Aller au contenu
Forum juridique de Net-iris

Article 1527 du code civil


Ivanona

Messages recommandés

Désolé de vous demander mais pourriez vous m’indiquer des liens qui expliquent clairement les conditions d’application et le fonctionnement de l’article 1527 (action en retrenchement). Par exemple, est-ce que cela est applicable à tous les régimes de mariage ou seulement ceux avec une communauté universelle est assortie d'une clause dite "d'attribution" intégrale de l'ensemble des biens dépendant de cette communauté au conjoint survivant - Merci d'avance.:confused:

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

  • Réponses 5
  • Création
  • Dernière réponse

Article 1527

Les avantages que l'un ou l'autre des époux peut retirer des clauses d'une communauté conventionnelle, ainsi que ceux qui peuvent résulter de la confusion du mobilier ou des dettes, ne sont point regardés comme des donations.

 

Néanmoins, au cas où il y aurait des enfants qui ne seraient pas issus des deux époux, toute convention qui aurait pour conséquence de donner à l'un des époux au-delà de la portion réglée par l'article 1094-1, au titre " Des donations entre vifs et des testaments ", sera sans effet pour tout l'excédent ; mais les simples bénéfices résultant des travaux communs et des économies faites sur les revenus respectifs quoique inégaux, des deux époux, ne sont pas considérés comme un avantage fait au préjudice des enfants d'un autre lit.

 

Toutefois, ces derniers peuvent, dans les formes prévues aux articles 929 à 930-1, renoncer à demander la réduction de l'avantage matrimonial excessif avant le décès de l'époux survivant. Dans ce cas, ils bénéficient de plein droit du privilège sur les meubles prévu au 3° de l'article 2374 et peuvent demander, nonobstant toute stipulation contraire, qu'il soit dressé inventaire des meubles ainsi qu'état des immeubles.

 

_____________Les avantages matrimoniaux

C’est tant la protection des enfants naturels que la question de la perte des avantages matrimoniaux par l’un des époux qui imposent de redéfinir les termes de l’article 1527 du Code civil.

 

C.La protection des enfants naturels

Aux termes de l’article 1527 du Code civil, « Les avantages que l’un ou l’autre des époux peut retirer des clauses d’une communauté conventionnelle, ainsi que ceux qui peuvent résulter de la confusion du mobilier ou des dettes, ne sont point regardées comme des donations Néanmoins, dans le cas où il y aurait des enfants d’un précédent mariage, toute convention qui aurait pour conséquence de donner à l’un des époux au delà de la portion réglée par l’article 1098, au titre des « donations entre vifs et des testaments », sera sans effet pour tout l’excédent ; mais les simples bénéfices résultant des travaux communs et des économies faites sur les revenus respectifs quoique inégaux, des deux époux, ne sont pas considérés comme un avantage fait au préjudice des enfants d’un précédent lit. » L’article 1527, alinéa 2, s’il garantit une efficace protection des enfants d’un précédent mariage, ne bénéficie pas aux enfants naturels de l’un des conjoints, compte tenu d’une jurisprudence refusant de le leur étendre (Cass. 1re civ., 8 juin 1982 : D. 1983, p. 19, note Beaubrun ; JCP 1983, II, 20018, note Henry). Une telle solution n’est guère satisfaisante. L’interprétation étroite de l’article 1527, alinéa 2 et le refus d’une extension analogique emporte comme conséquence que la protection des enfants naturels est abandonnée au juge de l’homologation qui peut refuser d’entériner une convention notariée comportant des avantages matrimoniaux en présence d’un enfant naturel. Seulement, les enfants naturels restent sans protection contre un avantage matrimonial figurant dans les conventions matrimoniales initiales. De plus, l’inapplicabilité de l’article 1527, alinéa 2 a obligé la Cour de cassation a accueillir l’action en nullité dirigée par l’enfant naturel contre la convention notariée de changement de régime, lorsque l’existence de l’enfant avait été dissimulée au juge, ce qui affecte la cohérence de la matière gracieuse. C’est pourquoi il convient d’étendre aux enfants naturels la protection réservée aujourd’hui aux enfants légitimes.

Académie des Sciences morales et politiques -

 

D. La perte des avantages matrimoniaux

L’avantage matrimonial n’étant pas constitutif d’une libéralité, nulle disposition ne vient priver l’époux indigne de son bénéfice. Il semble pourtant que l’époux qui aurait été condamné pour avoir donné ou tenté de donner la mort à son conjoint devrait perdre de plein droit ses avantages matrimoniaux. Une telle perte de plein droit doit être expressément posée dans l’article 1527 du Code civil

a. Le régime légal

Le régime légal, tel qu’organisé par la loi, donne aujourd’hui, globalement, satisfaction. La seule réserve concerne la question du passif de la communauté, certaines dispositions relatives au droit à récompense ainsi qu’à l’obligation et la contribution au passif après la dissolution.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Désolé de vous demander mais pourriez vous m’indiquer des liens qui expliquent clairement les conditions d’application et le fonctionnement de l’article 1527 (action en retrenchement). Par exemple, est-ce que cela est applicable à tous les régimes de mariage ou seulement ceux avec une communauté universelle est assortie d'une clause dite "d'attribution" intégrale de l'ensemble des biens dépendant de cette communauté au conjoint survivant - Merci d'avance.:confused:

 

 

Au cas où :

www.onb-france.com/.../Pour-repondre-aux-questions-sur-l.html

www.onb-france.com/.../FAQ-l-action-en-retranchement-de.html

www.oboulo.com/actions-retranchement-48470.html

dessnotaire.free.fr/.../actionenretranchement%20.htm

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

L'article 1527 s'applique à tout avantage matrimonial, issu d'une communauté conventionnelle, quelle qu'elle soit. Il n'est pas nécessaire que la clause d'attribution intégrale soit présente (exemple, un époux sans patrimoine antérieur, l'autre époux avec un patrimoine antérieur conséquent, pas de patrimoine acquis, l'avantage matrimonial de la communauté universelle fait que le premier époux dispose d'un patrimoine ; même sans clause d'attribution, cet avantage persiste alors après partage de la communauté universelle).

Et l'action en retranchement s'appelle désormais l'action en réduction de l'avantage matrimonial, action ouverte aux enfants issus d'une précédente union du défunt.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

2°) Avantages matrimoniaux

1ère Chambre civile, 6 mai 1997 (Bull. n°147, p. 98)

Selon l'article 1527, alinéa 1, du Code civil, les avantages matrimoniaux ne sont pas considérés comme des donations. Constituant des actes à titre onéreux, ils ne sont donc pas soumis aux droits de mutation par décès.

En revanche, l'alinéa 2 de ce texte prévoit qu'en présence d'enfants d'un précédent mariage, les avantages matrimoniaux qui dépassent la quotité disponible entre époux sont sans effet pour l'excédent. Ils sont alors réductibles pour atteinte à la réserve. Jusqu'à présent, la Cour de cassation considérait que l'action en réduction exercée par les enfants du premier lit avait pour effet de restituer aux avantages matrimoniaux consentis au conjoint survivant le caractère de libéralités.

Traditionnellement, l'Administration fiscale en tirait la conséquence qu'en présence d'enfants d'un premier lit, elle pouvait percevoir des droits de mutation par décès sur l'intégralité de la part attribuée au conjoint survivant dans l'actif héréditaire sans déduire les biens recueillis au titre des conventions de mariage, que les enfants exercent ou non l'action en réduction conférée par la loi. L'administration considérait qu'en présence d'enfants issus d'un précédent mariage, les avantages conférés par un époux à son conjoint étaient présumés, de façon irréfragable, constituer des donations.

Dans l'affaire soumise à la Cour de cassation, les enfants issus d'un premier lit n'avaient pas exercé l'action en réduction et l'administration fiscale avait donc exigé des droits de mutation par décès calculés sur l'intégralité de la part attribuée au conjoint survivant.

L'arrêt rendu condamne, de façon très nette, la doctrine de l'administration fiscale. La Cour de cassation précise que les dispositions de l'article 1527, alinéa 2, du Code civil ont pour seul effet de soumettre ces avantages aux règles édictées pour les libéralités pour la part qui excède la quotité disponible entre époux. Il ressort des termes de l'arrêt que, quelle que soit l'attitude adoptée par les enfants issus d'une première union, qu'ils exercent ou non l'action en réduction, l'Administration fiscale ne peut prétendre percevoir des droits de mutation par décès sur la part attribuée au conjoint survivant au titre des conventions matrimoniales.

Pour remettre en cause la doctrine fiscale, la Cour de cassation s'est fondée sur les termes mêmes du texte et sur les seuls effets qu'il induit et a retenu que la règle édictée par l'alinéa 2 de l'article 1527 du Code civil fixe seulement la mesure de ce que le conjoint en secondes noces peut recevoir au titre des conventions matrimoniales en présence d'enfants d'un premier lit. Il s'ensuit que la part attribuée au conjoint survivant au titre du régime matrimonial échappe aux autres effets de la réduction, seul l'excédent de la quotité disponible entre époux subissant le sort des libéralités.

 

Cour de cassation

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

Invité
Ce sujet ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

  • Contenu similaire

    • Par Ycf
      Bonsoir,
      J'ai une attestation à écrire concernant un jugement au JAF
      Malheureusement je me rend compte que l'encart prévu est trop petit. (Cerfa 11527*03)
       
      Puis je prendre une feuille vierge pour compléter ?
       
      Merci de vos réponses bonne soirée
       
    • Par Dadou1405
      Bonsoir je me permets de venir sur le site car je cherche énormément de réponses et je suis littéralement perdu et affecté par la situation.
      En juillet dernier l ex de mon conjoint avec qui il a eu des enfants à fait une dénonciation comme quoi j avais fait des bleues a l'une de ses enfants et que mes deux enfants en bas âges avaient également des bleues.
      Ducou j'ai une assistance sociale et une puéricultrice qui est venu à mon domicile m expliquant qu'il y avait une enquête de 90 jours et ensuite un contrendu. Le premier rdv à mon domicile on m accuse d avoir fait des bleues ignobles sur l ensemble des enfants que je traine l'un de mes enfants etc. La puéricultrice a mis mes enfants nue et a palpé mon bébé de 1 mois jetais littéralement en larme .
      Ses femmes ont constatés qu'il n'y avait aucun bleu ni maltraitance mais au premier rdv mon plus grand fils âgé de deux ans était paniqué,nous l étions tous... Ses femmes sont venu à mon domicile deux fois (juillet et août) en septembre à leur bureau. Le 1 octobre j'ai déménagé de région et une puéricultrice et assistance sociale a repris contact avec moi pour reprendre une enquête de 90 jours car le délai de la précédente était trop court en vue de mon départ. J'ai beau essayer de m explique sachant que j attend le rapport de la première enquête auquel c'est stipule qu'il n'y a pas de bleu ni rien j'ai des attestations de médecin etc mais personne veut m entendre. Mes enfants doivent voir un médecin de pmi imposé par l assistante sociale.je n'en peu plus de toutes ses accusations je suis dans la panique depuis des mois .l ex de mon conjoint fait d'une vengeance personnel et je n'en peu plus.
      La semaine prochaine ses deux femmes viennent à mon domicile alors que j'ai déjà eu tout ça elles mon dit vous avez changer de département on repart à zéro donc les éléments,l enquête depuis juillet n'a abouti à rien alors qu'on m avait sertifie qu'il n'y aurait pas de suite à tout cela.
      S'il vous plaît aider moi je n'en peu plus d être accusé à tort c'est tellement humiliant.
      Merci par avance de vos réponses.
      Cordialement.
    • Par Aurélienauvr38
      Bonjour ou bonsoir, 
      Pour vous expliquer ma situation, je vis chez mon père (nous sommes en France dans une petite ville à côté de Lyon) depuis le divorce de mes parents. Mon père habite avec une femme avec qui il est marié et qui a deux filles. Je suis un étudiant de 22 ans en biologie à Lyon et je viens de sortir il y a quelques mois d'un cancer du système lymphatique impliquant chimiothérapie et radiothérapie, et je suis suivi dans le cadre de ma rémission complète.
      Il y a quelques jours, nous avons eu comme à notre habitude une altercation violente avec mon père. Je reconnais ma part de ma responsabilité et conscientise sa part de responsabilité aussi. A la suite de cette altercation violente (n'ayant impliqué que des paroles) mon père et ma belle-mère ne m'ont infirmé que je ne devais plus revenir à la maison, que je devais vivre chez ma mère à Saint-Etienne, mais qu'ils ne voulaient plus que je mette un pied à la maison. 
      Il faut savoir que ma mère dispose d'un petit appartement social avec une chambre (qui est la sienne) et elle ne peut pas accueillir de personne sous son toit au risque de perdre son appartement et les aides sociales qui lui sont accordées. Je me retrouve donc à la rue, et je ne sais pas quoi faire. 
      Je ne peux pas trouver de travail afin de m'assurer un revenu compte tenu de mon état de santé qui est encore fragile et des études qui sont suffisamment effrénés pour ne pas permettre  de travail à côté. Je n'ai pas de revenu. 
      Si quelqu'un aurait une réponse, car j'aimerais appeler une assistance sociale afin d'expliquer ce qu'il en est de la situation, mais la mise en contact avec une assistance sociale présente un caractère irréversible et je ne veux voudrais pas impacter davantage la situation. 
       
      Meci à vous de votre compréhension et de votre aide.
    • Par Marie.Alary
      Bonjour, voici mon problème. J'ai la garde de mon fils de 15 ans depuis 5 ans. Le jugement prévoit un droit de visite et d'hébergement pour l'autre parent du vendredi 18h au dimanche 18h. Week-end 1,3 et 5. Pendant les 5 dernières années pas de soucis. Depuis quelques temps, il vient à 15h45, 18h30, 20h30 puis 21h30. Puis m'indique qu'il viendra certainement le samedi.. (le matin? Le midi? L'après-midi ?  Le soir? Je n'ai pas de détails). J'ai donc fais un courrier recommandé en lui rappelant le jugement que c'était le vendredi à 18h au dimanche 18h et que compte tenu de son organisation etc.. (bref être conciliante) je tolerai une marge à 20h le vendredi mais pas au delà. (Risque routier etc.. et surtout de l'organisation de la vie de mon fils etc..). Il m'indique alors venir ce week-end mais je n'ai pas d'information sur l'heure où le jour. . Que je dois être présente à mon domicile et mon fils aussi. Je lui indique qu'on sera présent jusqu'au vendredi 20h. Ensuite on fera ce que bon nous semble du week-end.. etc etc.. menace de dépôt de plainte de non présentation..  je me renseigne auprès du commissariat.. code pénal qui s'applique donc ils prendront la plainte... et ils m'indiquent ne pas être compétant juridiquement, qu'il peut venir quand il veut pendant le week-end.. quid ? ? L'avocate me dit que le droit ce ferme dans l'heure  donc ici normalement 19h et j'ai prolongé à l'amiable à 20h. Donc passé 20h voir 20h01 pas de problème. Merci pour vos réponses..  
    • Par Amandine.rcnt
      Bonjour, 
      Je suis en pleine procédure de divorce, nous sommes passés devant le juge pour la première fois le 17 novembre. Nous avions convenu d'une garde alternée de nos deux enfants (j'en ai deux grands d'une précédente union). Deux jours avant l'audience mon directeur qui m'offre une promotion m'informe que je peux aller vivre où je veux partout en France ayant mon nouveau compagnon à 600kms de chez moi je passe mon temps entre labas et chez moi quand j'ai mes enfants bref... A la suite de cette annonce j'ai contacté mon avocat afin de modifier ma demande et  demander la garde exclusive de mes enfants avec pour le papa un droit de visite et d'hébergement l'intégralité de chaque vacance hors été et noël... Celui-ci n'étant pas d'accord il s'est lancé déjà depuis bien longtemps dans une guerre (moi je n'entre pas la dedans) il m'a mis à dos  ma meilleure amie, ma petite soeur, son conjoint, mon petit frère et a tenté avec d'autres personnes qui avaient plus de caractère et ne se sont pas laissé amadouer par ses paroles monstrueuses envers moi... 
       
      Il va donc tout faire pour obtenir la garde exclusive de nos enfants à savoir, j'ai porté plainte pour violence conjugale et harcélement en juin une main courante en mai il a fait une garde à vu et est passé devant un procureur le 21 octobre dernier.
      Ma question est, d'après vous, a-t-il des chances de gagner malgré tout ce qu'il entreprend pour me nuir? Mon déménagement peut-il être refusé? sachant que c'est pour partir d'ici ou je ne supporte plus l'environnement, de plus nous travaillons au même endroit (puisqu'il ne travaillait pas je l'ai fait entrer dans ma boite ...) 
      C'est moi qui ai toujours ramené l'argent à la maison, j'ai toujours tout fait pour m'en sortir financièrement, il n'a pas travaillé pendant des années et c'est moi qui travaillait même enceinte ! 
      Merci d'avance pour vos réponses je suis angoissée à l'idée qu'après tout ce que j'ai fait pour lui et mes enfants il finisse par gagner.
       
       
© 2000-2021 NET-IRIS, une marque de JuriTravail, société du Groupe MyBestPro. Tous droits réservés.
×
×
  • Créer...