Aller au contenu
Forum juridique de Net-iris

Harcèment moral ?


Kaully

Messages recommandés

Bonjour à tous,

 

Je ne sais comment être concise mais je vais essayer.

Je travaille dans une association de loi 1901 depuis 2007. Cette association est dirigée par des bénévoles de la fonction publique territoriale élus lors d'une assemblée générale tous les 4 ans.

 

En 2010 une nouvelle équipe a été élue. Le président a très vite pris en grippe une de mes collègues et à exercer pendant presque une année ce que j'estime être du harcèlement moral. La preuve la plus flagrante a été la nouvelle organisation des tâches : ma collègue a très clairement été mise au placard grâce une fiche de poste écrite noir sur blanc l'occupant à peu près à 50 % alors qu'elle travaille à plein temps. Pour ma part j'ai reçu la fiche de poste complémentaire, donc m'occupant à 150 % sur mon plein temps. Pendant cette période je me suis absentée pendant 6 mois pour ce que j'appellerais une 'heureuse raison'. A mon retour j'ai vite compris que l'ambiance n'était plus la même. Je suis l'heureuse victime de mon employeur. J'ai demandé à 2 reprises (une fois oralement, une fois par e-mail) un entretien pour revoir ma fiche de poste qui n'est décidément pas adapter à mon temps de travail, je ne suis plus à 100 %. Mes deux demandes ont été chacune à leur tour acceptées puis finalement repoussées...

 

Ce qui me pousse à envisager un harcèlement moral c'est que j'ai l'impression d'être très clairement surchargée de travail (dans l'espoir que je fasse une erreur ?) puis très rapidement destituée de toutes tâches. J'alterne donc les périodes stressantes par des périodes angoissantes.

Maintenant l'autre point qui est difficilement 'prouvable' c'est les paroles. Mon employeur accompagné de sa subalterne et amie m'a dit de vive voix que le problème qu'il a avec moi c'est... moi. Je l'énerve, il ne me supporte pas et il 'fait des efforts surhumains pour s'adresser à moi'. Mon employeur ainsi que d'autres bénévoles se chargent régulièrement de venir en mon absence 'discuter' avec mes collègues, et là les propos sont moins censurés : garce manipulatrice, je m'amuserais des faiblesses professionnelles de mes collègues pour valoriser mon travail... J'en passe à des meilleurs parce que cela serait trop long. Ces propos ont bien entendu une répercussion sur mon moral et sur mon travail.

 

Je suis évaluée chaque année et jusqu'à présent j'ai toujours eu de bonnes évaluations, m'octroyant même des primes pour le bon travail de l'année écoulée. Mon employeur reconnait lui même que professionnellement cela fonctionne. Enfin reconnaissait car maintenant lors de ces discussions avec mes collègues il dénigre également mon travail.

 

Comment puis-je me protéger ? Mon quotidien depuis septembre dernier devient difficilement supportable. Faisant partie d'une association de moins de 10 salariés existe t-il un syndicat qui pourrait me renseigner ?

 

D'avance je vous remercie pour vos réponses !

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

  • Réponses 3
  • Création
  • Dernière réponse

Bonjour,

 

deux réponses brèves :

- vous pourrez toujours trouver une écoute auprès d'une organisation syndicale. Vous pouvez leur rendre visite pour prendre conseil voire, si plus d'affinité, y adhérer. :D

- pour ce qui est du harcèlement, et du quotidien, il est toujours préférable de ne pas être isolé. Si vous parvenez à faire vivre un tissu de bonne relation (professionnelle) avec certaines personnes de votre entourage, il sera bien plus difficile pour votre employeur de vous singulariser au point de vous désigner comme le mouton noir. Votre travail est apprécié par certains ? Entretenez cette reconnaissance, et faîtes vivre cette reconnaissance. Vous ferez encore plus partie de l'équipe.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Bonjour,

 

Situation toujours très difficile.

 

Vous pouvez effectivement tenter de trouver une écoute auprès de votre syndicat (contactez un siège ou une direction locale)

Vous pouvez aussi contacter une association spécialisée.

Vous pouvez aussi trouver une information juridique auprès de la DIRECCTE la plus proche (inspection du travail).

Vous pouvez aussi saisir l'inspection du travail, mais gare aux réaction hostiles des collègues (être convoqué chez un inspecteur et se voir dire qu'en cas de mensonge, vous pouvez être condamné est un peu traumatisant).

A tout hasard, déposez une main courante au commissariat. On ne sait jamais, si ça dégénère, ça peut toujours servir.

 

Dans cette situation, vous devez :

Obtenir le plus possible de pièces écrites à verser à un éventuel dossier (essayer de tout faire par mail).

Tout noter, tenir un journal de bord (ça vous aidera psychologiquement).

Vous et votre collègue placardisée devraient faire attention aux moindres conséquences médicale et vous faire suivre lorsque des symptômes arrivent (anxiété, maux de ventre, maux de dos, brûlures d'estomac, etc...) et si vous sentez que vous n'arriez pas à décrocher de votre travail.

 

 

D'expérience, je peux vous dire que le glissement vers la dépression est rapide, et plus vous êtes engagées, plus la remontée est délicate. Dans mon cas, le suivi de mon généraliste m'a été d'une aide capitale. Comme l'indique Marie-France Hirigoyen (dans un livre consacré au sujet), le soutien infaillible ou inconditionnel de proches est un des éléments les plus importants pour le moral. Ce soutien, je l'ai trouvé chez mon généraliste.

 

 

Pour en revenir au problème lui-même, c'est difficile à régler car face à la calomnie de chefs et de collègues, vous pouvez difficilement agir.

 

Bon courage !

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

Invité
Ce sujet ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

© 2000-2021 NET-IRIS, une marque de JuriTravail, société du Groupe MyBestPro. Tous droits réservés.
×
×
  • Créer...