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Forum juridique de Net-iris

Menace de curatelle envisagée sur ma personne -ma fille unique ignorée par la justice?


noosphere2012

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Bonjour.

 

Je vais essayer d'être clair et précis et donc un peu long: mon histoire est banale mais chaque détail compte, et je suis un homme en colère qui se bat pour sa liberté d'agir et sa survie économique...

 

 

Je suis âgé de tout juste 50 ans et suis ingénieur réseau et télécoms en recherche d'emploi, avec une formation initiale d'ingénieur physicien. Divorcé et père d'une fille unique majeure dans un mois, avec laquelle j'ai un lien très fort.

 

Fin 2000, suite à ce divorce dont je ne voulais pas et après lequel j'ai mis 10 ans à me reconstruire psychologiquement -seul hélas, j'ai été diagnostiqué bipolaire. Je suis suivi depuis par un psychiatre dans le cadre habituel d'un CMP. 10 minutes par mois pour me demander comment est mon humeur et renouveler le même traitement depuis 12 ans (qui a déclenché un diabète) et rien de plus: service minimum...

 

Mon dernier séjour en HP (aucun n'excéda 10j) eut lieu en mars 2005. Je vis très bien ma maladie depuis et suis totalement autonome: comme je l'ai été toute ma vie d'adulte. Depuis novembre 2003, et après 3 ans de congé longue maladie, je bénéficie d'une pension Sécu d'invalidité au taux de 30%. Calculée sur la base de mes salaires antérieurs (élevés), plus le fait que je suis propriétaire de mon appartement, elle m'a permis de survivre. Frugalement bien sûr, d'autant plus que j'ai toujours réussi à payer une pension alimentaire très correcte à mon ex-femme pour notre fille dont elle a la garde (mais autorité parentale à 50/50). Elles vivent en région parisienne et moi je suis retourné dans ma province natale depuis 2001.

 

En mai 2008, à partir de l'hospitalisation soudaine de ma mère âgée (décédée en août), j'ai décidé de m'occuper de mon père: c'est un paysan retraité qui vit seul dans un tout petit

village. Et veuf inconsolable. J'ai 5 frères et soeurs, dont un frère aîné (chauffeur routier) qui me déteste depuis l'enfance. En particulier il a passé sa vie à essayer de contrôler la

mienne, au point avec une de mes soeurs aînées de la manipuler. Par exemple en m'empêchant tous les deux de garder le contact avec mon amour de jeunesse à qui j'avais promis le mariage... Faits et preuves matérielles à l'appui, que je n'ai découverts que récemment.

 

Ces 4 années de service auprès de mon père m'ont d'ailleurs beaucoup aidé à finir de me reconstruire. J'ai pu mûrir ma réflexion sur ce que je voulais faire de ma vie, avec en particulier les deux objectifs de retrouver un travail et une compagne. J'ai fait part à mon père de mes espoirs, et qu'en conséquence un jour je ne pourrais plus passer 100% de mon temps auprès de lui. Je me suis inscrit à Pôle Emploi le 12 mars. Ainsi que, à cause de l'isolement social dans ce tout petit village, sur des sites de rencontres par Internet et... c'est là que je suis malheureusement tombé dans le piège des "brouteurs" -les arnaqueurs en tout genre qui opèrent principalement depuis l'Afrique de l'Ouest. C'est à partir de là que ma descente en enfers a commencé: mais surtout à cause de la condamnation morale de ma famille et du comportement stéréotypé de mon psy.

Je ne suis pas un naïf mais j'ignorais tout du phénomène des brouteurs et j'ai tendance à avoir a priori confiance en les gens -alors quand on cherche l'amour à distance... Mais depuis j'ai hélas beaucoup appris et dans la douleur. Donc je me suis fait escroquer essentiellement et successivement par deux personnes, d'autant plus facilement que l'argent n'a jamais été pour moi la valeur primordiale dans la vie ici-bas. Au contraire de ma famille, très matérialiste. Nous sommes des dizaines de milliers d'hommes et de femmes (d'après les professionnels d'Interpol et du Ministère de l'Intérieur que j'ai eus au téléphone) à nous faire avoir ainsi chaque année rien qu'en France. Moi j'y ai laissé environ 5000€ (pris sur mes économies) mais pour d'autres c'est 10 fois plus: et tous ne sont pas bipolaires, loin de là!

 

Je ne cachais pas mes (més)aventures à ma famille, mais ce qui fut insupportable pour ce frère aîné fut que j'aie nié le plus longtemps possible avoir envoyé de l'argent en Afrique. Il ne supporte réellement pas l'idée de ne pas tout savoir de ma vie. Il m'a alors demandé si j'acceptais d'avoir une entrevue commune avec mon psy et des membres de ma famille: j'ai accepté naïvement. La réunion eut lien fin avril: bizarrement il n'a pas réussi à se libérer pour y participer. Devant mon frère cadet et mes deux soeurs, mon psy a déclaré que je n'étais pas en crise mais que je devais faire attention à mes dépenses et surtout conserver le lien avec ma famille. Ce que je tente depuis, sans succès faute d'envie similaire de leur part. Mais, le 30 avril, il a pris l'initiative de demander une mesure de sauvegarde de justice envers moi au service des tutelles de ma ville pour "troubles de l'humeur entraînant un danger de dépenses excessives". Durée: 6 mois. Cette mesure a expiré donc le 30 octobre dernier. J'ai conservé des rapports francs avec lui et il m'a donné copie de ce document en août. Je ne nie pas du tout que cette mesure fut utile et nécessaire vu ma fragilité à l'époque où il en fit la demande. Mais mon contexte -intérieur et extérieur- s'est transformé du tout au tout depuis.

 

J'en fus informé début juillet, et par hasard, par ma propre banquière quand elle m'apprit que je n'avais plus le contrôle de mes économies (un placement en bourse et des livrets) mais seulement celui de mon compte courant. Mi-avril, suite à une dernière altercation violente (de sa part, pas de la mienne) avec ce frère, j'avais été obligé de quitter mon père

du jour au lendemain pour me réinstaller définitivement en ville dans mon appartement. Mon père a été très affecté psychologiquement par toute cette histoire, et j'en suis en partie responsable bien sûr: mais pas à 100%.

 

Maintenant, de Charybde en Scylla...

 

Mi-juin, une personne m'avait interpellé dans la rue en me disant m'avoir rencontré lors de mon dernier séjour (2005) en HP. Petit à petit, avant et après cette décision de justice dont

je leur avais d'ailleurs immédiatement fait part, cette personne et sa mère ont réussi à gagner ma confiance. A l'époque, je venais, dégoûté, d'échapper à l'emprise psychique des brouteurs, et je me suis dit que, tant qu'a donner de ma personne et de mes deniers, autant aider des personnes réelles et connues de moi personnellement. Je leur ai donc rendu de nombreux services, donné des affaires auquelles je tenais, et avancé de l'argent pour des achats jusqu'à hauteur de 3500€. A l'époque, mon état d'esprit était précisément qu'au moins j'aidais des gens qui en avaient réellement besoin, dont je connaissais les domiciles, qui avaient eu moins de chance que moi dans leur vie, et qui m'avaient promis la main sur le coeur de me rembourser. Eh bien la suite prouva que non bien sûr. Elles ont exploité mon altruisme et ma foi en la nature humaine et m'ont manipulé tout l'été dernier. Je suis en train de monter un dossier de plainte à l'attention du Procureur de la République de

ma ville.

 

Ces 3500€ de trou dans ma trésorerie( 840€ de revenu net par mois) m'ont fait plonger financièrement. Ce n'aurait pas été le cas sinon. Depuis plusieurs mois je ne fais plus qu'un repas par jour et j'ai maigri au total de 30 kgs. J'ai découvert l'univers des CCAS, du Secours Catholique... qui se demandent (moi aussi) comment un ingénieur a pu se mettre dans une situation pareille. Et impossible d'assainir ma situation en remboursant mes dettes (charges de syndic, pension alimentaire en retard) puisque je ne peux plus toucher à mes économies. Ma banque s'est engraissée sur la bête et a accumulé plus de 500€ de revenu en frais divers... Aggravant le problème. Quant à un soutien matériel de ma famille: c'est niet bien sûr. Mon frère aîné et cette soeur sont même positivement ravis. Le juge des tutelles, suite à ma demande immédiate en juillet, a refusé de me recevoir. Je n'ai d'ailleurs jamais reçu la moindre notification officielle par courrier de justice de cette décision d'une mesure de sauvegarde.

 

Début août, suite à la proposition de mon frère cadet avec lequel j'ai conservé des rapports corrects et avec mon plein accord, j'ai subi une expertise psychiatrique. Un collègue de mon psy, qui n'a pas le droit de consulter mon dossier médical, au bord de la retraite comme lui, et qui m'a déroulé pendant une 1/2 heure un questionnaire standardisé. Me demandant en gros de réciter ma biographie, histoire de voir si j'ai encore les deux pieds dans mes chaussures ou déjà à côté. Sa première question fut d'ailleurs: "Alors, vous avez été élevé en famille d'accueil?" J'ai essayé de lui faire comprendre que je n'étais pas le "client" habituel: peine perdue. Et il n'a même pas voulu m'écouter quand j'ai tenté de lui expliquer le contexte récent, qui avait motivé l'action initiale de mon psychiatre traitant.

 

 

 

La conclusion de mon long et sans doute indigeste exposé sera plus brève:

 

Cet expert psy n'a rendu son rapport que début octobre. Mon jeune frère, qui l'a reçu sous pli cacheté comme c'est semble-t-il l'usage, l'a renvoyé aussitôt au Tribunal d'Instance, accompagné d'une déclaration où il exprime son souhait, si la Justice décide cette mesure nécessaire, de devenir mon curateur personnel -toujours avec mon accord plein et entier. Quelques jours plus tard il a reçu du même TI un courrier comportant un "questionnaire" à remplir en vue d'une curatelle/tutelle et à retourner sous huit jours. Le lendemain le service des tutelles l'appelait pour réclamer le rapport de l'expert... qu'ils avaient pourtant déjà reçu. Le lendemain encore, mon frère cadet et moi recevions un même et nouveau courrier comme quoi une procédure en vue d'une tutelle à mon encontre était déjà en cours.

 

Mon impression est que, une fois la machine judiciaire lancée, rien ne peut plus l'arrêter. Un juge qui ne m'a pas jamais rencontré et n'en a pas l'intention va décider, sur la foi d'une

expertise superficielle par un psychiatre qui n'a pas accès à mon dossier médical et a refusé de chercher à savoir qui je suis, de faire de moi un mineur à vie...

 

Mon frère m'a appris il y a 2 jours que le reste de ma famille a reçu le même "questionnaire". Si lui demande une curatelle simple, dont le périmètre s'arrêterait à la gestion de mes placements et biens actuels, j'ai donc au moins un frère et une soeur qui eux sont animés d'intentions beaucoup moins bienveillantes envers moi...

D'autant plus que depuis 3 mois j'ai contre vents et marées renoué avec cet amour de

jeunesse et que nous avons découvert, malgré la fuite du temps, que nous avions toujours beaucoup à partager et que nos sentiments réciproques étaient intacts: bref, nous avons entamé très prudemment et tout en douceur une belle relation avec un véritable projet de vie.

J'ai réellement tourné la page de cette annus horribilis, mon état d'esprit - mon "humeur" n'ont plus rien à voir, d'autant plus que j'ai pu enfin candidater à un poste d'ingénieur en

parfaite adéquation à mon parcours: avec de réelles chances de succès.

 

Or mon frère m'a appris que, si la curatelle renforcée est décidée par le TI, je n'aurais par exemple plus ni chéquier ni carte de crédit et devrais aller au guichet de ma banque chaque semaine retirer quoi: 100€ ? Vous imaginez la situation, pour un ingénieur avec possiblement un revenu de 3000€ nets par mois ou davantage! Quelle crédibilité auprès d'un employeur même potentiel?

 

Cerise sur le gâteau, la confidence que m'a faite mon oncle maternel aujourd'hui-même. Il n'est pas juriste, mais d'après lui la seule personne légalement à même de réclamer une tutelle ou curatelle envers moi est ma fille et unique héritière: est-ce exact?

Dans ce cas toute la procédure est invalidée. Je ne suis même pas certain que le juge des tutelles en charge de mon dossier soit au courant de sa simple existence... Ce que je sais c'est que mon ex-épouse et notre fille n'ont absolument pas été contactées par son service.

 

 

Bref, je me bats chaque heure de chaque jour pour survivre, préserver ma liberté en faisant valoir mes droits que je connais très mal et dont personne n'a bien voulu m'informer, et nous bâtir avec ma nouvelle compagne un bel avenir commun. Mes faibles ressources me donnent droit à l'aide juridictionnelle: mais est-ce une bonne idée de solliciter par cette voie l'aide d'un avocat, sachant que c'est le Procureur de la République, supérieur hiérarchique direct du juge des tutelles en charge de mon dossier, qui aura le bon vouloir ou pas de me l'accorder?

 

 

 

 

 

En conclusion: je ne connais rien au monde de la justice, des services sociaux, je ne savais pas il y a deux mois ce qu'est une tutelle ou une curatelle. Je ne suis qu'un intellectuel qui croit en des valeurs obsolètes et dont la vie a été manipulée et brisée, et qui avait jusqu'à présent rencontré une seule fois un juge: une JAF, pour mon divorce. Je me sens démuni et désarmé contre la machine institutionnelle, et son bras armé la psychiatrie moderne telle qu'elle se pratique ici: son objectif n'étant pas de guérir les gens, mais de les garder sous contrôle à coups de psychotropes, au mépris du respect des personnes et de leur droits individuels. L'attitude de mon psychiatre se résume d'ailleurs à cette déclaration: "J'ai fait mon travail, la suite ne dépend plus de moi"...

 

Je ne sais pas si je suis guéri, mais au moins depuis 2000 je me suis parvenu à me reconstruire. Seul. Et je tente maintenant de me construire un meilleur avenir. Ce qui présuppose bien sûr que je reste un homme et un citoyen libre... Alors que l'Institution médico-judiciaire me laisse une chance d'avancer au lieu de m'enfoncer la tête sous l'eau...

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J'ai rapidement parcouru votre trop long message. Vous parlez d'une dette financière qui peut justifier d'une mesure de protection. Et cette mesure a pour but de vous aider, pas de vous brimer.

Logiquement, puisque l'affaire suit son cours, vous devriez être reçu par le juge des tutelles, sauf si l'expert en a décidé autrement dans son rapport, anomalie à mon sens trop fréquemment retrouvée et qui empéche tout dialogue juge - patient expertisé.

Notez que l'assistance à expertise n'était pas pour vous une obligation... Vous aviez la possibilité de la refuser.

Quant au choix du curateur, vous avez le droit d'exprimer votre avis : solution familiale ou curateur externe. Faites le par écrit au juge en R+ AR.

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Sur le plan juridique : une personne de votre famille (et même plusieurs) s'inquiètent pour vous, compte tenu de votre affection pathologique qui vous a mené à faire des dépenses inconsidérées. Il veulent vous protéger de manière à ce que vos dépenses soient contrôlées et que le problème ne se renouvelle plus. ceci sur la base d'un dossier médical. Il n'y a rien d'anormal en cette affaire.

 

Sur le plan matériel, économique. Vous dites avoir des revenus très limités, ce qui explique que vous ne seriez autorisé à retirer que 100E : c'est proportionnel à vos revenus.

Si vous ne travaillez pas actuellement comme ingénieur, vous ne pouvez invoquer des revenus (3000E) que vous n'avez pas pour l'instant.

 

Sur le plan personnel et psychiatrique : lorsqu'un symptôme exige des prises de médicaments, ces derniers aident à le calmer, l'atténuer, l'endormir, mais cela ne traite pas les difficultés psychologiques sur le plan de la vie, du sens de ce que l'on fait, de ce qui vous arrive et toute la dimension émotive et la pensée qui l'accompagne. Traitement chimique, c'est tout, et non recherche de sens pour soi-même et par rapport à soi-même. C'est une intervention mécanique : comme pour faire baisser la fièvre, mais sans remonter aux causes existentielles et sans tenir compte de ce que vous ressentez, pensez.

 

Pour vous aider à vous trouver mieux dans votre tête et dans votre vie, il faut accompagner ce traitement chimique d'une psychothérapie, qui vous permet de parler de vous, de vos difficultés, de votre vie, afin d'améliorer vos problèmes. A vous de faire cette démarche de recherche d'un psychothérapeute pour vous aider à y voir plus clair dans votre vie, et trouver un soutien et une aide face aux difficultés que vous pouvez rencontrer, ce que ne ferons jamais les médicaments. Cela vous aidera à introduire la dimension de la parole par rapport à ce que vous vivez, et vous aidera à y réfléchir et à vous orienter, et vous aidera à vous protéger d'une souffrance sans doute.

 

L'administration de médicaments, vous le dites vous même : minimaliste, automatique, sans commentaires.

Cherchez à vous faire aider autrement.

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