on fait dans les foyers d'accueil, en Unité de jour et en Unité fermée. Y'a pas de secret, c'est long mais c'est un système de vie à réapprendre à des personnes qui l'ont perdu ou qui ne l'ont jamais eu.

Quand on fiche les gens dehors, on n'arrange pas leur situation on arrange d'abord la nôtre. Mais eux se retrouve avec leurs problèmes de comportements à l'extérieur, ce n'est bon ni pour eux ni pour la société.

Je rejoins l'avis donné plus haut qu'il faudrait commencer par consulter un psy pour prendre date en quelque sorte auprès de la personne et sonner de cette façon le début d'une vraie prise en charge. Même si le problème n'est pas psychiatrique de prime abord, il faut marquer le coup. Par ailleurs les psys ont des adresses à fournir pour l'accompagnement global de la personne.

Il y a beaucoup de structures en France qui sont là pour aider et conseiller les parents, faire partir un jeune de la maison ok mais avec un encadrement, des revenus et des perspectives.

Hervé1234 ne prenez pas mes propos comme vous accusant de quoi que ce soit, des enfants qui se trompent de route y'en a partout et en tant que parents personne n'est parfait!

Commencez la méthode du donnant-donnant: du genre tu choisis ce qu'on mange ce soir mais tu arrives à table à l'heure et propre.  Je sais ça paraît simpliste mais souvent ça suffit pour réinstaurer un dialogue. Confiez-lui des petites responsabilités ( si si  vous pouvez trouver).

Ne prenez pas que la voie du répressif : trouver avec elle une activité qu'elle aime : dessin ou autres chose et dites-lui que dans un premier temps elle aura telle chose si elle s'engage à pratique cette activité au mois 1/2 heure par jour.  

Et faites-vous aider et conseiller par des pro : psy, mission locale, éducateurs, foyers etc.

Les choses ne sont pas définitives 🙂 

Bon courage

 

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Il y a 3 heures, Castorjunior a dit :

Je rejoins l'avis donné plus haut qu'il faudrait commencer par consulter un psy pour prendre date en quelque sorte auprès de la personne et sonner de cette façon le début d'une vraie prise en charge. Même si le problème n'est pas psychiatrique de prime abord, il faut marquer le coup. Par ailleurs les psys ont des adresses à fournir pour l'accompagnement global de la personne.

Apparemment cette femme ne veut pas voir de psy. Et elle est majeure. Et elle ne semble pas avoir de trouble de nature à permettre une hospitalisation sous contrainte. Visiblement, elle déjà réussi à user son père, et sa mère n'est pas loin de craquer. Si la reprise du dialogue est possible, tant mieux, mais il ne faut pas oublier les dégâts collatéraux : un enfant mineur, la mère et son époux. J'ai connu une situation semblable, la petite sœur a été sauvée de justesse après sa tentative de suicide, et les parents épuisés ont bel et bien été obligés de mettre leur fils à la porte à 27 ans. Il est très compliqué d'aider quelqu'un qui ne veut pas être aidé.

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Merci pour votre intervention castorjunior, je pense que votre vision est correcte pour quelqu'un qui présente des signes de mal-être ou de dépression mais ça n'est pas le cas ici. J'ai pensé comme vous pendant longtemps puisque notre façon de penser nous impose des limites qu'on ne franchirait qu'en cas de problèmes psy.

Elle est paumé suivant nos critères de comportement c'est certain mais malheureuse j'en doute fort. Elle fait ce qu'elle veut de son temps, elle a plein d'amies qui se confortent mutuellement dans leurs certitudes, ma femme m'a appris tout à l'heure que l'aide de la MLI qu'elle touche s'élève à environ 420€ par mois (j'aurais bien aimé avoir cette somme en reste à vivre quand j'étais jeune).
Finalement elle s'est affranchi des contraintes et des responsabilités d'une vie "cadré" et ça lui convient. J'essaye de comprendre comment elle réfléchi depuis longtemps.

Par exemple aujourd'hui ma femme a essayé de la réveiller à midi pour manger puis à 14 et 17h alors qu'elle n'est pas sortie hier soir, mais pourquoi se lever la journée si on a rien à faire de plus important que ce qu'on fait la nuit ? Pourquoi manger un repas à une certaine heure si on peut se servir dans les placards quand on en a envie (j'ai dû mettre les gouter d'école de ma fille sous clé sinon tout disparait en quelques jours) ? Pourquoi se laver si notre odeur ne dérange personne à qui on tient ? Pourquoi demander une rallonge d'argent si on peut le voler ? Pourquoi ne pas frapper et humilier quelqu'un de fragile ? etc...

On sait répondre à ce genre de questions, on a des règles de vie pour pouvoir vivre en société et elle les connait très très bien, nous étions fier de son comportement et pourtant il était simplement normal. En l'espace d'à peine 1 mois de Lycée elle a basculé, elle est devenue le leader d'un groupe de 4 filles qui "foutaient la merde" pour le plaisir. Et pourtant l'école lui a donné un grand nombre de chances de se corriger mais rien n'y a fait. Elle a été obligé d'aller voir un psy spécialisé dans l'enfance pour rester à l'école mais le psy nous a dit dès le premier entretien qu'elle lui inventait des histoires et qu'elle se moquait de lui en le prenant de haut, ça a duré quelques séances.

Le donnant donnant n'a pas fonctionné, c'est le moins qu'on puisse dire puisqu'elle nous a ri au nez.
Nos enfants ont toujours eu de petites responsabilités, ranger son bureau, aider pour le rangement des courses, donner la main pour la vaisselle, de temps en temps faire la litière des chats... Plein de petites choses mais qui les aident à faire parti d'une famille je pense même si ça n'est pas tous les jours.
Nous n'avons jamais donné d'argent de poche sauf fête foraine, cinéma ou autres activités, mais on lui permettait d'en gagner sur certaines choses comme aspirer la voiture. J'espérais lui donner la valeur de l'argent mérité. L'argent facile et sans efforts est bien plus attrayant j'ai l'impression. Personnellement j'ai du mal à concevoir qu'on puisse s'asseoir sur 1400€ à 5 min à pied de la maison en échange d'une charité de 420€ juste par fainéantise.

La seule chose qu'elle aime est trainer avec ses amies, difficile de mettre un moyen de pression là dessus à son âge.

On s'est fait conseiller par une psy il y a moins d'un an mais elle a refusé de la voir car elle estime qu'elle n'a pas de problème et qu'elle est heureuse comme elle est. 

Je pense que vous et moi nous basons sur une idée de ce qu'est la vie en société qui ne l'intéresse pas.

Il y a 4 heures, Castorjunior a dit :

Quand on fiche les gens dehors, on n'arrange pas leur situation on arrange d'abord la nôtre. Mais eux se retrouve avec leurs problèmes de comportements à l'extérieur, ce n'est bon ni pour eux ni pour la société.

Je vous dis franchement que notre choix est fait désormais et il est simple, le bien être d'une petite fille ou satisfaire l'égoïsme d'une femme.
Comme j'ai dit plus haut, nous allons lui redonner une chance de choisir ce qu'elle veut dans la vie mais j'ai bien peur qu'il faille la pousser dehors à un moment.

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C'est ma femme qui l'avait accompagné l'an dernier pour trouver une formation, à priori un plan de formation avait été mis en place pour elle mais avec le confinement c'est tombé à l'eau et de toute façon elle avait dit qu'elle n'irait pas. Je pense que c'est sur cette base qu'ils lui ont débloqué cette somme même si j'ai du mal à concevoir qu'on distribue de l'argent comme ça.

 

 

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Il y a actuellement des aides pour les étudiants (?) suite au covid. Mais ce n'est pas éternel. Et rien ne vous empêche d'aller poser quelques questions à la MLI, de préférence en couple car c'est votre épouse qui a l'obligation alimentaire, pas vous.

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Vu le contexte sanitaire, il y a énormément de précarité parmi les jeunes, et il est au contraire rassurant que des aides soient prévues.

En ce qui concerne la fille de votre épouse, elle profite actuellement de cette solidarité, que ce soit légitime ou pas. C'est pourquoi il pourrait être utile de vérifier les conditions qui font qu'elle perçoit ces aides. Si ça se trouve elle a fait de fausses déclarations et vous devrez un jour rembourser l'indu !

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Je comprends votre point de vue, je vous souhaite bon courage pour la suite.

Pour les aides et l'accompagnement à la formation les missions locales sont bien.

Si vous souhaitez qu'elle quitte votre domicile, vous pouvez aussi contacter tout simplement une assistante sociale pour un hébergement d'urgence.

 

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Bonjour,

Si c'est elle qui vous a dit qu'elle recevait 400 € de la MLI, rien ne prouve que c'est vrai, et je m'emploierais aussi auprès de la MLI à vérifier la chose. Il se peut aussi que cet argent vienne d'activités moins avouables d'après votre récit.

Comme Castorjunior je pense qu'en réalité cette jeune femme est en grande souffrance, et vous le confirmez, elle n'a pas subitement "basculé" car elle a déjà dû voir un psy quand elle était mineure, mais on ne peut pas aider les gens malgré eux.

Les deux parents semblent avoir totalement démissionné et on peut aussi comprendre que vous n'ayez plus aucune envie de supporter ça au détriment de votre propre enfant.

Dans ce cas, en effet, vous pouvez lui donner un ultimatum, je dirais un mois, en lui expliquant bien ce que ça va entraîner pour elle, car l'aide de la MLI et les copines, ça ne va pas durer éternellement. Mais ne fermez pas totalement la porte : si elle s'engage à revenir à un comportement plus normal, elle pourrait revenir chez vous. A certaines conditions, les vôtres.

Il faut juste qu'elle comprenne que si vous la mettez dehors avec ses affaires dans des sacs sur le trottoir, ce n'est pas une menace mais une promesse.

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Il y a 4 heures, yapasdequoi a dit :

c'est votre épouse qui a l'obligation alimentaire, pas vous.

les revenus du conjoint sont pris en considération lorsque le JAF s'en mêle même si le couple n'en  est pas là 

Il y a 2 heures, Annegret a dit :

je m'emploierais aussi auprès de la MLI à vérifier la chose.

Pas sûr que  la mission locale réponde, la jeune femme est majeure

Il y a 3 heures, Castorjunior a dit :

vous pouvez aussi contacter tout simplement une assistante sociale pour un hébergement d'urgence.

l'assistante sociale n'interviendra pas si la demande  ne vient pas de la personne concernée 

Modifié par awen
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Il y a 4 heures, Hervé1234 a dit :

j'ai du mal à concevoir qu'on distribue de l'argent comme ça.

ces aides s'apparentent au rsa car il y a un trou dans la raquette des aides sociales qui n'existent pas pour les 18/25 ans , en contre partie, le jeune est censé faire des recherches d'emploi ou élaborer un projet de formation mais le contexte rend les choses compliquées, il n'y a même plus de rendez vous de suivi en présentiel dans certaines communes

Il y a 4 heures, yapasdequoi a dit :

vous devrez un jour rembourser l'indu !

c'est la jeune femme qui devra rembourser, elle est majeure

Il y a 4 heures, Hervé1234 a dit :

ma femme m'a appris tout à l'heure que l'aide de la MLI qu'elle touche s'élève à environ 420€ par mois

alors pour le moment, l'obligation alimentaire n'est pas d'actualité si c'est exact 

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Il y a 4 heures, Hervé1234 a dit :

C'est quand même fou de créer des assistés avec l'argent public. Par solidarité avec quelqu'un qui aurait des obligations je comprendrais même une somme plus élevée mais pour une personne sans charges ...

Vaste débat au sujet des aides sociales en France....

Il y a 2 heures, Annegret a dit :

Il faut juste qu'elle comprenne que si vous la mettez dehors avec ses affaires dans des sacs sur le trottoir, ce n'est pas une menace mais une promesse.

la jeune femme doit avoir les clefs en main dès à présent pour faire ses choix et prendre les bonnes décisions, trouver elle même  l'aide et les personnes ressources dont elle a besoins pour organiser ses conditions de vie, son logement... et comprendre que plus personne ne fera rien à sa place car elle est majeure pour le meilleur et pour le pire, les droits et les devoirs, les avantages et les responsabilités.

 

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