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thibault12

Mon employeur m'a informé de son souhait de rompre mon CDI, puis-je en parler ouvertement ?

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Bonjour,

 

Je suis manager au sein d'une PME depuis 2 ans 1/2, mon PDG m'a informé il y a 3 semaines de cela qu'il souhaitait mettre un terme à mon contrat de travail.

 

N'ayant fait aucune faute, il m'a fait une proposition de rupture conventionnelle avec des indemnités supra-légales risibles. Je lui ai donc fait part de mon refus et lui ai expliqué qu'il devrait donc au choix me faire une offre minimum de x€ (montant bien supérieur à sa proposition) ou me licencier pour une faute que je saurai faire requalifiée comme "abusive" aux prud'hommes.

Mon PDG est dos au mur car il ne souhaite pas sortir ce montant (que ce soit via rupture conventionnelle ou aux prud'hommes) mais ne souhaite pas pour autant me garder au sein de la société (et je ne souhaite plus rester désormais). De ce fait la situation ne bouge pas et n'est pas saine du tout.

Connaissant bien le personnage, je suis contraint de le pousser un peu dans ses retranchements afin de faire évoluer la situation (je ne souhaite pas rester encore 6 mois dans ces conditions).

 

Ma question est donc la suivante : puis-je informer officiellement mes collaborateurs que mon PDG souhaite mettre un terme à mon contrat et que nous sommes en phase de négociation (sans aucun jugement négatif ni désaveu de mon PDG bien sûr). Ou est-ce que cette officialisation pourrait être requalifiée comme une faute (je n'ai signé aucun document qui donne un caractère confidentiel à la négociation).

L'idée étant qu'une fois l'information donnée il lui sera difficile de revenir sur sa décision de rompre mon contrat ou de faire trainer les choses sous peine de perdre en crédit.

 

Même question : puis-je faire part de cette information à un/des investisseurs que je connais qui ont injecté du capital dans la société (ayant un poste stratégique, il est mauvais de garder quelqu’un de démotivé) ?

 

Merci pour vos réponse à ma question un peu atypique.

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Invité Mashinotsu

A vos collaborateurs, officiellement, non.

A l'investisseur, pourquoi pas.

Mais il est probablement OK.

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Bonjour

Mon conseil est de n'en parler à personne

cela vous nuira

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Bonjour, merci pour vos réponses.

Dans ces conditions comment puis-je "faire pression" de bonne manière pour faire avancer les choses ?

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Bonjour

Mon conseil est de n'en parler à personne

cela vous nuira

 

Je suis tout à fait d'accord avec Halias. Vous n'êtes pas, malgré les apparences, en position de force.

 

Même si la négo n'est pas confidentielle, vous n'avez aucun intérêt "à mettre le souk" dans l'entreprise.

 

La position de l'investisseur, c'est de payer un minimum. N'espérez rien de ce coté.

 

Mon conseil: faites bien votre travail, sans forcer, sans faire des heures. Ecrivez une lettre LRAR (pour lui donner date certaine) à votre PDG en lui rappelant que vous avez refusé sa proposition de RC parcequ'elle était financièrement inéquitable en l'absence de griefs tangibles et matériellement véritables. Cela rendra inconfortable la "découverte" prochaine de griefs. Cherchez tranquillement un nouveau job et ne vous montrez pas démotivé.

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Mon conseil: faites bien votre travail, sans forcer, sans faire des heures. Ecrivez une lettre LRAR (pour lui donner date certaine) à votre PDG en lui rappelant que vous avez refusé sa proposition de RC parcequ'elle était financièrement inéquitable en l'absence de griefs tangibles et matériellement véritables. Cela rendra inconfortable la "découverte" prochaine de griefs. Cherchez tranquillement un nouveau job et ne vous montrez pas démotivé.

 

J'ajouterais aussi :

Faites en sorte dorénavant que toutes vos entrevues aient lieu en présence d'un témoin, de préférence un DP/DS.

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J'ajouterais aussi :

Faites en sorte dorénavant que toutes vos entrevues aient lieu en présence d'un témoin, de préférence un DP/DS.

 

Bonne idée

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Invité Mitsuni
A vos collaborateurs, officiellement, non.

A l'investisseur, pourquoi pas.

Mais il est probablement OK.

 

 

+1 avec G.

 

Votre position de MANAGER vous oblige à un minimum de retenu et de confidentialité dans ce qui se trame à l'échelon direction ;

 

Si l'investisseur est en position majoritaire, il est plus que probable qu'il est au courant du litige entre vous et le PDG , ou plus exactement des motifs ,

motifs que vous semblez ignorer , ce qui est assez surprenant !

 

Il est toutefois possible d'intervenir auprès de cet investisseur , mais de facon subtile , en le prenant un peu comme confident , pour lui demander deux choses :

* quels sont les motifs (il est peut etre lui-meme à l'origine de ce départ désiré)

* de lui suggérer de faire un effort financier pour faciliter votre départ.

 

Il est certain que dans votre cas ( 2,5 ans), l'I.L. est faible , soit environ 1/2 mois de salaire. Par ailleurs, une R.C. demande environ 1 mois pour s'appliquer, alors que dans un licenciement SANS faute grave, vous auriez un préavis beaucoup plus long (vous etes probablement cadre, avec un préavis de 3 ou 4 mois).

 

De mon point de vue, ne placez pas la barre trop haut , contentez vous de proposer une I.L. totale de 1/2 + différence (2 ou 3 mois).

 

Si votre PDG sait calculer le cout d'une situation en voie de pourrissement et les effets induits sur le reste du personnel, il devrait savoir vous proposer un bon compromis.

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Entendu, merci pour ces conseils avisés. Effectivement àprès réflexion mettre "le souk" n'est pas une bonne option.

Mais clairement je suis en position de force compte tenu de l'importance de mon poste, de mes rapports très privilégiés avec les équipes (un licenciement ne serait pas compris et passerai très mal) et de l'absence totale de faute même mineure.De ce fait, 2 à 3 mois d'indemnités n'est clairement pas une option envisageable pour moi.

 

Précision : les actionnaires sont à n'en pas douter au courant du souhait de mon PDG de mettre un terme à mon contrat mais probablement pas des difficultés en terme de négociation. Or mon poste est LE poste sur lequel repose le développement de la société (en terme de croissance du CA) donc un actionnaire devrait comprendre que payer est plus rentable que de laisser quelqu’un démotivé pendant 6 mois à ce poste, la perte financière serait beaucoup plus lourde.

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Les cimetières sont remplis de gens "importants". Ne surestimez pas votre pouvoir de nuisance, et n'oubliez jamais que l'employeur est un animal à sang chaud et rancunier.

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Ouhla je ne m'estime pas plus important que je ne le suis ou irremplaçable.

Je dis simplement que :

1/ quelqu'un de peu impliqué et démotivé à mon poste (directeur du business development) coûte beaucoup plus cher à l'entreprise en terme de CA et de parts de marché à prendre que de négocier un départ et prendre quelqu'un d'autre rapidement (c'est un fait objectif)

2/ dans une entreprise de même pas 15 personnes, le licenciement non justifié (les raisons m'ont été exposées de façon non officielle et ce n'est pas un problème de compétences ou de résultats) du plus ancien salarié, directeur d'une équipe de 5 personnes et ami (pas juste collègue) de 50% des salariés passera mal en interne.

Mon employeur en a conscience mais n'arrive pas à se résoudre à débourser de l'argent (ou alors pas grand chose) via RC ou plus tard aux prud'hommes pour me voir partir.

 

Je n'ai mis aucune pression à mon président et lui ai simplement exposé objectivement la situation et la négociation bien que pour l'instant bloquée se fait dans un respect mutuel. Cette situation étant peu saine à mon goût, je cherche juste un moyen de faire avancer les choses d'où ma question initiale (qui partait d'une mauvaise idée je le concède).

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Invité Mitsuni

je n'ai fait que vous indiquer la barre minimum ou votre PDG, s'il est raisonnable et intelligent, devrait fixer la zone de négociation.

Toutefois, je reste surpris, qu'à votre niveau de responsabilités , vous n'ayez toujours aucun indice sur les "motifs" de la séparation envisagée.

Explorez quelques pistes :

* désaccord important sur la stratégie d'entreprise

* manque total de feeling entre les 2 personnages

* votre aura sur les équipes fait de l'ombre au PDG

* vous etes ressenti comme une menace , soit pour lui , soit pour d'autres (le vizir qui veut devenir grand calife)

* on veut mettre quelqu'un d'autre à votre place (le fils de l'investisseur par exemple)

* vous draggez la secrétaire du pdg. (faites très attention à ce genre de détails)

* la sté a des difficultés financieres encore discrétes et secretes.

* l'investisseur veut se retirer , et il faut faire le ménage dans cette perspective

* un nouvel investisseur est prévu, mais il a des exigences, par exemple de fusion d'équipes.

 

Pour le reste, sachez que , sauf s'il s'agit d'une lubie provisoire de votre PDG (est-il lunatique ?) , nous avons tous notre talon d'Achille,

et que l'on vous trouvera vite une faute , vénielle ou sérieuse, permettant votre licenciement , y compris baptisé pour faute grave.

Vous etes seul juge de l'interet d'accepter une offre ou d'aller au clash , et ensuite de gérer votre litige devant les tribunaux.

Si vous aimez les affrontements juridiques, les conseilleurs abondent sur ce forum.

 

---------- Message ajouté à 10h25 ---------- Précédent message à 10h16 ----------

 

Je suis tout à fait d'accord avec Halias. Vous n'êtes pas, malgré les apparences, en position de force.

 

Même si la négo n'est pas confidentielle, vous n'avez aucun intérêt "à mettre le souk" dans l'entreprise.

 

La position de l'investisseur, c'est de payer un minimum. N'espérez rien de ce coté.

 

Mon conseil: faites bien votre travail, sans forcer, sans faire des heures. Ecrivez une lettre LRAR (pour lui donner date certaine) à votre PDG en lui rappelant que vous avez refusé sa proposition de RC parcequ'elle était financièrement inéquitable en l'absence de griefs tangibles et matériellement véritables. Cela rendra inconfortable la "découverte" prochaine de griefs. Cherchez tranquillement un nouveau job et ne vous montrez pas démotivé.

 

+1 + 1 pour les bons conseils de Color.

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