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Le point sur les nouveaux contrats de travail (CPE, CNE, CDI, CDE)

Question postée dans le thème Mon Employeur sur le forum Travail.

  1. #241
    Pilier Junior
    Ancienneté
    septembre 2005
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    99.99 % des chômeurs de plus de 45 ans seraient ravis de supporter un hierarchique pénible, d'avoir un poste peu interessant et d'être liés.
    Certains partis politiques ont des solutions pour un retour sur des postes peut intéressants dans les secteurs ou il y a un manque de main d'oeuvre , et de ce fait retrouver un emploi après deux voir trois propositions. Je ne suis pas sûr que les chômeurs dans la tranche d'age que vous annoncez soient intéressés

    Pour les autres
    Personne n'a le monopole de connaitre la généralité d'une situation , il existe certainement et malheureusement des gens qui n'ont pas le choix,et c'est vrai qu'ils acceptent sous la pression de leur situation difficile , quelquefois des postes pénibles, mais nombreux sont ceux aussi qui ne sont pas prêt à accepter n'importe quoi.
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

  2. #242
    Pilier Junior
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    septembre 2005
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    M. de Villepin, Premier Ministre, a déclaré que le CPE était un bon moyen de sortir les jeunes de la précarité, qu'en pensez-vous..?
    Jean-Louis Borloo,a confirmé, qu’une nouvelle forme de CDI est à l’étude, avec le mois de juin 2006 comme date butoir.

    En 2002, les français ont donné largement le pouvoir à des représentants qui se revendiquaient d'une logique « libérale » , donc rien d'étonnant qu'un représentant d'un gouvernement d'aspiration libéral énonce plus de flexibilité pour créer plus d’emploi, d’où le CNE, puis le CPE., et en parallèle un durcissement des conditions d’accès ou maintien aux assedics, pour « inciter « au retour à l’emploi.

    Le discours avancé c’est que les rigidités et le coût du travail serait trop élevé et les employeurs seraient découragés d’embaucher. Discours traditionnel des courants libéraux , qui avait par exemple été avancé pour justifier la disparition de l’autorisation préalable de licenciement économique par l’inspection du travail . On sait ce que sont devenus les milliers d'emplois annoncés par le CNPF à l’époque comme création, on a jamais vu, le chomage au contraire s''est accentué , dans un contexte de faible croissance économique de telles mesures n’ont jamais prouvé leur efficacité.

    Le discours de M de Villepin annonçant une volonté de « réhabiliter le travail »,d’engager une bataille pour l’emploi, ne peut qu'être qu'une bonne chose, le problème c'est que le moyen qui est proposé c'est un système qui mène à plus de flexibilité et dans le contexte de notre société à plus de précarité, ( du fait souvent de phénomèmes immobiliers, et d'une politique bancaire restrictive) et certainement pas à un véritable boum de création d’emploi.

    Prétendre que le cdi c'est la panacée , que le gouvernement est en train de "tuer" le cdi, c'est méconnaitre la situation de flexibilité qui s'est installée depuis c'est dix dernières années avec 70% des contrats en cdd, et 35% ne durant pas plus de un mois( dixit M. de Villepin)qui n'a pas été désavoué sur ce point.( sans parler de toutes les nouvelles formes de contrat "mise à disposition" "régie" "intermittence" "vacation" "portage" et j'en oublie!)

    Comme le soulignait le rapport de la commission général du plan en 1997, présidée par Jean Boissonnat " ce n'est pas le travail qui manque. C'est nous qui manquons de clairvoyance pour comprendre qu'il est en train de changer radicalement et qui n'avons pas assez d'imagination pour l'organiser autrement "

    C'est quand même une première, nous avons aujourd'hui une loi qui vient d'être publiée au JO, qui ne sera pas appliquée, et qui devrait être abrogée en mai par promulgation d'une nouvelle loi. Dans la simplicité on fait pas mieux!

    J'espère que le prochain CP.. quelque chose intègrera une réelle création d'emploi en pratique et non en théorie , puisque selon le patronat il suffit de mettre un contrat "souple" pour que l'emploi repart, car débattre sur le contrat c'est bien, mais il ne faudrait pas oublier la finalité : accroitre l'embauche.
    Dernière modification par Jeanlouis.touchot ; 03/04/2006 à 01h23.
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

  3. #243
    Pepelle
    Visiteur
    Ce que j'aime avec vous JeanLouis, c'est que vous faites vos messages après messages, avec les messages d'autres intervenants, que vous ne lisez pas à mon avis. Vous faites vos monologues, sans répondre ou même tenir compte des interventions des uns et des autres
    Vous ne répondez pas à la question : en quoi un statut juridique de contrat de travail peut accroître ou non l'activité économique ? Parce que quand même, tous ces nouveaux contrats de travail sont basés sur ce postulat que ces nouveaux contrats vont permettre d'embaucher, donc sous-entendu " le contrat de travail créé de l'activité " seulement, personne n'a encore prouvé cela
    De plus, la fameuse tarte à la crème des " trop de charges tue l'emploi" n'a jamais été démontrée non plus. Dites moi donc pourquoi alors le RMA qui ne coûtait à l'employeur qu'environ 2 euros de l'heure par salarié, qui a provoqué un tollé de la part des syndicats, qui allait soi-disant tué le SMIC, etc, etc ... a été un fiasco total ? Pourquoi,à 2 euros de l'heure les employeurs ne se sont-ils pas rués sur le RMA ?
    Le but avoué est de faire disparaître le CDI classique à la demande des syndicats d'employeurs notamment du MEDEF;si l'emploi et la relance économique étaient à la clef, il n'y aurait pas tant d'opposition croyez moi. Personne n'y croit à la relance de l'emploi par la modification des contrats de travail. Si l'on observe les pays ayant une croissance supérieure à la nôtre ( c'est pas dur avec nos 1.4%!) on s'aperçoit que leurs facteurs de croissance ne sont absolument pas liés à des modifications de législation sociale ou de contrats de travail.
    Seulement c'est plus facile de s'attaquer aux contrats de travail ....

  4. #244
    Pilier Junior
    Ancienneté
    septembre 2005
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    Ce que j'aime avec vous JeanLouis, c'est que vous faites vos messages après messages, avec les messages d'autres intervenants, que vous ne lisez pas à mon avis. Vous faites vos monologues, sans répondre ou même tenir compte des interventions des uns et des autres
    En quoi mon message est fait "avec les messages d'autres intervenants?"

    en ce qui concernent les interventions, si je suis d'accord je n'ai rien à rajouter, si d'autres réagissent en disant ce que j'aurais dit, inutile d'en rajouter, quelquefois je ne souhaite pas répondre sur de la polémique, et je tiens toujours compte des interventions lorsqu'elles m'ont convaincu.

    Vous ne répondez pas à la question : en quoi un statut juridique de contrat de travail peut accroître ou non l'activité économique ?
    vous n'avez pas lu , ou pas compris le message que vous jugez d'autres intervenants" lorsque j'indique :

    "Discours traditionnel des courants libéraux , qui avait par exemple été avancé pour justifier la disparition de l’autorisation préalable de licenciement économique par l’inspection du travail . On sait ce que sont devenus les milliers d'emplois annoncés par le CNPF à l’époque comme création, on a jamais vu, le chômage au contraire s''est accentué , dans un contexte de faible croissance économique de telles mesures n’ont jamais prouvé leur efficacité.

    Parce que quand même, tous ces nouveaux contrats de travail sont basés sur ce postulat que ces nouveaux contrats vont permettre d'embaucher, donc sous-entendu " le contrat de travail créé de l'activité " seulement, personne n'a encore prouvé cela
    Oui, c'est le discours du patronat, c'est pour cela que je suggère que ces contrats soient encadrés par des dispositions ne permettant pas leur conclusion sans démonstration d'un accroissement des effectifs de l'entreprise.

    M de Villepin avec lequel je ne partage pas la méthode qu'il a employé , a raison lorsqu'il dénonce l'hypocrisie actuelle de faire croire que le cdi est la règle, les emplois cdd foisonnent, à coté de "contrat de stage, mise à disposition, vacation, régie, portage et autres " l'embauche lorsqu'elle se fait en cdi c'est souvent avec une période d'essai de 3 mois pour les cadres renouvelable soit 6mois, et 2 mois renouvelable pour les ETAM soit 4 mois, et comme jusqu'à 2 ans d'ancienneté il n'y a pas d'indemnité conventionnelle de licenciement la rupture d'en cdi est peu risquée, si le licenciement est jugé abusif les dommages et intérêts s'il n'y a pas eu vexation tournent du fait du peu d'ancienneté entre 1mois à 3mois de salaire.

    De plus, la fameuse tarte à la crème des " trop de charges tue l'emploi" n'a jamais été démontrée non plus. Dites moi donc pourquoi alors le RMA qui ne coûtait à l'employeur qu'environ 2 euros de l'heure par salarié, qui a provoqué un tollé de la part des syndicats, qui allait soi-disant tué le SMIC, etc, etc ... a été un fiasco total ? Pourquoi 2 euros de l'heure les employeurs ne se sont-ils pas rués sur le RMA ?
    Ceux qui ont le discours " trop de charges tue l'emploi" l'ont pour les emplois avec qualification, pas pour les emplois subventionnés; qui souvent sont assortis de contraintes administratives ( contrôle de la DDTE).

    Le but avoué est de faire disparaître le CDI classique à la demande des syndicats d'employeurs notamment du MEDEF;si l'emploi et la relance économique étaient à la clef, il n'y aurait pas tant d'opposition croyez moi
    "Jean-Louis Borloo,a confirmé, qu’une nouvelle forme de CDI est à l’étude, avec le mois de juin 2006 comme date butoir. "

    oui, il va y avoir un nouveau contrat de travail, il ne s'appellera pas CPE mais peut être CPR ( Contrat Première Rencontre, les hauts fonctionnaires sont habiles pour jouer avec la langue française.

    Depuis 1997 le rapport du commissariat général au plan commission présidée par Jean Boissonnat l'annonce, on sait que le travail a changé de signification, recherche plus de liberté et pas uniquement de subsistance ou de sécurité( Agnès désolé je persiste!) . Comme le soulignait ce rapport il y a 9 ans en 1997 :
    " dans 20 ans , selon ce que nous aurons fait ou non, la France comptera plusieurs millions de chômeurs ou les Français travailleront différemment"

    Seulement c'est plus facile de s'attaquer aux contrats de travail ....
    Le contrat de travail cdi est attaqué depuis au moins dix ans,personne n' a rien fait aujourd'hui il agonise.

    Comme le soulignait le rapport de la commission du plan en 1997 quatre scénario sont envisageables:

    - l'enlisement : pas de réconciliation de l'économique et du social, les moeurs ne changent pas, les habitudes ne changent pas, le réglementation ne change pas, conséquence le chômage augmente à 20% ce n'est plus une fracture , c'est la cassure du social, même si comme le souligne Agnès il y aura des nantis exclu de travail.

    - libéralisme , concurrence "chacun pour soi" avec un état minimum et une France à trois vitesse, le tout flexible, avec en bas de l'échelle des "épisodiques" du travail ( vacation etc...)

    - l'adaptation, gestion du changement en rassemblant toutes les forces sociales pour gérer un changement progressif, participatif et productif dans une économie qui s'adapte à l'économie mondiale et une législation du travail qui s'adapte au système productif, tout en préservant pour le salarié des garanties afin qu'il ne soit pas victime d'abus. L'état accompagne le changement.

    - la coopération , l'état transforme le cadre réglementaire et met en place un "nouveau contrat social" et demande aux acteurs sociaux de "coopérer" selon la commission du plan en 1997 :" l'Etat donne un grand coup de jeune au code du travail qui devient le droit du travail et de l'activité"

    L'état a commencé par le scénario le plus difficile, la "coopération" il lui reste celui de l'adaptation,espéron s qu'il aboutira car tout le monde excluant le scénario de l'enlisement, il ne restera que celui du "libéralisme" certains et pas des moindre y sont favorables.

    J'espère que je n'ai pas fait ce mesage avec le message d'un autre intervenant, qu'il me pardonne ce serait vraiment un hasard!



    -
    Dernière modification par Jeanlouis.touchot ; 03/04/2006 à 11h29.
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

  5. #245
    Pilier Sénior Avatar de Marsu
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    jean louis, j'ai moi une remarque sur un point que vous soulevez. Vous dites que les entreprises ne feraient pas appel juste pour gagner du temps parce qu'in fine elles ont des intérêts moratoires à payer.

    Outre le fait que ces intérêts moratoires ne courent pas systématiquement de la date de licenciement et donc que leur montant peut très bien se trouver peu significatif, c'est négliger l'aspect humain d'un contentieux prud'homal, au-delà de l'aspect purement juridique.

    Je connais personnellement des entreprises qui, à raison ou à tort, font systématiquement appel quand elles sont condamnées par ce que leur dirigeant ne peut pas accepter l'idée d'avoir tort... Je suis persuadé de ne pas être le seul à en connaître. De plus, certains chefs d'entreprises se disent que perdu pour perdu, de toute façon, la Justice, c'est toujours la loterie et qu'en rejouant, on peut gagner là où on avait perdu... Ou encore que de toute façon, peu importe l'impact financier de l'appel, il s'agit d'une question de principe ("on ne va quand même pas payer tant que ça à ce c****** de salarié qu'on a viré sur un coup de tête quand même!!).

    Les passes d'armes des prud'hommes montrent clairement un aspect humain et passionnel énorme, plus que dans beaucoup d'autres contentieux. Tout particulièrement en cas de rupture injustifiée du contrat de travail (ou prétendue telle par l'ex salarié essentiellement).
    Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde. Gandhi

  6. #246
    Pilier Junior
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    Outre le fait que ces intérêts moratoires ne courent pas systématiquement de la date de licenciement et donc que leur montant peut très bien se trouver peu significatif, c'est négliger l'aspect humain d'un contentieux prud'homal, au-delà de l'aspect purement juridique.
    Si les intérêts moratoire ne courent pas systématiquement de la date du licenciement , ils courent du prononcé de la décision du cph, lorsque le jugement est confirmé, ce qui peut compte tenu des délais en cour d'appel, être une charge non négligeable, à laquelle s'ajoute de l'article700 pour l'appel, et des frais d'avocat.



    Je connais personnellement des entreprises qui, à raison ou à tort, font systématiquement appel quand elles sont condamnées par ce que leur dirigeant ne peut pas accepter l'idée d'avoir tort... Je suis persuadé de ne pas être le seul à en connaître. De plus, certains chefs d'entreprises se disent que perdu pour perdu, de toute façon, la Justice, c'est toujours la loterie et qu'en rejouant, on peut gagner là où on avait perdu... Ou encore que de toute façon, peu importe l'impact financier de l'appel, il s'agit d'une question de principe ("on ne va quand même pas payer tant que ça à ce c****** de salarié qu'on a viré sur un coup de tête quand même!!).
    Si au niveau des petites entreprises l'aspect humain est fort, qu'il peut y avoir des caractériels,( j'ai connu un petit entrepreneur qui a fait appel avec comme argument devant la cour que le cph était composé de communistes ,on peut tout voir! la cour a doublé les indemnités) au niveau des grosses entreprises et groupes internationaux, c'est le financier qui prime, engager une procédure avec pour conséquence des coûts financiers uniquement pour se faire humainement plaisir c'est rarement la règle, même si tout peu exister et que chacun peut connaître des cas individuels ou ça existe. Si les intérêts moratoire ne courent pas systématiquement de la date du licenciement , ils courent du prononcé de la décision du cph, lorsque le jugement est confirmé, ce qui peut compte tenu des délais en cour d'appel, être une charge non négligeable, à laquelle s'ajoute de l'article700 pour l'appel, et des frais d'avocat.

    Les passes d'armes des prud'hommes montrent clairement un aspect humain et passionnel énorme, plus que dans beaucoup d'autres contentieux. Tout particulièrement en cas de rupture injustifiée du contrat de travail (ou prétendue telle par l'ex salarié essentiellement).
    Oui, mais si on se réfère à l'étude du ministère de la justice

    "les demandes individuelles formée par un salarié ordinaire dont le contrat de travail a été rompu pour motif personnel et qui conteste le motif de la rupture représentent 78,5% des affaires, en 2004, la cour d'appel en matière de litige individuel de travail confirme son 2ème rang"

    donc le taux d'appel important n'est pas uniquement du fait d'employeur qui voudraient "gagner du temps"
    Dernière modification par Jeanlouis.touchot ; 03/04/2006 à 11h58.
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

  7. #247
    Pilier Sénior Avatar de Marsu
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    Citation Envoyé par jeanlouis.touchot
    Si les intérêts moratoire ne courent pas systématiquement de la date du licenciement , ils courent du prononcé de la décision du cph, lorsque le jugement est confirmé, ce qui peut compte tenu des délais en cour d'appel, être une charge non négligeable, à laquelle s'ajoute de l'article700 pour l'appel, et des frais d'avocat.

    Si au niveau des petites entreprises l'aspect humain est fort, qu'il peut y avoir des caractériels,( j'ai connu un petit entrepreneur qui a fait appel avec comme argument devant la cour que le cph était composé de communistes ,on peut tout voir! la cour a doublé les indemnités) au niveau des grosses entreprises et groupes internationaux, c'est le financier qui prime, engager une procédure avec pour conséquence des coûts financiers uniquement pour se faire humainement plaisir c'est rarement la règle, même si tout peu exister et que chacun peut connaître des cas individuels ou ça existe. Si les intérêts moratoire ne courent pas systématiquement de la date du licenciement , ils courent du prononcé de la décision du cph, lorsque le jugement est confirmé, ce qui peut compte tenu des délais en cour d'appel, être une charge non négligeable, à laquelle s'ajoute de l'article700 pour l'appel, et des frais d'avocat.
    La charge devient non négligeable dès lors qu'elle est considérée uniquement d'un point de vue financier et en rapport avec les moyens de l'entreprise. Si votre point de vue était réel, on aurait, même dans les grosse entreprises beaucoup plus de transactions et beaucoup moins de contentieux, je pense.




    Citation Envoyé par jeanlouis.touchot
    mais si on se réfère à l'étude du ministère de la justice

    "les demandes individuelles formée par un salarié ordinaire dont le contrat de travail a été rompu pour motif personnel et qui conteste le motif de la rupture représentent 78,5% des affaires, en 2004, la cour d'appel en matière de litige individuel de travail confirme son 2ème rang"

    donc le taux d'appel important n'est pas uniquement du fait d'employeur qui voudraient "gagner du temps"
    Je n'ai pas la même compréhension que vous de la phrase citée... Pour moi, cela veut dire que l'instance initiale est introduite dans 78,5% des cas par le salarié contestant le motif de la rupture de son contrat, sans viser explicitement le taux d'appel (ou alors j'ai mal compris et il manque le contexte, excusez moi de n'avoir pas pris le temps de lire et relire l'intégralité des longs messages postés...).
    Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde. Gandhi

  8. #248
    Pilier Junior
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    septembre 2005
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    La charge devient non négligeable dès lors qu'elle est considérée uniquement d'un point de vue financier et en rapport avec les moyens de l'entreprise. Si votre point de vue était réel, on aurait, même dans les grosse entreprises beaucoup plus de transactions et beaucoup moins de contentieux, je pense.
    Il y a plus de transaction dans les grosses entreprises que de procédure devant les cph, d'ailleurs les organismes sociaux et fiscaux ont alerté sur ce point.

    Je n'ai pas la même compréhension que vous de la phrase citée... Pour moi, cela veut dire que l'instance initiale est introduite dans 78,5% des cas par le salarié contestant le motif de la rupture de son contrat, sans viser explicitement le taux d'appel (ou alors j'ai mal compris et il manque le contexte, excusez moi de n'avoir pas pris le temps de lire et relire l'intégralité des longs messages postés...).
    En relisant l’étude , en effet ça ne concerne pas l’auteur du recours à la cour d’appel, mais la demande initiale, l’étude précisant page 40 :

    « le répertoire des cours d’appel ne permet pas d’identifier l’auteur de l’appel ( employeur ou salarié) ce qui exclu d’imputer le recours à l’appel à une des parties en présence»

    Donc cette non possibilité d’identification laisse libre toute interprétation en fonction de sa subjectivité, pour ma part ce que j’ai constaté dans ma pratique c’est autant de recours salariés que employeur , mais ce ne sont que des observations personnelles, chacun peut avoir les siennes puisqu'à la source c'est pas identifiable.

    Cette étude du minitère de la justice montre qu'un nombre élevé de décisions prud’homales sont modifiées par la cour d’appel 61% dont 20% totalement infirmées, c’est vrai que si on assimile les abandons de procédure à une confirmation de la décision( pour être "favorable "même si l’abandon n’équivaut pas dans la réalité à une décision , les délais et coûts sont aussi dissuasifs) on arrive à 57,,1% de décisions confirmées , c’est pas 72%
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

  9. #249
    Dan
    Dan n'est pas en ligne
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    février 2004
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    L’une des questions posées par Marsu est : « croyez-vous qu’on s’attaque vraiment aux racines du chômage avec de tels contrats ? » . On peut s’agiter autour du CPE, l’amender, le mettre à la poubelle, ça ne changera pas grand chose. Quand au CDI il est aussi efficace qu’un parapluie contre un ouragan (c’est quand même mieux que rien).

    Claude Allégre n’a pas tort quand il écrit « La clé de l’emploi est à l’université - Résoudre le chômage des jeunes exige des moyens, mais aussi beaucoup plus de pragmatisme » (extrait du débat publié par un grand quotidien du soir daté du 1/4 ) :

    ".. L’université fonctionne sur le système de l’ultralibéralisme, si décrié par ailleurs, chaque filière est libre, s’y inscrit qui veut qu’il ait une formation préalable adaptée ou pas , sans limite de nombre, souvent sans la moindre adéquation avec les offres d’emploi .. Les étudiants défendent ce système au nom de la liberté de choix. Les professeurs, quand à eux, l’exploitent en les attirant vers leur discipline, sans souci des débouchés …». (sont particulièrement visées les sciences humaines et les staps (science des techniques et activités physiques et sportives)

    Je suis aussi de son avis sur le fait que "dans les filières générales il faut amplifier dès le collège les enseignements à finalité pratique » - c’est une piste qu’on ne devrait pas négliger.
    Il n'y a pas de démocratie sans bonne justice.

  10. #250
    Pilier Junior
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    septembre 2005
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    souvent sans la moindre adéquation avec les offres d’emploi ..
    Oui, c'est important,mais le problème aussi c'est que l'emploi change en permanence . Avant 2000 j'ai fait partie d'une commission alternance ou beaucoup de diplomés en biologie ( secteur bouché à l'époque ) ont été recyclés vers les métiers de l'informatique ( secteur ayant des besoins à l'époque) aujourd'hui vu l'évolution de l'informatique on peut s'interroger, rien n'est simple

    C''est vrai que réflechir entre besoin d'emploi, formation, diplôme, entre employeurs (qui ont qu'on le veuille ou pas la clef de la création d'empoi) et universités, ou écoles professionnelles c'est une bonne chose.
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

  11. #251
    Pilier Sénior Avatar de Agnes1
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    juin 2005
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    Citation Envoyé par jeanlouis.touchot
    Certains partis politiques ont des solutions pour un retour sur des postes peut intéressants dans les secteurs ou il y a un manque de main d'oeuvre , et de ce fait retrouver un emploi après deux voir trois propositions. Je ne suis pas sûr que les chômeurs dans la tranche d'age que vous annoncez soient intéressés.
    Naturellement et on peut comprendre qu'un reclassement dans les services la restauration notamment, et donc terminercomme serveur pour un cadre à la brillante carriere ne soit pas une perspective réjouissante !


    Citation Envoyé par jeanlouis.touchot
    Personne n'a le monopole de connaitre la généralit&#23 3; d'une situation , il existe certainement et malheureusement des gens qui n'ont pas le choix,et c'est vrai qu'ils acceptent sous la pression de leur situation difficile , quelquefois des postes pénibles, mais nombreux sont ceux aussi qui ne sont pas prêt à accepter n'importe quoi.
    C'est vrai jean louis, personne n'a le monopole de connaitre la généralit&#23 3; d'une situation. En revanche je n'en connais pas la généralité , mais la réalité, ce qui me semble vous faire défaut. Je le vie ("confortablement" par rapport à d'autres) et je regarde ce qui se passe autour de moi !

    Oui puisque vous avez l'air d'en douter, je vous le confirme, il y a plein plein de gens qui n'ont pas le choix (la grand majorit&#233 ! Et ceux qui ne sont pas pret à le faire encore une fois sont ceux qui ont des "munitions" devant eux. Les autres s'y résolvent lorsque leurs droits sont épuisés ! Ils ont beaucoup de mal a vivre pour les plus "chanceux" avec l'ASS et pour les autres avec 381 € par mois de RMI (pour tout un mois, jean louis, pas par jour).

    Citation Envoyé par jeanlouis.touchot
    Oui, c'est important,mais le problème aussi c'est que l'emploi change en permanence . Avant 2000 j'ai fait partie d'une commission alternance ou beaucoup de diplomés en biologie ( secteur bouché à l'époque ) ont été recyclés vers les métiers de l'informatique ( secteur ayant des besoins à l'époque) aujourd'hui vu l'évolution de l'informatique on peut s'interroger, rien n'est simple.
    Voyez vous jean-louis, si ces personnes avaient eu le choix et n'étaient pas pretes a accepter n'importe quoi, je pense qu'on aurait pu dire que à la suite d'une envie de changement, de mobilité, d'évolution ils s'étaient dirigés vers l'informatique. Or là le terme "ont été recyclé" surtout pour des biologistes, me fait penser à des vêtements démodés, que l'on recycle pour les remettre en stock. Et au bout du 4ème recyclage, on en fait des chiffons ?
    Ca me gène. Je ne vois pas de choix, de liberté, de décision du salairie. Juste l'acceptation d'une contrainte compte tenu des circonstances.
    Dernière modification par Agnes1 ; 03/04/2006 à 19h25.

  12. #252
    Pilier Junior
    Ancienneté
    septembre 2005
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    Naturellement et on peut comprendre qu'un reclassement dans les services la restauration notamment, et donc terminercomme serveur pour un cadre à la brillante carriere ne soit pas une perspective réjouissante
    Ce serait une perspective extrèmiste, donc l'extrème n'a rien de réjouissant.


    [quote] En revanche je n'en connais pas la généralité , mais la réalité, ce qui me semble vous faire défaut. [/ quote]

    Vous êtes bien prétentieuse pour prétendre connaitre la "réalité" et savoir à partir de quelques posts qu'elle me fait défaut!
    je persiste au delà de la simple subsistance, ou sécurité d'emploi, dans le travail il y a une recherche de conquête de liberté, travailler en cdi sous contrainte psychologique, stress, ça n'a rien de sécurisant.

    Ils ont beaucoup de mal a vivre pour les plus "chanceux" avec l'ASS et pour les autres avec 381 € par mois de RMI (pour tout un mois, jean louis, pas par jour).
    Même si malheureusement il y a une augmentation de la pauvreté , ce n'est pas la généralit&#23 3; des cas, et la majorité de la poulation française n'est pas au RMI et l'autre à 381€ par jour, comme je l'ai indiqué il existe certainement et malheureusement des gens qui n'ont pas le choix, mais il ne faut pas en faire une généralité .

    Depuis une dizaine d'années nous sommes rentrés dans un système ou la répartition du volume d'emploi et des revenus s'opèrent entre ceux qui ont un emploi garanti, et ceux qui ont un emploi précaire, et ceux qui malheureusement n'en ont pas du tout, la question qui se pose aujourd'hui c'est comment en sortir?

    Or là le terme "ont été recyclé" surtout pour des biologistes, me fait penser à des vêtements démodés, que l'on recycle pour les remettre en stock. Et au bout du 4ème recyclage, on en fait des chiffons ?
    Ca me gène. Je ne vois pas de choix, de liberté, de décision du salairie. Juste l'acceptation d'une contrainte compte tenu des circonstances.
    Allez je vais faire un effort pour vous faire plaisir je vais mettre "réorienté" bien qu'en formation le terme cycle ne soit pas péjoratif.
    Pourquoi en informatique? tout simplement parce que dans la formation de biologiste il y a une très bonne base de formation à l'informatique, et bien entendu rien n'était imposé, c'était sur demande des intéressés, qui prenant conscience de l'impasse malgré leur diplome réorientait leur devenir professionnel.
    Dernière modification par Jeanlouis.touchot ; 03/04/2006 à 20h09.
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.Ils sont les fils et filles de l'appel de la Vie à elle-même/....Bien qu'ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas...K.Gilbran

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