III: POSITIONS DE CERTAINES AUTORITÉS
Le GOUVERNEMENT considère que le bien doit être non conforme et/ou défectueux pour que la garantie s'applique. (mais la défectuosité rend le bien non conforme...)
( voir site vosdroits service public garantie légale de conformité...)
Dans tous les cas, tout ceci est nécessairement antérieur à la vente, sinon il resterait conforme...C'est à dire que le bien a une pièce "mauvaise", "défectueuse" dès sa conception et avant son achat par un consommateur, puisque le produit tombe en panne, contrairement à 90% des autres de sa catégorie et identiques (sauf la Xbox 360 !!!...)
La Commission européenne rappelle, en dehors de ses fonctions normatives, la portée de la garantie obligatoire de 2 ans. Ainsi, « lorsque vous achetez un produit dans l'UE, vous avez deux ans pour en demander la réparation ou le remplacement s'il s'avère défectueux ou non conforme à sa description. Si le produit ne peut être réparé ou remplacé dans un délai raisonnable ou sans désagrément, vous pouvez exiger un remboursement ou une réduction de prix.
La garantie de deux ans débute dès la réception du produit. Si vous découvrez que le produit est défectueux, vous devez en informer le vendeur dans les deux mois.
Les magasins proposent souvent une garantie, incluse ou non dans le prix du produit. Celle-ci ne remplace pas la garantie minimum de deux ans prévue par la législation européenne, qui s'applique toujours.
De même, si un magasin vous vend un produit moins cher «sans garantie», cela signifie uniquement que vous n'avez pas de protection supplémentaire. Vous disposez toujours d'un délai de deux ans pour demander réparation si le produit s'avère défectueux ou non conforme à sa description » (Site Internet de la Commission européenne : ec.europa.eu... .)
Les règles sur la garantie légale de conformité ne sont pas assez connues puisque les vendeurs ne l’énoncent au consommateur que très rarement. Seul « l’écrit mis à la disposition du consommateur doit mentionner que la garantie commerciale s’applique sans préjudice de l’application des garanties légales de conformité et des vices cachés » . Ainsi, « le constat a été fait d’une méconnaissance généralisée tant par les professionnels que par les consommateurs, de l’existence de cette garantie légale de conformité applicable à l’ensemble des biens de consommation en France et de ses conditions d’application. Les consommateurs, sur la base des informations délivrées par les vendeurs en magasin, pensent bénéficier de la garantie commerciale à l’exclusion de toute autre garantie » (Etude d’impact du Projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs, 1er juin 2011)
Comme l’affirme Mme Annick Le Loch, députée du Finistère et donc membre de la représentation nationale, « le consommateur se voit souvent proposer des garanties complémentaires ou des extensions de garantie censées lui offrir deux ans de garantie ? ou davantage -, ce qui est abusif dans la mesure où la garantie légale permet déjà de demander l’échange sans frais du produit défectueux pendant deux ans »LE LOCH, A., « Compte rendu intégral », Assemblée nationale, XIIIe législature, Session ordinaire de 2011-2012, Deuxième séance du lundi 3 octobre 2011.
Le Centre Européen des Consommateurs « a publié un communiqué de presse dans lequel, il rappelle que la garantie légale de conformité de deux ans n’est pas une option et s’applique aux produits en panne » . D’ailleurs, dans ce communiqué de presse, il est effectivement affirmé que « certaines grandes enseignes françaises refusent catégoriquement d’appliquer la règlementation européenne en matière de garantie des produits (garantie légale de conformité). Le plus souvent, elles ne connaissent pas la législation européenne ou la confondent avec d’autres garanties » .
Beaucoup de personnes se font escroquer (action pénale envisageable?) par les vendeurs qui, soit considèrent que la Garantie Légale de conformité n'est pas applicable chez eux (Ou ne la connaisse pas), Soit proposent des extensions de garanties au delà des 6 mois/ 1 an de la garantie contractuelle FACULTATIVE.
Il est difficile de faire appliquer la loi votée par le Parlement français, représentant de la souveraineté nationale, comme il a été dit.
IV: MAIS L'ITALIE POURRAIT SERVIR D EXEMPLE:
Le 27 décembre 2011, l’autorité italienne de la concurrence a condamné la Société Apple à 900 000€ d’amende du fait de l’absence d’application de la garantie légale de 2 ans (loi dans le Code de la consommation transposant la directe de 1999, comme en France). En effet, les relais de vente et le site Internet « n'informaient pas de manière adéquate les consommateurs sur leurs droits à une assistance gratuite de deux ans prévue par le Code de la consommation », selon l’autorité. Elle a aussi dénoncé que les informations données par Apple « incitaient les consommateurs à souscrire un contrat supplémentaire payant recouvrant en partie la garantie légale gratuite »
Ainsi,« contestée depuis plus de dix ans par les associations de consommateurs, cette pratique commerciale a finalement été sanctionnée par les autorités italiennes. Au niveau européen, Apple fait également l'objet de plusieurs autres enquêtes préliminaires, portant notamment sur une entente présumée sur les prix des livres numériques et sur l'utilisation des brevets, dans une enquête plus large touchant également Samsung » ( Le Monde, 27 décembre 2011, ).
Tiens tiens, on connait beaucoup de situations comme ça pratiquées par les sociétés commerciales françaises...
V: Projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs
Le projet de loi adoptée en première lecture par l'Assemblée Nationale en octobre 2011 et par le Sénat le 22 décembre 2011 (dispo ici sur le Site du Sénat en cherchant un peu...)
Rappelons que Le Code de la consommation sur l'information du consommateur prévoit
actuellement article L113-3 :
Tout vendeur de produit ou tout prestataire de services doit, par voie de
marquage, d'étiquetage, d'affichage ou par tout autre procédé approprié,
informer le consommateur sur les prix, les limitations éventuelles de la
responsabilité contractuelle et les conditions particulières de la vente,
selon des modalités fixées par arrêtés du ministre chargé de l'économie,
après consultation du Conseil national de la consommation.
Cette disposition s'applique à toutes les activités visées au dernier
alinéa de l'article L. 113-2.
Il prévoira désormais, en plus :
1° Au premier alinéa, après le mot : « prix », sont insérés les mots : « ,
l’existence ainsi que les modalités d’exercice de la garantie légale de
conformité mentionnée aux articles L. 211-4 à L. 211-13 du présent code et
de celle des défauts de la chose vendue dans les conditions prévues aux
articles 1641 à 1648 et 2232 du code civil » ;
2° Le deuxième alinéa est complété par les mots : « , à l’exception de la
garantie légale de conformité qui ne s’applique qu’aux contrats mentionnés
à l’article L. 211-1. » ;
3° Après le deuxième alinéa, sont insérés huit alinéas ainsi rédigés :
« Les conditions générales de vente comportent une information précise,
selon des modalités fixées par arrêté, sur l’existence et le contenu de la
garantie légale de conformité et de celle relative aux défauts de la chose
vendue dues par le vendeur. (ca existe déjà)
Et cela s'applique aux contrats entre vendeur et consommateur:
Article L211-1 En savoir plus sur cet article...
Modifié par Ordonnance n°2005-136 du 17 février 2005 - art. 1 JORF 18
février 2005
Les dispositions du présent chapitre s'appliquent aux contrats de vente de
biens meubles corporels. Sont assimilés aux contrats de vente les contrats
de fourniture de biens meubles à fabriquer ou à produire.
Les dispositions du présent chapitre s'appliquent à l'eau et au gaz
lorsqu'ils sont conditionnés dans un volume délimité ou en quantité
déterminée.
Article L211-3 En savoir plus sur cet article...
Créé par Ordonnance n°2005-136 du 17 février 2005 - art. 1 JORF 18 février
2005
Le présent chapitre est applicable aux relations contractuelles entre le
vendeur agissant dans le cadre de son activité professionnelle ou
commerciale et l'acheteur agissant en qualité de consommateur.
Enfin,
Après l’article L. 113-3 du même code, il est inséré un article L. 113-3-1
ainsi rédigé :
« Art. L. 113-3-1. – Les manquements à l’article L. 113-3 sont passibles
d’une amende administrative dont le montant ne peut être supérieur à 3 000
€ pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale. »
Bref, il semble que le vendeur, en cas de demande d'un consommateur sur la garantie de son bien à acheter, doit OBLIGATOIREMENT lui énoncer que la loi de la République française garantit 2 Ans tout bien meuble corporel au sein du territoire français. Et ce sera affiché sur l'étiquetage du produit en principe.
L'administration pourra sanctionner et infliger des amendes (faibles certes... mais le principe y est) si elle se saisit (se fait saisir) de certains dossiers...(reste à voir si c'est constitutionnel et conventionnel ces sanctions pécuniaires, il faut que les droits de la défense soient respectées...)
Il y a aussi la création d'une ACTION DE GROUPE (Class action française...) à l'article 12 du projet de loi adoptée (aller y jeter un oeil!)
Pour conclure, pensez-vous que cette loi aura un impact direct et effectif pour contrer les pratiques commerciales (trompeuses) des sociétés envers les consommateurs?
Finies les garanties contractuelles (facultatives en fait) d'une 1 année et donc application de la garantie légale de 2 ans (comme en Belgique, Portugal etc)?.
Merci de m'avoir lu même si ce fut long... et peut-être pourrait-on débattre sur ce sujet épineux mais fort passionnant...![]()




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Si la liberté est le droit de faire ce que les lois permettent, quelle valeur aura cette liberté si la loi est injuste et infidèle en tout cas polysémique ? 
