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Forum juridique de Net-iris

1 mois après l'avis d'inaptitude à mon poste initial


Kémaïs

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Bonsoir, Un mois jour pour jour après mon avis d'inaptitude à mon poste initial, je viens de recevoir une proposition de reclassement de mon employeur. Il y a eu une première proposition de reclassement envoyé le lendemain de la visite de reprise mais non conforme aux demandes de la médecine du travail et que j'ai donc refusé. Cette première proposition m'avait par ailleurs déjà été proposée avant la première visite de reprise, puis à nouveau entre les 2 visites de reprise; maisà chaque fois, j'avais refusé de répondre avant d'avoir eu connaissance des conclusions du médecin du travail) J'ai plusieurs questions: - Quel est l'intérêt pour mon employeur de me faire parvenir cette proposition de reclassement un mois jour pour jour après l'avis d'inaptitude? - De combien de temps je dispose officiellement pour répondre à mon employeur tout en restant correct, sachant que je ne peux pas prendre une telle décision à la légère? A l'issue du délai d' un mois après l'avis d'inaptitude, mon employeur est sensé, en l'absence de licenciement ou de reclassement, reprendre le paiement de mon salaire, mais peut-il refuser sous prétexte que je ne lui ai pas répondu dès réception de sa proposition de reclassement?- Est-ce que cette proposition de reclassement doit être soumise au médecin du travail?- Sur l'avis d'inaptitude, il est écrit par le médecin du travail que si reclassement envisageable, le salarié recommencerais par un mi-temps thérapeutique ( à la demande de mes médecins et déjà accepté par la CPAM).Or la proposition de reclassement est un poste à 35 h et le mi-temps thérapeutique n'est absolument pas évoqué dans le courrier envoyé par ma directrice. Je sais que le mi-temps thérapeutique peut -être accepté ou refusé par l'entreprise, mais là l'employeur n'en parle même pas. Est-ce que je dois lui demander clairement une réponse écrite / à ce mi-temps thérapeutique? - Que peut-il se passer en cas de refus de l'employeur pour le mi-temps thérapeutique? Si je refuse cette proposition de reclassement à 35h, peut-il y avoir un licenciement pour inaptitude? - Durant le mois qui a suivi l'avis d'inaptitude, mon médecin généraliste a fait le choix de prolonger mon arrêt maladie. Cette décision peut-elle avoir une incidence sur la suite des évènements? Merci d'avance de vos réponses qui me permettent de mieux comprendre les choses. Bien cordialement. Kémaïs

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Bonjour,

 

Dans la mesure où il vous a proposé le reclassement un mois après la déclaration d'inaptitude, il doit reprendre le paiement du salaire : article 1226-4 du code du travail (vérifier que le médecin du travail a bien coché la cas "visite de reprise").

Selon l'article L.1226-2 du code du travail, l'obligation de reclassement pèse sur l'employeur : "Lorsque, à l'issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à une maladie ou un accident non professionnel, le salarié est déclaré inapte par le médecin du travail à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités.

Cette proposition prend en compte les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu’il formule sur l’aptitude du salarié à exercer l'une des tâches existantes dans l'entreprise.

L’emploi proposé est aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations, transformations de postes de travail ou aménagement du temps de travail."

Si vous refusez, l'employeur doit de nouveau demander l'avis du médecin du travail pour savoir si le poste de travail était ou non compatible avec votre état de santé.

Pour commencer, vous pouvez tout à fait envoyer un RAR à votre employeur pour lui demander des éclaircissements.

 

Cordialement

 

Anissa

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Bonjour,

 

Je souhaite obtenir quelques éclaircissements :

 

Après un avis d'inaptitude au poste initial ( donc à priori peut-être des possibilités de reclassement dans l'entreprise ); puis propositions de reclassement mais non conformes aux conclusions du médecin du travail qui ont eu pour conséquences mon refus de ces propositions de reclassement, on arrive au terme du délai d'un mois après la notification d'avis d'inaptitude :

 

- Quelle est alors la situation du salarié? En cas de licenciement, l'employeur peut-il prétexter un licenciement pour inaptitude?

 

- Si le chef d'entreprise ne reprend pas le paiement du salaire, à la fin du mois qui arrive après le délai de 1 mois, qu'est-ce que concrètement peut faire un salarié et quelles seront alors les conséquences, sachant qu'il semblerait que l'employeur se complet dans une situation sans issue qui perdure...

 

Merci de votre aide.

 

Bien cordialement.

Kémaïs.

 

---------- Message ajouté à 14h56 ---------- Précédent message à 14h12 ----------

 

Rebonjour,

 

J'ai oublié les questions en relation avec le préavis.

 

- Il semblerait, mais je peux me tromper, qu'en cas d'inaptitude à tous les postes pour cause de maladie non professionnelle, le salarié qui ne peut pas alors travailler sur aucun poste, ne soit pas rénuméré durant la période de préavis en cas de licenciement.

 

- Mais quant est-il lorsqu'il s'agit d'une inaptitude au poste initial? En effet, cela signifie alors que le salarié pourrait quand même travailler sur un poste adapté. S'il y a un licenciement de prononcé par l'employeur en cas d'impossibilité de reclassement, le fait de ne pas pouvoir travailler durant le préavis, est avant tout causé par le fait que l'employeur n'a pas pu ( ou voulu) faire une proposition de reclassement. Le salarié, de son côté, même s'il n'est plus apte à occuper son emploi initial, est apte à travailler sur d'autres postes...Ce qui pourrait alors justifier le paiement des salaires durant le préavis .

 

Je ne sais pas si je suis très clair dans mes remarques, mais cela me parait logique. Je souhaite votre avis.

 

Merci de votre aide.

Cordialement.

Kémaïs

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Bonjour,

 

Kémais, merci de nous dire ce que vous voulez : conserver un emploi dans cette entreprise, ou être licencié et tenter votre chance autre part. Cela nous permettra de mieux vous conseiller.

 

 

Bonsoir,

 

Je suis surpris de votre remarque, pas par rapport à vous mais parce que je ne m'étais pas vraiment posé la question. En fait, pour moi l'objectif initial est de conserver mon emploi, parceque j'aime mon travail, parceque j'ai du mal à concevoir de ne pas m'investir dans un boulot, parceque la conjoncture n'est pas si facile que ça, et qu'il est difficile d'envisager à l'heure actuelle de quitter son emploi sans garantie de retrouver autre chose, pour l'unique raison qu'on n'a pas forcément d'atomes crochus avec la direction.... Surtout quand on a 51 ans, qu'on est reconnu travailleur handicapé et que tout serait à recommencer professionnellement si on tient compte de ma profession et de mes soucis de santé.

Mais, après plus de 6 mois de négociations difficiles avec l'employeur, il est certain qu'on peut se poser la question " A quel prix? ". Avec des échanges difficiles avec mon chef d'entreprise suite à une demande de reclassement, et ce qui s'appelle une véritable guerre des nerfs, je suis en train de m'épuiser, alors que je dois en priorité faire un pied de nez à la maladie invalidante à l'origine de cette inaptitude, car je ne suis pas du genre à baisser les bras fasse à la maladie.

Si je savais où il a l'intention de m'embarquer( proposition de reclassement digne de ce nom ou licenciement pour inaptitude), je pourrais sans doute répondre à cette question...

Quoi qu'il en soit, je veux encore y croire, et je souhaite conserver mon emploi. Pour autant, j'essaye d'anticiper ses décisions et je sais que je peux aussi m'attendre au final à un licenciement. Tout cela m'a donc conduit à analyser différentes possibilités et comme je suis curieux et aime bien comprendre les choses, je me suis interrogé sur certains points qui me paraissaient obscures.

 

Je ne sais pas si cette réponse vous conviendra.

 

Kémaïs

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Bonjour,

 

Votre réponse me convient.....comme toutes les réponses que vous me faites....

 

De mémoire, vous étiez aide-soignant de nuit. Votre maladie rend le travail de nuit contre indiqué....mais pourriez-vous (médicalement) tenir un poste d'aide soignant de jour ?

 

Votre entreprise est constituée de plusieurs établissements : y a-t- il des délégués du personnel ? Un CHS CT ?

 

Quel est le descriptif du poste que vient de vous proposer votre employeur ?

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Bonjour,

 

Votre réponse me convient.....comme toutes les réponses que vous me faites....

 

De mémoire, vous étiez aide-soignant de nuit. Votre maladie rend le travail de nuit contre indiqué....mais pourriez-vous (médicalement) tenir un poste d'aide soignant de jour ?

 

Votre entreprise est constituée de plusieurs établissements : y a-t- il des délégués du personnel ? Un CHS CT ?

 

Quel est le descriptif du poste que vient de vous proposer votre employeur ?

 

Bonjour, Bonne mémoire!!! -Oui, a priori, je pourrais occuper mon emploi d'aide-soignant en poste de jour, avec certaines restrictions ( pas de manutention entre autre ); mais compte tenu du secteur, c'est tout à fait envisageable. Mon inaptitude au poste de nuit est en fait lié aux risques professionnels des travailleurs de nuit ; pour lesquels même s'ils sont aujourd'hui connus et répertoriés, il n'existe pas encore de tableau de maladies professionnelles liées au travail de nuit ( raison pour laquelle mon inaptitude est actuellement considérée comme consécutive à une maladie non professionnelle ). Donc a priori, la pathologie dont je souffre qui est une maladie invalidante , voir évolutive, peut quelquefois s'atténuer, voir disparaitre avec un retour de conditions de vie " normales", donc avec un rythme de jour. Mais là encore, difficile d'être affirmatif car les mécanismes de la maladie ne sont pas encore vraiment connus , la recherche piétine pour tout ce qui est traitement...( ce qui explique entre autre que cette maladie n'est pas reconnue au niveau des administrations (officiellement hors liste 31 au niveau de la CPAM; dans les faits, non...). Mais les choses évoluent: il y a 10 ans encore, cela faisait partie de la psychiatrie, car la médecine était dépassée et que sans réponses à leurs interrogations, le corps médical avait choisi par commodité de se débarasser de ces patients bien embarassants, qui passaient leur temps à se plaindre sans qu'on puisse démontrer l'origine de leurs soucis de santé; maintenant, les spécialistes qui s'occupent de cette pathologie peuvent être des rhumatologues, des neurologues, des endocrinologues, des personnes s'occupant de problèmes du métabolisme... ( C'était une grosse parenthèse, désolé). - Je peux aussi, selon ma C.C. occuper un emploi à coefficient identique au mien. D'ailleurs, les équipes sont mixées; à coefficient égal, on fait tous le même travail; ce qui diffère, c'est avant tout nos formations différentes mais complémentaires. On s'occupe des soins des patients, de la gestion de la vie quotidienne, des loisirs et des activités éducatrices, selon nos compétences propres.- Oui, il y a des délégués du personnel non syndiqués, qui débutent dans leurs fonctions et qui prennent conscience de la difficulté de la tâche. Ces personnes s'impliquent beaucoup, mais sont conscientes de leurs limites. Malgré tout, elles sont au courant de mon dossier; cela me semble normal de les informer. Et de leur côté, elles font leur possible pour me soutenir.Quant au CHCT, jusqu'à maintenant, je ne souhaitais pas m'adresser à lui, puisque je pense que le représentant n'était pas objectif/ aux revendications des salariés. - Cette proposition de poste ne mentionne que les horaires ( d'ailleurs un temps complet alors qu'il y a une demande de mi-temps thérapeutique ). Et je ne connais pas officiellement à ce jour, mes futures fonctions ; sauf 2 phrases lâchées au téléphone par un supérieur m'apprenant que j'interviendrais sur plusieurs services. Je n'ai pas d'apriori, je pense que toute proposition mérite d'être analysée. Pour autant, encore faut-il que cette proposition de reclassement soit gérable pour moi comptenu de ma fatigabilité( par exemple au niveau des déplacements entre les 2 établissements ). Et je ne vois pas comment je peux répondre en l'absence d'une proposition de reclassement qui comporte si peu d'informations. En clair, que doit mentionner la proposition de reclassement de l'employeur, hormi les horaires? Par ailleurs, il me semble que l'employeur peut refuser la demande de mi-temps thérapeutique; Qu'en pensez-vous? Mais encore faut-il qu'il l'annonce; car là ça tourne au dialogue de sourds...Et le point qui me préoccupe également, c'est le fait que j'ai reçu ma 2nd proposition de reclassement, un mois jour pour jour après l'avis d'inaptitude. Peut-on croire au hasard ou serait-ce plutôt une démarche stratégique de mon employeur et dans quel but? Je ne suis pas parano. mais au vue du dossier, je suis en droit de douter.Merci de m'aider. Car depuis 6 mois, je commence à trouver cela épuisant. Bien cordialement. Kémaïs.

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Bonjour,

 

Considérez que le fait que la deuxième proposition de reclassement vous soit parvenue un mois pile après la deuxième visite comme un pur hasard. Il n'y a aucune incidence dans votre dossier à ce niveau.

 

La proposition de reclassement doit être suffisamment précise pour que vous puissiez vous prononcer. Donc, elle doit mentionner lieu et plage horaire de travail, ainsi que fonctions à tenir...

 

Vous êtes RQTH me semble-t-il. Dans ce cas le CHS CT doit être impliqué dans la recherche de reclassement (implication : il doit être au minimum informé ).

 

Vu votre âge, votre état de santé et votre métier de base, il me semble important que vous fassiez le maximum pour conserver un emploi dans votre actuelle entreprise. Si vous étiez licencié, ce serait galère pour vous de retrouver un job.

 

Je vous conseille donc :

- de répondre par LRAR à la proposition de reclassement qui vous a été faite, sans l'accepter ni la refuser, mais en demandant des précisions (lieu, horaires, activités...) sans lesquelles vous ne pouvez vous prononcer (vous demandez la fiche de poste...) ;

- pour ce qui est du temps partiel thérapeutique, ne vous en souciez pas pour l'instant. Quand une proposition de reclassement vous convenant vous aura été faite,et que vous l'aurez acceptée, il sera toujours temps de se pencher sur ce problème, qui sera limité dans le temps par définition (un temps partiel thérapeutique précède une reprise à temps plein), et qui ne doit pas rendre impossible toute proposition convenable de reclassement

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Bonjour,

 

Considérez que le fait que la deuxième proposition de reclassement vous soit parvenue un mois pile après la deuxième visite comme un pur hasard. Il n'y a aucune incidence dans votre dossier à ce niveau.

 

La proposition de reclassement doit être suffisamment précise pour que vous puissiez vous prononcer. Donc, elle doit mentionner lieu et plage horaire de travail, ainsi que fonctions à tenir...

 

Vous êtes RQTH me semble-t-il. Dans ce cas le CHS CT doit être impliqué dans la recherche de reclassement (implication : il doit être au minimum informé ).

 

Vu votre âge, votre état de santé et votre métier de base, il me semble important que vous fassiez le maximum pour conserver un emploi dans votre actuelle entreprise. Si vous étiez licencié, ce serait galère pour vous de retrouver un job.

 

Je vous conseille donc :

- de répondre par LRAR à la proposition de reclassement qui vous a été faite, sans l'accepter ni la refuser, mais en demandant des précisions (lieu, horaires, activités...) sans lesquelles vous ne pouvez vous prononcer (vous demandez la fiche de poste...) ;

- pour ce qui est du temps partiel thérapeutique, ne vous en souciez pas pour l'instant. Quand une proposition de reclassement vous convenant vous aura été faite,et que vous l'aurez acceptée, il sera toujours temps de se pencher sur ce problème, qui sera limité dans le temps par définition (un temps partiel thérapeutique précède une reprise à temps plein), et qui ne doit pas rendre impossible toute proposition convenable de reclassement

 

Bonjour,

 

Jean-Louis52, je vous remercie pour vos conseils avisés. Ce que vous dites, me parait tout à fait clair et je pense que c'est la meilleure façon de procéder.

Et je suis tout à fait conscient de ce que peut engendrer un possible licenciement comptenu de ma situation ( âge, profession, problème de santé). Au fait, à partir de quand, fait-on partie des seniors? Je me sens vieillir d'un coup!!

 

En fait, ce qui est compliqué pour moi, c'est d'arriver à contrer la façon de faire de mon employeur qui à chaque fois semble bien s'amuser ( propositions de reclassement en lettre en RAR avant les conclusions du médecin, puis proposition de reclassement qui ne tient pas compte des demandes de la médecine du travail, puis nouvelle proposition de reclassement reçue le dernier jour de la période de 1 mois après l'avis d'inaptitude; et proposition de poste sans fiche de poste......). A chaque fois, je me demande ce que je vais découvrir dans son nouveau courrier. On dirait qu'il se moque éperdumment du code du travail, de la CC; et du médecin du travail.

Personnellement, je pense que s'il occupe les fonctions de directeur, c'est qu'il en a les compétences. Dans ce cas, que penser du fait qu'il ne fait rien comme il faut dans les démarches qui nous concerne lui et moi. Le droit du travail, si c'est accessible à un simple ouvrier, alors qu'il ne me fasse pas croire qu'il n'y comprend rien...Et le hasard, lorsque cela perdure, je ne veux plus y croire. Il a surtout envie de m'avoir à l'usure...

Que pensez-vous de mon point de vue?

 

Encore merci pour votre aide bien précieuse.

 

Bien cordialement.

Kémaïs

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Bonjour,

 

Je pense qu'il faut vous concentrer sur la maintien de votre emploi....ne spéculez pas sur les intentions réelles ou supposées de votre employeur....

 

A la fin de la procédure de deux choses l'une :

- soit vous conservez votre emploi ;

- soit vous êtes licencié : dans ce cas, il sera toujours temps de vérifier si votre employeur a respecté le code du Travail.

 

Dans la lettre RAR que vous allez lui envoyer, rappelez-lui qu'il doit reprendre vos salaires à compter de la date de la deuxième visite + un mois.

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Bonjour,

 

Je pense qu'il faut vous concentrer sur la maintien de votre emploi....ne spéculez pas sur les intentions réelles ou supposées de votre employeur....

 

A la fin de la procédure de deux choses l'une :

- soit vous conservez votre emploi ;

- soit vous êtes licencié : dans ce cas, il sera toujours temps de vérifier si votre employeur a respecté le code du Travail.

 

Dans la lettre RAR que vous allez lui envoyer, rappelez-lui qu'il doit reprendre vos salaires à compter de la date de la deuxième visite + un mois.

 

Bonjour,

 

Merci de votre conseil, même si cela m'est difficile de ne pas ruminer tout ça, cela me semble une bonne façon de ne pas m'éparpiller. Biensûr que je souhaite avant tout conserver mon emploi...

 

Dans mon dernier courrier que j'ai envoyé à mon employeur, je demandais d'une part une réponse quelle qu'elle soit pour le mi-temps thérapeutique; et d'autre part un rendez-vous pour qu'il me parle de cette proposition de reclassement plus en détails. Cela se présente mal puisque pour le mi-temps thérapeutique, il vient de me répondre au téléphone qu'il n'a pas de poste à mi-temps à me proposer pour mettre en place le mi-temps thérapeutique. Mais je pense qu'il va quand même me répondre par courrier. En a t-il l'obligation ? Quant au rendez-vous, je ne sais pas si c'est une bonne idée, car lorsque je lui ai parlé de fiche de poste, il m'a répondu qu'il n'était pas obligé de me la fournir dans la proposition de reclassement. Et comme je lui répondais que j'avais par exemple besoin de connaitre les lieux où j'interviendrais et savoir si les déplacements étaient gérables pour moi , il m'a alors dit que ce n'était pas le souci de l'entreprise, soit j'acceptais ma proposition avec les horaires, soit je refusais et que je pouvais lui répondre au cours de notre prochaine rencontre, laquelle doit avoir lieu avant que la médecine du travail soit avisée de la situation ( médecin actuellement en vacances). Maintenant, je ne vois pas comment le médecin du travail peut donner son aval, sans connaitre la fiche de poste...

Je sais que si je vais à ce rendez-vous pour lequel je n'avais au départ aucun à priori et que j'ai moi-même souhaité, mon employeur a l'intention de me mettre la pression pour que j'accepte cette proposition (c'est ce que j'ai ressenti au téléphone). Je ne suis pas opposé catégoriquement à cette proposition de reclassement, mais je souhaite me prononcer quand j'aurai connaissance des détails de ce poste. Il me semble que c'est légitime de ma part.

 

question :1 - A t-il le droit oui ou non de me faire une proposition de reclassement avec comme seuls renseignememnts fournis les horaires?

2 - Est-ce que je suis obligé de répondre par écrit à sa proposition de reclassement, ce que je trouverais normal? Ou est-ce qu'il pourrait se contenter de mon approbation orale , donnée au cours de ce rendez-vous, et qu'il souhaite obtenir au plus vite?

3 - Dans cette éventualité, est-il préférable d'annuler ce rendez-vous et d'échanger uniquement par courrier en recommandé, éventuellement par téléphone?

4- Je dispose de combien de temps pour répondre à sa proposition de reclassement?

 

Je précise également qu'il pensait que je reprendrais mon travail la semaine prochaine ( entreprise fermée pour les salariés actuellement) et qu'il envisageait que mon simple accord durant le rendez-vous prévu en fin de semaine suffirait pour me permettre de reprendre en début de semaine suivante. Moi, je pense que le fait de répondre par courrier , de façon officielle, va obligatoirement retarder ma reprise, si j'accepte sa proposition, d'autant que je ne pourrai pas contacter le médecin du travail au mieux avant le 19 avril.

 

Enfin, il m'a annoncé être surpris de ne pas avoir reçu mon arrêt maladie. Je l'ai informé que mon arrêt maladie avait bien cessé à l'issue de la période de un mois à compter de l'avis d'inaptitude, et qu'il n'avait pas été prolongé. Il m'a demandé " Mais vous êtes en quoi alors". Et moi : " En fin de suspension de contrat". Il m'a alors dit qu'il fallait absolumment me faire mettre en maladie afin de bénéficier des indemnités maladie CPAM et Prévoyance. Et a rajouté " Mais comment vous allez faire pour vivre?". J'ai alors dit que c'était à l'entreprise de rénumérer le salarié après le délai de 1 mois, tant que l'employeur n'avait pas pris de décision.

Pour lui , impossible car mon avis d'inaptitude n'est pas total et qu'il m'a fait 2 propositions ( la 1ère non conforme aux conclusions de la médecine du travail et que j'ai donc refusée, la seconde dont il est question actuellement reçue le dernier jour de la période de 1 mois). Et impossible pour lui aussi, car j'ai dépassé le nombre de jours payés par la CPAM ( or, d'une part je suis en longue maladie ; d'autre part, on ne parle plus dans ce cas D'IJ, mais de reprise du paiement des salaires par l'employeur, il me semble). Ses propos me semblent donc très confus; cela ne le gêne pas de dire n'importe quoi pour faire perdre pied à ses interlocuteurs et pour les déstabiliser, afin de réussir à ses fins. Et là, je suis bien dans le concret, je ne suis pas en train d'anticiper .

 

Ceci dit, je lui ai dit que je pensais qu'il serait dans l'obligation de me payer mais que je pouvais aussi me tromper. Et je lui ai conseillé de se renseigner sérieusement afin d'obtenir les informations nécessaires à la gestion de ce dossier.

 

questions : - Qui a raison dans cette histoire, lui ou moi? Et si c'est moi, il nie l'évidence pour faire pression sur moi, dans l'espoir que je cède?

 

Merci de votre aide qui honnêtement, est énorme, tant sur le plan pratique ( législation) que sur le plan moral; le but n'étant pas pour moi de me faire plaindre ou de vouloir avoir raison coûte que coûte, mais avant tout d'avoir un avis objectif sur la question. Car il évident que le salarié qui se croit laisé ( à tord ou à raison) n 'a pas forcément le recul nécessaire pour faire preuve de discernement. Cela ne signifie pas pour autant que je suis prêt à me faire bouffer, loin de là...

 

Bien cordialement.

 

Kémaïs

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Bonjour,

 

Merci de votre conseil, même si cela m'est difficile de ne pas ruminer tout ça, cela me semble une bonne façon de ne pas m'éparpiller. Biensûr que je souhaite avant tout conserver mon emploi...

 

Dans mon dernier courrier que j'ai envoyé à mon employeur, je demandais d'une part une réponse quelle qu'elle soit pour le mi-temps thérapeutique; et d'autre part un rendez-vous pour qu'il me parle de cette proposition de reclassement plus en détails. Cela se présente mal puisque pour le mi-temps thérapeutique, il vient de me répondre au téléphone qu'il n'a pas de poste à mi-temps à me proposer pour mettre en place le mi-temps thérapeutique. Mais je pense qu'il va quand même me répondre par courrier. En a t-il l'obligation ? Quant au rendez-vous, je ne sais pas si c'est une bonne idée, car lorsque je lui ai parlé de fiche de poste, il m'a répondu qu'il n'était pas obligé de me la fournir dans la proposition de reclassement. Et comme je lui répondais que j'avais par exemple besoin de connaitre les lieux où j'interviendrais et savoir si les déplacements étaient gérables pour moi , il m'a alors dit que ce n'était pas le souci de l'entreprise, soit j'acceptais ma proposition avec les horaires, soit je refusais et que je pouvais lui répondre au cours de notre prochaine rencontre, laquelle doit avoir lieu avant que la médecine du travail soit avisée de la situation ( médecin actuellement en vacances). Maintenant, je ne vois pas comment le médecin du travail peut donner son aval, sans connaitre la fiche de poste...

Je sais que si je vais à ce rendez-vous pour lequel je n'avais au départ aucun à priori et que j'ai moi-même souhaité, mon employeur a l'intention de me mettre la pression pour que j'accepte cette proposition (c'est ce que j'ai ressenti au téléphone). Je ne suis pas opposé catégoriquement à cette proposition de reclassement, mais je souhaite me prononcer quand j'aurai connaissance des détails de ce poste. Il me semble que c'est légitime de ma part.

 

question :1 - A t-il le droit oui ou non de me faire une proposition de reclassement avec comme seuls renseignememnts fournis les horaires?

2 - Est-ce que je suis obligé de répondre par écrit à sa proposition de reclassement, ce que je trouverais normal? Ou est-ce qu'il pourrait se contenter de mon approbation orale , donnée au cours de ce rendez-vous, et qu'il souhaite obtenir au plus vite?

3 - Dans cette éventualité, est-il préférable d'annuler ce rendez-vous et d'échanger uniquement par courrier en recommandé, éventuellement par téléphone?

4- Je dispose de combien de temps pour répondre à sa proposition de reclassement?

 

Je précise également qu'il pensait que je reprendrais mon travail la semaine prochaine ( entreprise fermée pour les salariés actuellement) et qu'il envisageait que mon simple accord durant le rendez-vous prévu en fin de semaine suffirait pour me permettre de reprendre en début de semaine suivante. Moi, je pense que le fait de répondre par courrier , de façon officielle, va obligatoirement retarder ma reprise, si j'accepte sa proposition, d'autant que je ne pourrai pas contacter le médecin du travail au mieux avant le 19 avril.

 

Enfin, il m'a annoncé être surpris de ne pas avoir reçu mon arrêt maladie. Je l'ai informé que mon arrêt maladie avait bien cessé à l'issue de la période de un mois à compter de l'avis d'inaptitude, et qu'il n'avait pas été prolongé. Il m'a demandé " Mais vous êtes en quoi alors". Et moi : " En fin de suspension de contrat". Il m'a alors dit qu'il fallait absolumment me faire mettre en maladie afin de bénéficier des indemnités maladie CPAM et Prévoyance. Et a rajouté " Mais comment vous allez faire pour vivre?". J'ai alors dit que c'était à l'entreprise de rénumérer le salarié après le délai de 1 mois, tant que l'employeur n'avait pas pris de décision.

Pour lui , impossible car mon avis d'inaptitude n'est pas total et qu'il m'a fait 2 propositions ( la 1ère non conforme aux conclusions de la médecine du travail et que j'ai donc refusée, la seconde dont il est question actuellement reçue le dernier jour de la période de 1 mois). Et impossible pour lui aussi, car j'ai dépassé le nombre de jours payés par la CPAM ( or, d'une part je suis en longue maladie ; d'autre part, on ne parle plus dans ce cas D'IJ, mais de reprise du paiement des salaires par l'employeur, il me semble). Ses propos me semblent donc très confus; cela ne le gêne pas de dire n'importe quoi pour faire perdre pied à ses interlocuteurs et pour les déstabiliser, afin de réussir à ses fins. Et là, je suis bien dans le concret, je ne suis pas en train d'anticiper .

 

Ceci dit, je lui ai dit que je pensais qu'il serait dans l'obligation de me payer mais que je pouvais aussi me tromper. Et je lui ai conseillé de se renseigner sérieusement afin d'obtenir les informations nécessaires à la gestion de ce dossier.

 

questions : - Qui a raison dans cette histoire, lui ou moi? Et si c'est moi, il nie l'évidence pour faire pression sur moi, dans l'espoir que je cède?

 

Merci de votre aide qui honnêtement, est énorme, tant sur le plan pratique ( législation) que sur le plan moral; le but n'étant pas pour moi de me faire plaindre ou de vouloir avoir raison coûte que coûte, mais avant tout d'avoir un avis objectif sur la question. Car il évident que le salarié qui se croit laisé ( à tord ou à raison) n 'a pas forcément le recul nécessaire pour faire preuve de discernement. Cela ne signifie pas pour autant que je suis prêt à me faire bouffer, loin de là...

 

Bien cordialement.

 

Kémaïs

 

Comme vous l'a dit Jean-louis52 faites votre courrier recommandé avec toutes les données qu'il vous a indiquées, ne restez pas sur de l'oral et votre employeur n'aura pas d'autre choix que d'y répondre précisément.

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Bonjour,

 

Je viens de recevoir une proposition pour un poste, mais il n'ya que les horaires. L'employeur contacté dit qu'il ne me donnera rien d'autre comme renseignements relatifs au poste.

Surprise, en relisant le courrier, il s'agit d'une proposition d'horaires et non d'une proosition de reclassement.

Explication de l'employeur : le fait de passer de la nuit au jour, c'est une modification d'horaires et comme ma qualification resterait la même, il estime qu'il doit me faire une proposition d'horaires. Or les tâches seront différentes, le service sera différent ( en fait 2 services organisés sur 2 sites différents) et en général, sur un des services, le personnel qui y travaille a une qualification supérieure à la mienne. Donc, je pense que c'est là où ça coince. A priori, mais je peux me tromper, il envisage de me faire faire des tâches pour lesquelles je pourrais prétendre à une qualification supérieure, c'est peut-être pour cela qu'il ne souhaite pas me donner la fiche de poste.

 

Que faire par rapport à cette proposition d'horaires. Je ne peux pas m'engager sans une vraie proposition de reclassement.

 

Autre souci et de taille ; il a fait pression sur moi lorsqu'il a compris que mon arrêt maladie n'était pas prolongé. Il est sensé reprendre le paiement de mon salaire, le lendemain de la fin de l'arrêt maladie .Il n'est pas content du tout.... Il m'a dit que c'était interdit de ne pas prolonger l'arrêt maladie;que je n'vais pas le droit; il voulait que je redemande un nouvel arrêt maladie, il voulait une attestation de mon médecin certifiant que je n'avais plus besoin d'être en arrêt maladie!! Et lorsque j'ai évoqué la reprise du paiement du salaire, il a été catégorique : il ne paiera pas...

Tout cela est plutôt stressant.

 

Je suis inquiet pour la suite. Il n'a aucun scrupule...

 

Vos conseils?

 

Merci de votre aide.

 

Kémaïs.

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Bonjour,

 

Qu'a exactement écrit le MdT à l'issue de la deuxième visite ? Je croyais qu'il y avait également une restriction à la manutention des personnes ?

 

Quels sont les termes exacts de la proposition de votre employeur ?

 

Votre contrat de travail actuel fait-il précisément mention de votre lieu de travail ?

 

D'autre part, vous dites que l'une des activités de jour proposées requiert une qualification supérieure à celles que vous détenez....Ce n'est pas rédhibitoire si votre expérience ou une formation vous mettent à niveau, c'est rédhibitoire si la qualification supérieure nécessaire est réglementaire (vous ne pouvez pas, par exemple, faire des gestes relevant de la qualification d'infirmier...)

 

 

 

En ce qui concerne la reprise des salaires, vous avez le droit pour vous, et seul un médecin est qualifié pour vous prescrire un arrêt maladie. Que je sache, votre médecin traitant ne l'a pas fait, et votre MdT a jugé que vous étiez "apte" sur un poste de reclassement que votre employeur doit vous trouver.

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Bonjour Kemais,

Vous dites que c'est à l'employeur de vous verser les salaires. Est-ce que la CPAM vous a dit ?

Dans le cas d'un arret maladie

Si l'employeur ne peut fournir un poste adapté, le médecin traitant doit prolonger l'arret maladie.

Avez vous été arreté plus de trois ans ? Auquel cas la réponse serait différente.

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Bonjour Kemais,

Vous dites que c'est à l'employeur de vous verser les salaires. Est-ce que la CPAM vous a dit ?

Dans le cas d'un arret maladie

Si l'employeur ne peut fournir un poste adapté, le médecin traitant doit prolonger l'arret maladie.

Avez vous été arreté plus de trois ans ? Auquel cas la réponse serait différente.

 

Bonjour Titpuce,

 

Si le médecin traitant estime que les arrêts de travail ne sont plus justifiés, il n'en prescrit plus.

Si le médecin conseil estime qu'il n'y a plus lieu de verser des IJ, il en fait cesser le paiement.

Si le médecin du travail voit le salarié en visite de reprise, c'est qu'il a été estimé par l'un des deux médecins précédemment cités, voire les deux, que la reprise de travail pouvait se faire.

Dans ce cas, le médecin du travail se prononce sur l'aptitude du salarié à tenir ou pas son ancien poste. Et le médecin du travail est habilité (c'est le seul) à effectuer, éventuellement, des propositions de modifications de poste à l'employeur, soit dans le cadre d'une aptitude au poste de travail avec restriction ou aménagement, soit dans le cadre d'une inaptitude au poste avec à ce moment-là des propositions de reclassement.

 

Il est faux de dire que le médecin traitant DOIT prolonger l'arrêt maladie si l'employeur ne peut fournir un poste adapté. Cela se pratique, dans l'attente d'un reclassement ou d'aménagement de poste, mais encore faut-il que le médecin conseil accepte de payer des IJ, et faut-il également que l'état de santé du salarié justifie la prescription d'un arrêt maladie.

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Bonjour Kemais,

Vous dites que c'est à l'employeur de vous verser les salaires. Est-ce que la CPAM vous a dit ?

Dans le cas d'un arret maladie

Si l'employeur ne peut fournir un poste adapté, le médecin traitant doit prolonger l'arret maladie.

Avez vous été arreté plus de trois ans ? Auquel cas la réponse serait différente.

 

 

Bonjour,

 

C'est le code du travail qui prévoit ça, je crois. Il me semble de mémoire que lorsqu'il y a un avis d'inaptitude , l'employeur a un mois à dater de l'avis d'inaptitude pour reclasser ou licencier le salarié. Et je crois qu'au delà de 1 mois, si le salarié n'est ni reclassé, ni licencié, il semblerait que l'employeur soit dans l'obligation de reprendre le versement du salaire jusquà le reclassement ou le licenciement.

 

Qui a la réponse?

 

Cela semblerait logique. Il n'est pas normal que les employeurs se complaisent dans cette situation ( je parle biensûr de ceux qui ne proposent rien ou qui proposent des choses incroyables). Il faut qu'ils prennent leur responsabilité et ne se reposent pas sur la CPAM. Ce n'est pas à la CPAM à prendre en charge des salariés qui seraient en mesure de reprendre une activité professionnelle, même si je suis consciente que ce n'st pas forcément facile de proposer un poste adapté. Dans ce cas là, ils licencient , même si ce n'est pas marrant pour le salarié et même si effectivememnt ; ça peut leur coûter cher.

Après, effectivement lorsque l'employeur joue le jeu et a besoin d'un peu de temps pour organiser la proposition de reclassement, cela peut-être une solution de se mettre en arrêt maladie pour ne pas pénaliser l'employeur qui est s'investit honnêtememnt dans ce reclassement.

 

Ce n'est pas le cas du mien qui depuis le début fait les choses toutes à l'envers et sans scrupule..

 

Et l'histoire de reprendre le paiement du salaire au delà de la période de 1 mois, je suis certain que mon employeur est au courant et que c'est ça qui l'a mis en colère au point de me dire que je n'avais pas droit.

 

Cordialement

 

Kémaîs

 

---------- Message ajouté à 19h44 ---------- Précédent message à 19h29 ----------

 

Bonjour,

 

Qu'a exactement écrit le MdT à l'issue de la deuxième visite ? Je croyais qu'il y avait également une restriction à la manutention des personnes ?

 

Quels sont les termes exacts de la proposition de votre employeur ?

 

Votre contrat de travail actuel fait-il précisément mention de votre lieu de travail ?

 

D'autre part, vous dites que l'une des activités de jour proposées requiert une qualification supérieure à celles que vous détenez....Ce n'est pas rédhibitoire si votre expérience ou une formation vous mettent à niveau, c'est rédhibitoire si la qualification supérieure nécessaire est réglementaire (vous ne pouvez pas, par exemple, faire des gestes relevant de la qualification d'infirmier...)

 

 

 

En ce qui concerne la reprise des salaires, vous avez le droit pour vous, et seul un médecin est qualifié pour vous prescrire un arrêt maladie. Que je sache, votre médecin traitant ne l'a pas fait, et votre MdT a jugé que vous étiez "apte" sur un poste de reclassement que votre employeur doit vous trouver.

 

Bonjour,

 

Cela devient très compliqué de répondre sur le forum, même si je comprends tout à fait que ce sont les questions et les réponses qui font vivre ce site.

 

Est-ce que je suis autorisé à vous transmettre un message privé, car je crains que mon employeur qui est un fin stratège ( peut-être joueur d'échec !) profite de ce site pour me faire un sale tour. Je ne suis pas parano, mais j'ai des raisons d'être prudent.

 

-le terme utilisé est " proposition d'horaires", avec le détail du planning de travail à la semaine. C'est tout.

 

- pour l'activité de jour, je suis d'accord avec vous . Il s'agit d'une activité que je pourrais assumer depuis le départ, la CCne l'interdit pas. Par contre, ça obligerait mon employeur a me payer plus. Et il serait peut-être obligé de prévoir pour moi une VAE. Pour moi, je serais tout à fait partant; mais je crains qu'il ne soit pas prêt à mettre la main à son porte-monnaie pour le coefficient en plus ou pour la VAEMais c'est une supposition, puisque je ne sais rien. Alors j'essaye de comprendre pourquoi il refuse d'évoquer le poste plus en détails et qu'il ne veut surtout pas mentionner les informations autres que les horaires sur un papier officiel.

 

Bien cordialement

 

Kémaïs

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Bonjour Titpuce,

 

Si le médecin traitant estime que les arrêts de travail ne sont plus justifiés, il n'en prescrit plus.

Si le médecin conseil estime qu'il n'y a plus lieu de verser des IJ, il en fait cesser le paiement.

Si le médecin du travail voit le salarié en visite de reprise, c'est qu'il a été estimé par l'un des deux médecins précédemment cités, voire les deux, que la reprise de travail pouvait se faire.

Dans ce cas, le médecin du travail se prononce sur l'aptitude du salarié à tenir ou pas son ancien poste. Et le médecin du travail est habilité (c'est le seul) à effectuer, éventuellement, des propositions de modifications de poste à l'employeur, soit dans le cadre d'une aptitude au poste de travail avec restriction ou aménagement, soit dans le cadre d'une inaptitude au poste avec à ce moment-là des propositions de reclassement.

 

Il est faux de dire que le médecin traitant DOIT prolonger l'arrêt maladie si l'employeur ne peut fournir un poste adapté. Cela se pratique, dans l'attente d'un reclassement ou d'aménagement de poste, mais encore faut-il que le médecin conseil accepte de payer des IJ, et faut-il également que l'état de santé du salarié justifie la prescription d'un arrêt maladie.

Je vous rejoins totalement d'autant plus si le médecin conseil de la CPAM a estimé que le salarié était consolidé, les IJ ne seront plus versées car dans ce cas, son avis est prépondérant.

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Bonsoir,

 

Je suis formel : l'employeur doit reprendre les salaires si un mois après le second avis d'inaptitude, il n'a ni licencié, ni reclassé.

 

Kemaïs, votre MdT a prononcé un avis d'inaptitude : qu'a-t-il écrit exactement ?

 

Si c'est "Inapte au poste d'AS de nuit", la seule proposition d'horaires de jour pour un poste d'AS suffit (à mes yeux).

Si c'est "Inapte au poste d'AS. Inapte au travail de nuit", l'employeur doit aller au-delà de la "simple" proposition d'horaires de jour...

 

Donc je réitère ma question : qu'a écrit le MdT exactement sur les fiches d'aptitude, et que dit votre contrat de travail quant à votre lieu de travail ?

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Bonsoir,

 

Je suis formel : l'employeur doit reprendre les salaires si un mois après le second avis d'inaptitude, il n'a ni licencié, ni reclassé.

 

Kemaïs, votre MdT a prononcé un avis d'inaptitude : qu'a-t-il écrit exactement ?

 

Si c'est "Inapte au poste d'AS de nuit", la seule proposition d'horaires de jour pour un poste d'AS suffit (à mes yeux).

Si c'est "Inapte au poste d'AS. Inapte au travail de nuit", l'employeur doit aller au-delà de la "simple" proposition d'horaires de jour...

 

Donc je réitère ma question : qu'a écrit le MdT exactement sur les fiches d'aptitude, et que dit votre contrat de travail quant à votre lieu de travail ?

 

 

Bonjour,

 

 

Merci pour votre réponse rapide. Donc, je ne me suis pas trompé.

 

L'avis d'inaptitude dit que je suis inapte à tous poste de nuit. Il y a aussi une plage horaire pour ne pas commpencer trop tôt et ne pas terminer trop tard, du fait de ma fatigabilité. Pas de manutention, sachant que 99% des personnes dont nous avons la charge ne nécessitent pas de manutention et que nous ne sommes jamais seul dans le service au moment des toilettes, donc il y a assez de travail auprès des autres résidents pour que je sois dispensé des transferts chariot/lit/ baignoire. Et de plus, j'ai la chance d'avoir appris à travailler en utilisant le matériel type lève-malade ( travail en service à domicile auprès de patients dépendants où le personnel intervient quelque fois seul); et j'ai assez d'expérience pour savoir que c'est essentiel , même si on se croit fort, si on veut se préserver dans la durée. Je dis ceci car même si le matériel existe dans l'entreprise, on se rend compte pourtant que les salariés l'utilisent très peu par méconnaissance ( pas de formation sur l'utilisation du matériel, par méconnaissance des risques professionnels et aussi parceque certains employeurs ferment les yeux et ne sont pas assez fermes auprès des salariés qui continuent de porter).

 

Je précise également que les salariés ne s'occupent pas uniquement des soins d'hygiène, de la vie quotidienne soir et matin libres , mais aussi des loisirs( en soirée et une demi-journée dans la semaine) et des activités éducatives( matins et après-midi de la semaine sauf une demi-journée). Les équipes sont mixées pour tout ce qui est vie quotidienne et loisirs ( personnel soignant- aide-soignant et infirmiers - et personnel éducatif ( aides-médico-psychologique; moniteur-éducateurs et éducateurs spécialisés) . Pour les activités éducatives de journée ,c'est au départ du personnel éducatif ( aide-médico psychologique, moniteur-éducateur, éducateur technique et éducateur spécialisé). Avec en atelier, il me semble pas d'AMP, mais du personnel à coefficient supérieur.

La CC prévoit qu'on peut occuper des fonctions différentes à celles qu'on a au départ, à coefficient identique, par exemple pour moi qui suit aide-soignant, je peux être sur un poste d'aide-médico-psychologique ou d'aide-puéricultrice.

 

Je n'ai pas mon contrat sous les yeux et de mémoire je ne sais plus, pour mon lieu d'intervention. Au départ, il n'y a qu'un service de nuit. Mais je ne sais pas s'il est marqué que je peux intervenir ailleurs.. Donc je regarde et je vous communique l'info plus tard.

 

Encore merci de votre aide.

 

Bien cordialement.

 

Kémaîs

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J'ai oublié un détail important :

 

Il y a toujours une demande de mi-temps thérapeutique dans l'avis d'inaptitude.

 

Je sais que l'employeur n'est pas obligé d'accepter.

 

Mais l'employeur ne répond pas par oui ou par non, puisqu'il se contente de me mettre un horaire hebdomadaire basé sur 35h, sachant que je faisais moins de 35 h avant..Pour une demande de mi-temps thérapeutique, chapeau, vu que je me retrouve avec une proposition d'heures supérieures à mon poste initial!!! Et je ne crois pas que c'est une faute d'inattention, car cela fait plusieurs fois que je lui rappelle. Un directeur,s'est sensé avoir quand même un minimum de niveau de compréhension. Alors je penche plutôt pour de la mauvaise volonté caractérisée....

Par contre lorsque je l'ai rencontré il ya quelques jours, je lui ai demandé une réponse franche pour le mi-temps thérapeutique; il m'a répondu que ce n'était pas possible car cela lui couterait trop cher. Je n'y comprend rien : je croyais que c'était la CPAM qui payait les heures non travaillées durant le mi-temps thérapeutique. Et si cela lui coute si cher, pourquoi me propose t-il alors un emploi sur 35h alors que je travaille à temps partiel à l'origine?

Si quelqu'un a une explication plausible, je suis preneur. Ou alors c'est uniquement pour me faire tourner en bourrique....

 

J'ai regardé sur mon contrat de travail : le nom du service est écrit. Et il n'est pas spécifié que je peux intervenir sur un autre service en cas de besoin. ( j'ai fait le même travail avec une autre entreprise qui dépend du même groupe départemental, et là pour le coup, il était écrit sur mon contrat que je pouvais intervenir sur d'autres services, donc en journée en externat; ou en matinée et soirée, sur le même service, en internat. . Mais là, rien de tout ça.).

 

Cordialement.

 

Kémaïs

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J'ai effectivement l'impression que l'employeur cherche à entretenir la confusion et il faut qu'il précise absolument la fiche de poste en la communiquant au MDT pour avis.Si votre contrat ne mentionne pas la possibilité de travailler sur plusieurs établissements ,vous n'êtes pas obligé de travailler ailleurs .

Quant au mi temps thérapeutique ,si le MDT exige son application intégral,je ne suis pas certain que l'employeur puisse refuser (voir la CC) ,d'autant plus qu'il s'agit d'une décision du médecin conseil de la CPAM.Pour toutes ces raisons ,la question doit être portée devant le CHS-CT,afin qu'il y est un avis de rendu et obliger l'employeur à être claire .Le simple faite de dire qu'il n'y a pas de poste disponible à mi-temps ,n'est pas à mon avis un argument suffisant ,encore faut il le démontrer devant le CHS-CT.

Bien entendu, l'employeur doit reprendre le payement intégral du salaire après un mois que vous soyez présente ou pas.Il n'ignore certainement pas la loi ,mais essaye de faire pression.

Surtout tenez bon et courage ,car il faut tout faire pour rester dans l'entreprise ,un licenciement compliquerait votre situation ,car vu les mentalités, bien françaises ,actuelles sur le marché du travail ,après 50 ans ,on est vraiment un senior ,ce qui est parfaitement inacceptable .

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Bonjour,

 

Votre employeur semble en effet jouer sur les mots, et il me semble important de savoir précisément certaines choses.

 

S'agit-il d'une inaptitude ? Oui, si votre contrat de travail initial stipule que vous travaillez à tel lieu, la nuit, pour faire telle chose. Oui, puisque votre MdT semble avoir pris la peine de faire deux visites espacées de quinze jours, en écrivant "inapte...". Non (à mon avis) si votre contrat de travail initial ne précise pas que vous travaillez exclusivement de nuit....Dans ce dernier cas, on serait alors dans l'aménagement de poste...

 

Quoi qu'il en soit, votre employeur a obligation de vous reclasser sur un poste de jour, ce qu'il fait en vous proposant des horaires de jour. Mais il ne doit pas modifier de manière substantielle votre contrat de travail (durée hebdomadaire de travail, lieu de travail, ...) sans faire un avenant à votre contrat de travail. Vous seriez libre de refuser, mais perdriez votre emploi....

 

Il est temps d'impliquer vos DP ou mieux le CHS CT qui ont droit de regard sur les propositions de votre employeur, puisque vous êtes travailleur handicapé.

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Bonjour,

 

Merci à tous pour vos réponses et votre soutien.

 

Je précise que, paradoxalement, je ne suis pas opposé à intervenir sur un autre service, même si les tâches ne sont pas forcément celles pour lesquelles j'ai été formé au départ. J'aime bien les défis et je suis plutôt du style à penser que changer de service oblige à une remise en cause nécessaire afin de casser la routine dans laquelle se complaise quelquefois les salariés. Reste à savoir, si cela serait gérable pour moi/ à mes soucis de santé. Après, il faut qu'entre la fiche de poste et le coefficient professionnel, il y ait concordance. Si on me donne des responsabilités autres, il faut que l'employeur mette cartes sur table et accepte de me payer en conséquence. Et s'il faut que je me forme, je ne suis absolumment pas contre.

 

Mais pour le moment, je suis toujours dans l'attente. Peut-être que ce n'est que du vent, tout ça...

 

Senior, moi? Quel coup de vieux d'un coup!!!

 

J'attends des informations nouvelles, pour vous tenir au courant.

 

Cordialement.

 

Kémaîs.

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