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Forum juridique de Net-iris

Problème surcharge de travail, démoralisé, harcelement.


Invité Hisakazu

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Bonjour, je vous explique mon cas, un peu long certes.

 

Je suis rentré en Aout 2007 dans mon entreprise actuelle comme technicien méthodes au service production. Embauché afin de réaliser

optimisation des process d'usinage, programmation des machines CN, aide technique aux régleurs, enfin, un travail de technicien spécialisé

dans l'usinage, mon métier quoi.

 

Dans ce service nous avons une machine très complexe qui nécessite une formation afin de mieux appréhender son fonctionnement. N'ayant jamais

travaillé sur une telle machine, lors de mon embauche on m'a bien dit que j'aurai une formation. Il m'a fallu attendre plusieurs mois pour en

avoir une. Bref, cette machine avait de nombreux problèmes nécessitant une maintenance préventive régulière, hors, nous attendions qu'elle tombe en

panne afin de régler les problèmes par "bricolage", car ca coute cher sinon.

 

Donc au bout d'un an on m'a dit, bon a*****y, ca ne va pas, la machine de tourne pas assez, elle ne produit pas assez de pièces, elle est toujours en

panne. J'ai dit OK, oui je veux bien, mais vous faites rien pour que ca aille mieux, du coup j'ai fini par envoyer un message directement au PDG qui à

pris les mesures nécessaires, mais trop tard pour moi qui me suis fait lourdé du service, on m'a dit que j'avais pas les compétences (oh j'ai que BAC+2

dans ce domaine et 5 ans d'expérience) pour occuper cette fonction et que si la machine ne marche pas c'est de ma faute.

 

Donc, dans le bureau de la DRH, on m'a dit que j'allais commencer à un autre poste dans un autre service, en R&D à m'occuper de toute une partie différente

de ma formation initiale, tout en restant, le temps de trouver un autre technicien pour prendre ma place à l'usinage, à 20% en production.

 

Je suis donc arrivé, sans rien demander, on me l'a imposé ou c'était l'allé direct à l'ANPE en gros, on me l'a pas dit directement, mais on me l'a fait bien comprendre.

 

Dans cette activité consacrée à la conception, la réalisation des devis, le suivi de la production en interne ou en externe par moi même, notre outilleur

ou des sous-traitants, pour la réalisation d'outis spéciaux à la demande des clients.

 

Il m'a d'abord fallu rattraper deux ans de retard de mon prédécesseur, la colère des clients, essayer de limiter la casse.

La relation client devenant de plus en plus présente dans cette activité Outils spéciaux, on m'a fixé un objectif de C.A mensuel à réaliser.

Petit à petit je m'y suis fait, j'ai pris mes méthodes, mes façons de faire, j'ai réussi à remettre en confiance nos commerciaux, mais, petit à petit

j'ai eu de plus en plus de boulot, des projets de plus en plus lourds à réaliser tout seul.

 

De plus j'ai été élu secrétaire du CE de mon entreprise.

A savoir que j'ai un chef détesté de 80% des salariés.

 

Puis, petit à petit j'ai repris du retard dans mon travail, des difficultés à répondre en temps et en heure voulu à mes clients, donc mon chef m'a

imposé de lui faire des tableaux pour suivre mon travail, des réunions hebdomadaires pour faire le point. Mais en faisant ca, du coup, ben je m'occupai

encore moins de "mes" clients. J'ai pris un mail d'avertissement par mon chef, il faut que je m'organise mieux, j'en ai les capacités, il faut que je fasse

des efforts, bref, un mail d'avertissement, la DRH n'en étant pas du tout au courant.

 

Ah oui je n'ai pas précisé, depuis 2006 et ma sortie de BTS j'ai intégré le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) afin de préparer un diplôme

d'ingénieur en mécanique. Transparent pour l'entreprise puisque en cours du soir. Quand j'ai demandé ce que cela pourrait m'apporter dans l'entreprise, on

m'a dit que je n'évoluerai pas grâce à ca.

 

1ère année je n'ai pas réussi à remplir mon objectif financier, pas de remarques,

2ème année, en cours, bien par moments, mal par d'autres,j'arrive à obtenir des commandes

mais je ne suis pas commercial, et nos commerciaux ont déjà du mal à vendre les produits.

Je prend du retard, on me donne encore plus de travail, de temps en temps mon chef me balance

des trucs genre "si t'arrive pas à gérer j'ai pas besoin de toi", "il y a déjà eu un stagière qui était à ce bureau là, il avait du mal aussi comme toi,

aujourd'hui il est encore au chômage", "tu vois ce que je veux dire quand je te dit ca?" .

 

Je vais de temps en temps en déplacement chez les clients afin d'essayer de ramener quelques

 

affaires, première visite dans une entreprise que je connaissait déjà bien pour y avoir

effectué mes stages lors de mes études, je ramene 4500€ de commande en deux visites, c'était en

fin d'année 2009, j'ai eu le reproche avant-hier "ta vu le nombre de fois ou tu y est allé et le peu

de commande que tu a ramené?".

 

Bref, plus ca va plus j'ai de boulot, plus je prend du retard et me désorganise et surtout je me démoralise complètement.

 

Le CNAM allant mal, je n'étais pas sûr, jusqu'à hier, de pouvoir finir ma formation. J'ai donc demandé

à mon chef, en avril, s'il était possible de suivre des études d'ingénieur, en formation continue, certes

cela me ferai tout reprendre du départ, mais les acquis CNAM m'auraient permis une VAE afin de réduire la

durée du parcours de formation.

 

J'en parle en avril, réponse, "je vais en parler à la DRH tkt pas"

En mai, "j'ai oublié de lui en parler mais je la vois cet aprem donc je lui en parlerai.

En juin, quand les choses allaient mal avec lui, "Écoute, tu fais ce que je te demande de faire, ta ca ca ca ca à

faire, et après on verra, on ira lui en parler tous les deux, de toute façon pour le moment tu a pas ce qu'il faut

pour être ingénieur, tu n'y arriverai pas, tu est pas assez organisé".

 

Juillet toujours rien, donc fin juillet, pendant qu'il était parti en chine et à Taïwan, j'envois un mail officiel

de demande à la DRH, avec lui en copie.

 

Je vous cache pas que depuis que je suis sur ce poste je faisait en moyenne 10h par jour, j'hésitais pas à rester

quand il fallait, mais j'avais quand même les remarques

 

Début septembre, la situation se dégrade, j'y arrive de moins en moins, je cherche du boulot ailleurs car j'en ai

marre, je me démoralise, plus envie de me lever le matin.

Je passe un entretien d'embauche en Suisse, car je me dit que pour le double de ce que je gagne actuellement ca

vaut le coup de s'expatrier, et d'arreter les études.

 

Super entretien, très content, feedback de la boite de recrutement hyper positif, donc je suis content, cela prouve

que mes compétences sont reconnues, si ce n'est pas dans ma boite actuelle, dans d'autres entreprises, donc ca me

redonne le moral. Bon, le fait est qu'en réfléchissant bien, je ne suis pas prêt à franchir le cap, et je veux réussir

mon diplôme d'ingé, donc je reste en france.

 

Je vois la DRH ya deux jours pour faire l'ordre du jour du prochain CE, je lui demande pour ma formation, mais elle a

pas eu le temps de regarder, elle est débordée.

 

Je m'y suis bien remis depuis plusieurs jours, j'essaie de reprendre tout le retard, de tout faire pour que ca marche,

certes j'ai du retard et ca me vaut beaucoup de remarques désobligeantes et démoralisantes de la par de mon chef qui n'a

strictement plus aucune confiance en moi.

 

Aujourd'hui, remarque du resp commercial, "tous les jours j'ai des remarques des clients sur ton boulot, tes retards,

un mec à failli se faire virer à cause de ca chez un client". Que faire? Mon maximum? C'est ce que j'ai tjr essayé de

faire, mais à force d'être pris pour un moins que rien incompétent, on fini par le penser réellement, c'est comme cela

que je me considère aujourd'hui.

 

Bref situation complexe, j'en ai raz le bol, on me demande des choses pour lesquelles je ne suis pas formé, que je

n'aime pas, la relation client, certes intéressante lors de visites, ne me correspond pas, et je n'ai jamais demandé à

faire ca en plus, et je n'aime pas ca.

Mon métier c'est l'usinage, la conception, les méthodes, process, qualité, etc.... , et c'est pour cela que je passe

mon diplôme d'ingénieur.

 

Par ailleurs, lors de ce changement, pour lequel j'ai tout de même un objectif financier à remplir de plus de 200 000€

annuel de C.A , je n'ai eu aucune augmentation de salaire, je fais le commercial, mais contrairement aux autres je n'ai

aucune participation sur ce que je réussi à ramener comme commandes, sur le chiffre que je fais, contrairement à ce que

touche mon chef. Sur ma fiche de paie, ormis le changement de service, je suis toujours marqué "Technicien Etudes".

 

Aucun avenant à mon contrat, aucune fiche de poste, rien de formalisé.

Je ne sais plus quoi faire, je croule sous le boulot, j'ai du mal à m'en sortir et on m'enfonce encore plus.

 

Je suis sûr que lundi en arrivant je vais encore me faire allumer pour telle ou telle raison, tel ou tel retard, retard

que j'ai beaucoup résorbé cette semaine en me remotivant et en me disant que je dois travailler pour moi, pour avoir la

satisfaction d'avoir bien fait mon travail.

 

Je suis à deux doigts de craquer, j'arrive les matins les larmes aux yeux.

 

Je cherche ailleurs, j'espère bientôt trouver. Et je reprend les cours du soir début Octobre pour ma dernière année avant le mémoire final qui me permettra,

après 5 ans de cours , d'avoir enfin mon diplôme.

 

Que puis-je faire pour faire cesser ces agissements et améliorer mes conditions de travail pour éviter de finir un jour par craquer? ce qui ne saurai tarder.

 

Merci beaucoup.

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Invité Mashinotsu

Probablement chercher autre chose.

Parallèlement, faire un courrier à la direction expliquant que vous vous sentez harcelé, que l'on vous donne des tâches différentes de ce que prévoit votre contratde travaile et que ça ne peut pas durer.

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Lachez prise !

le retard de nos jours touche tous les salariés de toutes les entreprises, même performants. ça n'est pas une question de compétence.

Restez sourd aux réflexions de votre patron, faites ce que vous pouvez, avec sérieux, mais pas davantage, si votre patron n'est pas content il vous licenciera. Ce n'est pas l'excès de travail que vous devez gérer, c'est la réponse au stress de cette situation, et la réponse c'est le lacher-prise. à ne pas confondre avec "craquer", c'est simplement faire uniquement le travail que l'on peut faire, en prenant du détachement par rapport aux reproches.

il existe des livres très intéressants sur ce principe, qui vous aideront, aujourd'hui et même dans votre futur poste d'ingénieur. (les ingénieurs aussi ont du retard).

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Invité Hisakazu
Lachez prise !

le retard de nos jours touche tous les salariés de toutes les entreprises, même performants. ça n'est pas une question de compétence.

Restez sourd aux réflexions de votre patron, faites ce que vous pouvez, avec sérieux, mais pas davantage, si votre patron n'est pas content il vous licenciera. Ce n'est pas l'excès de travail que vous devez gérer, c'est la réponse au stress de cette situation, et la réponse c'est le lacher-prise. à ne pas confondre avec "craquer", c'est simplement faire uniquement le travail que l'on peut faire, en prenant du détachement par rapport aux reproches.

il existe des livres très intéressants sur ce principe, qui vous aideront, aujourd'hui et même dans votre futur poste d'ingénieur. (les ingénieurs aussi ont du retard).

 

 

Bonjour et merci pour cette réponse, et bien vous voyez depuis hier je suis en arret a cause de ca, le médecin m'a trouvé trop stressé, du coup très contracté et le mal de dos qui recommence, a ne plus pouvoir resté allongé.

 

Hier, un appel de mon chef pour que je lui donne mon mot de passe pour mon PC au boulot afin qu'il puisse continuer le travail.

Ce matin appel sur mon téléphone portable, il a une avalanche (comme il dit) de coups de fils de clients (en fait 3 clients), il faut que je lui dise où en sont les affaires et pourquoi ca n'a pas encore été livré. Donc je lui envois un mail pour qu'il me dise ce qui est en cause, et je reçois sa demande à laquelle je répond en toute franchise.

 

Pas simple d'être en arrêt, pour se vider la tête et essayer de reprendre le contrôle et de se remotiver, ben même à la maison faut qu'il me pourrisse la vie. Je suis OK , mais en avril j'ai été arrêté pour les mêmes raisons et il avait carrément fait transférer mes mails sur ma boite perso.

 

Et puis, super pour motiver les gens que de leur dire "ta pas ce qu'il faut pour devenir ingénieur", "tu est trop mal organisé", "mais c'est pas perdu non plus", "s'organiser sa s'apprend pas".

 

Bref, c'est démoralisant, démotivant au possible.

Je pense que je vais faire comme m'a dit l'inspecteur du travail, c'est à dire envoyer un mail à ma DRH en copie à lui et mon chef, afin d'expliquer ce qui ne va pas et qu'il faut que ca change. Qu'en pensez vous?

 

Je suis en arrêt jusqu'à mardi inclus, je verrai ce que je ferais à ce moment là, vu comme je suis aujourd'hui je ne pourrais pas y retourner, j'espère aller mieux d'ici là.

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quand on est en arrêt... on est en arrêt !!...

il est hors de question de faire du télétravail... le responsable de cette situation ce n'est pas vous, c'est votre employeur qui ne sait pas manager ses employés !...

il doit maintenant assumer !

ok pour le code d'accès, mais pas plus !...

bon rétablissement,

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Invité Hisakazu
quand on est en arrêt... on est en arrêt !!...

il est hors de question de faire du télétravail... le responsable de cette situation ce n'est pas vous, c'est votre employeur qui ne sait pas manager ses employés !...

il doit maintenant assumer !

ok pour le code d'accès, mais pas plus !...

bon rétablissement,

 

 

Vous savez, lorsque je fais des erreurs je les assume, lorsque je n'en fais pas je n'accepte pas qu'on me mette quelque chose sur le dos.

 

Bref, le fait est que dans mon travail je suis en contact permanent avec les clients, avec nos commerciaux sur les routes, etc... . Mais quand on est démotivé par de multiples reflexions, on a plus envie d'avancer et de faire son travail comme il faut, enfin pour ma part ca ne me dit plus rien de me "casser le cul" pour eux. J'ai fais assez d'heures comme ca , bien entendu non payées.

Je me rappel au mois de mais je suis descendu dans le sud de la france pour visiter un client avec un de nos commerciaux suite à une demande relativement complexe, sachant que j'avais déjà travaillé sur le dossier auparavant afin de le mettre en forme comme il faut pour la visite. Cette semaine là j'ai tapé plus de 50h de boulot, la seule journée j'ai fais 15h (alors que je ne suis pas cadre, je n'ai pas le droit de dépasser 10h par jours (7.66h normalement/jour, le reste c'est pour ma pomme).

Et il y a maintenant quelques semaines, on a eu la commande, 14 000€ qui sont tombés grâce à mon travail et celui du commercial ce jour là, félicitations de mon chef, mais il a tout de suite trouvé quelque chose à redire de toute façon.

 

Aujourd'hui mon activité à un carnet de commande de 50 000€, chose qui ne s'est jamais vu depuis de nombreuses années, le problème après c'est de gérer tout ca, à moi tout seul, avec toute la motivation que je peux y mettre, il me faudrait travailler quasi 10h par jour tous les jours de semaine.

Certes je suis mal organisé, mais ca je fais des efforts pour le corriger, outre mes cours pour passer mon diplôme d'ingénieur, j'ai acheté de nombreux livres expliquant la théorie des contraintes de Mr Goldratt, j'avais commencé il y a quelques mois à appliquer ca, et ca allait beaucoup mieux. Mais de toute façon quoique je fasse ca ne va jamais, il m'ont dans le pif , c'est comme ça.

Là j'ai commandé un livre très bien apparemment, "S'organiser pour réussir", je verrais bien.

 

Je ne veux pas me défendre sur ma mauvaise organisation et les conséquences que cela peut avoir, mais le travail que je fais, je le fais seul, personne d'autre ne m'aide, contrairement à ce que dit mon chef qui pense que de lui faire des tableaux et des comptes rendus hebdo ca pourra m'aider, c'est pas le cas.

 

Ce qui me démoralise c'est de voir que ce qui m'est reproché là, ils m'ont déjà fait la même chose lorsque j'étais en production, apparemment je ne savais pas faire marcher la machine, c'est pas qu'elle avait des problèmes, c'est que je ne connaissais pas assez bien mon métier, bon, lors d'un CE j'ai demandé à savoir combien € il y a eu de réparation sur cette machine en 1 an, ouhh surprise, 17 000€, et après c'est moi qui était mauvais, il n'y a pas quelque chose de curieux?

 

Quand j'ai pris ce poste, celui que j'occupe actuellement, je n'ai eu aucune modification de contrat, aucune fiche de poste, mon chef, la première année, m'a fixé direct un objectif annuel de 250 000€ à faire, a savoir que mon prédécesseur, sur N-1, avait fait 130 000€ de C.A.

 

Chez nous voilà ce qu'on nous dit, soyez content que l'on vous donne du travail et un salaire tous les mois alors que d'autres sont au chômage.

 

Il m'a sorti, lundi, tu vois le mec qu'il y avait à ta place là, à ton bureau, il faisait de la *****, ben il est toujours au chômage, pas toi, tu comprend?

 

Sympa hein?

 

Les erreurs j'en fait, du retard j'en ai, surement de ma faute, de toute façon ma mauvaise organisation c'est de ma faute. Le fait est que quand on passe 1h au téléphone chaque jour, plusieurs heures à traiter les devis, à faire avancer les commandes (mardi aprem j'ai passé tout l'après midi à la fraiseuse à faire les pièces pour les clients, pour essayer de faire le max pour rattraper mon retard), j'ai de la conception à faire aussi pour le compte du service marketing, bref je sais vraiment plus comment faire, je suis surement vraiment une grosse ***** pour pas y arriver, je sais pas, je suis perdu .

 

De toute façon si mardi je me sens pas mieux je reste à la maison, je vais pas me détruire la santé pour eux, c'est ce qu'ils veulent, ils savent que je dit jamais rien, que je répond jamais, que je suis bonne poire.

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Puis ne décrochez plus à ses appels.

 

Sur le moyen unique :

 

 

Attendu que Mme X..., engagée le 2 novembre 1983 en qualité d'agent de saisie et promue à partir du 1er octobre 1989 responsable du service des congés, par la Caisse des congés payés du bâtiment du Haut-Rhin, a été en arrêt de travail pour maladie à partir du 20 juin 1991 ; qu'à sa reprise du travail, elle a été convoquée à un entretien préalable à son licenciement fixé au 3 septembre 1991 ; qu'elle a été licenciée le 6 septembre suivant au motif notamment de son attitude au cours de son absence pour maladie " à savoir d'avoir coupé catégoriquement toute possibilité de contact avec ses collègues " alors que l'employeur avait été obligé, en pleine période de paiement des congés, de la remplacer à son poste ; qu'estimant son licenciement sans cause réelle et sérieuse, elle a saisi la juridiction prud'homale de demandes en indemnité ;

 

Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué (Colmar, 17 juin 1996) d'avoir dit et jugé que le licenciement de Mme X... ne reposait pas sur une cause réelle et sérieuse et de l'avoir en conséquence condamné à lui payer une somme à titre de dommages et intérêts toutes causes de préjudice confondues, alors, selon le moyen, d'une part, que les obligations de loyauté et de bonne foi sont inhérentes à l'existence du contrat de travail et survivent ainsi à sa suspension consécutive à une maladie ou à un accident ; qu'en jugeant le contraire, la cour d'appel a violé les articles 1134 du Code civil et L. 121-1 du Code du travail ; alors que, d'autre part, en ne recherchant pas comme elle y était invitée, si le fait pour un salarié en congé maladie de refuser de communiquer à son employeur, sans motif légitime, des informations utiles à la bonne marche de l'entreprise, ne pouvait pas constituer une faute susceptible de justifier son licenciement, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des articles L. 121-1 et L. 122-14-4 du Code du travail, ensemble l'article 1134 du Code civil ;

Mais attendu que si la suspension du contrat de travail provoquée par la maladie ou l'accident ne supprime pas l'obligation de loyauté du salarié à l'égard de l'employeur, la cour d'appel a exactement décidé que l'intéressée, dispensée de son obligation de fournir sa prestation de travail, ne saurait être tenue, durant cette période, de poursuivre une collaboration avec l'employeur ; que le moyen n'est pas fondé ;

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Invité Hisakazu
Puis ne décrochez plus à ses appels.

 

Sur le moyen unique :

 

 

Attendu que Mme X..., engagée le 2 novembre 1983 en qualité d'agent de saisie et promue à partir du 1er octobre 1989 responsable du service des congés, par la Caisse des congés payés du bâtiment du Haut-Rhin, a été en arrêt de travail pour maladie à partir du 20 juin 1991 ; qu'à sa reprise du travail, elle a été convoquée à un entretien préalable à son licenciement fixé au 3 septembre 1991 ; qu'elle a été licenciée le 6 septembre suivant au motif notamment de son attitude au cours de son absence pour maladie " à savoir d'avoir coupé catégoriquement toute possibilité de contact avec ses collègues " alors que l'employeur avait été obligé, en pleine période de paiement des congés, de la remplacer à son poste ; qu'estimant son licenciement sans cause réelle et sérieuse, elle a saisi la juridiction prud'homale de demandes en indemnité ;

 

Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué (Colmar, 17 juin 1996) d'avoir dit et jugé que le licenciement de Mme X... ne reposait pas sur une cause réelle et sérieuse et de l'avoir en conséquence condamné à lui payer une somme à titre de dommages et intérêts toutes causes de préjudice confondues, alors, selon le moyen, d'une part, que les obligations de loyauté et de bonne foi sont inhérentes à l'existence du contrat de travail et survivent ainsi à sa suspension consécutive à une maladie ou à un accident ; qu'en jugeant le contraire, la cour d'appel a violé les articles 1134 du Code civil et L. 121-1 du Code du travail ; alors que, d'autre part, en ne recherchant pas comme elle y était invitée, si le fait pour un salarié en congé maladie de refuser de communiquer à son employeur, sans motif légitime, des informations utiles à la bonne marche de l'entreprise, ne pouvait pas constituer une faute susceptible de justifier son licenciement, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des articles L. 121-1 et L. 122-14-4 du Code du travail, ensemble l'article 1134 du Code civil ;

Mais attendu que si la suspension du contrat de travail provoquée par la maladie ou l'accident ne supprime pas l'obligation de loyauté du salarié à l'égard de l'employeur, la cour d'appel a exactement décidé que l'intéressée, dispensée de son obligation de fournir sa prestation de travail, ne saurait être tenue, durant cette période, de poursuivre une collaboration avec l'employeur ; que le moyen n'est pas fondé ;

 

 

Ce qui , en résumé, veut dire?

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Si la suspension du contrat de travail provoquée par la maladie ou l'accident ne supprime pas l'obligation de loyauté du salarié à l'égard de l'employeur, l'intéressée, dispensée de son obligation de fournir sa prestation de travail, ne saurait être tenue, durant cette période, de poursuivre une collaboration avec l'employeur.

 

Donc votre employeur ne pourra pas vous reprocher d'avoir refusé de le prendre au téléphone et de répondre à ses mails.

 

C'est un arrêt de principe de la Cour de Cassation. Ce qui veut dire que c'est ainsi que le droit français interprête ce type de situation.

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Invité Mashinotsu

A condition de ne pas confondre collaboration et transmission de quemques infos indispensables, car ça aussi, ça a été jugé !

 

Cour de Cassation – Chambre Sociale – Arrêt du 18 mars 2003 Affaire n° 01-41343

« si le salarié n'est pas tenu de poursuivre une collaboration avec l'employeur durant la suspension de l'exécution du contrat de travail provoquée par la maladie …, l'obligation de loyauté subsiste durant cette période et le salarié n'est pas dispensé de communiquer à l'employeur, qui en fait la demande, les informations qui sont détenues par lui et qui sont nécessaires à la poursuite de l'activité de l'entreprise »

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Invité Hisakazu
A condition de ne pas confondre collaboration et transmission de quemques infos indispensables, car ça aussi, ça a été jugé !

 

Cour de Cassation – Chambre Sociale – Arrêt du 18 mars 2003 Affaire n° 01-41343

« si le salarié n'est pas tenu de poursuivre une collaboration avec l'employeur durant la suspension de l'exécution du contrat de travail provoquée par la maladie …, l'obligation de loyauté subsiste durant cette période et le salarié n'est pas dispensé de communiquer à l'employeur, qui en fait la demande, les informations qui sont détenues par lui et qui sont nécessaires à la poursuite de l'activité de l'entreprise »

 

Effectivement, ca parait complètement logique, mais d'ici à envoyer des mails ou appeler tous les jours, il y a une limite que la jurisprudence doit juger en fonction des évènements. Si la personne est en arret à cause du stress que lui cause le travail, du harcèlement quasi quotidien, et que l'arret est fait pour, justement, permet au salarié de se reprendre, de réfléchir, de reprendre confiance en lui, il faut voir .

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Faut le lire jusqu'au bout cet arrêt qui n'est pas un arrêt de principe et ne règle qu'un cas d'espèce.

 

En l'espèce la salariée était seule détentrice du mot de passe et son refus de le communiquer bloquait l'activité de l'entreprise.

C'est ce qui s'appelle un abus de droit.

 

D'où il suit qu'en statuant comme elle l'a fait, sans rechercher si l'employeur avait effectivement la possibilité, sans recourir à la salariée, d'avoir communication du mot de passe informatique et si de ce fait, comme le soutenait l'employeur en demandant la confirmation du jugement, la salariée n'avait pas eu une volonté de bloquer le fonctionnement de l'entreprise, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

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Invité Hisakazu
Faut le lire jusqu'au bout cet arrêt qui n'est pas un arrêt de principe et ne règle qu'un cas d'espèce.

 

En l'espèce la salariée était seule détentrice du mot de passe et son refus de le communiquer bloquait l'activité de l'entreprise.

C'est ce qui s'appelle un abus de droit.

 

Tout à fait, c'est pour ce la que de mon coté jeudi j'ai donné mon mot de passe, hier j'ai répondu aux questions de mon chef sur l'avancement du travail pour qu'ils puissent continuer (c'est la première fois que ca se produit d'ailleurs, d'habitude ils n'y touchent pas et me laissent m'enfoncer quand je reviens) .

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Invité Hisakazu

Eh voilà, 5 mails de mon chef aujourd'hui pour me demander où en sont telle ou telle affaire. Comment réussir à se vider un peu la tête pour repartir sur de bonnes bases.

 

Là effectivement c'est une affaire sur laquelle j'ai du retard, je suis passé à d'autres choses et je ne m'en suis pas occupé, donc je suis à 100% en tord je le reconnais.

De toute façon, quand on est une *****, comme on me le fait comprendre, ben on le reste. Plus envie de rien.

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Invité Hisakazu
que l'employeur n'a pas le droit de licencier pour le motif de non collaboration du salarié pendant l'arrêt maladie : confirmé par la cour d'appel.

 

Je veux bien, je comprend, mais comment faire, je suis le seul à faire ce que je fais, même mon chef ne sais pas où j'en suis dans les différentes affaires, d'où ces questions incessantes.

 

Je ne sais vraiment plus quoi faire, je veux lui prouver qu'il dit des ********s, que je suis capable de passer et réussir mon diplôme, que le manque d'organisation ca s'apprend, ca se travail. Mais que là je retourne normalement au boulot mercredi et je ne me sens vraiment pas le courage d'y aller koi, pour retomber dans toute cette ***** dans laquelle je me suis embourbé.

 

Je recherche d'autres offres, je postule à droite à gauche, peut-être une opportunité en vue, mais imaginons que je trouve ailleurs, c'est clair que je sauterai sur l'occasion, mais j'ai 3 mois de préavis et ca risque de compromettre tout ca, comment faire?

 

Sincèrement, je ne souhaite plus y retourner.

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Invité Hisakazu
Il faudra bien qu'il mette le nez dedans ou prenne un intérimaire, vous ne répondez pas à ses mails et le spamez sur votre mobile ...

De toute façon c'est prévu que j'y retourne mercredi, mais demain je prend rdv à nouvo chez mon médecin, parce que je sais que j'aurai surement pas le courage d'y aller.

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Invité Hisakazu
Je crois en effet que c'est ce qu'il y a de mieux à faire.

 

C'est quand même malheureux d'en arriver là koi.

 

Dans ma première boite, quand j'ai commencé à travailler en 2002, c'était cool, j'étais opérateur, je bossais comme un timbré pour arriver à la cadence que je dépassais souvent, ct mal vu c'est sûr, mais gt motivé, chaque jour était un challenge. Interim

 

Après je suis parti sur st etienne, première boite, j'étais embauché comme opérateur régleur, mais je ne faisais jamais de réglage car mon collègue qui était là depuis longtemps, ne me laissait rien toucher car il avait peur pour son job, du coup je faisais la *****. Allergie à un produit utilisé dans l'atelier pour nettoyer les pièces, j'ai le visage qui à doublé de volume, sous cortizone. En plus un accident du travail, je me suis ouvert le menton, ou plutôt le bon mot serait éclaté, car la peau à carrément éclaté. Donc ct bon quoi, j'ai arrêté à la fin de mon 2ème CDD de 3 mois.

 

Après retour en intérim, dans une boite super, super équipe super ambiance, super boulot, j'étais opérateur, je faisais mon nombre de pièces dans la journée, et étant donné que j'avais la qualification, ils me laissaient faire du réglage, j'étais polyvalent sur 15 machines différentes. J'y suis resté 1 an, et j'ai pleuré comme une fillette en partant.

 

Tout ca de 2002 à 2004

 

Ensuite j'ai décidé de reprendre les études pour passer un BTS, en apprentissage. Ma première année dans une petite boite, mal gérée, un patron qui n'y connaissait rien, je n'apprenais rien du tout, ormis les ********s à ne pas faire.

 

Deuxième année j'ai changé, j'ai trouvé une bonne entreprise qui à bien voulu de moi en apprentissage. Quelques semaines sur les machines histoire de bien connaitre le boulot et après jsuis passé aux méthodes en programmation des machines CN. Obtention du BTS à la fin de l'année, content, très bien. J'ai été embauché en CDI, bon boulot, bon, les anciens avaient leur façon de faire, les miennes restaient au placard, mais c'est pas grave. J'étais technicien, niveau 4, 1er échelon puis 2ème échelon coeff 270, payé 1180€ net par mois. Donc bon, au bout d'un moment je ne pouvais plus suivre financièrement .

J'ai donc cherché ailleurs, ou plutôt devrais-je dire, une opportunité s'est présenté dans ma boite actuelle, pour 320€ de plus par mois et un boulot qui paraissait super.

 

Vous savez ce qu'il en est advenu, sinon je ne serais pas sur ce forum.

 

Dans toutes ces boites, jamais une remarque sur mon travail, ou alors c'était justifié et expliqué de façon constructive. Sauf là où je suis maintenant.

 

Bien dommage.

 

Voilà pour la petite histoire de ma carrière.

 

Aujourd'hui je suis à 1an et 6 mois de l'obtention de mon diplôme d'ingénieur.

 

Voilou.

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Invité Hisakazu

Et voilà, 1ère matinée de reprise, mon bureau complètement réorganisé, ma collègue à repris tous mes mails dans ma boite mail, a regardé, imprimé, elle à pris toutes mes commandes clients et elle à tout organisé par pochettes afin de faciliter mon organisation de travail. Intention fort louable de sa part.

 

A savoir que, jeudi, lors de mon 1er jour d'arrêt, mon chef ma demandé de lui passer mon mot de passe pour accéder à mon pc. Par soucis de bien faire, je lui ai donné, afin qu'il puisse poursuivre mon travail.

Bien entendu, ils avaient donc accès à ma boite mail, de part le fait.

 

Par contre, ce que j'ai appris ce matin, c'est qu'il a demander au service informatique que tous les mails que je reçois soit envoyé en copie sur sa boite mail et celle de ma collègue. Service informatique à qui il a dit qu'il avait eu mon autorisation pour cela. Autorisation que je ne lui ai jamais donné car je reçois, sur cette adresse, autant des mails persos que des mails concernant le CE vu que j'en suis le secrétaire.

 

Je me demande dans quelle limite il a le droit de faire cela?

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