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Forum juridique de Net-iris

Question sur la vie privée dans les emails pros


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Bonjour,

 

Je me permets de poster ici afin d'avoir un peu plus d'informations concernant la loi sur ma liberté et ma vie privée quant à l'utilisation de la messagerie professionnelle interne.

Je vous explique rapidement mon cas. Je précise que je ne suis pas inquiétée pour le moment et je cherche simplement un moyen de prendre un flagrant délit ou de me préparer à un éventuel "entretien" avec mon supérieur hiérarchique.

 

Nous sommes 4 personnes dans mon équipe, pilotées par un manager.

Il nous arrive entre nous (les 4 personnes) de nous envoyer des mails le concernant. Rien de bien sérieux, mais nous ne comprenons pas son incompétence comme beaucoup de personnes ne comprennent pas celle de leur chef. (quelques mots d'oiseaux bien évidemment mais cela n'a tjs été qu'entre nous et rien n'est sorti de l'entreprise).

Récemment, alors que je devais déposer un fichier qu'il m'avait demandé, sur son répertoire partagé, j'ai vu la copie d'un de ces messages, dont il n'a jamais été le destinataire, et qui, après enquête au sein de notre propre équipe de 4, a été "volé" des éléments supprimés d'un de mes collègues.

Ce supérieur hiérarchique est allé chercher dans le fichier de sauvegarde PST de mon collègue, qu'il est obligé de mettre sur un disque en local mais qu'il doit partager pour l'échange de fichiers professionnels (le disque, pas le pst bien évidemment). Faute de place nous n'avons pas la possibilité de le mettre ailleurs que sur la partition partagée de notre pc.

Il n'a évidemment sélectionné que ce mail pour le copier sur sa machine à lui.

 

Ma question est : a t il le droit de se servir de ce mail pour nous "pénaliser"?

A t il le droit même de faire ce qu'il a fait, bien qu'il ai eu accès sans "pirater"?

Qu'en est il du droit à la vie privée?

 

Sincèrement, je me fiche qu'il sache que je le trouve c..., ce dont je ne me fiche pas c'est qu'il soit capable de nous pénaliser pour cela, sans en prouver la réelle raison.

(je précise qu'il n'est pas au courant que nous savons...)

 

Que puis-je faire pour contrer cela?

( a part demander a mon collègue de faire le ménage dans sa messagerie...et de ne plus communiquer par ce biais là pour ce genre de discussions?)

 

cela peut paraitre presque risible comme situation, mais elle alourdit énormément l'ambiance de travail....

 

Merci pour vos réponses.

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Bonsoir,

 

Je dirais que vous n'avez pas grand chose à faire si ce n'est ce que vous avez dit.

Les mails dont il n'est pas précisé le caractère privé ne relève pas du domaine privé mais professionnelle.

Et visiblement dénigrer un responsable hierarchique n'est pas trés bien perçu par la direction.

 

En produisant le mail qui le dénigre il prouvera - non sans mal - le bien fondé de l'éventuel sanction disciplinaire qu'il souhaitera prendre à l'encontre de l'auteur de ce mail.

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Invité Mashinotsu

La vie privée juusqu'au bureau...on vit dans un monde de ouf !

 

Il y a des choses que l'on écrit pas, que ce soit privé ou public, écrit ou par mail, etc.

Parce qu'à une époque, tout le monde le savait : un écrit, ça laisse des traces, donc si on ne veut pas de traces, on n'écrit pas. Bon sens populaire.

 

Et je parierais que c'est pendant votre temps de travail que vous vous livrez à ce genre de sport, pourtant je doute que ce soit pour ça qu'on vous rémunère.

 

Pour contrer celà : essayez de considérer que le bureau, c'est professionnel, le domicile, c'est privé, vous n'en serez que plus efficace et votre chef vous semblera moins c..., on parie ?

 

Envoyez-vous des mails privés depuis vos domiciles, pendant vos temps de loisir, votre boss n'en saura rien.

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Invité Amayumi

Je ne suis pas d'accord avec les précédentes interventions ...

 

Attention !

 

La cours de cassation est intervenue sur la question.

Nous sommes en présence d'une jurisprudence claire et nette :

 

Jusqu'à présent, le courrier électronique au bureau pouvait être contrôlé, ouvert et lu, à partir du moment où l'employeur informait les salariés de cette possibilité via une règlement intérieur. Une décision de la Cour de Cassation datant du 2 octobre concernant une affaire opposant la société Nikon France à un de ses ingénieurs vient changer la donne : même si l'utilisation du compte mail professionnel à des fins personnelles reste interdite, l'employeur n'a pas le droit de lire les courriers électroniques de ses salariés.
Saisie de l'affaire, la cour de Cassation, s'appuyant sur la Convention européenne des droits de l'homme, en a décidé autrement : "Le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité de sa vie privée ; que celle-ci implique en particulier le secret des correspondances ; que l'employeur ne peut dès lors sans violation de cette liberté fondamentale prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié et reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail et ceci même au cas où l'employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l'ordinateur".

Attention ! Le hiérarchique joue ici avec le feu !

 

 

Voici la décision rendue par la cours :

 

"Vu l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, l’article 9 du Code civil, l’article 9 du nouveau Code de procédure civile et l’article L. 120-2 du Code du travail ;

Attendu que le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l’intimité de sa vie privée ; que celle-ci implique en particulier le secret des correspondances ; que l’employeur ne peut dès lors sans violation de cette liberté fondamentale prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié et reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail et ceci même au cas où l’employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l’ordinateur ;

Attendu que pour décider que le licenciement de M. O était justifié par une faute grave, la cour d’appel a notamment retenu que le salarié avait entretenu pendant ses heures de travail une activité parallèle ; qu’elle s’est fondée pour établir ce comportement sur le contenu de messages émis et reçus par le salarié, que l’employeur avait découverts en consultant l’ordinateur mis à la disposition de M. O par la société et comportant un fichier intitulé « personnel » ;

Qu’en statuant ainsi, la cour d’appel a violé les textes susvisés (…)"

Double message :

 

Le supérieur n'a pas le droit de consulter votre messagerie.

Il ne peut pas vous reprocher d'en envoyer : puisque la jurisprudence a retenue la présence d'une "sphère de vie privée" au sein du travail.

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Invité Amayumi
Effectivement...

mais qu'en ait il de l'attaque contre la personne qui apparemment a été "insultée" ?

C'est à dire je ne comprends pas ?

On part sur le principe qu'elle n'a pas à consulter ce message.

 

Je ne pense pas que la personne va prendre le risque de dénoncer cette insulte ... au vu des moyens employés ;)

 

 

Pour résumer :

 

un responsable qui engage sa responsabilité quant à l'ouverture, consultation du mail.

 

 

De l'autre côté une "petite" insulte, qui est réprenhensible certe par la loi ... intervient ici l'Article R621-2 du code pénal

 

 

 

L'injure non publique envers une personne, lorsqu'elle n'a pas été précédée de provocation, est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 1re classe.

Soit une injure à 28€ ma fois ...

 

 

 

 

 

Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle pour ce supérieur hiérarchique ? J'en doute !

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Attention, il y a une chose essentielle que vous oubliez dans l'affaire Nikon : l'employeur ne peut consulter les mails (ou dossiers) dont on peut se douter qu'ils sont privés : il en est ainsi, par exemple, s'ils sont nommées "privés" ou "personnels", ce qui ne semble pas ici le cas....n'est ce pas ?

 

Dans tous les autres cas, l'employeur a un accès aux mails et dossiers supposés professionnels des salariés, c'est à dire présents sur leur boite mail pro, et sur le PC pro.

 

La Cour de cass a également posé le droit de l'employeur de fouiller l'historique des connections des salariés.

 

Donc, ici, la sanction est nettement envisageable, si l'on en croit les élements communiqués.

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Invité Amayumi

Il nous arrive entre nous (les 4 personnes) de nous envoyer des mails le concernant.

Tout est dit en une phrase = salarié "protégé" par ladite jurisprudence.

Cela est valable effectivement que pour la messagerie ... je ne parle pas des dossiers ;)

 

 

Et effectivement ce détail pourrait changer la donne ;)

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Tout est dit en une phrase = salarié "protégé" par ladite jurisprudence.

Cela est valable effectivement que pour la messagerie ... je ne parle pas des dossiers ;)

 

 

Et effectivement ce détail pourrait changer la donne ;)

 

 

C'est pareil pour la messagerie professionnelle : elle ne peut être pas consultée QUE si dans l'objet, il est noté qu'elle est "privée" ou "personnelle".

 

Les mails pris ici seront très certainement utilisables pour sanction par l'employeur. N'oubliez pas tout de même : il s'agit d'une boite mail professionnelle. Elle est à la base utilisée à des fins profesionnelles et est consultable par l'employeur SAUF si les mails sont dénommés comme privés ou personnels.

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Invité Amayumi
C'est pareil pour la messagerie professionnelle : elle ne peut être pas consultée QUE si dans l'objet, il est noté qu'elle est "privée" ou "personnelle".

 

Les mails pris ici seront très certainement utilisables pour sanction par l'employeur. N'oubliez pas tout de même : il s'agit d'une boite mail professionnelle. Elle est à la base utilisée à des fins profesionnelles et est consultable par l'employeur SAUF si les mails sont dénommés comme privés ou personnels.

 

 

Je ne suis pas d'accord avec vous.

Attendu que le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité de sa vie privée ; que celle-ci implique en particulier le secret des correspondances ; que l'employeur ne peut dès lors sans violation de cette liberté fondamentale prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié et reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail et ceci même au cas où l'employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l'ordinateur ;

La jurisprudence n'a pas définit de condition de forme !

 

on retiendra

=> secret des correspondances

=> "NE PEUT prendre connaissance des messages"

 

Sinon je demande a voir les bases juridiques qui viennent contredire ;)

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Je ne suis pas d'accord avec vous.

La jurisprudence n'a pas définit de condition de forme !

 

on retiendra

=> secret des correspondances

=> "NE PEUT prendre connaissance des messages"

 

Sinon je demande a voir les bases juridiques qui viennent contredire ;)

 

Non, vous ne retenez qu'une partie de l'arrêt. Je creuserai tout ceci demain.

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Invité Amayumi

Une partie ? ... disons la décision :)

 

Ok j'attends votre message pour continuer le débat sur ce point. Bonne soirée.

 

Voici l'arret.

 

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS Attendu que la société Nikon France a engagé M. Onof le 22 avril 1991 en qualité d'ingénieur, chef du département topographie ; que le 7 septembre 1992, le salarié a conclu avec les sociétés Nikon Corporation et Nikon Europe BV un accord de confidentialité lui interdisant de divulguer certaines informations confidentielles communiquées par ces deux sociétés ; que le 29 juin 1995, il a été licencié pour faute grave, motif pris, notamment, d'un usage à des fins personnelles du matériel mis à sa disposition par la société à des fins professionnelles ; qu'il a saisi la juridiction prud'homale d'une demande tendant au paiement d'indemnités fondées sur un licenciement sans cause réelle et sérieuse ainsi que d'une somme à titre de contrepartie de la clause de non-concurrence conventionnelle ;

Sur le moyen unique du pourvoi de la société Nikon France :

Vu l'article 1134 du Code civil ;

Attendu que pour condamner la société Nikon France à payer l'indemnité prévue par la clause de non-concurrence conventionnelle, la cour d'appel a énoncé que l'interdiction de divulguer des informations confidentielles revenait à interdire au salarié de s'engager en sa qualité d'ingénieur-géomètre chez un concurrent et que l'accord de confidentialité devait donc produire les effets de cette clause de non-concurrence ;

Attendu, cependant, que l'accord de confidentialité conclu le 7 septembre 1992 entre le salarié et les sociétés Nikon Corporation et Nikon BV interdisait seulement au salarié de divulguer des informations, portées à sa connaissance par ces deux sociétés, expressément identifiées comme confidentielles et de nature à permettre le développement d'un programme spécifique ; que, contrairement à la clause de non-concurrence prévue par l'article 28 de la Convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie applicable en l'espèce, l'accord n'interdisait pas au salarié de s'engager au service d'une entreprise concurrente après avoir quitté la société ;

Qu'en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel, qui a donné à l'accord de confidentialité, dont les termes étaient clairs et précis, une portée qu'il n'avait pas, a dénaturé cet accord et ainsi violé le texte susvisé ;

Sur le pourvoi incident de M. Onof :

Vu l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 9 du Code civil, l'article 9 du nouveau Code de procédure civile et l'article L. 120-2 du Code du travail ;

 

Attendu que le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité de sa vie privée ; que celle-ci implique en particulier le secret des correspondances ; que l'employeur ne peut dès lors sans violation de cette liberté fondamentale prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié et reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail et ceci même au cas où l'employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l'ordinateur ;

Attendu que pour décider que le licenciement de M. Onof était justifié par une faute grave, la cour d'appel a notamment retenu que le salarié avait entretenu pendant ses heures de travail une activité parallèle ; qu'elle s'est fondée pour établir ce comportement sur le contenu de messages émis et reçus par le salarié, que l'employeur avait découverts en consultant l'ordinateur mis à la disposition de M. Onof par la société et comportant un fichier intitulé " personnel " ;

Qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 22 mars 1999, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris, autrement composée.

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Relisez la fin de l'arrêt, pour avez le fondement de ce que j'expliquais.

 

"Attendu que pour décider que le licenciement de M. Onof était justifié par une faute grave, la cour d'appel a notamment retenu que le salarié avait entretenu pendant ses heures de travail une activité parallèle ; qu'elle s'est fondée pour établir ce comportement sur le contenu de messages émis et reçus par le salarié, que l'employeur avait découverts en consultant l'ordinateur mis à la disposition de M. Onof par la société et comportant un fichier intitulé " personnel""

 

C'est parce que le fichier était nommé personnel, que l'employeur ne pouvait en prendre connaissance. Idem pour les mails (si, dans l'objet, il est spécifiée "personnel" ou "privé")

 

La docrine est unanime sur la question.

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Invité Amayumi
Relisez la fin de l'arrêt, pour avez le fondement de ce que j'expliquais.

 

"Attendu que pour décider que le licenciement de M. Onof était justifié par une faute grave, la cour d'appel a notamment retenu que le salarié avait entretenu pendant ses heures de travail une activité parallèle ; qu'elle s'est fondée pour établir ce comportement sur le contenu de messages émis et reçus par le salarié, que l'employeur avait découverts en consultant l'ordinateur mis à la disposition de M. Onof par la société et comportant un fichier intitulé " personnel""

 

La docrine est unanime sur la question.

 

Je n'arrive pas à interpréter vos propos ... Vous n'énoncez pas la décision retenue.

 

Mes 4 ans d'analyse d'arrêt me perdront ...

 

 

Je suis d'accord avec vous, l'employeur est allé cherché dans un dossier nommé "personnel" il n'en demeure pas moins que la décision est rendue pour une généralité : nous sommes face à la regle de Droit qui fait jurisprudence.

 

La règle de Droit par définition est objective ... et pas subjective ...

 

 

D'autres avis sur la question ? Car je reste en opposition avec vos propos.

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Invité Amayumi
Ecoutez Oxy, ce ne sont pas les prétentions des parties que j'ai repris là. Je crois que vous ne maitrisez pas tout à fait encore la lecture et l'analyse des arrêts. Relisez le. ;)

 

Ma fois nous attendrons donc d'autres avis :)

 

Ps : effectivement nous ne sommes pas dans les prétentions ;) l'heure me fait défaut !

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Je suis loin d'avoir vos talents et je débute dans le jeu du code du travail poussé...

" Attendu que le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité de sa vie privée ; que celle-ci implique en particulier le secret des correspondances ; que l'employeur ne peut dès lors sans violation de cette liberté fondamentale prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié et reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail et ceci même au cas où l'employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l'ordinateur ;"

 

Il n'est la fait aucune notion de la présence ou non de dossier "perso"... par conséquent pour moi le fait que cette notion soit nommé par l'arrêt pourrait être présente pour appuyer la faute

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Oulala je vais me coucher et vois pleins de réponses à mon réveil.

Merci tout d'abord à vous d'avoir répondu et/ou chercher les textes.

 

J'avoue etre un peu perdue.... jurisprudence ou pas, ma question réside surtout dans l'acte en lui même.

Il n'a pas été "autorisé" à aller faire "les poubelles".. parce que concrètement pour moi c'est exactement ca.

De plus, le fait que nous soyons 4 personnes dans son équipe, nous utilisons la messagerie dans le cadre professionnel.. ceci dit sur ce mail là, nous évoquions le cas d'un dossier pro en plus...

Effectivement je savais que pour des mails personnels il fallait le signifier dans l'objet ou le "flag" (petit drapeau) que c'était a caractère personnel.. mais bon... entre personnes de l'entreprise.. je me suis laissée avoir.

Bref je suis révoltée par son geste, qui dénote beaucoup plus le coté "je veux savoir ce qu'ils disent de moi" que le côté professionnel de la chose. Bien qu'il ne s'en serve pas (je pense qu'il n'est pas c.. a ce point là..) je suis persuadée qu'il nous sanctionnera tous, sous couvert d'une autre raison... et malheureusement impossible à contrer!

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Bonjour,

Vous citez les textes sans en remarquer les mots importants :

" Attendu que le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité de sa vie privée ; que celle-ci implique en particulier le secret des correspondances ; que l'employeur ne peut dès lors sans violation de cette liberté fondamentale prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié et reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail et ceci même au cas où l'employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l'ordinateur ;"

ici, le terme messages personnels est mis en opposition à messages professionnels. L'employeur ne peut consulter les messages personnels. Encore faut-il que ces messages soient intitulés "personnel, privé, etc." pour que l'on puisse faire la différence...

 

---------- Message ajouté à 08h34 ---------- Message précédent posté à 08h31 ----------

 

Oulala je vais me coucher et vois pleins de réponses à mon réveil.

Merci tout d'abord à vous d'avoir répondu et/ou chercher les textes.

 

J'avoue etre un peu perdue.... jurisprudence ou pas, ma question réside surtout dans l'acte en lui même.

Il n'a pas été "autorisé" à aller faire "les poubelles".. parce que concrètement pour moi c'est exactement ca.

De plus, le fait que nous soyons 4 personnes dans son équipe, nous utilisons la messagerie dans le cadre professionnel.. ceci dit sur ce mail là, nous évoquions le cas d'un dossier pro en plus...

Effectivement je savais que pour des mails personnels il fallait le signifier dans l'objet ou le "flag" (petit drapeau) que c'était a caractère personnel.. mais bon... entre personnes de l'entreprise.. je me suis laissée avoir.

Bref je suis révoltée par son geste, qui dénote beaucoup plus le coté "je veux savoir ce qu'ils disent de moi" que le côté professionnel de la chose. Bien qu'il ne s'en serve pas (je pense qu'il n'est pas c.. a ce point là..) je suis persuadée qu'il nous sanctionnera tous, sous couvert d'une autre raison... et malheureusement impossible à contrer!

Non, pas besoin d'autre raison, il peut vous sanctionner pour cela ! D'autant que vous reconnaissez que le dénigrement de votre supérieur apparait sur un mail professionnel, c'est suffisament grave comme faute...

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Invité Mashinotsu

La jurisprudence citée par Oxy est bien connue, rien d'un scoop.

 

Si l'échange s'est fait dans le cadre de "dossiers personnels", l'employeur ne peut y accéder, mais je n'ai pas du tout l'impression que ce soit le cas.

 

C'est ce qui change tout.

 

Je me demande ce que vous penseriez si vous découvriez que votre supérieur (qui reste sauf erreur un être humain) écrivait à votre sujet ce que vous écrivez sur lui. Privé ou pas, vous seriez les premiers scandalisés. Et trouveriez normal de contester à grand cri, parce que vous n'êtes "que" des exécutants !

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Je n'arrive pas à interpréter vos propos ... Vous n'énoncez pas la décision retenue.

 

Mes 4 ans d'analyse d'arrêt me perdront ...

 

 

Je suis d'accord avec vous, l'employeur est allé cherché dans un dossier nommé "personnel" il n'en demeure pas moins que la décision est rendue pour une généralité : nous sommes face à la regle de Droit qui fait jurisprudence.

 

La règle de Droit par définition est objective ... et pas subjective ...

 

 

D'autres avis sur la question ? Car je reste en opposition avec vos propos.

 

Bonjour,

 

Je reste sur la position de ma précédente intervention - #2 -, je pense la même chose que Loulou2444.

Vous oubliez une chose : Voilà ce que dit ManaWydden

 

Ce supérieur hiérarchique est allé chercher dans le fichier de sauvegarde PST de mon collègue, qu'il est obligé de mettre sur un disque en local mais qu'il doit partager pour l'échange de fichiers professionnels (le disque, pas le pst bien évidemment). Faute de place nous n'avons pas la possibilité de le mettre ailleurs que sur la partition partagée de notre pc.

 

Ce que je retiens c'est que le mail en question ne comporte pas de mention permettant de dire que ce mail est personnel, qu'il se trouve dans une partie du reseau accessible à tous donc à mon sens il pourra utiliser ce mail.

Les fichiers en question appartiennent à la société non à l'individu.

Pour l'arrêt je fais la même analyse que Loulou, reste à connaitre l'intitulé de ce mail.

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Je me demande ce que vous penseriez si vous découvriez que votre supérieur (qui reste sauf erreur un être humain) écrivait à votre sujet ce que vous écrivez sur lui. Privé ou pas, vous seriez les premiers scandalisés. Et trouveriez normal de contester à grand cri, parce que vous n'êtes "que" des exécutants !

Ce n'est pas le problème que j'ai évoqué, et sincèrement qu'il m'insulte en privé ou pas ne me regarde pas. Je vous avouerai que tant que chacun fait son travail, cela ne me regarde en rien. La seule différence entre lui et nous, c'est que nous ne fouillons pas ses poubelles pour obtenir des informations. Et nous ne cherchons même pas à en obtenir. Nous ne sommes pas obligés de nous apprécier. Je souhaite simplement qu'il utilise d'autres moyens moins "pernicieux" bien que légaux et tout aussi simples pour accéder à ce genre d'information.

Je reconnais avoir été en tort sur le fait de ne pas préciser le caractère personnel que prenait la tournure de ce mail, mais il y a des limites tout de même. De plus il n'y a rien de méchant, il n'y a pas "d'insulte directe", simplement une critique sur sa façon de travailler.

 

Dorénavant, aucun mail perso (même en interne) ne transitera sur la messagerie pro en ce qui me concerne, j'ai une petite longueur d'avance sur lui, je ne ferai pas d'esbroufe.

C'était juste la méthode employée qui m'interpellait.

Merci à tous pour vos réponses en tout cas.

:o

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