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Forum juridique de Net-iris

Comment arriver à faire tomber un harceleur ?


sourisette

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Bonjour à tous,

 

J'imagine que ce sujet a probablement déjà été abordé, toutefois, vu la sphère médiatique que prend mon affaire, je souhaitais vous la soumettre :

 

- Je suis directrice d'un établissement accueillant des personnes âgées depuis début juin.

Je remarque qu'une collègue, également cadre a un drôle de comportement - tente de monter les salariés les uns contre les autres et critique sans cesse ma direction générale,et me confie à l'un des membres de ma direction.2 jours plus tard, celle-ci est mise à la porte en une demi heure de temps: débarquement de ma direction, entretien-sans ma présence-, confiscation des outils de travail et poursuite jusqu'au parking.

Cette personne a enchaîné les cdd pendant 2 ans et était elle même en remplacement sur le poste d'une personne en arrêt de travail depuis 2 ans pour dépression reconnue en maladie professionnelle.

 

Départ brutal qui a choqué tout le monde.

 

Je suis parallèlement reçu à la fin du premier mois pour faire un point seule, devant une équipe de six personnes qui me reproche clairement de ne pas avoir fourni des projets qui nécessitent au moins 3 à 6 mois de travail alors que je viens de prendre mes fonctions.

 

Je rappelle que je suis quasiment seule à tenir la barque de l'établissement puisque la comptable n'est pas remplacée, et la secrétaire peu présente.je deviens donc secrétaire, agent d'accueil, comptable, gestionnaire...et un quart temps directrice, soit en charge de développement de projet.

 

Parallèlement à cela, je remarque des dysfonctionnements importants, notamment le fait que des salariés sont sans contrats de travail depuis plusieurs années..je pourrais énumérer de nombreux faits tels celui-ci.

 

- Le 01er juillet, je fais un malaise accompagnée d'une chute où je me retourne le bras.

Transport à l'hôpital.Les médecins m'interpellent en me disant que mon employeur demande expressement mes antécédents médicaux, les résultat des examens.Je suis d'ailleurs appelée x fois sur mes différents téléphones, pro et perso..alors que je suis sous morphine.

Je rentre chez moi après une brève hospitalisation.On me donne clairement des consignes de travail auxquelles je réponds pour ne pas paralyser le fonctionnement de l'établissement.Je dirige l'établissement à distance.

 

- Une semaine plus tard, je reçois un mail de deux lignes expliquant que " mon contrat de travail est suspendu" et qu'à ce titre, je ne dois plus intervenir dans la structure.

 

Quelques jours plus tard, une réunion du personnel est organisée par ma direction qui demande aux salariés de ne plus m'appeler, de ne plus prendre mes appels et de ne plus me donner d'informations sous couvert que j'ai vraiment besoin de me reposer.l'équipe a bien sûr interprété cela comme un départ définitif.

 

-Une semaine plus tard, je lis de manière fortuite dans la presse que des rumeurs courraient selon lesquelles il n'y aurait plus de direction..sous entendant que je quitte mon poste.article rédigé de manière anonyme.Ma direction ne m'informera pas de cet article alors que je suis la première concernée.

 

Je reprends mes fonctions prochainement.J'ai crée la surprise car tout le monde pensait que comme mes collègues je serais en arrêt pour dépression.

Mais depuis ce mail du 08 juillet, plus aucune communication de ma direction qui ne répond à aucun de mes mails ni de mes courrier en ar, notamment le dernier où j'explique les faits.

 

Que pensez-vous de cette situation complètement folle où en résumé: 3 personnes, cadre de direction on été licenciés, sans motif, en quelques mois..Le licenciement intervient toujours juste avant la fin de période d'essai alors que d'importants dossiers ont été remis

 

Pour information, d'autres directeurs de structure subissent la même chose que moi..

 

Comment sortir de ce management immoral, par la loi de la terreur assortie qui plus est de menaces sur notre possibilité de trouver un poste ailleurs ?

 

En vous remerciant de m'aider à élaborer une stratégie dont l'objectif est de faire tomber la harceleuse majeure, celle qui, par pouvoir,et pour obtenir la première place, est prête à faire tomber tous ses collègues, celle qui s'est introduite dans la vie privée de tous ses collaborateurs pour trouver "la faille", celle qui est prête à entretenir des relations très proches avec notre directeur pour "y arriver"...

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Le seul fait dans votre récit pouvant être assimilé à du harcèlement est la confiscation de vos outils de travail. Mais un harcèlement moral se définit par sa durée, par des agissements répétés. Or, vous avez pris vos fonctions le 1er juin, et êtes, si j'ai bien compris, en arrêt depuis le début du mois de juillet.

 

Pour se qui concerne la rupture de contacts pendant votre arrêt de travail, c'est normal. Un employeur ne doit pas solliciter un salarié pendant un arrêt de travail.

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Rien d'anormal à première vue, des rumeurs.....des interprétations hâtives de collègues......la recommandation de l'employeur de vous laisser profiter de votre congé maladie.....licenciement pendant la période d'essai, mais ça n'existe pas c'est une rupture du contrat sans nécessité de fournir un motif....

 

Reprenez le travail, vous verrez ensuite. Attention si vous portez des accusations avec si peu de recul sans avoir les moyens derrière.....

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"Parallèlement à cela, je remarque des dysfonctionnements importants, notamment le fait que des salariés sont sans contrats de travail depuis plusieurs années..je pourrais énumérer de nombreux faits tels celui-ci."

Attention : on peut très bien ne pas avoir de contrat de travail écrit du moment que c'est un cdi à temps plein. Il n'y a rien d'illégal là dedans puisque depuis plus de 15 ans la France s'asseoit allégremment sur la directive européenne ....

 

 

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Merci pour votre grand soutien dont je ne ferai aucun commentaire, car je ne pense pas que cela mérite d'écrire un long poste...

 

Quand un jour on vous demandera de constituer un dossier sur la vie privée de l'intégralité des salariés que vous encadrez pour "mieux les coincer"...peut-être que ce jour là, vous n'estimerez pas qu'il est trop tôt pour vous poser des questions...

 

Je vous retourne donc la remarque au sujet d'un jugement hâtif : si vous même jugez, moi, j'acte et ne fais que des constats...

 

Nb: pour les contrats...il s'agit bien sûr de personnes en cdd...je ne suis pas arrivée à ce poste à responsabilité pour ignorer la loi...

 

---------- Message ajouté à 23h30 ---------- Précédent message à 23h19 ----------

 

Vous ne croyez pas qu'à un poste comme le vôtre, porter de tels jugements en moins de deux mois, c'est un peu rapide ?

 

Je me demande bien quel est l'objet de votre intervention.

Qui est vous pour vous permettre de tels jugements?

Un poste comme le mien permet à juste titre d'apprécier des comportements totalement anormaux...D'autre part, ces comportements touchent d'autres directeurs depuis de nombreux mois.

Si vous vous étiez davantage renseigné, vous auriez appris que le processus de harcèlement s'installe rapidement et qu'il suffit de deux mois pour que s'amorce la descente aux enfers..

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Nous intervenons pour infomer les intervenants et les guider dans leur questionnements juridiques et les recours possibles.

Nous nous basons pour cela sur les informations données.

La situation telle qu'exposée par vous ne démontre pas de situation de harcèlement.

 

Ceci étant, si vous estimez avoir suffisamment de preuves de ce harcèlement, il convient d'adresser un courrier recommandé à la direction dans lequel vous demanderez l'arrêt des faits de harcèlement, avec copie à l'IT.

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Le seul fait dans votre récit pouvant être assimilé à du harcèlement est la confiscation de vos outils de travail. Mais un harcèlement moral se définit par sa durée, par des agissements répétés. Or, vous avez pris vos fonctions le 1er juin, et êtes, si j'ai bien compris, en arrêt depuis le début du mois de juillet.

 

Non, le harcèlement ne se définit pas par sa durée.Le processus peut s'installer en à peine quelques jours.Je vous suggère d'approfondir vos connaissances.

 

Pour se qui concerne la rupture de contacts pendant votre arrêt de travail, c'est normal. Un employeur ne doit pas solliciter un salarié pendant un arrêt de travail.

 

Réponse facile...toutefois lorsqu'on dirige un établissement, il est toutefois légitime d'en connaître l'activité..votre argument n'est pas valable d'autant que l'employeur n'a cessé de me solliciter la première semaine d'arrêt y compris sur mon lit d'hôpital....

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Réponse facile...toutefois lorsqu'on dirige un établissement, il est toutefois légitime d'en connaître l'activité..votre argument n'est pas valable d'autant que l'employeur n'a cessé de me solliciter la première semaine d'arrêt y compris sur mon lit d'hôpital....

 

Bonsoir

Vous semblez attendre des réponses qui correspondent à vos attentes!!

Nous donnons tout au plus des appréciations enfonctions de vos dires et uniquement de vos écrits

donc cqfd

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Invité Mashinotsu

Quand un jour on vous demandera de constituer un dossier sur la vie privée de l'intégralité des salariés que vous encadrez pour "mieux les coincer"...peut-être que ce jour là, vous n'estimerez pas qu'il est trop tôt pour vous poser des questions...

[...]

 

Si vous vous étiez davantage renseigné, vous auriez appris que le processus de harcèlement s'installe rapidement et qu'il suffit de deux mois pour que s'amorce la descente aux enfers..

 

Non, non, je constate que vous devez être tombé sur de sacrés débiles, pour vous demander en moins d'un mois de " constituer un dossier sur la vie privée de l'intégralité des salariés que vous encadrez pour "mieux les coincer"...".

 

Et qui vous ont embauché -donc vous rémunèrent- pour le seul plaisir de vous harceler.

 

Et je trouve extraordinaire qu'en moins d'un mois vous ayez pu appréhender la totalité d'un poste aussi important, devenir victime de harcèlement et en tomber malade, tout en souhaitant continuer à tenir votre poste depuis votre chambre...

 

Bon courage.

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Comment sortir de ce management immoral, par la loi de la terreur assortie qui plus est de menaces sur notre possibilité de trouver un poste ailleurs ?

Comment prouvez vous cela ???

En vous remerciant de m'aider à élaborer une stratégie dont l'objectif est de faire tomber la harceleuse majeure, celle qui, par pouvoir,et pour obtenir la première place, est prête à faire tomber tous ses collègues, celle qui s'est introduite dans la vie privée de tous ses collaborateurs pour trouver "la faille", celle qui est prête à entretenir des relations très proches avec notre directeur pour "y arriver"...

 

Et comment prouvez cela ???

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On se demande pourquoi vous êtes venu poster sur ce forum

- vous dites aux uns de revoir leurs connaissances

- aux autres qu'ils ont des arguments faciles

- que vos connaissances en droit pour votre poste ne sont pas du pipi de chat

etc,etc

Pour une harcelée, vous vous défendez pas mal, niveau jugement à l'emporte pièce sur les autres. Vu la sympathie que vous suscitez sur ce forum, on peut comprendre ce que vous donnez dans votre propre entreprise ...

Pour info et comme vous m'avez mise en cause, je vous renvoie la question : vous connaissez le traumatisme d'un(e) harcelé(e) qui perd devant le CPH ou la CA ? ( pour votre info, c'est 70% d'échec par manque de preuve) Vous avez déjà préparé des dossiers de harcèlement devant un CPH ou une cour d'appel, du COTE SALARIE ? Vous devriez, ça vous mettrait du plomb dans la tête .....

Si vous voulez, je vous parle d'un président de CA ( dans ma région) à qui je vous souhaite bien du plaisir pour plaider le harcèlement ....:confused:

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Rien à ajouter au post de Je Rigole, je partage pleinement son avis, venir ici en connaissant tout, en posant une question et en voulant ridiculiser les intervenants, je me demande où est votre intérêt......:bored:

 

J'espère pour vous que vous n'avez pas ce comportement au travail, les licenciements sont fréquents pour moins que ça.

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Invité Mashinotsu

Je me permets dajouter : savez-vous qu'on attend d'un responsable qu'il observe et réfléchisse avant d'agir ?

Pas qu'il s'imprègne de tous les potins des insatisfaits (une personne remerciée est rarement favorable à sa direction, par exemple) et les fasse siens.

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Bonjour

 

J'ai parcouru la discussion ouverte par Souricette ("comment faire tomber un harceleur ?") et je comprends son désarroi.

 

Il faut savoir que le secteur social ou associatif est en première ligne en ce qui concerne les risques psychosociaux. (à noter que les risques psycho-sociaux ne sont pas toujours la conséquence de "harcèlements").

 

Attention néanmoins à l'usage du terme de "harcèlement moral" car si ensuite on n'arrive pas à le démontrer, cela est sanctionnable. Et c'est très difficile à prouver.

 

 

Il y a beaucoup de discours, d'articles, d'ouvrages sur le harcèlement au travail : en quoi cela consiste, comme le prouver ... quand on les parcourt, ça parait simple de mettre fin de faire cesser les agissements qui paraissent inappropriés au travail.

Mais tant qu'on n'a fait l'expérience de ce type de situation dans l'entreprise on ne peut pas imaginer l'impuissance dans laquelle on peut se trouver.

 

A mon avis, la lutte efficace contre les agissements inappropriés au travail ne peut être que collective : si on est vraiment motivé pour agir, il faut le faire par le biais d'un syndicat, d'une association ou autre groupe de travail ... un médiateur peut aussi aider.

 

Dans tous les cas pour qui pense être victime de "harcèlement" : prendre beaucoup de recul, prendre des avis extérieurs (associations, syndicats, ordres professionnels ...) et surtout éviter de tomber dans le soupçon systématique. Rester professionnel avant tout et se ménager soi-même (au travail et à l'extérieur).

 

L'avocat peut aussi être un soutien et rassurer face à un employeur procédurier.

 

Je sais que ce ne sont là que des généralités mais si cela peut être utile ...

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Je pense que vous y allez un peu fort. Je ne crois pas qu'il soit utile d'avoir x mois d'activité dans une société pour constater une situation. Le harcèlement est effectivement difficile à prouver mais ce n'est pour autant qu'il faille baisser les bras. J'ai connu le début des dossiers plaidés en CPH concernant le harcèlement tant moral que sexuel qui étaient un réel traumatisme pour les victimes en cas d'échec et je vous rejoins totalement sur ce point . Ce n'est pas pour autant que ceux-ci ont cessé d'être présentés et le traumatisme est toujours là car on se remet difficilement d'une telle situation mais il y a eu des évolutions dans les jugements rendus grâce (si je peux m'exprimer ainsi) à des salariés qui ont trouvé la force d'exposer leur vécu.

On parle de risques psycho sociaux liés aux conditions de travail provoquant du stress facteur de maladies, le harcèlement, peut importe la forme qu'il revêt, en fait partie.

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Le seul fait dans votre récit pouvant être assimilé à du harcèlement est la confiscation de vos outils de travail. Mais un harcèlement moral se définit par sa durée, par des agissements répétés. Or, vous avez pris vos fonctions le 1er juin, et êtes, si j'ai bien compris, en arrêt depuis le début du mois de juillet.

 

 

Le harcèlement moral peut faire beaucoup de dégâts, même sur une durée courte.

Le harcèlement moral peut être caractérisé sur une période brève, comme le définit la loi et le juge la cour de cassation.

 

 

Pour se qui concerne la rupture de contacts pendant votre arrêt de travail, c'est normal. Un employeur ne doit pas solliciter un salarié pendant un arrêt de travail.

 

 

Tout à fait. Mais que la direction demande aux employés de ne plus prendre les appels de Sourisette, cela n'a pas lieu d'être, c'est une mise à l'écart ; quand il y a harcèlement moral, cela y contribue souvent.

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Invité Mashinotsu
Mais que la direction demande aux employés de ne plus prendre les appels de Sourisette, cela n'a pas lieu d'être, c'est une mise à l'écart ; quand il y a harcèlement moral, cela y contribue souvent.

 

 

Non, c'est tout à fait normal puisque la salariée est malade et incapable de travailler à l'heure actuelle.

Je vous rappelle que certains salariés vont au tribunal si on les dérange pendant leurs congés-maladie.

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