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Forum juridique de Net-iris

coût d 'un mineur entre 1900 et 1920 approx


Scartaris

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bonjour ; je voudrais savoir si quelqu 'un d 'entre vous aurait une idée , oubien un lien pour m 'éclairer , concernant le coût approximatif annuel pour élever un enfant , ceci au début du siècle ; entre 1900 et 1920 ;

Question complémentaire ; est ce que , à cette époque là , il y avait un vague contrôle oubien le tuteur pouvait il faire ce qu 'il voulait , ? prendre tous ses biens à l 'enfant , par exemple , ? merci de vos réponses oubien de vos idées , de vos liens ..

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Un élément, >> la scolarité obligatoire :

La loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire instaure l'obligation scolaire pour tous les enfants âgés de six à treize ans, à l'exception des élèves obtenant à onze ans le certificat d'études primaires et qui sont dispensés du temps de scolarité restant à courir.

 

L'obligation scolaire a ensuite été prolongée jusqu'à l'âge de quatorze ans par la loi du 9 août 1936.

Donc certe, l'enfant n'était majeur qu'à 21 ans, mais il pouvait ramener son salaire à la maison à partir de 11 ans révolus. Et même bien avant. Dans ma cité HLM, dans les années 50, il n'était pas anormal que les enfants, à partir de 7-8 ans, déchargent les camions du marché contre une pièce avant d'aller à l'école. Faut dire que c'était bien moins cher que de les mettre dans une hypothétique garderie. Il n'est pas question de refaire Zola. Et d'ailleurs, faire les vendanges ou le marché avant l'âge légal, ça ne donne pas forcément de mauvais souvenirs. Mais tout cela pour dire que le coût de l'enfant pouvait énormément varier, entre l'enfant des quartiers populaires et l'enfant unique et roi des riches familles bourgeoises. Sans parler des grandes familles aristocratiques chrétiennes et ruinées, qui avaient encore une autre conception de l'enfant.

 

La loi protégeait le mineur qui héritait, comme maintenant. Mais encore fallait-il que la succession soit organisée, ou que le jeune majeur (ou avant l'age de 51 ans) réclame des comptes. Internet n'existant pas, avec le certificat d'étude en poche, difficil de connaître ses droits. Pour qu'un juge mette son nez dans un dossier, encore fallait-il qu'il soit requis.

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Si l'on ajoute que la séparation de l'église et de l'état a conduit certaines familles à envoyer leur enfants à l'étranger avec leur congrégation.

Que la guerre a brouillé bien des pistes et que l'inflation qui s'en est suivie a fait fondre bien des héritages malgré la probité du tuteur.

 

Votre question est passionnante. Je connais bien des détails, il y a 20ans, j'aurais facilement obtenu les chiffres pour disons, des notables moyens de province.

Je vais regarder s'il me reste quelques vieux livres de comptes.

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Bonne maman, née en 1884, a eu 6enfants entre 1905 et 1918:

assistante sociale, juriste, centralien, agro, pharmacien, médecin.

 

Logés pendant leurs études à la cité Universitaire internationale. Elevés dans un collège privé de province où la famille avait "ses habitudes".

 

Nous parlions beaucoup. Elle ne m'a jamais évoqué la moindre difficulté financière due aux études.

Mais en revanche a souvent évoqué les difficultés financières pour les vêtir, les problèmes que causaient la turbulence de 5 garçons.

 

La sinistre période de la guerre 14-18 où elle touchait "cinq sous par jour" et n'aurait pu survivre sans l'aide de son père et de son beau père.

 

Le prix du bois de chauffage et du charbon. Celui de la viande et du lait.

A cette période, elle travaillait comme infirmière - bénévolement cela va de soi - et seul un certificat médical lui a permis de s'affranchir de son poste alors qu'elle entamait sa 6eme grossesse, a 34 ans.

Elle y est décrite comme souffrant de fatigue et de mauvaise alimentation.

Père médecin, beau père et mari avoué. Petits notables de province.

Pas de fortune particulière.

 

Elle est morte à 104 ans, pied et oeil faible mais langue agile!

 

Deux francs par jour! Je comprends que cela vous intrigue. Comment vivait-on?

L'épargne était nécessaire en cas de maladie et pour la vieillesse.

Les loyers étaient bas mais Paris surpeuplé.

Les marchandes des quatre saisons venaient vendre leur production dans les villes.

Les besoins et les désirs différents des notres. Les dépenses plus controlables. L'idée folle de chauffer la nuit ne serait venue à personne.

Et le capital d'une couturière, d'une lingère, c'était ses yeux. Les perdait-elle, elle perdait tout.

L'ophtalmo et surtout l'optique étant ce qu'elles étaient, c'était un métier de jeune.

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Rien ne coute d'essayer.

Je ne sais pas combien de temps elles sont censées être conservées mais c'est assez long.

Seul bémol: la guerre 39-45. Ça dépend des régions.

Il faudrait que vous trouviez un greffier un peu curieux d'histoire et il doit y en avoir pas mal.

Parlez lui plus tôt d'étude ou de mémoire que d'histoires familiales. il préfèrera.

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vous voulez dire un greffier de tribunal d 'instance ? car à priori , aujour dhui , j 'ai cru comprendre que c 'était lui dont dépendent les mises en tutelle de mineurs

 

En tous cas, en rodant dans les couloirs, vous finirez par trouver quelqu'un pour vous diriger!

 

Tenez nous au courant.

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L'incompétence de la secrétaire, comme vous y allez... Qu'est-ce qui vous permet d'émettre de tels jugements ?

 

Il ne doit pas y avoir un juriste chevronné sur mille capable d'expliquer à brûle-pourpoint le droit des incapacités applicable au début du vingtième siècle... Alors exiger de la standardiste, qui n'a aucune formation juridique, travaillant au greffe d'un tribunal pour qui la protection des mineurs est une attribution parmi d'autres, qu'elle vous réponde dans la minute...

 

Sinon, vous pouvez chercher directement aux archives départementales. Déjà que la plupart des tribunaux d'instance y ont déposé leurs archives vieilles de vingt ans, alors des documents de cette époque, ça m'étonnerait un peu. Enfin, rien n'empêche que vous vous rendiez sur place, en effet.

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ce qui me permets d 'emmettre un tel jugement , c e n 'est pas tellement la secrétaire du tribunal d 'instance mais plutôt la secrétaire d 'un notaire que j 'ai eu juste avant ; je lui avais demandé un acte très précis et tès présisement il y a 2 ans , au bout de 6 mois , elle m 'as dit qu 'il existait pas ; bis répétita l 'an dernier , il n 'existe toujours pas ; aujour dhui , j 'ai re téléphoné , 'et , comme entre temps , j 'avais trouvé preuve béton de son existence chez ce notaire , j 'insiste lourdement , et là , elle me le trouve ; bien sur , elle compte bien me le faire payer alors que , parait il , c 'est gratuit après 75 ans hors frais de port et photocopies ;

de plus , qu 'une secrétaire d 'un tribunal de grande instance , n 'ait aucune formation juridique me parait être du délire , mais il est vrai que nous sommes en france et qu 'un ministre de la politique extérieure peut se retrouver à l 'éducation d 'un jour à l 'autre ..............

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Ah, mea culpa, je n'avais pas compris le sens de votre remarque précédente.

 

Cela dit, pour la secrétaire du notaire, cela ressemble moins à de l'incompétence qu'à de l'incurie.

 

Pour la personne à l'accueil téléphonique du tribunal, il s'agit en général d'une standardiste. Qui, vu le nombre d'appels, ne fait que de répondre au téléphone, et servir d'hôtesse d'accueil, sans trop faire de secrétariat. Il s'agit le plus souvent d'agent des services techniques des services judiciaires. Recrutement normalement par concours, et sans condition de diplôme.

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