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Les syndicats sont-ils frileux ?

Question postée dans le thème Mon Employeur sur le forum Travail.

  1. #13
    Pepelle
    Visiteur
    Ne prenez pas mal ce que vous allez lire, mais je vais vous faire un peu la défense de l'employeur
    - en quoi est-ce une faute pour l'employeur que d'écrire qu'il a été vexé par vos propos de harcèlement lui rappelant qu'il risque sa responsabilité pénale ? Il a tout comme vous, le droit d'indiquer qu'il n'a pas apprécié vos dires
    - comment allez vous prouver que ce sont vos propos le mettant en cause pour non intervention dans harcèlement qui lui ont fait décidé de vous licencier ?
    Ce sont les termes indiqués dans la lettre de licenciement qui fixent le litige. Donc cet employeur a indiqué des griefs contre vous et sûrement pas que votre lettre l'accusant était la cause du licenciement
    - Votre employeur vous licencie pour faute grave + mise à pied donc a obligatoirement indiqué des griefs autre qu'une " incompatibilité d'humeur' A mon avis, il a dû parler de désorganisation du service.
    - le harcèlement moral est une pratique sur le long terme, entraînant pour la salariée de fréquents arrêts de travail pour dépression. Vous n'avez que deux lettres à présenter pour prouver cet harcèlement en fait. De plus, vu ce que vous décrivez, vous ne vous êtes pas laissée faire, et répondiez lorsque l'on vous attaquait, ce qui montrera un tempérament qui s'éloigne du comportement des personnes harcelées
    Bref, la frilosité des syndicats peut s'expliquer. Maintenant à vous de voir si votre affaire vous parait néanmoins plaidable ou pas. Vous pouvez toujours demander l'avis d'un professionnel par consultation.

  2. #14
    Membre Junior
    Ancienneté
    septembre 2005
    Messages
    64
    Il y a des choses qui demeurent incompréhensibles...
    Lors de mon 1er emploi, j'ai fait l'expérience du harcèlement moral dès mon 2e jour de travail. Au bout d'un mois, j'étais en dépression tellement les attaques étaient permanentes. Mon employeur m'invectivait pour un oui ou pour un non, me donnait des ordres contradictoires... je me prenais des savons de 3/4 d'h pour avoir osé aller dire "au revoir" à une collègue avant de partir le soir.
    Il régnait un climat de terreur dans cette entreprise.
    C'étita une sentreprise d'une dizaine de personne et en 10 ans, la médecine du travail avait reçu 60 lettres de plainte de personnes qui avaient été harcelées par l'employeur.
    Moi-même, j'ai averti l'Inspection du Travail... L'inspectrice a plus joué un rôle de psy qu'autre chose. Un an après avoir été embauchée là-bas, j'ai trouvé à l'ANPE, exactement la même annonce que celle à laquelle j'avais répondu.
    Je pensais avoir contribué à faire bouger les choses, mais il semble qu'il n'y ait rine à faire contre ce type qui a certainement des amis haut placés.

    J'ai consulté un avocat en consultation gratuite à Paris, et il m'a déconseillé toute action, disant que j'étais en CDD et que c'était pas à moi de "jouer les Zorro" ! J'ai été complètement ébahie par son attitude, j'ai même pensé qu'il connaissait l'employeur.

    Bref, je pense que les cas de harcèlement moral restent encore un peu tabou et surtout, rien n'est sûr. C'est tellement difficile à prouver que tout le monde essaye d'étouffer les affaires. J'ai lu beaucoup de cvhoses sur des cas de harcèlement morao avec témoignages, qui semblaient vraiment attaquables aux prud'hommes, et au finale, les employés perdaient leur procès.
    Peut-être que la personne que vous avez vue a peur de perdre son temps avec votre histoire. A votre place, je consulterais directement un avocat pour avoir un avis de professionnel. J'ai moi-même vu un conseiller du salarié pour uen autre afaire, et il ne m'a pas paru s'intéresser du tout à mon histoire à laquelle il a consacrée à peine 1/4 d'h. Je ne serais pas allée aux prud'hommes avec ce conseiller comme défenseur.
    Une consultation avec un avocat, au moins pour avoir son avis sur les possibilités qui so'ffrent à vous avant d'engager toute procédure me semble judicieuse.

  3. #15
    Membre Junior
    Ancienneté
    mars 2006
    Localisation
    strasbourg
    Messages
    204
    plutot que de t'adresser à un syndicat
    prend un avocat
    la vie n'est pas un long fleuve tranquille

  4. #16
    Membre Junior Avatar de Hln77
    Ancienneté
    novembre 2005
    Messages
    77
    Pour répondre à Pepelle : je rappelle que mon employeur a changé le motif de "faute grave" en "cause réelle et sérieuse". Pour les griefs les voici, mêmes s'ils sont exagérés ou mensongers :
    - Mésentente grave avec vos collègues de travail et votre hiérarchie (faux, cela ne concerne que quelques personnes, mais on m'a dit qu'il pouvait forcer les salariés pour qu'ils témoignent contre moi si on allait aux Prud'hommes)
    - Tenue de propos mensongers et accusateurs non justifiés, à l'encontre de votre responsable hiérarchique directe, revêtant un caractère d'une particulière gravité (je me suis pourtant largement expliquée en 3 pages lorsque j'ai répondu à la 1ère lettre)
    - Attitude générale négative, nuisant au bon fonctionnement de notre Entreprise (accusation un peu facile et gratuite pour moi).
    - Refus d'exécuter une partie de votre travail (faux archi faux ! mes mails à ma supérieure le prouvent. Je voulais qu'une tâche dont je m'occupais et qui avait été retirée de mon profil (annexe à mon contrat signé par moi et l'employeur), bien que je continuais à la faire, soit remise. Mais je n'ai jamais arrêté de la faire pour autant. Les profils devaient d'ailleurs être à jour avant l'audit.

    Je me suis d'ailleurs encore expliquée dans une dernière lettre de 4 pages à mon employeur que j'ai envoyée la semaine dernière en A.R. J'espère que ça le fera qd même un peu réfléchir.

    D'autre part, je pense qu'on peut être une victime, même si on répond quand on nous agresse. Alors, il faudrait avoir X arrêts maladie (parfois bidons) et avoir l'air renfermée et larmoyante, surjouer son rôle de victime pour paraître plus crédible ?

    Je me sens pourtant blessée d'avoir été traitée injustement, rabaissée par leurs lettres et licenciée comme une malpropre alors que mon travail était apprécié. Le pire, c'est qu'ils arrivent même à me faire un peu culpabiliser.

    Mais c'est sûr que comparé au témoignage de Belladonna, à côté moi c'était Peace and love.

    Je ne sais pas si j'irai voir un avocat. J'ai l'impression qu'il faudra du tps avant que les moeurs changent. La personne du syndicat va qd même essayer de se renseigner auprès de l'inspection pour savoir s'il y a déjà eu des plaintes au préalable.
    De toute façon, actuellement, on est en regression (voir le CPE et le CNE), l'employeur est de + en + avantagé et l'employé de moins en moins.
    Prenez aussi cet exemple, j'avais postulé pour un emploi à l'ANPE. Suite à l'entretien avec l'employeur, celui-ci m'a rappelé pour me dire qu'il fallait que je m'inscrive à l'ANPE. Malheureusement, étant en période de préavis, je ne pouvais le faire. Il voulait que je fasse 2 ou 3 jours d'essai sans rémunération. Ca s'appelle du travail au black, voire pire puisqu'on n'est pas payé, et pourtant tout ceci est légalisé par l'ANPE comme une sorte de "stage". Aussi, s'il le veut, il peut essayer tous les candidats gratos, pendant qu'il y est ! C'est tout bénéf pour lui. Personnellement, je trouve ça honteux de profiter de la misère des chômeurs qui recherchent désespérément un travail.

  5. #17
    Pepelle
    Visiteur
    Si vous allez devant le CPH, vous réfuterez les griefs annoncés dans la lettre de licenciement. Après, c'est une histoire de preuves. Ou vous prouverez vos allégations ou vous ne les prouverez pas. C'est aussi simple que cela. Les conseillers prud'hommaux ne vous connaissent pas, pas plus que votre employeur. Sur quoi voulez vous qu'ils jugent à part des preuves concrètes et tangibles ? Donc votre souci est de trouver et d'accumuler des preuves.

  6. #18
    Membre Junior
    Ancienneté
    septembre 2005
    Messages
    64
    Mais n'est-ce pas à l'employeur d'apporter les preuves que le licenciement est justifié ?

    Si vous pensez pouvoir contester chacun des griefs retenus contre vous, allez voir un avocat, ne serait-ce qu'en consultation gratuite (perso, ça m'a coûté 55 euros), et entamer une procédure.

    Je ne suis pas sûre que les témoignages de collègues dans un cas de harcèlement moral puissent être utilisés contre vous; le CPH peut considérer que les employés sont sous l'influence du patron ou témoignent contre vous par peur.

    Je ne suis pas du tout juriste, mais je susi révoltée par les cas de harcèlement au travail, et je pense qu'il faut quand même essayer de faire bouger les choses.
    Essayez également de contacter l'Inspection du Travail.

    Quant à l'employeur qui vous propose qqes jours de travail au noir, personnellement, je fuirais... si dès le début, l'employeur est malhonnête, il vaut mieux se méfier. En effet, il peut essayer gratuitement tous les candidats et fialement, n'en prendre aucun et recommencer une tournée de candidatures... Facile d'avoir de la main d'oeuvre gratuite. Je suis scandalisée que ce genre de pratiques soit cautionné par l'ANPE sous l'appellation de stage !
    Personnellement, j'ai eu des soucis dans 2 de mes emplois dans des boîtes ayant le même profil (peu de salariés et un employeur tout-puissant avec des employés complètement soumis et n'osant jamais contester quoi que ce soit)et je pense désormais me méfier davantage des employeurs au même type de profil...

    L'accusation d'attitude négative, en plus qui reste aussi vague, est plutôt limite selon mon avocate (j'ai eu également cette accusation lors de mon licenciement... mon employeur allègue que je "faisais la tête" alors que j'ai toujours respecté les règles de politesse...).

    Si vous décidez de porter votre affaire devant les Prud'hommes, il faudra rédiger une lettre de contestation de votre licenciement où vous reprendrez, point par point, les différents griefs qui sont allégués en leur opposant votre argumentation et vos preuves.

  7. #19
    Membre Junior Avatar de Hln77
    Ancienneté
    novembre 2005
    Messages
    77
    Merci Belladonna pour votre compréhension. Vous avez peut-être raison, je vais peut-être songer à aller voir un avocat. Mais j'en ai consulté pour d'autres drames qui me sont arrivées dans ma vie et j'ai été très déçue, d'où mon hésitation.
    Pour la lettre, j'en ai écrite une vendredi dernier à mon patron (en A.R). J'ai réfuté tous les griefs en essayant d'argumenter pendant 4 pages !
    C'est terrible cette jungle du travail avec tous ces prédateurs ! Ou bien on est un bon pigeon et on accepte de subir et de se taire ou bien on proteste en essayant de défendre ses droits et sa dignité et alors on risque d'y perdre des plumes et de ne jamais garder d'emploi. Que faire ? C'est désepérant. Il faut bien manger pourtant.

    A Pepelle :j'ai l'impression d'avoir assez de preuves (ne serait-ce qu'écrites), mais j'ai peur que les Prud'hommes ne voient pas les choses du même oeil que moi, ou que la "justice" soit "injuste" en un mot. J'ai peur que la personne qui parlera à ma place ne dise pas tout ou n'utilise pas les mots qui feront pencher les juges en ma faveur. Vous avez raison, les juges des Prud'hommes n'auront que peu de tps pour se faire une idée de moi et de mon employeur. Et c'est sûr que les échecs des salariés aux Prud'hommes alors que certains avaient toutes les raisons de gagner, m'effraient. J'ai peur de gaspiller de l'énergie et de l'argent et d'être traumatisée si je perdais.

  8. #20
    Pilier Junior
    Ancienneté
    septembre 2005
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    1 600
    Contactez l'association "motspourmaux."

    motspourmaux.# FAI #.fr ils sont très pointus sur le sujet.

    Je suis actuellement un dossier sur harcèlement moral qui suite à un débouté du cph est en appel, comme l'ont souligné beaucoups d'intervenants c'est très difficile à prouver, les juges ont une volonté de ne pas "banaliser" cette notion de harcèllement, ils faut beaucoup d'éléments répétitifs pour avoir une petite probabilté de résultats.
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

  9. #21
    Membre Junior Avatar de Hln77
    Ancienneté
    novembre 2005
    Messages
    77
    A l'inverse, il ne faudrait pas banaliser la souffrance des victimes de harcèlement moral et ne traiter leurs dossiers que dans des cas exceptionnels.
    En effet, la personne du syndicat que j'ai rencontrée, n'avait pas l'air d'être plus choquée que cela des lettres que j'avais reçues. Evidemment, elle voit des cas graves tous les jours.
    A quoi sert de faire des lois si dures pour punir le harcèlement : jusqu'à 15000 € d'amende, voire prison pour l'employeur ! Mieux vaudrait que les sanctions soient moins sévères pour l'employeur et qu'on accepte davantage de dossiers de plaignants.
    Faut-il subir le harcèlement moral pendant X tps, en arriver à être complètement détruit, dépressif et suicidaire pour être pris au sérieux ?

    Merci sinon pour le site motspourmaux. Dommage que les permanences ne soient qu'à Rennes.

  10. #22
    Pilier Junior
    Ancienneté
    septembre 2005
    Messages
    1 600
    Vous avez aussi cette association Stop au harcèllement moral :

    HMS
    11 rue des Laboureurs
    94150 Rungis
    FRANCE

    Téléphoner : de 10h à 20h du lundi au vendredi
    06 07 24 35 93

    01 56 34 01 76

    Nous envoyer un EMAIL courrierhms@aol.com
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

  11. #23
    Pilier Junior
    Ancienneté
    septembre 2005
    Messages
    1 600
    Faut-il subir le harcèlement moral pendant X tps, en arriver à être complètement détruit, dépressif et suicidaire pour être pris au sérieux ?
    Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, il existe un exellent ouvrage :

    "souffrance en France, la banalisation de l'injustice sociale" écrit par le psychiatre , prof au CNAM, C hristophe Dejours aux éditions seuil.
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

  12. #24
    Membre Junior Avatar de Javapasldire
    Ancienneté
    septembre 2005
    Messages
    146
    Citation Envoyé par jeanlouis.touchot
    Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, il existe un exellent ouvrage :

    "souffrance en France, la banalisation de l'injustice sociale" écrit par le psychiatre , prof au CNAM, C hristophe Dejours aux éditions seuil.
    je vais demander à ce qu'il fasse partie de la bibliothèque du CHSCT ;-)
    participant Régulier, mais pas régulé

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