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Forum juridique de Net-iris

Publiciste ou privatiste, dilemme.


xavou

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Bonjour à tous !

Je m'inscris sur ce forum pour une question précise, forum que je viens d'ailleurs de le découvrir.

 

Je suis étudiant en L3 droit à Paris V. Mon ambition première est le CRFPA. Jusque là ma scolarité c'est bien déroulé, jamais de rattrapage et des bonnes moyennes, je suis travailleur. Trêve de fleurs, voici mon problème (d'ordre existentiel).

 

Pour le choix des TD, je commence à réfléchir à mon orientation juridique. Le droit me plait, autant le public que le privé. Mais là est le dilemme, je ne sais pas quelle branche prendre. Evidemment rien d'urgent jusqu'au choix du M1, mais je suis un éternel indécis.

 

Selon vous, quels sont les débouchés de chacune des deux spécialités (non pas forcément les jobs, mais plutôt si c'est une filière bouchée...), essentiellement par rapport au métier d'avocat, et quel est vôtre vécu, et la raison de vos choix. Je n'écarte bien sur pas la question financière, qui est évidemment importante.

Ou aussi tout autre argument que vous trouverez pour ou contre l'une des filières.

 

Me concernant, j'ai légèrement plus d'affinité avec le droit privé. J'y suis plus à l'aise, faut dire que la cour de cassation est plus compréhensible que le conseil d'Etat... :crazy: A l'inverse, le droit public est plus intéressant, mais plus complexe.

 

Enfin, j'imagine qu'il sera toujours temps de changer en M2, mais autant être fixé dès maintenant, de peser le pour et le contre au plus vite, pour se laisser du temps.

 

Je vous remercie d'avance pour vos réponses !

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Les avocats sont nombreux sur l'Ile de France (le barreau de Paris regroupe environ 25% des avocats exerçant en France...). La plupart sont des généralistes (tendance privatiste) à ce que je peux en savoir.

 

Alors, privatiste ou publiciste... Vaste question... Déjà, la question n'a pas de réponse absolue. D'une part parce que vous pouvez envisager d'être un généraliste de droit privé ou public, en tant qu'avocat, ou un spécialiste. D'autre part, parce que la réponse est essentiellement en vous.

 

Quelles matières avez-vous étudié en droit public, en droit privé (je ne parle pas des matières type histoire ou introduction à..., hein) ? Ca me semble déjà une bonne base parce que les logiques des deux ne sont pas exactement les mêmes et l'évolution de ces matières non plus (notamment du fait du poids de la jurisprudence en droit public, beaucoup plus léger en droit privé).

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Merci de ta réponse marsu !

 

Effectivement, la réponse est en moi. Mais surement profondément enfouie.

 

concernant mes matières, notamment en L2, c'était très général tu dois t'en douter :

- droit administratif pour le public, et c'est quasiment tout à par le constitutionnel.

- droit civil des contrats, droit des obligations... la palette et plus large.

Effectivement, j'ai surement plus de notion de civil que de public.

 

Penses tu que je devrais attendre d'avancer un peu dans mon année, pour voir ce qu'il en est des grandes matières publiques : droit adm des biens, droit international public, libertés fondamentales, fiscal, européen (coup de coeur en L2)... avant d'essayer de faire un choix définitif ?

 

Mais il faut aussi que je vois le droit des société, régime des obligations... qui sont aussi séduisant semble t-il.

 

Pour tout dire, l'idée qui germe depuis quelques mois, c'est effectivement avocat administratif général. Mais c'est effectivement la forme d'évolution jurisprudentielle qui me bloque, la peur de ne pas être au niveau de ne pas pouvoir suivre.

Le droit civil est plus rassurant, le code civil n'a quasi pas changer depuis 200 ans, c'est stable, on voit ça de façon plus simple.

 

Le droit public à aussi pour réputation d'être plus compliqué, mais j'ai longuement parlé avec des chargés de TD qui prétendait que le master public quel qu'il soit permettait une large palette de concours, tel l'IRA etc... Vrai ?

 

Merci encore !

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Je m'en doutais, jusqu'à présent, c'était assez light... le problème, c'est peut être pour le choix des TD, mais en hésitant comme ça, il est préférable de prendre une option généraliste, gardant les deux voies ouvertes si possible.

 

Dire que le Code civil n'a pas changé depuis 200 ans est une erreur énorme (si je peux me permettre). Juste un ou deux exemples: le droit du divorce a été refondu quasiment 2 fois depuis qui je l'ai eu au programme en fac, il y a bientôt 20 ans. Le droit des sûretés a été profondément modifié il y a quelques années. La différence, c'est que le droit civil est codifié contrairement au droit public. La vitesse de changement tient surtout au fait que pour le droit privé, en général, il faut une loi (donc un travail plus lourd) alors qu'en droit public, une jurisprudence a un impact bien plus lourd. Et certaines matières sont tellement volatiles (je pense aux marchés publics qui, il y a quelques années, changeaient quasiment du tout au tout tous les deux ans...).

 

Sinon, je confirme que le Master public ouvre plus facilement les concours administratifs qui ont le plus souvent une option droit public parmi les épreuves écrites. L'IRA mais pas seulement (voyez les programmes des concours de catégorie A type Attaché d'administration centrale par exemple...). La matière est différemment compliquée parce qu'elle est technique. Mais certaines matières de droit privées ne sont pas particulièrement simples (voyez le livre 6 du Code de commerce et prenez le cas d'une entreprise qui serait soumise à un procédure de redressement judiciaire, avec tout ce qu'on trouve dans une entreprise: les fournisseurs, les clients, les salariés, les associés, l'administration (fisc et URSSAF par exemple), les acteurs judiciaires de la procédure, vous allez voir que c'est pas gagné côté simplicité :p).

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Sans conteste, le droit privé pour l'instant. Impossible de passer le concours sans connaître son droit des obligations sur le bout des doigts. Je pense qu'il est trop tôt pour faire une spécialité, un bon avocat est d'abord un professionnel qui a une solide connaissance du droit commun.

J'ai commencé ma spécialité en DEA, donc en cinquième année, je ne sais pas comment ils appellent ça les jeunes aujourd'hui.

 

Quelle que soit votre spécialité ensuite, il ne faut pas oublier qu'il faudra bien passer et réussir le concours...

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Merci à vous de vos réponses.

 

Désolé pour l'amalgame concernant le code civil, et pourtant je suis de ceux qui se sont prit les réformes en du droit de la famille en pleine tête (il me semble).

Je pense que tu as raison Anissa. Je n'essaie pas d'écarter une matière définitivement, mais de prendre des bases les plus utiles possible. Je vais donc me concentrer sur mes cours, et au choix du master, j'argumenterais surement mieux mes choix. Le droit des obligations est donc la matière servant de base concernant le concours ?!

 

Merci encore pour vos précieux conseils.

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En fait, le concours dont semble parler Anissa, c'est celui de l'entrée à l'EFB (puisque vous êtes à Paris). Mais les concours administratifs n'ont pas le même programme. ;) Renseignez-vous sur le sujet, ça ne devrait pas être compliqué à trouver comme information (il y a sûrement un IEJ dans votre fac ;)).

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  • 2 weeks later...

Bonjour,

 

Je pense être à même de vous répondre, puisque j'ai suivi les deux formations!!!

 

concernant le CRFPA, il est évident qu'une bonne maîtrise du droit de sobligations s'impose. En effet, une des épreuves écrites obligatoire, porte sur le droti de scontrat et des responsabilités (contractuelle et délictuelle)

 

Etant donné qu'il s'agit du tronc commun pour tous les candidats, le niveau est assez élevé, surtout pour un publiciste.

 

Cependant, dans la vie professionnelle, tout n'est pas si cloisonné que la faculté de droit veut bien le présenter. Ainsi, un bon avocat en droit immobilier connait tant des notions d'urbnaisme (procédure administrative + règles d'urba) que des règles de la copropiété, de l'indivision, des baux d'habitation, etc... Son activité peut même porter sur les marchés publics et/ou privés de construction, pour lesquels la double formation est essentielle.

 

En conséquence, si l'immobilier vous intéresse, vous aurez un plus en ayant le double cursus. Dans le cas contraire, ce n'est pas forcément utile.

 

Enfin il y a encore quelques années, le droit public était une niche dans la profession d'avocat. Seuls quelques cabinets pouvaient être qualifiés de spécialistes.

 

Aujourd'hui, cela s'est considérablement développé. A vous de voir donc, si cela vous intéresse vraiment, ou si cela relève plus d'un intérêt strictement intellectuel.

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  • 4 ans plus tard...

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