A l'époque, le divorce n'emportait pas nécessairement révocation des avantages matrimoniaux consentis (sauf pour l'époux contre qui le divorce avait été prononcé pour faute).
Donc il faut voir quelles étaient les options autorisées par votre donation entre époux. L'usufruit seul n'ayant pas d'intérêt pour vous tant que la compagne est vivante, puisque un droit d'usage et d'habitation légué ultérieurement s'applique d'abord, votre intérêt serait sans doute de choisir l'option quotité disponible en pleine propriété (soit 1/4 de la succession), voire 1/4 en pleine propriété + 3/4 en usufruit pour le cas où elle mourrait.
Ainsi vous seriez propriétaire grevé du droit d'usage et d'habitation pour 1/4, au même titre que chacun des 4 enfants de votre ex-mari (3/16 chacun, au lieu de 1/4 chacun si vous n'optez pas pour la propriété).
A priori, les taxes relevant de l'usage (eau, électricité, taxe d'habitation) relèvent de l'utilisateur, donc la compagne. Pour la taxe foncière, j'ai un doute, elle incombe à l'usufruitier, mais je ne sais pas pour le seul usage.
Le grosses réparations incombent au propriétaire, mais nulle contrainte ne peut être exercée. L'entretien incombe à l'usufruitier, mais qu'en est-il lorsque ce n'est qu'un droit d'usage et d'habitation ?



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