Pour que ce soit cohérent avec le concept de réduction, on va supposer que les donations ont été faites toutes les deux hors part successorale (par préciput et hors part).
On va supposer que le défunt n'a pas de biens subsistants, et que les donations sont égales, valeur V.
Donc la masse de calcul est égale à la somme des deux donations, soit 2V.
La quotité disponible est donc 2V/3 et la réserve de chaque héritier est aussi 2V/3.
Donc chaque héritier a eu plus que sa réserve, à laquelle il n'a donc pas été porté atteinte.
Si les donations sont simultanées, il n'y a rien à faire : la donation totale 2V excède la quotité disponible 2V/3, l'excédent 4V/3 est rapporté. Donc chacun reçoit une moitié de la QD soit V/3, tandis que la masse de partage rapportée 4V/3 est partagée en 2, soit 2V/3. Finalement, chacun a V/3 (au titre de l'avantage hors part) + 2V/3 au titre du partage, soit V.
En revanche, si une donation est antérieure à l'autre, la première dépasse la QD, donc la QD 2V/3 est acquise au premier, l'excédent V/3 est rapporté.
Quant à la seconde, la QD ayant été épuisée, elle est intégralement rapportable, soit V. La masse de partage suite au rapport est donc de 4V/3.
Chacun reçoit la moitié 2V/3, comme le second a eu V, il doit indemniser le premier à hauteur de V/3.
2) Donc si aucune action en réduction n'est faite, chacun reste plein propriétaire du bien reçu par donation.
3) C'est au premier d'excercer l'action en réduction sur le second. Le second n'a aucun intérêt à exercer une action en réduction qui va se retourner contre lui (il a eu plus que sa réserve et il va se restreindre à sa réserve).



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