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Quel classement pour le coronavirus en tant qu'agent biologique ?

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Coronavirus : joute européenne sur le niveau de protection

par Martine Rossard / 14 mai 2020

Les 27 s’apprêtent à classer le Sars Cov-2 dans l’un des quatre groupes d’agents biologiques pathogènes déterminant le niveau de protection des travailleurs. Commission et employeurs prônent un classement inférieur à celui exigé par les organisations syndicales.

Une réunion des représentants des 27 Etats membres se tient ce jeudi 14 mai à l’initiative de la Commission européenne à propos du Sars Cov-2, responsable de la pandémie de Covid-19. Il s’agit d’inclure ce virus dans la liste des agents biologiques pathogènes pour lesquels la directive 2000/54/EC impose de prendre des mesures de protection des travailleurs, en fonction de leur niveau de dangerosité. Tout l’enjeu de cette réunion de comitologie est de déterminer dans quel groupe de dangerosité doit être classé le coronavirus, sur une échelle de risque croissant allant de 1 à 4.

Lors d’une précédente réunion, le 27 avril à Luxembourg, la Commission et les employeurs avaient opté pour un classement dans le groupe 3, celui des agents pouvant provoquer une maladie grave chez l’homme, constituer un danger sérieux pour les travailleurs, présenter un risque de propagation dans la collectivité et pour lequel il existe généralement une prophylaxie ou un traitement efficace. Les syndicats européens s’étaient, quant à eux, prononcés pour le classement dans le groupe 4. Celui réservé aux agents qui provoquent des maladies graves chez l’homme – tel le virus Ebola –, constituent un danger sérieux pour les travailleurs, peuvent présenter un risque élevé de propagation dans la collectivité et pour lequel il n’existe généralement pas une prophylaxie ou un traitement efficace. Une position logique pour les centrales ouvrières des 27 au vu du bilan de la pandémie en Europe, des mesures exceptionnelles prises au niveau mondial avec un arrêt généralisé de l’économie et de la nécessité de protéger la santé et la sécurité des salariés, inscrite dans les traités européens.

« Renforcement urgent de la prévention »

La Confédération européenne des syndicats (CES) a officiellement pris position pour un classement en niveau 4 du virus Sars Cov-2. Dans un courrier du 29 avril dernier, adressé à Nicolas Schmit, commissaire en charge de l’Emploi et des Droits sociaux, son secrétaire général, Luca Visentini, plaide pour « le renforcement urgent de la prévention sur les lieux de travail face à l’actuelle pandémie ». Il considère qu’un tel classement « n’entrave pas le retour sur les lieux de travail mais implique la prise en compte par les employeurs des informations pertinentes pour l’évaluation des risques ». Une note jointe au courrier expose que ce choix s’impose aujourd’hui en l’absence de tout vaccin ou traitement et qu’un classement en groupe 3 pourrait facilement être contesté devant la Cour de justice européenne. Sans compter qu’il s’agirait d’un signal « politiquement désastreux », susceptible d’alimenter l’euroscepticisme. Comment pourrait-on justifier l’écart entre les mesures draconiennes prises pour protéger la population en général et une protection plus faible pour les travailleurs alors qu’on craint un rebond de l’épidémie, s’interroge la CES dans son courrier au commissaire européen.

Le travail, « vecteur essentiel dans la propagation du virus »

Laurent Vogel, chercheur au département santé, sécurité et conditions de travail à l’Institut syndical européen, à Bruxelles, a été mandaté comme expert par le groupe des travailleurs pour la réunion consultative de Luxembourg du 27 avril. Il a lui aussi lancé l’alerte dans un courrier adressé le 10 mai à la ministre du Travail de son pays, la Belgique. Pour ce spécialiste, le travail se caractérise « comme un vecteur essentiel dans la propagation du virus et probablement comme l’élément central des inégalités sociales de santé liées à la pandémie ». Il estime qu’une classification du Sars Cov-2 dans le groupe 3 reviendrait à considérer que, sur le lieu de travail, le risque biologique se situerait seulement à un niveau intermédiaire. Cela, ajoute-t-il, « pourrait être envisagé comme une forme de discrimination indirecte » à l’égard des salariés et surtout des salariées des activités connaissant les niveaux de risque les plus élevés (santé, services à la personne, grande distribution, petits commerces…).

Et Laurent Vogel d’énumérer les arguments en faveur de la classification dans le groupe 4 : le virus provoque des maladies graves et mortelles, même si ce n’est pas systématique ; le risque de propagation est élevé, même en présence de mesures barrières ou de distanciation ; enfin, à ce jour, aucun traitement ou vaccin n’est disponible. Il s’appuie notamment sur les travaux du Pr Jean-Pierre Unger, du département de santé publique de l’institut de médecine tropicale de l’université d’Anvers, sur les différentes maladies contagieuses représentant un risque en Europe. Ce dernier se prononce pour la classification en groupe 4 en raison de l’absence de traitement, de la forte mortalité, de la contagion tant dans des secteurs économiques essentiels que dans d’autres qui le sont moins. Selon cet expert, une protection effective des travailleurs peut non seulement améliorer la santé au travail, mais aussi activer un mécanisme clé pour réduire la transmission du virus ainsi que la morbidité et la mortalité dans la population générale.

En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estime pour sa part que le virus « pourrait être considéré comme un agent pathogène de groupe 3 ou supérieur ». Nous n’avons pas réussi à joindre au ministère du Travail un interlocuteur en mesure de nous renseigner sur la position du gouvernement français.

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Décryptage de cet article du code du travail en matière de risque biologique (ci-dessous) :

 

Toutes ces dispositions de prévention ne sont pas applicables dès lors que l'agent biologique n'est pas délibérément introduit dans l'environnement de travail.

Ce qui devrait être incontestablement le cas s'agissant du Covid-19, sauf à considérer que l'on fait exprès de faire rentrer ce virus dans les murs de l'entreprise :eek:

 

Mais, là où cela devient cocasse, c'est lorsque le Document Unique d'Evaluation des Risques l'a identifié.

Autrement dit, c'est quand le diagnostic est correctement établi que les choses se compliquent...

 

Article R4421-1 du code du travail :

Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - art. (V)

 

Les dispositions du présent titre sont applicables dans les établissements dans lesquels la nature de l'activité peut conduire à exposer les travailleurs à des agents biologiques.

Toutefois, les dispositions des articles R. 4424-2, R. 4424-3, R. 4424-7 à R. 4424-10, R. 4425-6 et R. 4425-7 ne sont pas applicables lorsque l'activité, bien qu'elle puisse conduire à exposer des travailleurs, n'implique pas normalement l'utilisation délibérée d'un agent biologique et que l'évaluation des risques prévue au chapitre III ne met pas en évidence de risque spécifique.

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Oui Dura, jusqu'à maintenant c'est ce que prévoit le code du travail français mais avec les discussions au niveau européen il est possible que la règlementation change.

Il vaut mieux que l'employeur, dans le cadre du principe de précaution, respecte les mesures de prévention les plus efficaces afin de ne pas exposer ses salariés au coronavirus.

Il est vrai que le Ministère du travail, dans une fiche du 27 avril 2020 sépare expressément la règlementation risque biologique dans le cadre de l'épidémie de Covid-19 de celle applicable lors de l'utilisation délibérée d'un agent,puis de celle applicable lors de l'utilisation non délibérée d'un agent biologique mais avec risque spécifique.

Toutes ces discussions autour du coronavirus me rappellent mes jeunes années où l'on m'expliquait que l'amiante n'était pas dangereuse et que, si, les salariés développaient un cancer des poumons c'est parce qu'ils fumaient (formation dispensée alors que j'étais agent de contrôle).

Alors aujourd'hui, n'ayant pas oublié le passé, et en tant que Préventeur Indépendant, je préfère conseiller les entreprises avec lesquelles je travaille sur une mise en place stricte des règles et expliquer à l'ensemble des collaborateurs de celles-ci qu'il vaut mieux être très prudent avec un risque dont les dangers ne sont révélés qu'au fil du temps.

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Compte tenu de votre profession actuelle, je comprends mieux vos positions quelque peu zelées sur le sujet...

Certains diraient que vous prêchez pour votre paroisse. ;)

 

Au passage, je suis un peu étonné que vous ayez quitté ce passionnant métier d'inspecteur du travail.

Et, à ce propos, vous ne devez pas ignorer que c'est l'un de nos anciens confrères qui, dès 1906, a été le premier à avoir identifié les dangers de l'amiante, dans une usine bien connue qui la transformait, près de Caen.

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Au passage, je suis un peu étonné que vous ayez quitté ce passionnant métier d'inspecteur du travail.

.

Des problèmes de santé m'ont poussé plus vite que prévu vers la sortie.... puis une fois sorti du tunnel, j'ai trouvé une autre façon d'expliquer les principes généraux de prévention dans l'entreprise

Quant au fait que je prêche pour ma paroisse, expliquant les risques sur les forum, j'essaye de continuer une action de prévention qui me parait indispensable tant le monde de la production et loin de la sécurité (j'en veux pour preuve les nouveaux "clusters" de covid 19 découverts dans des entreprises)

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Donc, selon vous, pouvez-vous nous expliquer les différentes de mesures à mettre en place dans une entreprise, selon que le Covid-19 serait un agent biologique plutôt classé en catégorie 3 ou 4 ?

 

Je suis impatient de connaître votre réponse, et surtout vos sources...

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Et bien Dura, comme je vous l'ai dit, je raisonne sur le fait que la règlementation va évoluer et s'assouplira peut être lorsqu'un vaccin efficace sera trouvé et sera disponible pour l'ensemble des personnes travaillant dans une entreprise (employeurs, salariés, sous-traitants)

Je m'appuie ensuite sur une partie de la règlementation actuelle du risque biologique ; règlementation qui décline les principes généraux de prévention dont :

- supprimer le risque (là on peut toujours rêver)

- évaluer les risques qui ne peuvent être évités (on commence à entrer dans le dur)

- tenir compte de l'état d'évolution de la technique

- prioriser les protections collectives sur les protections individuelles

- donner les instructions appropriées aux travailleurs

Je ne vous ferai pas l'affront de vous dire que ces prescriptions émanent de l'article L 4121-2 du ct

Après, on rajoute à chaque thème l'article spécifique du risque biologique :

- éviter l'exposition à l'agent biologique : R 4424-2

- réduire l'exposition avec les mesures de l'article R 4424-3

- établir les consignes de sécurité interdisant l'introduction de nourriture, de boissons, d'articles pour fumeurs, de cosmétiques et de mouchoirs autres que les mouchoirs en papier (R 4424-4)

- fournir et nettoyer les EPI (R 4424-5)

- considérer que les EPI et autres déchets (nettoyage par exemple) soient considérés comme des déchets contaminés (R 4424-6)

- former et informer les travailleurs, les membres du CSE et intégrer les dispositions spécifiques dans le règlement intérieur (R 4425-1 à 3)

- s'appuyer sur les dispositions de l'article R 4425-6 pour le contenu de la formation à la sécurité à destination des salariés

- prise en charge par l'employeur des vaccinations (R 4426-6)

 

Alors, validez-vous mes recommandations dans le cadre du principe de précautions:rolleyes: sachant que je ne vois là-dedans rien de très révolutionnaire ; notre code du travail possédant déja tout ce qu'un préventeur peut conseiller

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Oui, rien de révolutionnaire, mais rien non plus qui soit en lien avec le sujet que vous avez vous-même proposé : classement en catégorie 3 ou 4...

Par exemple, chacun pourra se faire une idée, à la lecture de ces 3 articles que vous invoquez :

 

Article R4425-1 du code du travail

Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - art. (V)

L'employeur fournit sur le lieu de travail des instructions écrites et, le cas échéant, des affiches portant sur la procédure à suivre :

1° En cas d'accident ou d'incident grave mettant en cause un agent biologique pathogène ;

2° Lors de la manipulation de tout agent biologique du groupe 4, notamment lors de son élimination.

 

Article R4425-2

Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - art. (V)

L'employeur informe les travailleurs, le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, les délégués du personnel et le médecin du travail :

1° Sans délai, de tout accident ou incident ayant pu entraîner la dissémination d'un agent biologique susceptible de provoquer chez l'homme une infection ou une maladie grave ;

2° Le plus rapidement possible, de la cause de cet accident ou incident et des mesures prises ou à prendre pour remédier à la situation.

 

Article R4425-3

Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - art. (V)

Des dispositions spécifiques, intégrées s'il y a lieu au règlement intérieur, rappellent aux travailleurs leur obligation de signaler immédiatement tout accident ou incident mettant en cause un agent biologique pathogène.

On notera toutefois l'importance de ne pas jeter n'importe où les anciens masques et autres lingettes...

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Rien peut être, mais toujours plus que ce que propose actuellement le ministère du travail qui ne veut pas entendre parler du risque biologique en lien avec le coronavirus puisqu'il n'y a pas d'utilisation délibérée d'un agent biologique.

On notera également que c'est à l'employeur de nettoyer les EPI, dont les masques lavables .... obligation qui est très discutée actuellement dans les entreprises ; je ne vois d'ailleurs pas pourquoi le nettoyage des EPI (même sans le risque biologique) est à la charge de l'employeur.

Vous noterez, Cher Dura, que je réponds à vos questions même si mes réponses ne vous conviennent pas (même si la réciproque n'existe pas) et que j'essaye dans mon activité de faire bouger les lignes sans aucun pouvoir coercitif.... et ça marche:dry:

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Mais je suis sincèrement ravi d'apprendre que ça marche ! ;)

 

En fait, je crois que nous pourrions tomber d'accord sur pas mal de choses, mais probablement pas sur le charabia des sachants autoproclamés qui nous pondent des directives et autres préconisations normatives que plus personne ne comprend.

 

Pardon, mais quand je retourne sur le terrain pour voir comment ça se passe avec la prévention du Covid-19, ma préoccupation première n'est pas de savoir s'il faut le classer en 3ème ou 4ème catégorie. :rolleyes:

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Eh bien, quand un employeur fait appel à un préventeur, il a tendance à suivre ses prescriptions peut être parce que c'est lui qui est à l'origine de sa venue ......

Quant aux salariés, je leur explique l'article L 4122-1 concernant leur responsabilité en cas de problème, article qu'ils ne connaissent pas dans leur grande majorité

Et puis on réfléchit tous ensemble (employeur + IRP + salariés concernés par le poste de travail visé) sur comment travailler en sécurité afin de faire coïncider le travail prescrit et le travail réel.

C'est passionnant ; pas très loin de mes anciennes fonctions et je peux dire à chaque partie ce que l'autre partie voudrait dire sans oser le dire

Oui, je pense que nos métiers sont complémentaires et que nous pourrions nous entendre sur le terrain.

Je comprends que le classement en 3ème ou 4ème catégorie peut sembler très loin lors d'un contrôle où il faut faire respecter le B.A. BA de la réglementation mais ce classement pourra donner un seuil d'obligations à respecter dans les entreprises

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Mais je suis sincèrement ravi d'apprendre que ça marche ! ;)

 

En fait, je crois que nous pourrions tomber d'accord sur pas mal de choses, mais probablement pas sur le charabia des sachants autoproclamés qui nous pondent des directives et autres préconisations normatives que plus personne ne comprend.

 

Pardon, mais quand je retourne sur le terrain pour voir comment ça se passe avec la prévention du Covid-19, ma préoccupation première n'est pas de savoir s'il faut le classer en 3ème ou 4ème catégorie. :rolleyes:

 

Bonjour,

Bonjour à Itoo également,

 

 

Est-ce qu'un classement en catégorie 4 (absence de prophylaxie) ne rendrait pas obsolètes les mesures de distanciation et de port du masque, qui sont des mesures (présentées comme) prophylactiques ?

 

 

 

Édit : a priori, un classement en catégorie 3, rend les mesures prophylactiques "applicables" et nécessaires, non ?

 

?

Modifié par Lealea

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Merci pour votre remarque qui souligne, à mon avis, le caractère quelque peu abscons de ce débat sur le classement du Covid-19, selon qu'il existerait, ou non, une prophylaxie (moyen de prévention) sinon un traitement.

 

J'ai peut-être manqué un épisode, mais j'avais compris que depuis près de deux mois, on peut arriver assez bien à se prémunir contre ce virus...

 

Il me semble que faute de vaccin à ce jour, s'en protéger par tous les moyens reste encore la meilleure des solutions.

 

D'autant qu'un traitement médical peut très bien ne pas garantir une guérison à 100%.

Modifié par Dura

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Merci pour votre remarque qui souligne, à mon avis, le caractère quelque peu abscons de ce débat sur le classement du Covid-19, selon qu'il existerait, ou non, une prophylaxie (moyen de prévention) sinon un traitement.

 

J'ai peut-être manqué un épisode, mais j'avais compris que depuis près de deux mois, on peut arriver assez bien à se prémunir contre ce virus...

 

Il me semble que faute de vaccin à ce jour, s'en protéger par tous les moyens reste encore la meilleure des solutions.

 

D'autant qu'un traitement médical peut très bien ne pas garantir une guérison à 100%.

 

Je partage votre avis.

 

Ça rend le classement en catégorie 3 parfaitement adapté et logique, puisque la prophylaxie existe.(distanciation, port de masque).

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Posté(e) (modifié)

Et quand on lit le texte initial, particulièrement fumeux, on comprend la défiance de plus en plus grande vis-à-vis des technocrates bruxellois !

 

Juste un exemple : On y apprend que selon le "spécialiste" Laurent Vogel, le monde du travail serait le vecteur principal de la pandémie...

Si cela peut s'entendre pour le personnel soignant, qui a payé un lourd tribut (avec pourtant bien peu de "droit de retrait" dans les hôpitaux et EHPAD !) une telle généralisation est à mon sens sujette à caution.

 

En effet, selon Santé Publique France :

 

"Depuis le 1er mars 2020, 1 421 établissements de santé ont déclaré au moins un cas de COVID-19 hospitalisé. Parmi les 96 979 patients ayant été hospitalisés depuis le 1er mars : l'âge médian était de 72 ans et 54% étaient des hommes.

 

L'âge médian des personnes décédées à ce jour du Covid-19, en France est de 84 ans et 91% avaient 65 ans et plus."

 

Euh, la retraite, c'est à quel âge ? ;)

Modifié par Dura

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Un salarié, porteur asymptomatique peut contaminer d'autres salariés, eux-mêmes asymptomatiques qui, a terme, pourront contaminer des non-salariés qui pourront contaminer des personnes fragiles (dont les personnes les plus âgées) ; c'est bien pour cela, notamment, que le confinement a été mis en place.....

Aujourd'hui, on se rend compte de l'apparition de clusters partout en Europe, plus particulièrement dans des abattoirs où les conditions de travail sont propices au non respect des gestes barrières et à la propagation du virus par l'air ventilé et l'ambiance froide et humide....... certains vont même jusqu'à penser qu'il faudrait interdire la sous-traitance de tâcherons "indépendants".

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Un salarié, porteur asymptomatique peut contaminer d'autres salariés, eux-mêmes asymptomatiques qui, a terme, pourront contaminer des non-salariés qui pourront contaminer des personnes fragiles (dont les personnes les plus âgées) ; c'est bien pour cela, notamment, que le confinement a été mis en place.....

Aujourd'hui, on se rend compte de l'apparition de clusters partout en Europe, plus particulièrement dans des abattoirs où les conditions de travail sont propices au non respect des gestes barrières et à la propagation du virus par l'air ventilé et l'ambiance froide et humide....... certains vont même jusqu'à penser qu'il faudrait interdire la sous-traitance de tâcherons "indépendants".

 

Ça changerait quoi un classement en catégorie 4 ?

 

La grippe, pour laquelle il existe un vaccin, et contre laquelle aucune mesure de distanciation et de port de masque ne sont jamais mises en place, est responsable chaque année en moyenne de 8 à 10 000 morts.

 

Existe t il une obligation pour les salariés des abattoirs ou d'autres structures d'être vaccinés ?

 

Car idem, même si la contagion est un tantinet différente, le virus circule selon le même schéma : des plus costauds aux plus fragiles.

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Et bien Lealea cela permettrait que des obligations légales soient mises en place ; pour le moment les fiches du ministère et/ou les recommandations pour les gestes barrières ne sont que des recommandations donc pas très efficaces pour ceux qui se cachent derrière des process de travail en sachant pertinemment que le travail réel n'a rien à voir avec ce qui est prescrit.......

Actuellement, le décompte des morts annoncés journellement ne concerne que la mortalité directe avec le covid 19 ; je ne sais pas à quel moment "ils" annonceront le nombre de morts directes et indirectes dues au covid 19 pour nous permettre de faire une comparaison avec la grippe dite "classique".

Le problème des abattoirs réside dans le fait que les conditions de travail :

- limitent fortement le port de masque

- ne permettent pas de respecter les distances physiques

- l'air circule et fait voler les virus

- le fait que certains travailleurs aient un statut "d'indépendants" rend plus difficile la mise en place et le respect des gestes barrières

 

Je crois que dans certains métiers des vaccinations sont obligatoires mais je reconnais que comme ça, à froid, je ne sais pas lesquels ; peut être que les médecins (traitants ou du travail), habitués de ce site pourront nous aider sur ce thème.

 

je me rappelle avoir demandé dans la grande distribution, avant le covid 19, que les salariés des rayons frais qui étaient malades (de la grippes ou autre maladies) qui faisaient tousser portent des masques ...... horreur des salariés et de leur encadrement : mais cela va faire fuir les clients!!!!!"

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Et bien Lealea cela permettrait que des obligations légales soient mises en place ; pour le moment les fiches du ministère et/ou les recommandations pour les gestes barrières ne sont que des recommandations donc pas très efficaces pour ceux qui se cachent derrière des process de travail en sachant pertinemment que le travail réel n'a rien à voir avec ce qui est prescrit.......

 

Cette fois, vous m'avez complètement perdu : Qu'est-ce que vous voulez de plus, exactement ?

 

Quand, il y a déjà quelques semaines, des entreprises ont mis en place une prise de température quotidienne pour chaque salarié arrivant à son poste, de beaux esprits ont trouvé cela attentatoire aux libertés individuelles.

 

Du coup, le ministère du travail est revenu sur cette préconisation.

 

On n'aime pas, dans notre beau pays, ces méthodes pragmatiques à la chinoise.

Comprenne qui pourra :dry:

Modifié par Dura

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Cette fois, vous m'avez complètement perdu : Qu'est-ce que vous voulez de plus, exactement ?

 

Quand, il y a déjà quelques semaines, des entreprises ont mis en place une prise de température quotidienne pour chaque salarié arrivant à son poste, de beaux esprits ont trouvé cela attentatoire aux libertés individuelles.

 

Du coup, le ministère du travail est revenu sur cette préconisation.

 

On n'aime pas, dans notre beau pays, ces méthodes pragmatiques à la chinoise.

Comprenne qui pourra :dry:

 

Ce que je veux, c'est simple et très complexe à la fois :

- la sécurité dans les entreprises avec une vraie prise en compte des mesures de prévention et non pas la mise en place d'affiches ou de consignes qui seront impossibles à respecter

- l'intégration dans le règlement intérieur des consignes ce qui permettra aux représentants des salariés de vérifier qu'elles sont effectivement applicables

- l'arrêt des discussions pour savoir s'il faut suspendre ou non les risques pénaux pour les entreprises face au risque de contamination

Quand à la prise de température, c'est la CNIL qui avait émis des réserves et depuis CNIL et Ministère ont publié des recommandations

Méthodes à la Chinoise : non merci ..... j'aime trop la liberté

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Mais CON-CRE-TE-MENT, qu'est-ce que vous voulez de plus :

- Des masques FFP 2 pour tous les salariés, plutôt que des masques chirurgicaux ?

- L'interdiction de tout travail en atelier, jusqu'à nouvel ordre ?

- L'obligation pour les employeurs de payer les jours en droit de retrait, jusqu'à leur éventuelle invalidation en justice ?

- L'extension de la liste des problèmes de santé permettant d'invoquer un arrêt de travail ou chômage partiel pour personnes vulnérables ?

- Le droit systématique pour un salarié de refuser le télétravail, voire de venir travailler dès lors qu'il a un enfant de moins de 16 ans (à garder)

- la reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle pour tous les salariés ?

 

Et vous considérez aussi, comme un certain syndicat, que des CP ont été "volés" par le patronat, alors que l'employeur a seulement imposé d'en prendre quelques uns avant le 31 mai ?

 

- - - Mise à jour - - -

 

Après lecture d'un article intéressant, je vous partage cette information en provenance de la Suède, seul pays européen (avec la Biolorussie) à ne pas avoir mis en place le confinement :

 

"La Suède recensait 3460 morts du COVID au 14 mai 2020. Soit 36 décès pour 100 000 habitants, contre 41 en France et 52 au Royaume-Uni.

Selon Michael Ryan, expert auprès de l'OMS, la Suède représente un modèle si nous voulons revenir à une société sans confinement".

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Non Cher Dura,

 

Je ne souhaite pas l'arrêt de toute activité en France mais une réelle prise en compte des conditions de travail afin que les salariés puissent se rendre dans les entreprises "sans perdre leur vie et celles de leurs proches en essayant de la gagner".

Quant au droit de retrait, il faut être sérieusement informé des preuves à apporter pour que les tribunaux, à terme, donnent raison aux salariés qui l'ont fait jouer. Et vue les réserves du ministère du travail par rapport au droit de retrait, bien des employeurs ont compris qu'il suffit qu'ils affichent des consignes, même en sachant pertinemment que ce qu'ils ont mis en place est irréaliste, pour être couvert. Et malheureusement, peu de salarié connaissent la jurisprudence de la Cour de cassation sur la responsabilité pénale d'un employeur qui acceptent que ses consignes ne soient pas respectées.

Je n'irai pas jusqu'à demander que toutes les entreprises fassent appel à des laboratoires pour tester (en respectant le secret médical) les salariés qui le souhaitent mais je trouve que cette initiative prise par une grande entreprise est exemplaire (quand on voit le prix d'un test sans ordonnance).

Maintenant, concernant le télétravail et la garde des enfants, j'ai constaté différentes approches sur la possibilité de faire les 2 en même temps suivant les départements (même dans le cadre d'une même région) ; pour moi, qui garde mon petit-fils dans l'attente de la réouverture de son école, je constate que c'est quasi impossible de cumuler ces deux activités : c'est soit l'une soit l'autre ou alors, il faut le placer devant un écran (télé, tablette, switch.......) ou attendre le retour du travail de sa grand-mère.

Seules des personnes n'ayant pas de jeunes enfants peuvent demander un tel cumul ou alors elles sont "maso" ou alors elles font garder leurs petits par les écrans....

Je suis désolé, mais je ne lis pas la prose syndicale, ayant déja du mal à suivre tous les articles sur les conséquences du covid-19 au niveau médical, juridique et économique.

Avez-vous un lien pour pouvoir lire l'article concernant la Suède?

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Mais CON-CRE-TE-MENT, qu'est-ce que vous voulez de plus :

- Des masques FFP 2 pour tous les salariés, plutôt que des masques chirurgicaux ?

- L'interdiction de tout travail en atelier, jusqu'à nouvel ordre ?

- L'obligation pour les employeurs de payer les jours en droit de retrait, jusqu'à leur éventuelle invalidation en justice ?

- L'extension de la liste des problèmes de santé permettant d'invoquer un arrêt de travail ou chômage partiel pour personnes vulnérables ?

- Le droit systématique pour un salarié de refuser le télétravail, voire de venir travailler dès lors qu'il a un enfant de moins de 16 ans (à garder)

- la reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle pour tous les salariés ?

Comme un certain syndicat, il veut tout cela mais sera le premier à contester le jour où toutes les entreprises concernées déposeront leur bilan : comment survivre en payant les salariés en ayant aucune rentrée financière d'activité professionnelle ?

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Tout à fait Yooyoo.

 

Ce qui me dérange, dans cette discussion mais, plus largement, dans une certaine approche du risque Covid-19, c'est que ces prétendus experts passent un peu vite sous silence les très graves détresses engendrées par cette crise économique aux portes de nos entreprises et autres professions indépendantes.

 

Pas sûr qu'ils soient aussi zélés pour la faire inscrire dans les Documents Uniques d'évaluation des Risques :eek:

 

Mais un petit chef d'entreprise qui se suicide après avoir tout perdu, ça intéresse moins ces théoriciens que la fermeture forcée, par exemple, du site d'un grand constructeur automobile français, pour raison sanitaire.

 

Avant fermeture définitive, cette fois pour raison économique ?

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Et bien Dura et Yooyoo, vous arrivent-ils de lire les réponses aux questions qui sont posées ?

Vous répondez finances quand je parle sécurité ;

Mais si vous voulez parlez finances : parlons finances

Qui a perdu de l'argent avec le chômage partiel ? les salariés payés à 84% du Net ou les employeurs qui ont reçus 100% des coûts salariaux ?

Qui a droit à une aides pour acheter des masques et autres protections ? Les salariés ou les employeurs ?

Oui, les français sont tétanisés de peur de perdre leur emploi ce qui explique sûrement les montants enregistrés par les livrets A, malgré son taux d'intérêt qui est bien inférieur à ce que rapportent certains placements

Quant à la fermeture d'un grand constructeur économique, j'ai cru comprendre que l'Etat va lui verser une somme plus que conséquente alors que la plupart des voitures sont construites à l'étranger pour que les actionnaires perçoivent plus d'argent.

Quant aux petits chefs d'entreprises, ce sont souvent eux les plus proches de leurs salariés

Oops, vous m'avez presque énervé par vos propos frisant la mauvaise foi.......

Relisez mes réponses ; on peut vouloir la sécurité des salariés sans être syndiqué

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