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Forum juridique de Net-iris

propos d'un avocat


Grosmorne

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Bonjour. j'ai assisté hier à une audience d'un tribunal d'instance concernant la radiation de mon affaire (litige avec un constructeur) pour qu'elle soit examinée par le Tribunal de Grande Instance qui aurait dû être saisi dès l'origine. Mais la saisine du TI est due à une erreur de mon premier défenseur (parmi plusieurs autres), le montant des désordres et indemnités excédant les 10000€ seuil du TI je crois. Mon avocat principal est dans le ressort d'un autre tribunal est il était représenté par une très jeune avocate. Au cours de l'audience, l'avocat de la partie adverse, que j'avais rencontré à plusieurs reprises au cours de l'expertise judiciaire sur cette affaire et qui avait eu la même tenue, s'est permis d'ironiser à haute et intelligible voie sur le fait que j'avais changé d'avocat ainsi que sur le montant selon lui démesuré des préjudices réclamés. Avec forces sourires entendus à l'assemblée composée en majorité d'autres avocats venus pour leurs propres affaires qui ont acquiésé et vers la Présidente du Tribunal qui a souri.

je regrette que la jeune postulante n'ait pas réagi, sans doute peu habitué à ce genre de provocation. Ma question: L'attitude de l'avocat est-elle acceptable envers la partie adverse?. Elle me semble lamentable. Ayant été publique ne peut-on rien faire?

 

---------- Message ajouté à 10h17 ---------- Précédent message à 10h12 ----------

 

RE. Je crois que j'ai ma réponse. En parcourant un peu plus lentement le site, je lis que les propos d'un avocat au sein d'une audience sont couverts par une forme d'immunité? Il n'y a pas eu injure ni diffamation, apparemment le monsieur peut continuer?

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c 'est uniquement pour vous déstabiliser !!! qui, dans 48h, va se souvenir de ce qui a été dit.... sauf vous ?????

 

 

pensez bien que les juges voient défiler, chaque jour de multiples dossiers...il n'y a qu'aupénal ou la plaidoirie est encore efficace, pour le reste, le juge écoute, met en délibéré ( 3 à 5 voire plus semaines).....alors, quand il se replonge dans le dossier, il regarde et examine les con,clusions, les pièces, les côtes de plaidoirie. .....il arrive même que les conseils se voient demander de ne plaider que par exception ( ne me dites que ce qui a changé)

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Bonjour,

 

Tout d'abord, effectivement la plaidoirie d'un avocat est immunisée et protégée. En outre, seul le Président de la juridiction qui siège peut faire noter des propos contraire aux obligations professionnelles d'un avocat. Dans le meilleur des cas, cela est possible à la demande de l'autre avocat.

 

En outre, les sourires que vous évoquez ne signifient pas nécessairement un accord des autres avocats sur les propos tenus. Ces sourires pouvaient être moqueurs également.

 

Enfin, ce type de propos sont particulièrment courant, sans qu'ils n'apportent AUCUN intérêt au fond, pas plus qu'ils ne démontrent quoique ce soit.

 

En toute hypothèse, changer d'avocat n'est pas un scandale, pas plus qu'une quelconque preuve de mauvaise foi ou de faute.

 

A mon avis, l'avocate qui n'a pas bronché aurait pu répondre mais quel est l'intérêt réel?

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Je confirme totalement les propos de Trucherelle, et de blv26.

 

Y répondre aurait indiqué en outre que l'argument avait fait mal, et donné raison à l'adversaire. Traiter ça par le mépris est la meilleure attitude.

 

En outre, comme vous l'indiquez, l'affaire va être portée devant le TGI, donc le juge qui a souri ne sera pas celui ayant à juger l'affaire.

 

Les attaques personnelles sont les caches-misère des dossiers juridiquement vides, et c'est la seule réponse en général que je fais à ce type de comportement. Il n'en mérite pas plus.

 

Sur le fond du dossier, cela a, à peu près autant d'importance qu'un demi-verre d'eau au milieu du Sahara.

 

Laissez l'avocat adverse agiter son chiffon, vous parlerez, vous, de droit au juge. C'est ma 2ème variante : "Mon Cher Confrère* vous parle de Monsieur X personnellement, de la qualité de mes relations avec lui, voire de mon travail, moi je vais vous parler de droit, c'est moins amusant, c'est vrai, mais peut-être un peu plus délicat de son côté ?".

Mais j'ai un style caustique, aussi.

 

* une phrase qui démarre comme ça ne sent pas bon du tout du tout. Ca sent le ring, même. :D

 

Bref, ne courrez pas dès qu'il agite un chiffon rouge.

 

Cleyo

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en audience........Dieu que ce type de comportement me lassse !!!!!!!la seule excuse que je peux trouver au conseil qui se conduit comme on l'indique, c'est qu'il veut faire BIEN deavant son Client !!!! la limite à cette analyse, c'est de plaindre le Client, si ce genre de comportement l'impacte..........

 

ne craignez rien et faites confiance à la Justice: Le Juge est un individu très normal !!!!!!!

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Je remercie tous ceux qui ont répondu et m'ont remonté le moral et fait tomber la colère. On a beau savoir qu'il s'agit de provocation et de destabilisation, nous ne sommes pas des professionnels de ce type de rendez vous. Nous y allons pour montrer que nous sommes soucieux de nos problèmes et on ne s'attend pas forcément à de tels propos dans cette enceinte. Après une très mauvaise nuit, je vais essayer d'évacuer ce stress. Merci encore, maintenant j'enfilerai une carapace du type armure en me répétant ce que vous venez de me dire.

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Certains avocats violent délibérément les principes déontologiques de leur profession, dont la loyauté !

 

S'en prendre à la personne de l'adversaire ou de son conseil leur est facile, puisqu'ils ne craignent rien....

 

Un avocat a plaidé au nom de mon adversaire, défendeur, que je présentais des "problèmes psychiatriques".....

 

Ce que j'ai contesté devant le Juge qui a déclaré à l'audience que cet "auxiliaire de justice" ne dépassait pas les droits de la défense.

 

J'ai fait rédiger une attestation par un médecin (aux frais de la Séc Soc) pour faire valoir que ce praticien n'avait jamais remarqué chez moi de tels troubles....

 

Attestation que j'ai adressé au Juge et à l'avocat....dont je n'ai pas manqué de faire la publicité autour de moi !

 

Faites de même...

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Faire de la publicité dans le sens ou vous l'entendez peut être assimilée à de la diffamation par l'avocat? La justice ,et je le regrette, est hélas prompte à sévir lorsqu'elle estime que certaines professions sont attaquées. mais je comprends que l'on peut avoir besoin de réagir.

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C'est plutôt la délicatesse qui est méconnue...

 

Quelle question étrange Grosmorne... ? Etonnante époque où l'on se demande à tout bout de champ comment déposer plainte, et où pour la moindre critique on manie des concepts de droit pénal...

 

Non, en aucun cas il n'y a diffamation. Eventuellement une injure, mais les propos tenus en plaidoirie sont couverts par l'immunité pénale. Si l'avocat dépasse les bornes, le Président peut le tancer vertement, ce que les présidents ne manquent pas de faire lorsque cela se produit. Si le président n'a pas bronché, c'est que, pour pénibles que soient les propos, ils étaient prononcés à l'appui d'une argumentation et donc n'étaient pas prononcés de façon totalement gratuite et déconnectée. L'avocat a peut-être voulu qualifier le côté un peu têtu de JeanPierre dans les procédures...? Mais, n'étant pas psychiatre, son avis n'a aucune valeur.

 

Cela étant, étant parfaitement sûre de moi, qu'on me soupçonne publiquement d'avoir des troubles mentaux me ferait plutôt sourire...

 

Cleyo

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CLEYO,

 

Je pense vraiment que vous être une personne honnête, et je prends comme telle votre interprétation des termes utilisées contre moi par cet avocat !

 

Sauf que celui-ci m'a fait passer pour un malade psychiatrique pour faire valoir que, sous ma pression d'administrateur "dingue" j'avais faussé les votes de 14 autres dirigeants de l'association, sa cliente.

 

Et ce pour réussir à faire écarter par des Juges ces votes défavorables à la cause de cette "cliente" !!!!

 

Je n'invente rien !

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je pense que je me suis mal exprimé. je trouve inadmissible les propos de l'avocat, mais je trouve normal que l'on veuille soi même réagir, sauf que je suis souvent surpris, en lisant certaines condamnations, de voir qu'une personne puisse être condamnée en employant des termes moins forts mais utilisées hors des enceintes "autorisées" et par des personnes non "autorisées "au regard de la loi. Un avocat peut dire ce qu'il veut ou presque, mais on ne peut lui répondre dans les mêmes termes. Un professionnel du droit qui use et abuse de ceci pour moi n'est pas digne de la robe qu'il porte. Et pourtant il faut s'y habituer et en être prévenu, je le suis maintenant.

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Vous pouvez répliquer à l'avocat sur le plan personnel, rien ne vous en empêche si c'est lui qui a commencé (et que vous avez la parole ensuite).

 

Mais cela vire au débat de personne, ce qui n'intéresse pas le juge, qui va alors siffler rapidement la fin de la récréation. Mettre en valeur l'ineptie d'un jugement personnel dans une discussion juridique et ce qu'elle révèle me paraît plus efficace que l'échange d'expressions fleuries.

 

Cleyo

 

---------- Message ajouté à 18h05 ---------- Précédent message à 18h01 ----------

 

JeanPierre, vous avez toujours des exemples de situations aberrantes et de jugements non moins aberrants qui feraient sauter d'étonnement n'importe quel juriste. Des décisions aberrantes, cela existe. Mais, bon, une telle concentration sur une seule personne... Et pourtant vous semblez toujours perdre. Alors que plusieurs juges se sont penchés sur ces jugements si aberrants. A un moment donné, où c'est un complot contre vous allant du TGI à la Cour d'Appel, ou le souci est ailleurs.

 

Mais il est vain de tenter de vous en convaincre. Je n'essaie d'ailleurs pas, mais vous explique pourquoi je ne réponds pas lorsque vous abordez le fond de vos affaires.

 

Cleyo

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CLEYO,

 

J'ai invoqué un exemple dans lequel un avocat a mis en cause ma personne pour tromper la Justice au profit de sa cliente.

 

C'est tout....

 

Quant au terme "complot" que vous utilisez, j'aurai peut-être l'occasion d'en faire état dans un livre à écrire, précisément sur les conseils d'avocats dignes de ce nom.....

 

Mais ce n'est pas le sujet de ce post....

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  • 3 weeks later...

 

je trouve inadmissible les propos de l'avocat, mais je trouve normal que l'on veuille soi même réagir, sauf que je suis souvent surpris, en lisant certaines condamnations, de voir qu'une personne puisse être condamnée en employant des termes moins forts mais utilisées hors des enceintes "autorisées" et par des personnes non "autorisées "au regard de la loi. Un avocat peut dire ce qu'il veut ou presque, mais on ne peut lui répondre dans les mêmes termes.

 

 

Et quand on parle des avocats en général, on peut se faire condamner pour diffamation.

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Honnêtement, comme le dit Cleyo, il existe aujourd'hui une tendance à la pénalisation de tout et n'importe quoi, les justiciables mélangeant plus ou moins les notions de fautes, d'infractions et j'en passe...

 

Franchement, arrêtez de vouloir toujours porter plainte ou d'inventer des théories fumeuses sur l'escroquerie au jugement ou encore la diffamation par avocat! C'est ridicule, et lassant pour les juges qui écoutent ce genre de sornettes... Mettez vous dans le crane une bonne foi pour toute, que perdre un dossier peut résulter de seulement deux explications:

 

1) Le droit était contre vous, et dans ce cas votre défaite est logique.

 

2) Vous avez été mal défendu. (Soit par vos propres moyens, soit par votre avocat choisi ou non)

 

Arrêtez d'y voir plus que cela.

 

Je reconnais volontier que les usages lors des audiences ont de quoi déstabiliser un profane. De même que les propos outranciers de certains confrères. Mais encore une fois, des propos moqueurs, ou des accusations sans fondement déservent le plus souvent celui qui les tiens.

 

En effet, pour un juge, une argumentation n'est retenue que sur la base de pièces versées régulièrement dans la procédure et certainement pas sur de simples allégations fleuries d'un avocat. Si tel était le cas, tous les avocats seraient des champions de l'outrance et du dédain. On en est pourtant loin.

 

A mon avis, une plaidoirie construite sur le droit et les pièces est plus efficace que celle décousue contenant quelques bons mots blessants... Les décisions que je lis régulièrement me confortent dans cette idée.

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Bonjour. Je n'ai pas habitude de porter des conclusions hâtives, mais j'avoue que certains propos tenus peuvent être destabilisants surtout quand celui qui les tiens est coutumier du fait. En cours d'expertise mon épouse et moi n'avons cessé de subir des propos "ironiques" particulièrement blessants. Maintenant si j'ai fait un amalgame au niveau de la profession, je m'en excuse auprès d'elle, là n'était pas mon intention. Que l'on veille bien mettre sur un instant de découragement ma réaction. J'espère que vous aurez raison quant au résultat final et pour celà je compte sur mon... défenseur actuel qui n'a pas aprécié et à envoyer un courrier à son confrère ayant été informé par son représentant (mon avocat n'est pas du même ressort du tribunal).

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Je vous cite un extrait publié d'un communiqué du Bâtonnier de Paris, dans un contexte totalement différent du vôtre, qui pourrait s'appliquer à votre situation :

 

"La violence n’est souvent que le paravent de l’inanité. Une pensée un peu faible, une argumentation indigente ont besoin de trouver appui sur autre chose que le maniement virtuose des concepts. C’est ainsi que l’injure s’offre, comme une planche de salut, à celui que la dialectique déconcerte. Le cri prend la place du mot et la vocifération celle de l’idée.

Cette panique élémentaire et agressive devrait conduire à un haussement d’épaule où dominerait la commisération, à ce sourire désabusé que suscite ce qui est dérisoire".

 

Savourez ces mots, apprenez-les par coeur... vous aurez peut-être l'occasion de les ressortir face à face !

 

Cleyo

PS : pour le contexte, voir là :

Vous avez du courrier - Journal d'un avocat

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