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Quel avenir pour la valeur travail ?


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Net-iris, en partenariat avec SHL France, vient de publier les conclusions d'une étude sur l'avenir de la valeur travail

 

Cette valeur, remise sous les feux de la rampe notamment au cours de la dernière campagne présidentielle, semble souffrir actuellement en France. Mais quel avenir a-t-elle ? S'agira-t-il toujours de LA valeur socialisante (sans connotation politique) ou la place du travail sera-t-elle différente ?

 

Ces questions et beaucoup d'autres encore peuvent être abordée ici ;)

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  • 2 weeks later...
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A priori, la question n'interesse personne... faut-il en déduire que la valeur travail n'a pas d'avenir ? ;)

 

Pour ma part, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, le travail n'est qu'un moyen de gagner sa vie, de concrétiser ses projets personnels... Les gens ne voient dans le travail qu'un outil qui leur permette de faire rentrer des sous-sous sur leur compte bancaire...

 

Autour de moi, je vois de moins en moins de gens passionés par leur travail, de moins en moins de gens qui ont même une conscience professionnelle... alors qu'on a jamais travaillé si peu !!!

 

Ce débat m'interesse grandement !!!

 

Allez, qui viens débattre avec moi ?!?

 

---------- Message ajouté à 16h11 ---------- Précédent message à 15h51 ----------

 

J'ai relevé quelques chiffres de l'enquête pour ceux qui n'auraient pas eu le courage ou l'envie de la lire :

 

- C'est drôle, 72 % des dirigeants considèrent que leurs employés aiment leurs emplois et que c'est la raison qui les a poussés à les accepter alors que chez les employés, seulement 30 % ont accepté cet emploi parce qu'il leur plaisait...

 

- 13 % seulement des employés et cadres intermédiaires s'épanouissent complétement dans leur travail alors que 64 % des dirigeants s'épanouissent à leur poste.

 

- 60 % des employés ou cadres intermédiaires indiquent que leur entreprise est "un peu", "pas", ou "pas du tout" investie dans leur épanouissement personnel alors que seulement 2,6 % des managers se savent peu investis dans le développement de leurs salairés.

 

- 24,6 % des employés et cadres recherchent une stabilité dans leur entreprise alors que 53,8 % des dirigeants pensent que c'est ce que recherchent principalement leurs salariés.

 

Existerait-il un manque de dialogue entre la base et la tête ?

Cela n'expliquerait-il pas le peu d'interet des salariés pour la valeur travail ?

 

Je me pose, et vous pose, la question...

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Moi, je me deamnde si tout simplement l'absence de réaction à la question n'est pas une preuve que les discours nombreux sur le sujet (le dernier en date ayant été tenu par l'actuel président, mais il est loin d'être le seul à gauche comme à droite) ont surtout abouti sur un gros néant. Ajoutez à cela le fait que les salariés (notamment dans les grands groupes mais pas seulement) ont le sentiment qu'on les courtise quand on a besoin d'eux mais qu'on n'hésitera pas à les mettre dehors quand on n'aura plus absolument besoin d'eux, ça laisse pas mal de traces.

 

Depuis les années 70-80, les plans sociaux à répétition, y compris dans des sociétés ayant une bonne réputation et faisant du profit, ont quand même rendu les Français plus circonspects quant à la sincérité de leur employeur. Du coup, pas mal de gens ont opté pour un comportement assez individualiste pour ne pas dire égocentré: je viens, je fais mon boulot (sans plus) et je part. On me paye pareil quoi que je fasse, je suis reconnu pareil quoi que je fasse, je me ferai mettre dehors pareil quoi que je fasse? Je précise que le "quoi que je fasse" vise le fait de s'impliquer à fond ou pas. Ce genre de comportements de part et d'autre a aussi fait que les salariés s'impliquent plus dans leur vie personnelle et dans des projets hors du travail. A mon sens, on peut y voir aussi une des raisons du succès de l'auto-entreprise...

 

Cela étant, mon vécu personnel est quand même et aussi de constater que pas mal de gens sont très impliqués dans leur boulot et ne comptent pas leurs 35h hebdomadaires.

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Je suis entièrement en accord avec toi Marsu.

 

Je profite de ce thème pour parler aussi un peu salaire... Parce que concrètement, on ne peut envisager de parler valeur travail sans parler salaire !!!

 

Je constate que lorsque le SMIC a été crée, il avait pour but de mettre en place un salaire minima pour les personnes sans diplome... Or, aujourd'hui, le SMIC est devenu le salaire de référence, que l'on soit diplomé ou pas !!!

 

Peut être que les salariés se sentiraient un peu plus concernés si on ne leur proposait pas que 2000 euros bruts par mois lorsqu'ils ont un bac + 5...

 

L'idée de plusieurs SMIC, en fonction de la qualification, vous parait-elle incongrue ? Ne serait-il pas une façon de revaloriser le travail ?

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Ca me parait effectivement incongru parce que ça voudrait dire qu'on fixe aussi des seuils indépendamment des métiers, des secteurs d'activité etc et parce que ça ne tient pas compte non plus des réorientations ou changements de direction dans les carrières. ;) Je crois plutôt que les conventions collectives devraient être plus claires et complètes sur ce sujet. Quand je dis plus claires, je veux dire qu'un salarié lambda qui ouvre sa convention collective, il a 90% de chance de ne rien comprendre dans le chapitre rémunérations... Quand je dis plus complètes, je pense aux grilles de postes dans la mesure où un certain nombre de postes sont simplement absents (un exemple: la convention collective applicable aux cabinets de recouvrement ne présente pas de poste "Juriste" ;)). Les conventiosn collectives devraient aussi être négociées plus raisonnablement par les partenaires sociaux et non sans cesse tirées à la baisse... Seuls les secteurs confrontés à de graves pénuries de main d'oeuvre acceptent de revoir les salaires à la hausse actuellement. La loi de l'offre et de la demande me direz vous. Je veux bien. Mais si on "marchandise" tout, y compris les gens, il ne faut pas s'étonner après qu'ils ne soient plus si impliqués dans leur travail par exemple...

 

Je dirais que ce débat pose aussi un autre problème. Le travail, jusqu'à ce jour, c'est le référentiel socialisant par excellence. Si la valeur travail perd cette place, qu'est-ce qui va prendre le relais ? Mystère... A ce jour, je n'ai rien vu en ce sens (mais je ne vois pas tout hein...).

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Bonjour

 

Je voudrais apporter une modeste contribution:

 

- Maintenant retraité, j'ai été éduqué dans mon enfance sur la valeur du travail; le salaire rémunère le travail

- Mon analyse actuelle est que l'argent n'est devenu qu'une matière comme une autre. Certains encaissent par wagons, d'autres avec parcimonie.

- Les salaires ne correspondent plus du tout à la rémunération du travail

- Mon fils, de 21 ans un jour me dit "Papa tu n'as rien compris dans le vie, pour nous les jeunes il y a les "********neurs" et les "********nés".

 

Tout bien réfléchi, n'y a t il pas quelque chose de vrai dans cette réflexion?

 

Dès lors que cette société n'a plus de règle, quel avenir auront les générations futures?

 

Dans le passé, un utopiste du nom de PARODI, avait tenté une classification des emplois et tenté une classification des salaires... Maintenant, c'est tous au SMIC...

 

Sentons nous quand même un peu responsables de la société actuelle, c'est nous qui l'avons batie pour nos enfants.

 

Bonne journée

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Je me souviens avoiur choqué un oncle qui s'approche aujourd'hui des 70 ans quand je lui avait dit qu'ajourd'hui, pour trouver un job, il faut savoir se vendre. Il trouvait que ça faisait un peu prostitution, mais c'est pourtant une réalité. Si on ne se vend pas lors d'un recrutement, on reste systématiquement sur le carreau... Les salaires sont proposés selon le marché et non selon les compétences (enfin, un peu quand même, mais pas complètement, loin s'en faut).

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Je me souviens avoiur choqué un oncle qui s'approche aujourd'hui des 70 ans quand je lui avait dit qu'ajourd'hui, pour trouver un job, il faut savoir se vendre. Il trouvait que ça faisait un peu prostitution, mais c'est pourtant une réalité. Si on ne se vend pas lors d'un recrutement, on reste systématiquement sur le carreau... Les salaires sont proposés selon le marché et non selon les compétences (enfin, un peu quand même, mais pas complètement, loin s'en faut).

 

NON, ce que l'on "vend" ce sont des compétences, et c'est tout à fait normal qu'un travail soit rémunéré selon les compétences.

Le problème actuellement est que l'on se demande parfois si un bachelier sait lire, écrire et compter, alors pour ce qui est des compétences...

Faites plutôt une comparaison dans certains sports, ou l'on annonce fierement que X a été vendu pour....

 

Vous pouvez me répondre qu'une prostitué aussi....

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Ben, franchement, quand vous avez 50 candidats avec un profil équivalent qui se présentent pour un poste, vous êtes convaincu que ce n'est que pour les compétences purement professionnelles qu'on va choisir une personne ? Pas moi... Et franchement, je dis 50 mais, par exemple dans le droit et de source APEC, il y a plutôt 100 à 120 réponses pour une annonce hein...

 

Il est parfaitement normal qu'une personne soit rémunérée pour ses compétences, mais alors comment expliquez vous qu'un chercheur soit si mal payé par rapport à un ingénieur, qu'un juriste à Bac+5 soit si mal payé par rapport à un comptable au même niveau etc... Sincèrement, vous croyez encore que les gens sont payés à hauteur de leurs compétences ? Parce que moi, j'ai entendu tellement d'employeurs me dire que tel ou tel est un vraie perle quasi irremplaçable mais qu'il n'y aurait pas plus d'augmentation de salaire et que le salaire est, royalement à 1,3 SMIC grand max alors que des personnes à fonctions équivalentes (et compétences pas supérieures) sont payées le double ailleurs ? Désolé, j'ai du mal à y croire...

 

Pour moi, la valeur travail aujourd'hui c'est le fait d'en avoir ou pas. Mais le reste (le montant du revenu en question, la reconnaissance des compétences et du travail fait etc etc), ce n'est plus rien. Un peu comme comme une survivance artificielle d'un code social qui consiste à dire "je fais partie de la société française parce que j'ai un travail". Mais cette valorisation est extrêmement complexe et remise en cause par l'arrivée du chômage de masse dans les années 70 et la montée de la précarité dans le travail et dans l'absence de travail. Les travailleurs pauvres, c'est quand même un grand, un immense retour en arrière dans l'histoire sociale de la France...

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]Ben, franchement, quand vous avez 50 candidats avec un profil équivalent qui se présentent pour un poste, vous êtes convaincu que ce n'est que pour les compétences purement professionnelles qu'on va choisir une personne ? Pas moi... Et franchement, je dis 50 mais, par exemple dans le droit et de source APEC, il y a plutôt 100 à 120 réponses pour une annonce hein...

 

Croyez vous réellement que le recruteur étudie tous les dossiers ? Officiellement oui, mais en pratique des qu'il trouve un candidat qui lui parait "bien", il arrête ses recherches.

Les critères peuvent être variables: sympathie, piston (il connait le voisin du cousin de mon concierge, c'est parfois aussi tordu)

 

 

Il est parfaitement normal qu'une personne soit rémunérée pour ses compétences, mais alors comment expliquez vous qu'un chercheur soit si mal payé par rapport à un ingénieur, qu'un juriste à Bac+5 soit si mal payé par rapport à un comptable au même niveau etc... Sincèrement, vous croyez encore que les gens sont payés à hauteur de leurs compétences ? Parce que moi, j'ai entendu tellement d'employeurs me dire que tel ou tel est un vraie perle quasi irremplaçable mais qu'il n'y aurait pas plus d'augmentation de salaire et que le salaire est, royalement à 1,3 SMIC grand max alors que des personnes à fonctions équivalentes (et compétences pas supérieures) sont payées le double ailleurs ? Désolé, j'ai du mal à y croire...

le salaire correspond à la compétence pour un emploi, pas dans l'absolu.

Les grilles sont débiles et mériteraient d'être revues, en tenant compte de tous les à cotés.

Pour moi, la valeur travail aujourd'hui c'est le fait d'en avoir ou pas.

En tenant compte des revenus en l'absence de travail.

Le problème est l'arrivée de travailleurs pauvre , qui touchent moins en travaillant que s'ils ne travaillaient pas

Mais le reste (le montant du revenu en question, la reconnaissance des compétences et du travail fait etc etc), ce n'est plus rien. Un peu comme comme une survivance artificielle d'un code social qui consiste à dire "je fais partie de la société française parce que j'ai un travail".

 

La question de qui fait partie de la société: celui qui travaille, ou celui qui ne travaille pas ?

Mais cette valorisation est extrêmement complexe et remise en cause par l'arrivée du chômage de masse dans les années 70 et la montée de la précarité dans le travail et dans l'absence de travail. Les travailleurs pauvres, c'est quand même un grand, un immense retour en arrière dans l'histoire sociale de la France...

Tout à fait d'accord

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Donc un salaire n'est pas lié essentiellement à la compétence mais aussi à bien d'autres choses plus ou moins dépendantes de la personne du salarié et/ou de l'employeur (et plus ou moins avouables parfois...).

 

Le problème, si vous considérez que la valeur travail est LA valeur de socialisation (pas au sens politique mais au sens sociologique du terme), c'est que vous en arrivez vite à conclure que les personnes qui ne travaillent pas (pour quelque raison que ce soit: inaptitude médicale, situation transitoire, situation économique globale...) ne font pas partie de la société. Pas idéal quand même pour construire et faire vivre un pays...

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Donc un salaire n'est pas lié essentiellement à la compétence mais aussi à bien d'autres choses plus ou moins dépendantes de la personne du salarié et/ou de l'employeur (et plus ou moins avouables parfois...).

 

Le problème, si vous considérez que la valeur travail est LA valeur de socialisation (pas au sens politique mais au sens sociologique du terme), c'est que vous en arrivez vite à conclure que les personnes qui ne travaillent pas (pour quelque raison que ce soit: inaptitude médicale, situation transitoire, situation économique globale...) ne font pas partie de la société. Pas idéal quand même pour construire et faire vivre un pays...

 

une chose d'abord, on ne parle toujours que des salariés, mais il existe d'autre manières de gagner sa vie.

Pour répondre à la première partie, je parlais des conditions qui ferons que l'on prendra X ou Y, à compétences égales, voire même différentes (qui accepterait de partager un bureau avec quelqu'un qui sent mauvais par exemple ? )

 

Pour la deuxième partie, c'est plus complexe. Que pouvons nous proposer d'autre comme critère de socialisation ?

Comme vous dites, il faut "construire et faire vivre un pays", que trouve-t-on?

 

des gens qui travaillent ou sont à la retraite

des gens qui ne peuvent pas travailler pour vivre (malades, infirmes)

des gens qui n'ont pas de travaille et qui en cherchent

des gens qui savent que s'ils travaillent, leur revenus disponible va diminuer

des gens , de plus en plus nombreux qui font la manche devant l'entrée des commerçants, bière à la main, clope au bec,avec de un à trois chiens, qui eux sont totalement désocialisés, et que l'on ne cherche pas à socialiser, soit on leur accorde des revenus les entretenant dans cette situation, soit on accepte la maniere dont ils "gagnent " leur vie.

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Ah, ben si vous voulez parler des créateurs d'entreprise, des TPE et des PME, on va rire ... La rémunération est encore plus déconnectée des compétences et ce n'est pas non plus lié à la quantité de travail abattu (j'ai suffisamment d'exemples autour de moi pour le savoir)...

 

Mais si vous voulez remettre en cause les régimes de retraite (dans leur principe à ce que je comprends), si vous voulez qu'on mette au ban de la société les malade, ceux qui se trouvent dans des situations cornéliennes (pour ne pas dire simplement insolubles avec un résultat négatif), on peut le faire. Mais ça ressemble déjà à un modèle existant ou plusieurs modèles existants et on voit bien qu'humainement, ça ne va pas mieux.

 

La question est donc de savoir si vous placez le travail ou l'argent au coeur de votre considération. Personnellement, j'ai du mal à croire qu'on valorise humainement une personne sur les revenus qu'elle a ou sa capacité à payer telle ou telle chose.

 

Mais je comprends qu'on ait ou qu'on puisse avoir un raisonnement différent du mien: c'est le cas d'une grande majorité de personnes qui se valorisent par leur réussite finanicère dans leurs rapports avec les autres (directement ou indirectement, à travers la capacité à consommer et, de préférence, à consommer haut de gamme).

 

Je crois que le débat sur la valeur travail devrait justement porter aussi sur la question de savoir pourquoi des gens sont obligés de prendre des boulots qui leur feront perdre de l'argent (alors qu'elles ont déjà perdu 30% de leurs revenus en passant chez Pôle Emploi) ou pourquoi des personnes se retrouvent contraintes de faire la manche dans la rue et qui finissent totalement désocialisés... Et dire qu'ils l'ont cherché, qu'ils ne se sotn pas assez bougé, ça n'est pas une réponse satisfaisante pour moi parce que cela veut dire qu'au départ, l'appartenance à la société n'implique aucune solidarité et donc qu'on apporte sans jamais rien recevoir quand les besoins sont criants. Au passage, c'est un peu comme si on vous disait, ok, vous payez des impôts, mais surtout, vous n'attendez pas de retour sous quelque forme que ce soit de la part de l'Etat. Mais alors pourquoi l'Etat existerait ???

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Excusez moi pour le malentendu. :o

 

La question de la valeur de remplacement est pertinente, mais on peut aussi voir la question sous un autre angle: la valeur travail qui était si forte auparavant ne peut-elle pas être restaurée ? Si oui, de quelle manière ? Parce que la question forte qui est sous-jacente, c'est aussi de savoir si une société peut survivre à une telle remise en cause. Et tous les débats sur l'identité française ou la lutte contre les communautarismes ne sont que de la poudre aux yeux, des conséquences de la question essentielle de savoir quelle est la valeur qui va réunir les Français (je parle de ceux qui ont la nationalité) et leurs famille qui souhaitent adhérer à la société (sans pour autant nécessairement obtenir la nationalité puisque le droit à ce sujet est particulièrement ocmplexe voire vicieux sur un avis purement personnel...).

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mais on peut aussi voir la question sous un autre angle: la valeur travailne peut-elle pas être restaurée qui était si forte auparavant ? Si oui, de quelle manière ?

 

Bien sûr qu'elle le pourrait.

 

Simplement en redonnant au salarié la place qu'il mérite ;)

En le gratifiant quand il doit l'être

Et surtout en arrêtant de le prendre pour ce qu'il n'est pas, c'est un à dire "un jambon"

 

N'importe quel salarié récompensé à sa juste valeur est prêt à se donner pour sa société.

 

A l'heure actuelle pourquoi aurait-il envie de faire des efforts ?

Pour qu'on lui dise que crise il y a, qu'il faut se serrer la ceinture blabla

Alors que plus haut petite comme grande entreprise on se graisse la patte :);)

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Il y a à mon avis deux raisons qui font que le problème est difficilement soluble:

la lâcheté des "politiques"qui par leurs démissions successives ont tout fait pour que l'on en arrive ou l'on en est.

Depuis combien de temps augmentent-on les bas revenus plus que les autres ?

Pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que cela aboutit à avoir de plus en plus de bas revenus.

Pour les très haut revenus, pas de problème, mais la classe dite moyenne de gens qui vivent de leur travail est de plus en plus pauvre. Celui qui avait 2 SMIC il y a 30 ans, à le SMIC maintenant.

On a acheté une "paix sociale" en payant les gens qui ne travaillent pas, en pensant qu'ils s'en souviendraient en votant.

 

Une autre raison au problème est typiquement Française : la devise de "l'état français" :travail, famille, patrie.

On a tellement honte de cette période que l'on détruit ce qui la caractérise, même si cela n'a rien à voire.

A la patrie on a substitué un "état multiculturel" , il serait plus juste de dire Aculturel; les valeurs familiales n'existent quasiment plus;il reste à détruire la valeur travail.

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Je ne suis pas d'accord avec vous, tout en comprenant ce que vous dîtes.

 

Encore une fois, vous vous focalisez sur les revenus. Or, je pense que le problème est que le travail est une valeur fondamentale qui permet la socialisation, qui permet de prendre une place dans la société. Or, le travail est devenu plus une source d'argent qu'une source de socialisation. Avoir un travail est bien, mais quand on pose la question à quelqu'un quel est son emploi, un des premiers réflexes c'est de se dire "tiens, il doit gagner plus/moins que moi".

Le problème des bas salaires n'est pas seulement du niveau des salaires mais aussi et surtout du fait qu'acquérir des compétences n'est plus forcément synonyme d'acquérir une place valorisée dans la société à la hauteur des compétences.

 

Juste une remarque: un juriste dans une entreprise peut permettre d'éviter des pertes d'argent ou de travail de la part des autres personnes de l'entreprise dans des proportions parfois importantes (une clause de responsabilité ou d'assurance bien rédigée peut avoir des conséquences sur le résultat financier d'une entreprise qu'on imagine parfois mal au départ). Et pourtant, un juriste est en général moins bien payé qu'un cadre du même niveau hiérarchique dans l'entreprise. Particulièrement quand il est débutant. Est-ce une question de compétence ? Non, je ne crois pas. Un juriste à bac+5 serait-il moins compétent qu'un technicien à Bac+2 ? Pas sûr. Et pourtant les salaires sont parfois assez étonnants à comparer. Et les difficultés à trouver un poste sont assurément différentes (pas dans le sens favorable au juriste...). De fait, une personne parfaitement compétente ne sera pas forcément reconnue pour ses compétences. Et comme la valeur de valorisation des gens en France est devenue l'argent (moins qu'aux USA, Hong Kong ou d'autres régions du monde du même genre), on va pourtant juger les gens à cette aulne de préférence. Donc il en ressort concrètement un recul net de la valeur travail. Les politiques n'y sont pour strictement rien en l'occurrence.

 

Là où les politiques sont plus responsables par contre, c'est peut être dans le fait de verser des allocations à des personnes. Mais cela relève du choix politique pur et on ne peut pas leur reprocher de vouloir aider une partie de la population en difficulté (il me semble que c'est aussi leur travail non ?). Par contre, le problème, c'est quand le fait de travailler ne permet plus de vivre décemment (se loger, se nourir, se déplacer, et offrir ce minimum à une famille). Là, ça vient d'ailleurs que des politiques (du moins pour le secteur privé).

 

Quant à la culture, vous avez été dans d'autres pays pour voir comment ça marche ? Parce que même en Europe, dans les pays voisins de la France avec une culture et des habitudes proches, les manières d'être et de vivre sont différentes. Pour connaître un peu des pays plus franchement différents de la France, avec une culture basée sur des traditions, une religion etc différentes, je peux vous dire qu'il existe une culture française, qu'elle évolue au cours du temps certes mais qu'elle existe.

 

Quand je parle de revaloriser la valeur travail, ça passe par des gestes politiques certes (comme par exemple un rééqulibrage de la fiscalité entre le travail et la rente ou la spéculation) mais aussi par des évolutions des mentalités faisant revenir l'aspect économique de la vie des entreprises avant l'aspect financier (l'un étant une partie de l'autre, sans devoir prendre le dessus sur tout le reste comme ça a pourtant été le cas depuis les années 80...).

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Et bien, je vois que le débat est lançé !!!

 

Il y a des bons arguments dans tout ce que vous dites (même si j'ai beaucoup de mal à comprendre Marsu qui a l'air de noyer le poisson avec ses grandes phrases alambiquées qui veulent dire tout et son contraire... :D et oui, qui aime bine, charie bien !!!)

 

Je suis assez d'accord avec Toutubu sur la partie augmentation du SMIC et j'aimerais recentrer le débat (comme on dit chez les pros) car pour ma part, je n'arrive pas à dissocier le travail et le salaire versé en contrepartie... Ne croyez-vous pas qu'aujourd'hui, si il le travail est si peu "valorisé", c'est tout simplement parce que le niveau des salaires est terriblement bas ? Comment voulez-vous qu'un bac+5 se sente concerné par son boulot, à responsabilité en plus, souvent à 60 heures par semaine, lorsqu'on ne lui propose pas plus de 25 KE par an ?

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deux problèmes différents:

-on est passé d'une France du travail à un pays du temps libre avec deux actes fondateurs les RTT (merci la gauche) mais avant (merci la droite) l'apparition d'un ministère du temps libre .

-on se focalise sur le salaire, mais s'il n'y avait pas tant d'impôts et de charge, celui ci serait nettement suffisant. Se livrer à un petit calcul: combien doit débourser mon patron pour que j'achète mon pain (en comptant toutes les taxes y compris taxe pro), et combien le payerais-je s'il était HT (et hors impôts)?

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Nous sommes un peu sur la même ligne Supertuteur ;) Je vais juste un peu plus loin. Si on parle de la valeur travail comme d'une valeur socialisante, cela veut dire que c'est le fait d'avoir un travail qui donne une place, pas le montant du salaire.

 

La question du salaire me semble correspondre à un déplacement de la valeur socialisante, de la valeur travail à la valeur consommation (ou capacité à consommer). Dès lors le travail et l'implication des salariés dans leur emploi est plus conditionnée par le salaire obtenu en retour et le sentiment d'être reconnu par l'employeur via le salaire.

 

Remonter le SMIC, en soit, ça ne me pose pas de problème. Le problème, c'est quand seul le SMIC remonte... ;) Et là, les politiques ne peuvent pas faire grand chose. C'est juste qu'il y a une déconnexion entre la valorisation pécuniaire du travail et la valeur réelle du travail...

 

Désolé si mes phrases sont un peu compliquées... :o:o

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Je viens mettre mon petit grain de sel :)

 

Ah, ben si vous voulez parler des créateurs d'entreprise, des TPE et des PME, on va rire ... La rémunération est encore plus déconnectée des compétences et ce n'est pas non plus lié à la quantité de travail abattu

 

Je partage ce point de vue ...

 

Chef d'entreprise, j'ai très (très) bien gagné ma vie "avant cette f***ue crise" tout en ayant fini mon quota de 35h le mercredi soir, ce qui ne m'empêchait pas de bosser jusqu'au vendredi, voire jusqu'au samedi :D

 

aujourd'hui ou le marché n'est pas particlièrement porteur, j'arrive à bosser encore plus ... entendez par là un mi-temps de12h/jours et ce 7jours/semaines ...Pour des revenus "professionnels" inférieurs au smic et je ne vis quasiment que sur mes revenus fonciers

 

(...)

Juste une remarque: un juriste dans une entreprise peut permettre d'éviter des pertes d'argent ou de travail de la part des autres personnes de l'entreprise dans des proportions parfois importantes (une clause de responsabilité ou d'assurance bien rédigée peut avoir des conséquences sur le résultat financier d'une entreprise qu'on imagine parfois mal au départ). Et pourtant, un juriste est en général moins bien payé qu'un cadre du même niveau hiérarchique dans l'entreprise. Particulièrement quand il est débutant. Est-ce une question de compétence ? Non, je ne crois pas. Un juriste à bac+5 serait-il moins compétent qu'un technicien à Bac+2 ? Pas sûr. Et pourtant les salaires sont parfois assez étonnants à comparer. Et les difficultés à trouver un poste sont assurément différentes (pas dans le sens favorable au juriste...).

 

Cette remarque est très vraie, à tout le moins dans mon univers de PME. J'ai bien une explication à celà, elle n'a rien "d'universelle" et m'est personnelle, ...Aujourd'hui, si je devais embaucher, ce serait en effet plutot un bac +2 ou 3 tecnicho-commercial, qu'un juriste ou un comptable à bac +5 ...Pour la simple raison qu'un "commercial" rapporte du chiffre d'affaire "concrêt" ( des sous pour nos caisses aux 3/4 vides) et qu'un poste administratif n'en rapporte pas, même s'il permet d'en économiser

 

****

Et pour répondre,en partie, à la question initiale, je bosse beaucoup et j'adore mon job ...Et la crise passera bien un jour :)

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. Si on parle de la valeur travail comme d'une valeur socialisante, cela veut dire que c'est le fait d'avoir un travail qui donne une place, pas le montant du salaire.

 

:o:o

 

Oui mais la on retombe sur le problème des retraités, des malades....

 

La place que l'on se fait dans la société est plus l'appartenance à un ou plusieurs groupes.

Ce qui me chagrine c'est que l'on catégorise les gens : travailleurs, patrons, retraités,usagés, famille, paysans, chômeurs, professions libérales....

La "place" que l'on a dans la société dépend bien souvent de ces catégories.

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Oui mais la on retombe sur le problème des retraités, des malades....

 

La place que l'on se fait dans la société est plus l'appartenance à un ou plusieurs groupes.

Ce qui me chagrine c'est que l'on catégorise les gens : travailleurs, patrons, retraités,usagés, famille, paysans, chômeurs, professions libérales....

La "place" que l'on a dans la société dépend bien souvent de ces catégories.

 

Il serait donc temps (et je crois q'on y vient enfin) de considérer également (au sens égalitaire) toutes les professions quelles qu'elles soient ... Un plombier est à mon avis aussi "méritoire" qu'un notaire ... Un travail bien fait, qu'il soit intellectuel ou manuel est un travail bien.

Je pense que quand on cessera de diminuer la valeur de telle ou telle profession, travailler (re)deviendra une fierté légitime

 

PS : et il serait aussi bon à mon avis de valoriser le "travail" des mamans (des papas ??) au foyer, car à notre époque du tout permis, un job de parent à temps complet est un véritable travail

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PS : et il serait aussi bon à mon avis de valoriser le "travail" des mamans (des papas ??) au foyer, car à notre époque du tout permis, un job de parent à temps complet est un véritable travail

 

Tout à fait d'accord !

A cela vous pourriez ajouter qu'il est beaucoup mieux fait.

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