Je suppose que le pavillon était commun à vos parents.
Au décès de votre mère, seule la moitié du pavillon dépend de la succession de votre mère. L'autre moitié appartient à votre père, c'est sa part dans la communauté.
Du fait des droits légaux, votre père avait le choix à 1/4 en pleine propriété de la succession, ou à l'usufruit de la succession. En décédant sans opter, votre père est réputé avoir choisi l'usufruit légal.
Donc du fait des droits légaux, vous êtes nue-propriétaire de la totalité de la succession de votre mère, donc de la moitié du pavillon.
Cela dit, il y a eu une donation entre époux, pour laquelle votre père n'a pas opté. Or pour cette option là, elle est transmise à ses héritiers, il n'y a pas d'option par défaut en cas de décès.
Donc normalement, il aurait fallu demander aux héritiers de votre père quelle option vous vouliez lui faire choisir (sachant que l'intérêt des 5 autres aurait été 1/4 en pleine propriété et le reste en usufruit).
Mais bon, vous pouvez laisser courir, le seul usufruit est à votre avantage.
Avant sa mort, mais après celle de votre mère, un compromis de vente a été signé, donc avec vous et votre père, seuls titulaires de droits sur le pavillon à ce moment.
Au décès de votre père, son usufruit s'est éteint, et sa moitié de pavillon est partagée en 6. Vous vous trouvez donc en indivision avec vos frères et soeurs, vous avec 7/12 du bien, et chacun d'eux avec 1/12 du bien.
Votre père a contracté une obligation (celle de vendre) (vous aussi) donc son obligation fait partie de son héritage. Donc tout enfant qui accepte son héritage accepte l'obligation à laquelle il s'est engagé. C'est la phrase clé qu'il faut expliquer à vos frères et soeurs, afin de leur expliquer que l'acheteur ne peut que avoir gain de cause, et que refuser de vendre est voué à l'échec. Il est normal que l'acheteur assigne l'indivision. Son assignation serait sans effet s'il oubliait un indivisaire.



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