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ambrosie

séquestration sur mon lieu de travail

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Bonjour à tous, j'ai vécu aujourd'hui une chose extrêmement grave et j'ai besoin d'en parler.

Travaillant pour un organisme qui emploie des auxiliaires de vie, j'étais au domicile d'une personne schizophrène (sous traitement et soi-disant stabilisée) lorsqu'elle a été prise de bouffées délirantes et m'a dit :

"Madame, vous êtes enceinte, vous perdez les eaux, il faut vous allonger sur le canapé, j'appelle l'ambulance." Je précise que je ne suis pas enceinte.

Dans la foulée, elle se place devant la fenêtre à laquelle elle parle comme s'il s'agissait du médecin. Elle lui explique qu'elle va chauffer de l'eau pour me faire une toilette en attendant l'ambulance. Effectivement, elle fait chauffer de l'eau dans une cocotte à la cuisine.

De plus en plus inquiéte, je commence à me diriger vers la porte mais elle me devance, ferme la porte à clé, m'enjoignant de m'allonger sur le canapé. Elle refuse de m'ouvrir la porte et retire la clé de la serrure. Je m'enferme dans les toilettes, pour téléphoner et demander du secours mais pas de réseau ! En sortant, je la trouve derrière la porte, qui

me guette mais garde la porte fermée.

Le temps qu'elle aille à la cuisine, j'ouvre la fenêtre pour m'échapper, mais sans succès.

Elle me surveille constamment.

Je rentre alors dans son jeu, lui explique que je suis bien enceinte, mais préfère voir mon médecin plutôt que celui du Samu et demande à sortir pour chercher le n° du médecin dans ma voiture.

Nouveau refus. Je cherche comment sortir de cette situation : elle pèse au moins cent kilos et ne manque pas de force, il faudrait l'assommer et récupérer la clé. Pendant 20 minutes je cherche désespérement une solution. Enfin, on sonne à la porte, la forcenée ouvre la porte à l'employée qui porte le panier repas, je lui demande de l'aide, essaie de sortir, mais elle me barre le passage en poussant des hurlements. Finalement je réussis à sortir et m'échappe en courant, l'autre personne fait de même... Voilà !

Désolée d'avoir été un peu longue, mais j'ai eu la peur de ma vie.

Je ne peux pas admettre que l'entreprise puisse envoyer du personnel chez une femme aussi dangereuse.

Personnellement j'ai été très choquée par cette aventure. J'aimerais savoir si je peux attaquer l'entreprise au niveau de sa responsabilité dans cette affaire et du préjudice moral que j'ai subi.

Merci

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Dans la chaine de responsabilités, tout dépend des circonstances, de ce chacune des parties savait, ou était supposée savoir et edes preuves à disposition.

 

Il faut tout poser, clarifier et trier pour évaluer vos chances de succès. Sur le principe, l'entreprise qui vous emploie est présumée responsable, il lui appartient de démontrer le contraire.

 

La personne est-elle considérée comme incapable majeure ? Quelle ancienneté dans la mission ? Est-ce le premier incident (avec vous ou un autre auxillaire de vie) ?

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Invité Mashinotsu

Votre métier d'auxiliaire de vie s'exerce normalement auprès de personnes saines d'esprit ?

Depuis combien de temps votre entreprise intervient-elle chez ce malade ? Et y a-t-il eu des précédents ?

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Merci de votre réponse. La personne est schizophrène sous tutelle. J'ai déjà eu à intervenir chez elle. J'y suis allée 2

fois, elle n'a pas eu d'agressivité à mon égard précédemment mais parlait toute seule. Après y être allée, j'ai entendu dire que beaucoup d'employées ne veulent pas y aller, mais comme je ne les connais pas, n'en sais pas plus. Il faut dire que je suis nouvelle dans la société où j'en suis à mon 3ème CDD.

J'ai une fiche d'intervention à domicile stipulant que Mme est une malade chronique psychiatrique avec idées délirantes sans agressivité. Ces indications sont fournies par l'infirmière référente. Mais de quand datent-elles ? La situation de la malade peut évoluer. Et qui me dit que la malade prend son traitement ?

 

---------- Message ajouté à 00h17 ---------- Précédent message à 00h13 ----------

 

Bonjour,

 

C'est tout frais, de hier matin!

J'ai signalé la chose immédiatement (téléphone à l'infirmière référente, et à ma responsable de secteur).

On m'a demandé de faire un rapport écrit, la directrice devait me rappeler mais ne l'a pas fait.

J'ai rédigé mon rapport, ils l'auront aujourd'hui

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Bonjour,

 

Normalement nous intervenons auprès de diverses personnes, malades ou simplement fatiguées ou âgées. Nous recevons avant d'intervenir chez les gens une fiche explicative concernant chaque bénéficiaire.

Certains ont Alzheimer, d'autres Parkinson, mais tout se passe bien, ils ne sont pas agressifs, et ce sont des

personnes qui ne vivent pas seules en général. Là c'est vraiment particulier, c'est une personne sous tutelle.

Comme je suis nouvelle dans l'entreprise, je ne sais pas au juste depuis combien de temps il y a des interventions

chez elle, mais j'ai entendu dire qu'il y a longtemps. Il y a eu sûrement des problèmes car j'ai entendu dire aussi

que pas mal de collègues ne voulaient pas y aller . Donc l'entreprise n'est pas sans ignorer cela.

 

---------- Message ajouté à 00h35 ---------- Précédent message à 00h24 ----------

 

Bonjour,

Je suis d'accord avec vous, c'est un scandale , dailleurs je n'arrive pas à oublier ce qui s'est passé et partir dormir tranquillement. Elle m'a vraiment traumatisée et pourtant je ne suis pas peureuse.

L'attitude de l'entreprise me semble légère, je voudrais les attaquer mais sur des bases solides, autant pour moi

que pour les collègues de l'entreprise et les autres cas à venir. Je n'ai pas peur pour rien :

Il y avait eu une affaire criminelle à l'hôpital de Pau : 2 infirmières avaient eu la tête tranchée par un schizophrène

dont la mère disait qu'il fallait l'interner. La mère de ma "cliente" ne va jamais chez sa fille. On se demande

pourquoi... Alors pourquoi faudrait-il que j'y aille ?

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Bonjour,

 

Pour commencer, vous pouvez exercer votre droit de retrait et refuser d'intervenir à nouveau chez cette personne. JE VOUS Y ENCOURAGE FORTEMENT.

Ensuite, c'est à votre employeur de prendre ses responsabilités.

Vous pouvez tout à fait l'y inviter dans votre rapport en expliquant votre perception du danger.

 

Ensuite, je vous conseille de déposer une main courante au commissariat de police, au cas où les choses tournent mal.

Vous y consignerez les faits (la séquestration), le fait de l'avoir signalé par écrit à votre employeur, et votre demande aux services de police de vous aiguiller vers les services compétents (DDASS, juge des tutelles, procureur de la République, ...).

 

Ensuite, en fonction des actions engagées par votre employeur, on verra s'il est judicieux de lui communiquer cette main courante.

J'y serais a priori favorable, mais soyons prudents...

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Les risques du métier... je pense que l'entreprise a bien encadré le dossier, qui a manifestement mal évolué à votre détriment. Ce qui ne l'exonère en rien, car l'entreprise reste responsable sauf à démontrer que vous ayez méconnu vos obligations.

 

Comme solution à cette situation, il n'y a pas que la voie contentieuse, mais si vous vous dirigez vers elle vous devrez vous attendre à ce que la société se défende. Votre choix.

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bonjour, je n'ai pas qu'un seul contentieux.

Dans cette société les frais de déplacement sont entièrement à la charge du salarié; or la voiture est indispensable pour se rendre chez les bénéficiaires. Il s'agit de tournées (6 à 8 adresses voire plus à visiter par jour) et les distances sont assez longues (nous sommes à la campagne), je dépense en moyenne 45 € par semaine en carburant : sur une

paye au SMIC, c'est considérable. Est-ce légal ? Car enfin, si je décompte les frais d'essence de mon salaire, je ne suis plus au SMIC ! Et la voiture est mon instrument de travail, sans elle je ne peux pas travailler. Ces frais sont donc incompressibles.

Par ailleurs, cette société (une communauté de communes) paye à J+30... En ont-ils le droit ?

Pour répondre à votre message, je suis convoquée jeudi par la direction au sujet de l'incident qui est pris au sérieux. La personne concernée a reçu la visite d'un infirmier psychiatrique, qui a corroboré le scénario de la femme enceinte. Apparemment il y aurait eu un problème de médicaments. Mais ce n'est pas mon problème !

Si vous ou quelqu'un du forum pouvait me répondre sur les 2 points soulevés, cela m'arrangerait bien.

Cordialement

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Bonsoir,

Même avec la meilleure volonté du monde, il est tout a fait impossible de garantir que l'intervention à domicile puisse "tout le temps " bien se passer, et votre employeur, comme l'infirmière référente ne pouvait pas prévoir ce type de réaction de la part de cette personne, même stabilisée. Peut être que cette personne n'a pas pris son traitement, comme vous le dites... ou que son traitement doit être modifié, mais que pour le moment , il n'existait pas de signes qui permettait de l'envisager. C'est d'ailleurs à vous, en tant qu'auxiliaire de vie, et autres intervenants, qui pouvez, par vos observations, apporter, des éléments précieux au pole psychiatrique, qui pourra alors prendre la mesure de l'évolution du patient.

Le secteur psy n'avait sans doute pas tous les éléments qui pouvait leur permettre de prévoir un tel comportement ? Votre employeur n'a aucun intérêt, à vous mettre dans une situation difficile.

Je peux par contre comprendre que vous étiez choquée, et il serait peut être intéressant de rencontrer, si elle existe, la psychologue de votre organime, afin de lui faire part de ce que vous vécu, de votre frayeur, et de votre crainte de retourner sur le terrain.. Vous pouvez ausi demander à votre employeur s'il existe des formations pour mieux appréhender des situations difficiles comme celle que vous venez de vivre.

Rappelez vous que nous travaillons avec de l'humain, qui par nature est parfois "imprévisible", et davantage encore lorsque les personnes ont des maladies mentales. Même les personnes âgées ont parfois des réactions surprenantes, et agressives.... La question est de savoir si vous souhaitez au mieux gérer ces situations, qui vont fatalement se reproduire sous une forme ou une autre ou ne plus travailer avec des personnes potentiellement difficiles. Avec ce type de questionnement, vous n'êtes plus une victime, mais vous êtes dans une responsabilité partagée avec votre employeur, ce qui est plus rassurant pour aller sur le terrain réaliser sa mission pour accompagner la personne au mieux de ses intérêts.

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Votre employeur est-il public ou privé ? Public, J+30 on a vu pire...

 

Vos frais de déplacements devraient être effectivement remboursés, je suis curieux que vous n'ayez pas soulevé le problème à votre embauche...

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comment est rédigé votre contrat droit privé ou public??

Si droit privé ,c'est totalement illégal de payer les gens à j + 30

Quant à votre accident professionnel ,il faut consulter un médecin ,car vous avez subi un choc et cela doit être déclaré comme accident du travail de toute urgence.L'employeur doit déclarer cela comme AT .Il peut y avoir faute inexcusable de l'employeur ,si de tels incidents se sont déjà produits avec d'autres salariés.

Comme Tigripinpon, je pense qu'il faut porter plainte au commissariat ,une simple main courante n'est pas suffisante .La plainte doit porter sur la mise en danger de la vie d'autrui de la part de l'employeur et sur sequestration arbitraire avec menaces de la part de la "malade" .Une enquête de proximité et de voisinage aura lieu ,et je ne pense pas , vue les circonstances ,que l'affaire soit classée sans suite par le substitut du procureur .L'affaire est trop grave pour que cela en reste là.Faites un rapport ,très détaillé,insisté sur le choc moral que vous avez depuis .Prevenez la DAS ET LE CONSEIL GENERAL ,car je pense que ce doit être le conseil général du département qui gère ce genre d'assistance.

Tenez nous au courant merci

Modifié par Suji San

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Bonjour,

 

D'abord la séquestration : nous sommes au coeur d'un problème de société.

A l'évidence, le cas de cette personne (la malade) est pathologique, connu, les risques existent et sont connus aussi.

Mais la société (au sens sociétal, pas l'employeur), pour des raisons bassement économiques, a fait le choix de gérer ce genre de cas à la petite semaine.

L'employeur, lui, profite opportunément du besoin de service, qu'il cautionne implicitement. Il s'inclut donc dans la chaîne de responsabilité.

Et comme d'habitude, c'est le lampiste qui trinque.

 

Pour revenir au cas d'espèce, ce n'est pas à une auxiliaire de vie (avec tout mon respect, qui n'est même pas un personnel de santé) d'intervenir seule chez ce genre de personne.

Cela constitue incontestablement une exposition volontaire d'un employé à un risque connu et certain ; employé insuffisamment formé et sans moyen pour parer à ce risque. Pour l'employeur, c'est une faute inexcusable.

 

La preuve, c'est qu'on a frôlé le drame.

 

Pour le paiement du salaire, si vous avez un contrat de droit privé et êtes mensualisée, vous devez être payée une fois par mois, régulièrement.

J+30, c'est largement exagéré, mais il n'y a aucun texte qui précise exactement à quelle date le salaire doit être versé.

Donc ça sera forcément compliqué d'attaquer sous cet angle.

Par contre, vous pouvez exiger un acompte au milieu du mois (entre 2 payes), de la moitié de votre salaire (Art. L3242-1, Code du Travail).

 

Pour ce qui est du véhicule, visiblement vous ne percevez aucun frais, donc vous n'avez pas à utiliser votre véhicule personnel.

Attention au niveau de l'assurance, vous n'êtes d'ailleurs certainement pas couverte pour cette utilisation.

 

Voilà. Et tenez-nous au courant de la réaction de votre direction.

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Bonjour,

J'aimerai bien qu'un responsable d'une organisme d'aide à domicile puisse s'exprimer sur le sujet, "la chaine des responsabilités"...

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Bonjour,

J'aimerai bien qu'un responsable d'une organisme d'aide à domicile puisse s'exprimer sur le sujet, "la chaine des responsabilités"...

 

Ce n'est pas leur rôle.

 

Vous êtes face à votre employeur, il est responsable. Sauf à démontrer que vous ayez commis une faute.

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Bonsoir,

merci de me répondre. Je ne suis pas d'accord pour servir d'interface entre le pôle psychiatrique et le patient. Ce n'est pas mon rôle, mais celui des

infirmiers psychiatriques.

Je ne suis pas là pour prendre des risques, ni payée pour. Chacun son job. Ce type de malade est potentiellement dangereux. Je sais bien que le facteur

humain est imprévisible, mais là nous atteignons des sommets dans l'imprévisible. Comme on dit, il vaut mieux prévenir que guérir et éviter de s'exposer

à des situations qui peuvent dégénérer. Cela dit, je vais rencontrer demain la direction pour discuter du problème.

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Bonsoir,

 

Pendant cette discussion, ne perdez pas de vue 2 choses :

- comme vous l'a dit Colors, l'employeur en tant que tel est responsable de la sécurité de ses employés ; c'est à lui de vous confier des missions adaptées, et de vous donner les moyens de travailler en toute sécurité,

- faute de cela, vous avez un droit : le droit de retrait.

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Bonsoir,

 

Merci de la réponse.

Ce n'est pas un contrat de droit privé, donc...

Pas bête, la DAT, je n'y ai même pas pensé. La plainte, je vais m'en occuper aussi, mais je suis un peu débordée question temps. Par contre,

juste une question : il faut que je porte plainte contre l'employeur et la malade, ou contre l'employeur uniquement ? La malade est incapable,

sous tutelle.

Pour ce qui est du Conseil Général, je travaille pour un organisme qui en dépend, donc il sera forcément au courant. Et ne cherchera pas

à donner suite à une affaire embarrassante.

C'est un peu le pot de terre contre le pot de fer, non ?

 

---------- Message ajouté à 23h34 ---------- Précédent message à 23h34 ----------

 

on est bien d'accord

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Invité Mashinotsu

35€ ne sont pas suffisants pour éviter l'encombrement des tribunau, hélas.

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Bonsoir,

 

Merci de la réponse.

Ce n'est pas un contrat de droit privé, donc...

 

Je ne sais pas quoi vous dire pour le salaire, je ne suis pas assez calé en droit public.

Par contre, pour ce qui est de votre véhicule, je suis affirmatif, vous n'êtes pas assurée.

 

Pas bête, la DAT, je n'y ai même pas pensé. La plainte, je vais m'en occuper aussi, mais je suis un peu débordée question temps. Par contre,

juste une question : il faut que je porte plainte contre l'employeur et la malade, ou contre l'employeur uniquement ? La malade est incapable,

sous tutelle.

Pour ce qui est du Conseil Général, je travaille pour un organisme qui en dépend, donc il sera forcément au courant. Et ne cherchera pas

à donner suite à une affaire embarrassante.

C'est un peu le pot de terre contre le pot de fer, non ?

Pour la plainte, ce sera contre la malade, pour séquestration arbitraire. Peu importe son incapacité, ce n'est pas à vous de rechercher les responsabilités, ce sera l'objet de l'enquête.

 

Pour ce qui est de l'employeur, attendez de le rencontrer aujourd'hui, vous vous ferez une idée en fonction de ce qu'il vous dira et des mesures qui seront effectivement prises.

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Bonsoir,

 

J'ai eu l'entretien avec l'entreprise ce jour. Ils sont surpris : depuis 2005, ils assurent un service à cette malade et il n'y aurait eu aucun problème. Ce n'est pas ce que j'ai entendu dire. Pour eux, il n'y a pas de risque zero, n'importe qui peut un jour avoir une crise... Pour l'infirmier psychiatrique,

qui suit la malade, ce n'est pas grave, c'est habituel ! Pour lui peut-être. Il a donc assuré à l'entreprise qu'il n'y a pas de danger et qu'une autre salariée peut intervenir chez la bénéficiaire. Le traitement a simplement été changé. Donc dès demain il y aura intervention d'une collègue, qui - quand même - sera briefée. J'en suis restée sans voix.

Je me suis vu proposer un suivi psychologique par la psy maison, offre que j'ai déclinée.

J'ai demandé à ne pas être envoyée à l'avenir chez ce style de malades.

Concernant les frais de déplacement, rien n'est vraiment clair. Pendant les 3 mois d'essai j'ai 40E de prime mensuelle, alors que je dépense en moyenne 45€ par semaine pour le gasoil. Par la suite, quand on devient titulaire, des primes sont prévues, tous les 6 mois, mais ne couvrent pas les frais non plus. Et si je reste 3 mois seulement, je n'y aurai donc pas droit !

J'ai oublié de soulever le problème de l'assurance qui est un vrai problème, mais je reviendrai à la charge.

Il y a l'inspection du travail, aussi.

Une question : sur quoi peut déboucher une plainte contre un "incapable" au sens juridique du terme bien entendu ? Il s'agit d'une personne malade mentale et sous tutelle.

Je note au passage que quelqu'un sur le forum fait allusion aux 35€ insuffisants pour désencombrer les tribunaux.

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Une prime ne peut se substituer aux frais de déplacement, qui ne sont ni soumis à charges sociales, ni imposables.

 

Ne cherchez pas un autre responsable à la situation que votre employeur.

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Visiblement, il faudra attendre un incident plus grave pour que les choses bougent.

Pour vous-même, si vous êtes à nouveau confrontée à ce genre de problème, vous pourrez toujours exercer votre droit de retrait.

Pour le cas de cette malade, je ne sais pas si un infirmier est apte juridiquement à évaluer la situation, il n'est pas médecin. En tout cas il en a pris la responsabilité, du coup l'entreprise se sent couverte, du point de vue médical.

 

Pour ce qui est des frais de déplacement, il est tout-à-fait anormal que vous payiez pour pouvoir travailler.

Je vous conseille de vous rapprocher d'un syndicat qui se fera certainement un plaisir de gérer ce dossier.

Je vous rappelle aussi que, faute d'avoir souscrit auprès de votre assurance auto une extension de garantie pour les trajets professionnels, vous n'êtes tout simplement pas assurée lors de ces trajets.

 

Pour en revenir à la séquestration, avez-vous fait une main courante, déposé plainte, écrit quelque chose à votre employeur ?

Dans quelle situation êtes-vous ? Titulaire ? Précaire ?

 

Une personne incapable ne sera pas inquiétée judiciairement par une plainte, mais cela pourrait déboucher sur son internement.

Par contre, comme je vous l'ai dit, une enquête rechercherait les responsabilités du côté de sa tutelle, des personnes mandatées par la tutelle pour s'occuper d'elle, etc.

Modifié par Tigripinpon

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