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Discussion : Les non dits économiques du monde médiatique

  1. #1
    Pilier Junior

    Infos >

    Bonjour,

    La situation économique française continue de se dégrader et mis à part des constats navrés et la création de commissions, les solutions envisagées semblent être d'augmenter la TVA (on en parle depuis 2008), de ponctionner les retraites, d'augmenter les impôts, etc.. le tout au conditionnel dans la presse.

    Le différentiel de compétitivité avec l'Allemagne est réel mais personne ne semble tenir à fouiller le sujet et ses conséquences.

    Voici la façon dont un journaliste évoque ce différentiel de compétitivité dans un journal économique.

    Dans l'article intitulé La filière porcine bretonne au bord du gouffre - Agroalimentaire


    Au chapitre : RENCHÉRISSEMENT DU COÛT DES MATIÈRES PREMIÈRES VÉGÉTALES

    il est indiqué au milieu de l'article :

    La filière porcine bretonne emploie quelque 20 000 salariés dans les usines, auxquels il faut ajouter 3 000 éleveurs. Concurrencée par des entreprises allemandes qui pratiquent un véritable dumping social, l'industrie française d'abattage porcin perd tous les ans un peu plus de ses parts de marché partout en Europe. Au cours de la décennie écoulée, elles ont diminué de 5% pour les industriels de l'Hexagone quand leurs homologues allemands ont progressé de 23%.
    Aucune explication n'est donnée à ce supposé dumping social ni aucune amorce de solution. Au contraire, le journaliste dévie sur le renchérissement du coût des matières premières, alors qu'il est sensiblement le même en Europe.

    Le dumping social en question n'est il pas simplement l'application par l'Allemagne de la directive européenne appelée circulaire Bolkestein, qui permet d'importer des travailleurs de la zone européenne en les payant au tarif de leur pays (500€TTC).

    Ou simplement de faire fabriquer dans les pays européens limitrophes de l'Allemagne (celle qui est passée à 27 en 2004, en incluant les ex-pays de l'est) dans des usines montées grâce aux crédits européens à compter de cette date, des marchandises jusque là venant de France et traités aux prix français ?

    La presse et les politiciens ont beau tenter de nous faire gober que le français étant, entre autres qualités, le "plus productif du monde", l'abattage de porc réalisé par un français au salaire chargé à 2.000€ coute nettement plus cher que l'abattage réalisé par un polonais et/ou un tchèque à 500€ chargé/mois.

    Et comme un simple différentiel de 3% sur les prix est suffisant pour être rejeté par l'acheteur, tant qu'on aura pas décidé de considérer et traiter ce problème en France, les beaux jours seront derrière nous.
    Dernière modification par Ectoplasme ; 01/03/2013 à 14h12.

  2. #2
    Pilier Junior

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    Citation Envoyé par Ectoplasme Voir le message
    l'abattage de porc réalisé par un français au salaire chargé à 2.000€ coute nettement plus cher que l'abattage réalisé par un polonais et/ou un tchèque à 500€ chargé/mois.
    Soit je n'ai pas tout compris, soit il y a un hic dans ce raisonnement.
    Le récent scandale de la viande de cheval à apporté aux yeux de tous, que justement l'abattage et la découpe des viandes se fait en très grosse partie à l'étranger, là où le cout est très moindre (enfin, après il faut prendre en compte le traitement du port, donc également les couts d'emballage... ce qui augmente d'autant le cout de cette filière.).

    Une association de consommateur, devant les caméras rappelant que la viande de porc, de cheval, de boeuf (...) sont ainsi découpées à l'étranger, afin d'expliquer que si scandale il y avait, ce ne pouvait pas être sur ce fait.

    Donc, je me trompe pas si je dis que le problème ne provient pas de là?

    Après, si l'on prend l'Allemagne en exemple, ce qui est le cas ici, il faut ajouter que ce pays n'a pas, par le droit, de salaire minimum, que cela est déterminé par land, pas filières, via les syndicats, et que les travailleurs "étrangers" (comprendre "non allemands") son ainsi dépourvus de ce salaire minimum négocié.
    In finé, il n'est donc pas compliqué à ce pays, de faire travailler sur son territoire des salariés Européens (mais étrangers au pays) à cout de rentabilité face aux autres pays Européens qui eux, socialement, ont imposés un salaire minimum en dessous duquel il est interdit de descendre.

    Par ailleurs, lorsqu'on compare le niveau de vie entre l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est, où justement les salaires sont les plus bas, la pauvreté la plus haute, on peut voir que le niveau financier du pays tient à l'exploitation d'une partie de la population (celle de l'est... ex communiste).
    A contrario, si l'Allemagne s'en sort si bien concernant sa situation économique, c'est que contrairement à la France, et ce qui à été entrepris depuis près de 30 ans, c'est qu'ils se sont battus pour conserver leurs industries... et aujourd'hui, elles se portent très bien, et se développent.
    Et c'est principalement par ce biais que l'argent entre dans les caisses.
    Or, chez nous, les industries ont quasiment toutes fermées, et celles qui restent, ferment les unes après les autres, non pas par manque de compétitivité, mais par coups capitalistes à des fins de bénéfices à très court terme (alors qu'en Allemagne, les bénéfices se font à long et très long terme, hors système capitaliste).

    L'affaire Mittal en est un parfait exemple.
    Un autre exemple, que la France, malgré le cout de la main d’œuvre, sais très bien œuvrer pour vendre, et être compétitive, c'est le cas du constructeur automobile au losange, où peu de monde ne sait qu'il détient le monopole de vente de véhicules électriques en Israël, et que ce véhicule est en voie d'être le principal véhicule vendu là bas. (véhicule fabriqués ici, en France)

    Le cout de la main d'oeuvre en France n'est donc, semble-t-il pas un problème au regard de la situation géo-économique mondiale.

    Concernant le porc, il y a peut-être le problème lié au fait que le nombre d'éleveurs diminue chaque année, puisque la reconversion vers d'autres productions agricoles sont plus rentables (celles des céréales par exemple, qui sont cotés en bourse).
    Rien n'est absolu, tout dépend de l’œil qui regarde

  3. #3
    Pilier Sénior

    Infos >

    Il faut peut-être aussi voir que les Allemands ont une culture du dialogue social beaucoup plus constructive que chez nous, car on sent chez eux que chacun cherche à conjuguer ses intérêts et ceux de l'entreprise....

    Alors qu'en France, ce dialogue social est politisé à l'extrême depuis toujours, dans un culte du dialogue par l'affrontement et pour l'affrontement.....les syndicats sont à gauche, les patrons à droite et entre eux, on dirait qu'il faut qu'il y ait la guerre perpétuelle....

    Quand un syndicat s'accorde avec le patron, il est aussitôt hué et traité de traître par les autres, mais quand l'usine fait des bénéfices, les salariés n'en voient jamais le bout d'un seul centime d'euro....

    Mais il faut peut-être aussi regarder le nombre d'aides et d'allocations présentes en France et en Allemagne....
    De plus, je rappelle qu'on nous serine avec les avantages des pays d'Europe du Nord, sans jamais parler des contraintes qu'ils ont mises en place, notamment le fait qu'au Danemark, un chômeur ne peut refuser un emploi qui lui est proposé, sous peine de perdre illico ses allocs.....
    Il vaut mieux une couverture bien posée qu'un plaid de travers !!!!

  4. #4
    Pilier Junior

    Infos >

    Citation Envoyé par wizz Voir le message
    Concernant le porc, il y a peut-être le problème lié au fait que le nombre d'éleveurs diminue chaque année, puisque la reconversion vers d'autres productions agricoles sont plus rentables (celles des céréales par exemple, qui sont cotés en bourse).
    Ce sont pour la plupart des situations bloquées.

    Les éleveurs de porcs, comme ceux de poulets, et de dindes et les producteurs de lait sont des exploitations individuelles mises en route à l'instigation de la Région (emprunts bancaires à la clef), pour alimenter quelques abattoirs et transformateurs de produits laitiers (dont coopératifs), bénéficiant d'aides de la PAC en baisse régulière mais constante chaque année, dans la plus grande confidentialité.

    Ces aides compensaient les coûts plus élevés mais le montant des aides à la France a été revu à la baisse (à partir de la réunification allemande) et au fil des années, les prix n'ont plus été compensés tandis que les charges et matières augmentaient, jusqu'à ce que les pertes arrivent.

    Le système des compensations existait aussi dans le prix du lait, et il a été subrepticement annulé par palier à compter de 2008 : voir les dégâts (dont Parmalat).

    Du coup, les transformateurs ont été incités à acheter au plus bas en Europe, en fonction du système d’industrialisation extérieur européen mis en place à compter de 2004 et c'est au détriment des français.

    Et les éleveurs n'ont pas d'hectares permettant de se reconvertir dans les céréales et sont pris à la gorge pour certains par les emprunts à rembourser avec des ventes en baisse.

    De nombreux exploitants ruinés se suicident, mais les chiffres ne sortent pas.
    Dernière modification par Ectoplasme ; 01/03/2013 à 16h13.

  5. #5
    Pilier Junior

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    Citation Envoyé par Ectoplasme Voir le message
    De nombreux exploitants ruinés se suicident, mais les chiffres ne sortent pas.
    Ça commence à sortir
    Plus de 400 agriculteurs mettent fin à leurs jours chaque année en France
    Le mal-être des éleveurs bretons
    Mais il est vrai que les chiffres officiels ne sortent pas.
    Rien n'est absolu, tout dépend de l’œil qui regarde

  6. #6
    Pilier Junior

    Infos >

    Ces gens ont été incités à s'endetter par leurs interlocuteurs d’État, au cours des dernières années, alors que les politiques et la Région savaient que la PAC était réduite en "ciseaux" et que leurs exploitations seraient déficitaires dans les cinq ans.

  7. #7
    Pilier Sénior

    Infos >

    Ce débat que vous avez initié Ectoplasme est en effet très important.
    Je ne veux pas faire un message trop long mais pour moi
    - un agriculteur ne peut plus s'en sortir si sa femme ne travaille pas à côté ou s'il ne fait pas gîte rural ( plus la peine de le faire maintenant, c'est saturé)
    - les agriculteurs se sont fait avoir avec la PAC
    - les agriculteurs se sont fait avoir par les grandes centrales d'achat
    - les agriculteurs se sont fait avoir par leur syndicat de m.....de qu'est la FN...
    - les agriculteurs ne servent plus qu'à faire travailler d'autres secteurs comme l'équipement agricole et l'industrie chimique
    Quand on décide qu'il ne faut plus appeler les agriculteurs " paysans" ( tout comme il ne faut plus dire " les ouvriers" ) on prend le mauvais chemin ......
    Suite à une plinthe, le menuisier avait saisi le parquet ....

  8. #8
    Pilier Junior

    Infos >

    Concernant la "politique" agricole :

    Les politiques d'aménagements du territoire et les planifications indispensables, initiées par l’État, sont gérées par leur services décentralisés en Région, puis via préfectures, (base de leurs antennes départementales), dans chaque communes, communautés de communes, qui transmettent et veillent au respect des déroulements divers, en fonction des instructions et modifications transmises via les Ministères (Agriculture, Industrie).

    Ces politiques et instructions sont très amplement relayées et médiatisées par la presse régionale, et quelques feuillets économiques leur appartenant, dans des articles écrits par les mêmes personnes.

    Des liens et passerelles indirectes existent sur le terrain entre les services de l’État concernés, les responsables syndicaux (liens familiaux, connaissance d'école etc), les maires des grandes communes, les clubs de dirigeants économiques régionaux (aux participants cooptés exclusivement en fonction de certains critères) à leurs accointances politiques.

    Concernant la PAC,

    l'histoire dira si des erreurs d'appréciations aux conséquences à terme (soit maintenant!) graves pour la France n'ont pas été commises par les politiciens français en charge des intérêts du pays, après la réunification de l'Allemagne, soit à partir de 1989.

    De 1953(date de mise en route de la RFA avec prise d'effet en 1955, capitale Bonn) à 1989, la RFA (Allemagne de l'Ouest) était amputée de ses terres agricoles de l'Est alors sous rideau de fer en RDA et la France lui fournissait des denrées agricoles.

    La communauté européenne fût crée sur ces bases et les différentes PAC acceptaient de créer des montants compensatoires, une partie des sommes étant versées à terme aux paysans pour compenser les écarts de prix entre leur prix de revient réel et le prix du marché. Tout fonctionnait à merveille et l'industrie agro-alimentaire française en profita et monta en puissance, créant ses sources d’approvisionnement en région, puisque l'Europe payait la différence.

    Depuis la réunification allemande, la donne a changé et la nouvelle Allemagne réunifiée n'a plus besoin de payer ses denrées agricoles au prix français, compensé par des aides européennes.

    Il fût donc décidé à Bruxelles entre 1990 et 2000 de "revoir" la PAC. C'est à dire de réduire drastiquement les aides consenties au monde agricole français.

    Mais, il semblerait qu'il fût décidé de faire le minimum de publicité à cette mesure, qui condamnait un pourcentage important d'exploitation agricoles. La presse régionale resta quasiment muette sur le sujet, se contentant de parler de "coup de massue" chaque fois qu'une exploitation déficitaire mettait à la porte tout son personnel.

    Depuis, par récupération des plaines agricoles polonaises, lettones, roumaines, hongroises etc, industrialisées par les aides européennes à compter de 2004, la part de la France agricole sans montants compensatoires ne peut que diminuer.

    Un plan de substitution aurait dû être mis en place à partir de 1995 : qu'en a t-il été ? Rien.

    Et maintenant ?

    L'industrie agro-alimentaire peut délocaliser ses productions dans des usines montées pour ça à l'Est de l’Europe, à des coûts moindres, qu'elle livre à la grande distribution qui les revend à bas prix aux consommateurs.

    Les petit producteurs paysans, endettés sur des indications fausses de marchés inexistants à terme, doivent se débrouiller seuls.

    On aurait pu prévoir et "re-planifier un peu", en haut lieu, depuis près de vingt ans que "ça" se savait. On ne leur apprend plus ça, à l'ENA ?
    Dernière modification par Ectoplasme ; 03/03/2013 à 10h20.

  9. #9
    Pilier Sénior

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    Le budget européen consacré à la PAC était de plus de 60% et était forcément intenable à long terme...
    C'est le même problème que pour la croissance sur l'autre post, l'erreur est de faire croire que sans cultures intensives, à haut rendement , appauvrissant les terres, rendant les exploitants complètement dépendants de l'industrie chimique et de l'équipement agricole, point de salut
    Je mange bio à plus de 80% en me servant chez un agriculteur bio à 800 m de chez moi, il y aurait des choses à dire ....
    Suite à une plinthe, le menuisier avait saisi le parquet ....

  10. #10
    Pilier Junior

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    Pensez vous réellement que les cultures et élevages montés à l'Est de l'Europe ne soient pas effectués de manière intensive, dans la mesure où le retour sur investissement le plus rapide et maximum reste la principale motivation des groupes qui investissent et des systèmes ceux qui les financent

    Les services d'Etat initiateur des programmes n'ont jamais informé les petits bénéficiaires des aides (le paysan) du caractère temporaire de ces aides et n'ont pas freiné de nouvelles installations jusqu'en 2010, alors que l'échéance de leur fin s'annonçait et était connue des initiés (dont les banques créancières des prêts alloués sous Oseo).

    Le bienfait théorique pour la nature d'un pays abandonné en friche (tant agricoles qu'industrielles) risque de coûter très cher à chaque individu de ce pays.

    De nouvelles aides ont été débloquées à partir de 2000 pour monter des champs d'éoliennes immenses sans qu'on ait connaissance clairement du montant de ces aides, des conditions pour les obtenir notamment de posséder hectares et capitaux, du rendement de ces éoliennes dans le temps, des contrats passés avec les concessionnaires et fournisseurs au public de l’électricité en France, de leur efficacité exacte pour le public. Ils ont profité aux rares fabricants de ces éoliennes (qui sont ils ?, combien sont ils ?) qui ont pu vendre leur marchandise au prix fort, étant sans concurrence.

    On reste dans le même schéma : les fonds européens sont utilisés et distribués sans aucun contrôle de ceux sur qui ils sont ponctionnés et d'une manière opaque et sans aucune diffusion avec la complicité du système politico-médiatique.

  11. #11
    Pilier Sénior

    Infos >

    Je sais pertinemment que les autres pays pratiquent aussi de la culture intensive et cela ne signifie pas que nous devions faire pareil. De plus, je ne parle pas non plus de laisser le pays en friche
    Que cela soit industriel ou agricole, une Europe à 27 avec des disparités énormes ( pays riches et pauves se cotoyant) ne peut pas fonctionner. Les agriculteurs français depuis longtemps, ne tenaient que par des aides et des subventions à l'exportation. Le système de toute façon n'était pas viable.
    Suite à une plinthe, le menuisier avait saisi le parquet ....

  12. #12
    Pilier Junior

    Infos >

    Les systèmes en question ont été élaborés en leur temps (près de 50 ans) et mis en place par les services de l’État.

    Et pendant une longue période soit jusqu'à l'intégration des pays de l'Est en 2004 (pour une Europe à 27 ), personne n'y a trouvé rien à redire.

    "On" (le Conseil européen) a programmé en décembre 1999 l'entrée des pays ex-communistes, sans annoncer clairement à ceux qui le subiraient ce qui allait se passer sur le plan économique en les industrialisant.

    Ça suit d’ailleurs son cours envers et contre tout : La Lettonie a signé sa demande officielle d'adhésion à l'euro - Le Nouvel Observateur Initialement prévue pour 2008, cette intégration a été alors remise en raison de la crise financière. Et elle est maintenant prévue pour le 1er janvier 2014. Comme s'il n'y avait plus de crise financière, alors que les États Unis (et l'Italie) sont en situation de blocage Europe: l'Italie et les Etats-Unis proccupent les marchs. - Votre Argent

    Commentaires de l'article ? uniquement une citation du Ministre letton des Finances :
    "De temps en temps les membres de la zone euro ont des problèmes politiques mais tout cela fait partie du processus démocratique -- cela ne remet pas en question notre accession à la zone euro", a-t-il dit à l'AFP.

    Évidemment, il est satisfait : la Lettonie industrialisée avec des fonds européens va pouvoir faire croitre son économie, mais au détriment de quel autre pays européen?

    En décembre 2008 l'Union européenne et le FMI lui ont apporté une aide de 7,5 milliards d'euros, répartie sur 3 ans et conditionnée à une réduction draconienne des dépenses de l'État, de l'ordre de 30 à 40%.

    Quelles seront les conséquences en France ?
    On laisse les gens concernés le découvrir eux mêmes le moment venu, mais si le FMI devait intervenir en France, et demandait des coupes de 30 à 40% des dépenses de l’État, autant s'y préparer à tout hasard, au train où vont les choses.

  13. #13
    Pilier Cadet

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    Citation Envoyé par Tobias Voir le message
    Il faut peut-être aussi voir que les Allemands ont une culture du dialogue social beaucoup plus constructive que chez nous, car on sent chez eux que chacun cherche à conjuguer ses intérêts et ceux de l'entreprise....

    Alors qu'en France, ce dialogue social est politisé à l'extrême depuis toujours, dans un culte du dialogue par l'affrontement et pour l'affrontement.....les syndicats sont à gauche, les patrons à droite et entre eux, on dirait qu'il faut qu'il y ait la guerre perpétuelle....

    Quand un syndicat s'accorde avec le patron, il est aussitôt hué et traité de traître par les autres, mais quand l'usine fait des bénéfices, les salariés n'en voient jamais le bout d'un seul centime d'euro....

    Mais il faut peut-être aussi regarder le nombre d'aides et d'allocations présentes en France et en Allemagne....
    De plus, je rappelle qu'on nous serine avec les avantages des pays d'Europe du Nord, sans jamais parler des contraintes qu'ils ont mises en place, notamment le fait qu'au Danemark, un chômeur ne peut refuser un emploi qui lui est proposé, sous peine de perdre illico ses allocs.....
    Bonjour,

    En Allemagne, mais aussi en Italie et dans d'autres pays, les syndicats me semblent beaucoup plus préoccupés des intérêts de leurs adhérents que des orientations macro-économiques des partis politiques du moment ou des dogmes que l'on agite frénétiquement.

    En outre, dans ces pays, c'est un régal de discuter avec des représentants syndicaux qui savent lire un bilan ! Et qui savent comment fonctionne une entreprise au niveau économique.
    Du fait d'un niveau de confiance réciproque plus élevé, les syndicalistes ont accès à plus de chiffres. Et ils posent les bonnes questions financières qui sont au coeur du problème... et donc de la solution éventuelle.

    Cette situation différente fait que l'on arrive moins souvent au clash... que davantage d'entreprises survient ou progressent... et que les actionnaires investissent en étant plus confiants.

    Comme quoi, compétence des syndicalistes, attitude constructive et confiance ont des effets à long terme pour l'activité des entreprises, pour les profits, et pour les emplois.


    Ciron :-)

  14. #14
    Pilier Junior

    Infos >

    Vidéo permettant de se faire une idée de ce que sont les investissements mondiaux dans l'agro-alimentaire
    http://player.vimeo.com/video/57126054#at=0

    Le maire d'une petite commune du Centre me l'envoie.

    Qui sont les investisseurs ?
    Dernière modification par Ectoplasme ; 09/03/2013 à 19h41.

  15. #15
    Pilier Sénior

    Infos >

    Pfffff !!!!! dure dure cette vidéo ....
    Suite à une plinthe, le menuisier avait saisi le parquet ....

  16. #16
    Pilier Cadet

    Infos >

    Citation Envoyé par Ectoplasme Voir le message
    Vidéo permettant de se faire une idée de ce que sont les investissements mondiaux dans l'agro-alimentaire.......
    Qui sont les investisseurs ?
    La première question devrait être : "qui sont les clients ?"
    Car sans demande, sans marché, il n'y a pas d'investisseurs.

    En France aussi, nous allons vers des élevages de volailles industriels toujours plus gros.
    Il n'y a plus aucun respect pour l'animal, aux deux bouts de la chaîne (animal humain ou non donc).

    Cette vidéo me semble très douce, colorée, et évoque "Les temps modernes" du siècle dernier...
    Elle évite soigneusement la mise à mort.

    Car, dans cette phase-là du processus de production, la rentabilité prime sur le respect de la bête.
    C'est d'autant plus triste pour les animaux les plus intelligents, comme les porcs, qui comprennent souvent ce qui va se passer ! Le désespoir se voit alors dans leur regard, et ils tentent de fuir...

    Le consommateur se justifie : il n'a pas les moyens de payer sa viande plus cher...
    ... alors que l'on sait que le français moyen mange trop de viande... et que ce qu'il croit être de la viande est souvent un mélange de gras et d'autres ingrédients, dont tous les résidus de produits chimiques et sanitaires dont sont gavés les pauvres bêtes, pour motif de rentabilité ET de prix bas !

    Il serait trop facile de désigner le producteur comme LE coupable de tous les maux.
    Si nous n'étions pas là à réclamer ces produits bon marché, il n'y aurait pas de marché, donc pas d'investisseur !


    Ciron :-)

  17. #17
    Pilier Sénior

    Infos >

    Pas de mise à mort ? Et les poules qui passent dans le rouleau au début de la vidéo, c'est quoi ?
    Suite à une plinthe, le menuisier avait saisi le parquet ....

  18. #18
    Pilier Junior

    Infos >

    C'est le système de ramassage industriel pour les mettre ensuite dans des caisses.

    Mais en dehors des considérations de caractère philosophique sur la condition humaine et animale, ce genre "d'exploitation" doit exister dans différends secteurs, or il n'y en a aucune mention dans la presse économique.

    Le journaliste de l'article initial, qui fait pudiquement état d'un dumping social allemand, ne fait aucune allusion à ce gigantisme.

    Dans de telles conditions, les "denrées" une fois congelés peuvent être expédiées n'importe où dans le monde, à des prix défiants toute concurrence européenne et les unités françaises sont totalement dépassées et condamnées à terme : c'est la ligne Maginot et la première armée du Monde (l'armée française de 1938) présentés comme rempart absolu contre la Wehrmacht.

    Il est très étrange que ces monstrueuses "usines" soient inconnues de la presse qui n'en font aucune mention.

  19. #19
    Pilier Sénior

    Infos >

    Citation Envoyé par pepelle Voir le message
    Pas de mise à mort ? Et les poules qui passent dans le rouleau au début de la vidéo, c'est quoi ?
    ne t'inquiète pas c'est Ciron
    plaider c'est expliquer, juger c'est comprendre

  20. #20
    Pilier Cadet

    Infos >

    Citation Envoyé par Halias Voir le message
    ne t'inquiète pas c'est Ciron
    Bonjour Pepelle et Halias,

    Citation Envoyé par Ectoplasme Voir le message
    C'est le système de ramassage industriel pour les mettre ensuite dans des caisses........
    Je vous remet l'explication sous les yeux, juste pour le cas où vous auriez lu le post de Ectoplasme comme vous avez regardé la vidéo.


    Ciron :-)

  21. #21
    Pilier Sénior

    Infos >

    Oui vous avez raison, c'est moi qui ai cru que ces pauvres poulets était décapités par l'appareil lorsqu'ils s'engouffraient sous le plateau. Je vous prie donc de m'excuser pour ma mauvaise interprétation
    Suite à une plinthe, le menuisier avait saisi le parquet ....

  22. #22
    Pilier Cadet

    Infos >

    Bonjour Pepelle ,

    Une machine qui décapite aurait permis une mort rapide.
    En Afrique centrale, voici + de 50 ans, nos voisins locaux tuaient les volailles "proprement" en leur coupant la tête d'un coup sec.
    La baisse de pression sanguine instantanée du cerveau faisait immédiatement perdre connaissance au volatile (je l'espère !).
    Ensuite, ils lâchaient l'oiseau, qui se mettait à courir avec le sang qui giclait, avant de s'effondrer après quelques mètres.
    La croyance locale était que ce mode de mise à mort permettait de rendre sa liberté à l'esprit de l'animal : il était donc traité avec respect.

    Pour ce que j'ai pu voir de la mise à mort des poulets en abattoir, cela se passait ainsi :
    L'animal est fixé par les pattes, la tête en bas, sur la chaîne qui avance assez vite.
    Plus loin, un opérateur taille la gorge pour saigner/étourdir l'animal
    Si la taille est en partie ratée, la chaîne ne s'arrête bien sûr pas...
    ... la bestiole continue à se débattre et mourra lors d'une des prochaines opérations.

    On a tous vu ces vidéos de la même chose avec un cochon mal égorgé, qui se débat en criant alors que la chaîne l'emporte...
    Je crains que ce ne soit pas des images qui soient totalement du passé...
    ...et cela me fait très mal de voir le manque de respect que nous avons pour les animaux que nous mangeons.

    Nous sommes omnivores, mais nous pourrions nous contenter de rations bien plus petites de viande (surtout des mammifères que nous mangeons, qui consomment énormément de végétaux, et sont pour la plupart nourris avec des plantes OGM importées de pays où une partie de la population est mal nourrie... c'est fou)


    Ciron :-)

  23. #23
    Pilier Sénior

    Infos >

    hé ho
    si on arrêtait un peu les fables svp
    plaider c'est expliquer, juger c'est comprendre

  24. #24
    Pilier Cadet

    Infos >

    Citation Envoyé par Halias Voir le message
    hé ho
    si on arrêtait un peu les fables svp
    Bonjour Halias,

    Tout ce que nous ne comprenons pas (y compris par ignorance) n'est pas nécessairement absurde (ou inexact).

    Le problème ne se situe souvent pas devant nos yeux, mais derrière.


    Ciron :-)

  25. #25
    Pilier Junior

    Infos >

    La désinformation subtile continue : La filière porcine passe à l'abattoir

    entre autres :
    A cela s'ajoute, pour les éleveurs, de nouvelles normes imposées pour le bien-être des truies. Depuis le 1er janvier, celles-ci doivent être maintenues en groupe pendant une partie de la période de gestation, de telle sorte qu'elles puissent bouger plus facilement.
    à comparer avec les truies de la vidéo de l'usine gigantesque, qui ne semble pas touchée par les "nouvelles normes imposées pour le bien-être des truies".

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  2. Les organisations internationales économiques et la souveraineté des Etats.
    Par Vinobceao dans le forum Entraide aux étudiants en droit
    Réponses: 7
    Dernier message: 04/09/2012, 12h08
  3. [Copropriété, Syndic & ASL] si tout le monde vote, tout le monde paie?
    Par Nadetphi dans le forum Immobilier
    Réponses: 7
    Dernier message: 16/04/2008, 16h06
  4. [Propriétaire et Locataire] agence qui se moque du monde, ou c est le monde a l envers ?
    Par Bellugue dans le forum Immobilier
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    Dernier message: 27/10/2006, 17h09
  5. [Crédit et Endettement] Doit il payer les crédits de son ex ?
    Par Calide1 dans le forum Finances, Fiscalité et Assurance
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    Dernier message: 01/03/2006, 01h07