Page 1 sur 2 12 FinFin
Affichage des résultats 1 à 25 sur 31

Discussion : Demande de droit de visite et d'hébergement des grands parents paternels

  1. #1
    Membre Junior

    Infos >

    Bonjour à toutes et à tous,
    Je viens vers vous en espérant trouver une porte de sortie à une situation très délicate.
    J'ai quitté le père de mes enfants en janvier 2017, suite à des violences conjugales (certificats médicaux à l'appui, 10 jours d'ITT).
    Le JAF m' accordé une ordonnance de protection, j'ai obtenu l'autorité parentale exclusive et j'ai accepté le droit de visite pour le père pour nos enfants dans un point rencontre (dans l'attente qu'il reçoive des soins psy) ; cela en référé.
    Pendant les 6 mois de validité du référé, le père de mes enfants est devenu complètement incontrôlable psychiatriquement : Violence, chantage affectif, menaces de mort à mon encontre à mes enfants, des tentatives de suicide à répétition, filmées et envoyées à mes filles en sms, sur les réseaux, une pression psychologique énorme, traquées comme des bêtes, il avait engagé un détective privé, à incendié notre maison (de laquelle nous avions fuit), nous cherchait une arme à feu à bord de son véhicule. Les plaintes déferlent. Il est interné d'office en psy pendant un mois, et incarcéré 2 mois en maison d'arrêt. Il refuse le traitement psy. Bref un film d'horreur. Il a mis fin à ses jours en septembre 2017, ravagé par sa folie...
    Entre temps, en juillet, les grands parents, voyant que leur fils perdrait surement ses droits sur nos enfants, m'ont assigné au TGI pour revendiquer un droit de visite et d'herbergement.
    J'ai essayé de convaincre mon ex compagnon à plusieurs reprises de s'engager dans une démarche de soins. A chaque fois, les parents (soutien financier de leur fils et donneurs de conseils) m'accusaient de chantage, appelaient leur avocat (un "grand" du barreau) afin de prouver que je cherchais à "faire enfermer leur fils en psychiatrie afin de lui faire définitivement soustraire ses droits parentaux". Ils ont tout fait pour attiser la situations en me dénigrant en mettant en colère leur fils plus qu'il ne l'était déjà à mon encontre de l'avoir quitté...
    [A l'heure actuelle la procédure est toujours en cours.]
    J'ai reçu des menaces uniquement verbales de la belle famille, notamment de ma belle mère qui me tient responsable de la mort de son fils mais les autorités qui m'ont protégées du père de mes enfants et ma hiérarchie ont bien pris la mesure du danger. J'ai été mutée en urgence hors période grâce à la pression des services de gendarmerie. Un acte tout à fait exceptionnel qui, je pense, nous a sauvé la vie.
    Leur but aujourd'hui est de venger la mort de leur fils en me tuant. Au sens propre du terme et ceci n'est pas une conclusion hâtive.
    Le problème c'est que ces personnes ont toujours agi "derrière" leur fils, en le poussant dans ses actes violents, et je n'ai déposé qu'une plainte pour violence à l'encontre de sa mère (agressée physiquement devant mes enfants) qui a été classée sans suite faute de preuve. Donc si j'ai des tonnes de preuves à l'encontre du père de mes enfants, je n'ai rien contre les grands parents.
    Ils ont toujours été en contact avec mes enfants depuis leur naissance car nous avons vécu longtemps les uns voisins des autres. C'est leur principal argument pour revendiquer leur droit.
    Je ne peux me résoudre à confier mes enfants à ces personnes avec ce que je sais de leurs intentions. Nous somme traumatisées et suivies psychologiquement toutes les 3. J'essaie de trouver comment prouver à un juge la réalité des faits qui finalement n'est que du passé vécu mais pas acté (écrit). Car si j'ai pris soin de réunir les preuves (enregistrements téléphoniques écoutés en gendarmerie, constats d'huissiers, rapports de gendarmerie, enregistrement des messages...) à l'encontre du père, je ne me suis pas préoccupée des grands parents... Mon avocate n'est pas confiante quant à l'issue favorable pour nous de ce dossier. Je n'envisage pas de faire témoigner ma petite de 12 ans qui n'a pas du tout conscience du danger, craignant qu'elle souhaite bien finalement "voir" ses grands parents, de qui elle n'a surement pas un mauvais souvenir mais dont elle ne connait pas la face cachée de cette horrible période de séparation qui a conduit son père à son décès... Ma grande fille sera majeure en mai, donc plus concernée par cette procédure...
    Bref, je cherche une solution pour prouver que cette demande n'est qu'illusoire et mal intentionnée. Merci d'avance à tous d'avoir lu jusqu'ici, ainsi que de vos conseils avisés.
    Une maman en grande détresse.
    Dernière modification par Stessy06 ; 02/01/2018 à 20h19.

  2. #2
    Pilier Cadet

    Infos >

    Bonjour,

    une suggestion en attendant que les pointures du droit de la famille arrivent....

    peut-être leur envoyer une RAR en leur accordant une entrevue avec votre fille dans un point rencontre.

  3. #3
    Pilier Sénior

    Infos >

    Bonjour,

    C'est une solution, ou pas...

    Pourquoi votre avocat est confiant quant à la demande des grands-parents ? Compte-tenu des circonstances, j'en suis surprise. Quels sont leurs arguments ? Croyez-vous que vos enfants puissent être en danger physique avec eux (plus clairement, pourraient-ils s'en prendre à eux pour vous atteindre) ?

    Cdt
    Nous étions au bord d'un gouffre, nous avons fait un grand pas en avant.
    Félix Houphouët-Boigny

  4. #4
    Pilier Cadet

    Infos >

    Bonjour
    Les enfants sont en droit d'entretenir une relation avec les grands parents mais ce ne sont pas les grand parents qui ont des droits sur les petits enfants - c'est une nuance non négligeable. Cela étant les juges vont se montrer très prudents sûrement - ils ne souhaitent surement pas que l'enfant soit au milieu d'une guerre entre la maman et les parents du papa décédé surtout dans de telles circonstances. Vos filles et vous avez déjà subi de tels traumatismes mais voyez avec la psy si votre fille ne se sent pas "obligée" de garder ce lien avec les grand parents qui restent les parents de son papa.

  5. #5
    Membre Junior

    Infos >

    Merci de vos réponses,
    Mon avocate pense que leur demande est recevable car mes filles ont toujours été en contact avec les grands parents paternels (car nous vivions à proximité et que leur père avait de bonnes relations avec eux) et que nous n'avons aucune preuve à fournir qui pourrait présager de leur dangerosité pour mes filles. Ils se couvrent avec le discours "notre fils était violent mais pas nous", ce qui réellement est faux mais je ne peux pas le prouver. Oui je suis sûre qu'ils pourraient s'en prendre à mes filles surtout psychologiquement. Elle a reçu un message de menaces que j'utiliserai pour ma défense dans lequel son cousin exprime la lâcheté dont elle a fait preuve en abandonnant son père et en le laissant se suicider...). Le problème c'est que je ne peux prouver tout ce que j'ai vu et vécu dans cette famille, c'est ma parole contre la leur. Je les ai vu et entendu encourager leur dernier fils à ne pas rendre leur enfant de 5 mois à sa mère en fin de week-end pour se venger de l'avoir quitté. Elle a finalement engagé un référé qu'elle a perdu faute de preuve et s'est résolue à regagner le domicile conjugal afin d'élever son fils. Elles ne témoignera pas en ma faveur, peur de représailles. Ils me font très peur.
    J'ai également déjà déposé plainte pour coup et blessures contre la grand mère suite à des violences (subies car son fils avait tenté de se suicider car il ne supportait pas mon départ) dont mes enfants ont été témoins (les hurlements de mes filles ne l'ont pas calmé !) mais classée sans suite faute de preuve. J'ai avancé leur état de santé, (lui opéré du dos deux fois et elle du coeur, touche une pension d'invalidité de sa maladie cardiaque) mais je n'ai pas de quoi prouver leur état de santé.
    Ma fille de 17 ans refuse d'y aller, elle a peur. Elle a rédigé une lettre au JAF en exprimant sa peur pour elle et sa soeur si l'une ou l'autre était contrainte d'y aller, même dans un point rencontre.
    Les points rencontre avec le père étaient déjà un vrai supplice pour mes filles et moi car la famille essayait de m'attraper pour me coller la raclée de ma vie pendant que mes filles subissaient un véritable interrogatoire pendant la visite... Je ne veux pas reproduire ces souvenirs insoutenables... #psy : Ma fille ne parle pas de la mort de son père. Elle est dans le refus. Elle ne parle donc pas non plus de sa famille. Je n'ai rien à avancer sur ce plan, sinon que le deuil est très difficile.

  6. #6
    Karuta
    Visiteur
    Malheureusement les juges transforment souvent cela en un droit des grands-parents...

  7. #7
    Membre Junior

    Infos >

    C'est très malheureux... Et pas très juste !
    Ma fille de 17 ans a envoyé un courrier au JAF. Pensez-vous qu'il pourrait le déclarer irrecevable ?

  8. #8
    Pilier Sénior

    Infos >

    Citation Envoyé par Stessy06 Voir le message
    C'est très malheureux... Et pas très juste !
    Ma fille de 17 ans a envoyé un courrier au JAF. Pensez-vous qu'il pourrait le déclarer irrecevable ?
    Oui, si le courrier est factuel, émaillé de faits précis.
    Il faut vous battre, vous n'avez pas le choix, exiger une expertise psychiatrique, une enquête sociale. De la même manière, il faut impérativement demander à ce qu'ils voient votre fille en point rencontre dans un premier temps.
    Nous étions au bord d'un gouffre, nous avons fait un grand pas en avant.
    Félix Houphouët-Boigny

  9. #9
    Pilier Cadet

    Infos >

    Votre fille a envoyer une lettre au JAF, mais lui a t'elle demandé a être entendu par lui ? Elle peut donner son avis

  10. #10
    Pilier Sénior

    Infos >

    Citation Envoyé par Trabant Voir le message
    Votre fille a envoyer une lettre au JAF, mais lui a t'elle demandé a être entendu par lui ? Elle peut donner son avis
    Absolument ! Il faut qu'elle soit entendue par le JAF.
    Nous étions au bord d'un gouffre, nous avons fait un grand pas en avant.
    Félix Houphouët-Boigny

  11. #11
    Karuta
    Visiteur
    Le juge n'est obligé de la recevoir...

  12. #12
    Pilier Cadet

    Infos >

    extrait de Service public, un enfant mineur peut il être entendu par le juge " Le juge peut refuser d'auditionner le mineur : "
    en cas d'absence de discernement de l'enfant ;
    ou s'il n'est pas concerné par la procédure. En lisant les contributions, je n'ai pas l'impression que la fille de 17 ans soit concerné par un refus.

  13. #13
    Karuta
    Visiteur
    Je vous assure qu'il n'est pas obligé de la recevoir... de même qu'il n'est pas obligé de tenir compte du courrier. Et si je suis affirmative, c'est que j'ai moi-même été confrontée à cette procédure. Et cela peut même se retourner contre Stessy car le juge peut considérer qu'elle mêle sa fille au conflit, ce qui va à l'encontre des intérêts de l'enfant. C'est une procédure totalement inique. Après à 17 ans, elle est proche de sa majorité et personne ne pourra la forcer à aller chez ses grands-parents. Vue la durée de ce type de procédure, d'ici à ce qu'un jugement soit rendu, elle sera largement majeure... Quel est l'âge de sa soeur ?

    ---------- Message ajouté à 19h50 ---------- Précédent message à 19h48 ----------

    Citation Envoyé par Stessy06 Voir le message
    C'est très malheureux... Et pas très juste !
    Ma fille de 17 ans a envoyé un courrier au JAF. Pensez-vous qu'il pourrait le déclarer irrecevable ?
    Je suis tout à fait d'accord, c'est une procédure totalement injuste. J'y ai été confrontée et je ne le souhaite à personne.

  14. #14
    Pilier Cadet

    Infos >

    Personne pourra forcer une jeune de 17 ans a aller chez les grand parent, mais si elle ne témoigne pas, l'autre enfant sera moins crédible s'il avait envie de refuser. Il faut faire la demande, bien sur si l'enfant veut, et demander comme il est dit une enquête sociale. Maintenant si un juge refuse, c'est en fonction de la situation et il faut qu'il le justifie, et après on peut aller en appel.

  15. #15
    Membre Junior

    Infos >

    @ Rosalina Merci !
    Une expertise psychiatrique des grands parents ?
    Mes demandes vont-elles du coup être appliquées à tout le monde ? (personnellement cela ne me gêne absolument pas. Je suis transparente. Le "hic" c'est que je ne veux surtout pas qu'ils obtiennent ma nouvelle adresse !)

    ---------- Message ajouté à 21h10 ---------- Précédent message à 21h03 ----------

    Effectivement, ma première fille sera majeure avant la fin de la procédure, et ne sera donc plus concernée. Le juge n'a pour l'instant rien demandé, mais les GP ont demandé leur audition. Ma plus jeune fille a 12 ans.
    Compte tenu du contexte dramatique, j'ai demandé à mon avocate qu'on les laisse en paix. Mais voyant la mauvaise tournure, ma grande a tout de même écrit au JAF.
    Mon avocate m'a informé que les témoignages des enfants sont irrecevables. Mais ici, ce n'est pas un "témoignage" au sens strict du terme. Nous espérons donc qu'elle sera prise en compte par le juge.
    Ce qui m'effraie, c'est que ma deuxième fille de 12 ans, (encore dans le monde des bisounours ! c'est ma petite dernière que j'ai voulu protéger de ces horreurs que nous vivons..), accepte lors d'une éventuelle entretien avec le juge de revoir ses GP. Je l'ai beaucoup protégée jusqu'ici, je ne lui ai pas tout dit et elle n'a pas conscience du danger. Et elles sont du genre d'enfant à ne pas dire non aux personnes respectables, par politesse !! Donc.. C'est quitte ou double.

    J'ai donc mis en avant l'état de santé des GP, nous avons relié la procédure pénale de leur père quand même pour montrer à quel point la situation était chaotique. Mais mis à part une plainte classée sans suite contre la grand mère, je n'ai pas moyen de prouver la violence de la situation...
    Dernière modification par Stessy06 ; 04/01/2018 à 21h08.

  16. #16
    Pilier Sénior

    Infos >

    Sans vouloir vous offenser, ni encore moins vous donner des leçons sur l'éducation de votre petite dernière, il est peut être temps de lui dire la vérité. On ne protège pas les enfants en leur mentant ou simplement par omission. Et à mon avis, elle dois déjà deviner beaucoup de chose. Donc, il faudrait aussi que vous lui parliez de vos craintes, peurs légitimes, et que votre principal souci est de la protéger.

    Vous n'avez pas la possibilité de vous faire muter à l'autre bout de la France ?
    Nous étions au bord d'un gouffre, nous avons fait un grand pas en avant.
    Félix Houphouët-Boigny

  17. #17
    Pilier Cadet

    Infos >

    Votre avocat dit que les témoignage sont irrecevables, et bien je vous conseille de changer d'avocat, car ne nombreux enfants sont entendu par le JAF? qui certes tient compte de leur avis ou pas. si a 12 ans c'est perturbant, il se peut et vous pouvez le demander, un entretien avec un psychiatre un adressera un rapport au JAF. Reste que à 17 ou 18 ans, on peut témoigner, et ce témoignage a une valeur. et peut aider la plus jeune.

  18. #18
    Membre Junior

    Infos >

    Je précise : le témoignage "écrit" de ma fille. Qu'elle soit entendue par le JAF serait une bonne chose, malgré que ce soit encore dur. Mais si elle est entendue, la petite de 12 ans devra l'être aussi, et je ne sais pas vraiment ce qu'elle pourrait répondre !
    En ce qui me concerne je connais leurs intentions et elles sont mauvaises. Ils ne font pas cette procédure pour voir mes enfants parce qu'ils les aiment. Ils font cette procédure pour utiliser mes enfants contre moi. Ma fille de 12 ans ne comprend pas cela et si elle admet devant le juge que finalement elle s'amusait bien la bas étant petite (avec ses cousins) et qu'elle veut y retourner, et bien il statuera ainsi. N'est ce pas ? Je n'envisage pas cette possibilité. J'envisage même de ne pas respecter le jugement si le juge décidait de leur accorder ce DVH..

  19. #19
    Karuta
    Visiteur
    Excusez-moi de vous contredire Trabant mais ce n'est absolument pas une bonne idée dans ce genre d'affaire. De même qu'une enquête sociale ne sert à rien : ce n'est pas du divorce. L'enquêteur social va parler des conditions matérielles de l'accueil mais cela n'a pas à entrer en ligne de compte. En revanche comme l'a dit Rosalina, l'expertise psy est la meilleure des solutions. Mais là tout le monde doit y aller. Et le rapport de l'expert a vraiment du poids. Mais cela se prépare...

    ---------- Message ajouté à 21h58 ---------- Précédent message à 21h56 ----------

    Citation Envoyé par Stessy06 Voir le message
    Je précise : le témoignage "écrit" de ma fille. Qu'elle soit entendue par le JAF serait une bonne chose, malgré que ce soit encore dur. Mais si elle est entendue, la petite de 12 ans devra l'être aussi, et je ne sais pas vraiment ce qu'elle pourrait répondre !
    En ce qui me concerne je connais leurs intentions et elles sont mauvaises. Ils ne font pas cette procédure pour voir mes enfants parce qu'ils les aiment. Ils font cette procédure pour utiliser mes enfants contre moi. Ma fille de 12 ans ne comprend pas cela et si elle admet devant le juge que finalement elle s'amusait bien la bas étant petite (avec ses cousins) et qu'elle veut y retourner, et bien il statuera ainsi. N'est ce pas ? Je n'envisage pas cette possibilité. J'envisage même de ne pas respecter le jugement si le juge décidait de leur accorder ce DVH..
    C'est exactement ce qui va se passer. Malheureusement.

  20. #20
    Membre Junior

    Infos >

    Je vois, et ce serait donc à moi de demander cette expertise pour tout le monde ?
    Cela ne m'effraie pas personnellement. Nous sommes suivies toutes les 3. J'ai confiance en un avis médical impartial quant au bien être de mes enfants. L'expertise psy du père de mes enfants a révélée tellement de choses qu'il a compris avoir perdu. Les parents sont tout aussi psychologiquement préjudiciable.
    Je vais explorer cette alternative. Merci !

  21. #21
    Karuta
    Visiteur
    Attendez d'être assignée... s'ils le font. Ensuite c'est votre avocate qui doit le demander dans ses conclusions. Et puis vous savez ces procédures durent ... entre le moment où ils vous assignent et la fin de la procédure (parce que bien sûr s'ils gagnent vous irez en appel) il peut s'écouler entre 2 et 5 ans (selon l'endroit où vous habitez). D'ici là votre petite aura 15 ans ou plus... Malheureusement il faut jouer la montre aussi. Ca fait partie de la stratégie.

    Mais de ce que j'ai lu vous êtes déjà en procédure contre eux ? A propos de leur fils ?
    Cela est un bon argument pour vous : cela démontre que le conflit est ancien, ancré, irréductible. Et que votre fille se trouvera au milieu, dans un conflit de loyauté. Et que ce n'est pas dans son intérêt. Je suis sûre que vous avez des arguments.
    Dernière modification par Karuta ; 04/01/2018 à 22h31.

  22. #22
    Membre Junior

    Infos >

    J'ai déjà été assignée... (depuis août en fait, mon avocate s'est constituée en septembre) Elle utilise cette stratégie aussi. Elle fait beaucoup traîner le dossier. Il passera à Bordeaux. Elle pense qu'une audience sera fixée fin 2018. Puis le temps de faire appel si quelque chose leur est accordé, un an de plus... Ca fait deux ans. Trop court encore à mon goût ! ^^
    N'empêche que j'hésite à demander l'avis à un second avocat....
    Dernière modification par Stessy06 ; 04/01/2018 à 22h33.

  23. #23
    Karuta
    Visiteur
    Nous sommes de la même région.
    C'est ça : il faut faire traîner : ça permet d'accumuler du matériel en plus. Et attention : dans ces histoires tous les coups sont permis. Ne laissez rien passer : un pas de travers, une plainte. Ne leur parlez pas seule mais toujours avec un témoin qui pourra attester. Ne faites aucun courrier sans en parler à votre avocate. Attendez vous au pire de la part de vos adversaires et ne cédez en rien. Si vous cédez sur quoi que ce soit, le juge pensera que finalement ce n'est pas si grave. Ce n'est pas du droit, ce que je vous dis là (que le modérateur m'en excuse), mais tout simplement du vécu.

  24. #24
    Membre Junior

    Infos >

    @Loryca, merci ! Comment s'est terminée votre procédure ? Avez-vous eu gain de cause ? Qu'entendez-vous par matériel ?
    Mon souci est que ces personnes sont si violentes que personne n'ose témoigner... Peur des représailles. Un de mes ami (que nous avions en commun avec mon ex) s'est fait tabasser parce qu'il était venu voir une dernière fois son ami sur son lit de mort : dent cassée, hématomes au visage, etc. Il n'a même pas osé porter plainte.

    Comment matérialiser en preuve des paroles autrement que par des témoignages ?
    Dernière modification par Stessy06 ; 05/01/2018 à 11h36.

  25. #25
    Membre Junior

    Infos >

    Bonjour à tous et à toutes,
    Je viens vous remercier de nouveau de vos conseils via ce forum que je trouve exceptionnel.
    Le jugement de ma procédure a été rendu cette semaine.
    Les grands parents paternels de mes filles avaient demandé une médiation, l'audition de mes enfants devant le juge, un weekend par moi (aller les chercher a l'école le vendredi et les ramener le lundi), 4 jours pendant les petites vacances et 15 jours pendant les grandes vacances scolaires, l'autorisation de communiquer au moins une fois par semaine par téléphone.
    Le juge conclut :
    Que la relation fusionnelle qu'ils avancent n'est pas établie, bien au contraire (sms de leur père décédé à l'une de mes fille à l'appui disant qu'il sait bien qu'elles sont rejetées de sa famille)
    Que le suicide de leur père à l'endroit ou ils souhaitent les recevoir a gravement complexifié un contexte déjà violent de séparation (référence à une ordonnance de protection en ma faveur)
    Que ces événements constituent des motifs suffisamment grave pour ne pas être ignorés,
    Que la demande de médiation apparaît contraire à l'intérêt des enfants,
    Que la demande d'audition des enfants n'est ni justifiée, ni opportune.
    Ils sont donc débouté de l'intégralité de leurs demandes.
    C'est carton plein pour moi ! Je suis malheureusement soulagée de couper les ponts de famille, mais tellement heureuse que la justice me donne raison quant à la dangerosité de laisser mes enfants à ces gens.
    En espérant qu'il n'y aura pas de demande d'appel, je vais faire signifier cette décision libératrice, et vous remercie encore de vos réactions, interventions et conseils.
    A très bientôt sur le forum !

Page 1 sur 2 12 FinFin

Discussions similaires

  1. [Parents et Enfants] Droit de visite et d'hébergement des grands parents
    Par Rosace dans le forum Personne et Famille
    Réponses: 9
    Dernier message: 26/12/2011, 17h39
  2. [Parents et Enfants] droit de visite et hébergement des grands parents
    Par laurence51 dans le forum Personne et Famille
    Réponses: 37
    Dernier message: 21/07/2011, 09h49
  3. [Parents et Enfants] droit visite et hébergement grands parents
    Par Arthur003 dans le forum Personne et Famille
    Réponses: 28
    Dernier message: 25/06/2011, 12h16
  4. [Parents et Enfants] droit d'hébergement des grands-parents
    Par Joval dans le forum Personne et Famille
    Réponses: 124
    Dernier message: 26/01/2009, 18h19
  5. [Succession, Donation] Droit de succession après abandon de droits paternels
    Par Blancheline dans le forum Personne et Famille
    Réponses: 6
    Dernier message: 21/09/2006, 15h50